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 Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]

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MessageSujet: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyJeu 28 Aoû - 19:11

Cela faisait plusieurs heures que je m'étais isolé du reste du monde afin de me renseigner sur les dernières attaques de la famille, plusieurs heures aussi que je restais à relire le même passage, en essayant vainement de le comprendre... Mes yeux parcouraient les lignes encrées sur le papier froissé du journal sans vraiment les lire, n'y parvenant pas. Même en accordant tous les efforts possibles sur ma lecture, mon cerveau refusait de suivre voire de distinguer les lettres inscrites : Qu'est-ce que cet article me racontait ? Ou plutôt, qu'osait-il raconter ? Du sable qui bloquerait une attaque de mon clan ? Grossière ineptie, ridicule ! C'était tout simplement grotesque... Je me frottai les yeux avant de les ouvrir en grand, les plissant alors en relisant de nouveau la ligne... j'aurais remercié tous les dieux au monde s'ils m'avaient épargné ce second coup de peur, mais ma prière demeurait silencieuse, inentendue... un Elementis nous avait trahi, et bien que cela me faisait mal de l'accepter, la réalité continuait à me marteler sur la page grisâtre.

Dépité, enragé même, je suçotais et me mordais l'intérieur de la joue en sentant mon propre sang s'écouler le long de ma gorge, la douleur me calmant légèrement... Si je n'avais pas été à la bibliothèque, je crois que j'aurais bien pu hurler tant cela m'apparaissait comme une immonde humiliation... Une attaque ratée à cause de l'un des nôtres, un petit rebelle de mes deux Ô combien compatissant qui avait cru drôle de nous bloquer les rues ! Nous avions dû passer pour des abrutis finis aux yeux de l'ennemi, et cet imbécile heureux jouissait sûrement de sa blague, et quand bien même je m'imaginais qu'il avait fait cela pour préserver la paix, ça en demeurait tout de même une maudite blague. Plaquant ma main contre mon front, je repoussai de l'autre le journal jusqu'au coin de la table avant de me redresser d'un coup tel un pantin tiré sur ses fils, m'en allant en bousculant quelques individus qui voulaient entrer... moi d'abord, j'ai des priorités, et pas vous.

Je voulais savoir qui avait fait ça, même si une petite tête galopait sur le sommet de mon crâne. Une tête rousse. Mais au fond de moi, ma déesse intérieure (aha.*) me disait - que dis-je, vociférait que je faisais fausse route dans ma parodie de profiler car le caractère de cette personne ne s'accordait pas avec cet acte "pacifique"... Il s'agissait de quelqu'un de violent, cruel même d'après certaines bribes que j'avais entendues ici et là, et surtout d'une froideur en totale contradiction avec ce doucereux abruti de l'article... Ah, ces défenseurs de la paix. Ils décapiteraient volontiers les deux camps tout en se plantant un drapeau blanc entre les deux pois-chiches, ces hypocrites de la confrér... - -
Subitement, je m'arrêtai, sentant se cogner dans mon dos une femme aux bras débordants de nourriture à laquelle j'adressai quelques excuses vides de sens avant de l'aider à ramasser le tout. La confrérie. Une organisation destinée à rétablir la paix en mettant le bazar parmi les deux familles, sur laquelle j'imposais d'étranges soupçons et spéculations... Je ne les croyais pas. Et je n'arrivais pas à croire qu'un des nôtres, surtout de cette puissance, avait pu tomber dans le panneau.

Ce n'était pas un ensemble de pacifistes, du moins pas à mon goût, mais plutôt un troisième groupe qui se donnait une fausse apparence. Domae comme Elementis étaient menacés par ces derniers, car ils faisaient en sorte de les fissurer de l'intérieur... voulaient-ils dominer les deux familles, après les avoir fragilisées ? Comment pouvaient-ils réclamer la paix, concept parfaitement humaniste mais loin d'être humain, alors qu'une telle haine rongeait depuis si longtemps les deux partis ? Qui allait diriger Quederla si jamais la guerre cessait ? Eux, nous, ou les Domae ?  Lassé par mes propres démons, je me détournai par le coin de la rue avant de m'engager dans le quartier de mes pairs, espérant ainsi l'y retrouver... mais pas directement. Je me devais d'abord de me renseigner auprès des autres, pour ne pas faire fausse route... je ne voulais pas l'apeurer, et accessoirement éviter de me faire étouffer à petits grains. Ce n'était pas un pion très obéissant, d'après ce que j'avais entendu dire de lui...

Alors que j'errais telle une âme en peine près des habitations, je parvins néanmoins à accoster quelques personnes qui, après quelques salutations d'usage et autres politesses sociales, m'accordèrent un bout de leur temps pour me faire écouter leur voix sur ce sujet. Quelle fut ma surprise lorsque je sus que je n'étais pas tant dans l'erreur... ! Pratiquement tous répétaient la même chanson : A leurs yeux, il s'agissait d'un traître, qui avait rejoint la confrérie... il n'y avait pas d'autres réponses que celle-ci, aussi. Son acte aurait été dénué de sens autrement, à moins qu'il ne s'agissait vraiment d'un imbécile, tel que je l'avais au départ insinué. Satisfait de ma petite trouvaille, je me rendis à nouveau au centre du quartier, désarmé comme chaque jour, à la recherche de l'homme de sable.  J'espérai que cette discussion allait en rester une, mais au fond, mon petit doigt me disait au travers de ses lèvres invisibles que s'il s'était laissé prendre aux discours pacifiques du peuple, il n'allait certainement pas buter le premier Elementis venu le questionner...

Impatient, je l'attendais, adossé contre un mur avec son habitat pile sous les yeux. S'il sortait ou rentrait chez lui, je ne pouvais pas le louper... Gaara Ishikawa, que tu sois un monstre ou non ne m'intéresse pas, ce sont des démons qui te concernent toi et toi seul, je n'en avais pas la réponse... Et que tu le souhaites ou pas, il faudra un jour que tu affrontes ceux que tu as lâchement abandonnés.

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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyVen 29 Aoû - 23:27



Le nouveau chef de la Confrérie était parti faire un petit tour en forêt, il ne savait toujours pas où se situait le QG de la Confrérie et pour le moment il s'en fichait pas mal ; ce serait même mieux vu que pas mal de membres commençaient à le question, non à l'harceler pour avoir des explications sur son comportement de l'autre soir durant le combat. Gaara ne donnait aucune explication car cela ne les regardait pas, qu'ils pensent que c'est un traitre, ça lui fera des vacances.

L'homme de Sable était de moins en moins chez lui et passait son temps dans le silence de la forêt, là au moins personne ne venait le faire chier. Il avait pleins de souvenirs dans la forêt, c'est là qu'il avait faillit mourir plusieurs fois, c'est là qu'il avait sauvé Bloodyne quelques jours plus tôt, c'est là qu'il avait voulu tuer Zwei... Bref la forêt commençait à devenir sa deuxième maison, peut-être plus intéressante que son appartement si petit qu'il connaissait les moindres recoins... La forêt est immense et il peut découvrir tous les jours de nouveaux endroits.

Il était assez tard, le soleil commençait à faiblir dans le ciel et Gaara se dit qu'il était temps de rentrer. Toujours sans se presser, l'homme de Sable prit la direction du Quartier Ouest, il ne croisa personne et son visage de marbre ne donnait pas envie de l'aborder pour lui demander un quelconque renseignement... Et puis il n'en avait rien à faire des problèmes des gens, il avait les siens et c'était suffisant. Une fois dans le Quartier, certains se poussèrent voulant éviter de croiser le fer avec lui alors que d'autres continuaient de lui poser pleins de questions ; Comme à son habitude, Gaara les évitait et reprenait son chemin.

De loin, il vit un homme adossé contre le mur ; il ne fallait pas être Einstein pour comprendre qu'il s'agissait du nouvel As. Vu que l'autre a décidé de partir pour laisser les Elementis dans la merde, les membres avaient décidé d'en élire un nouveau. Gaara ne le connait pas vraiment et il s'en fichait pas mal comme tous les autres membres Elementis ; Mais il avait un pressentiment sur le fait que le nouvel As était venu pour lui... Ah, personne ne peut se passer de l'homme de Sable.

Gaara s'arrêta à la hauteur du nouvel As. Plutôt grand, mince, bref un humain quoi. Il croisa les bras, à tous les coups c'était pour lui demander son comportement durant le combat... Déjà que les Valets qui ont ce post depuis un bout de temps n'avaient pas réussit à lui faire avouer quoi que ce soit qu'est-ce qu'un pauvre nouveau du Conclave allait lui faire ? Ils se regardèrent durant plusieurs instants, l'homme de Sable se dit qu'il était peut-être temps de prendre la parole pour éviter les questions indiscrètes et mettre les bases dès le début.

- Si c'est pour me parler du comportement que j'ai eu l'autre soir, allez demander à vos Valets.

Les bases étaient maintenant posées maintenant à voir si cet As allait lui répondre ou décamper comme la plupart des autres membres... Gaara aimait jouer avec ses victimes mais les victimes n'aimaient pas jouer avec l'homme de Sable ; On fuyait dès qu'on le voyait. Serait-il assez intelligent pour ça ou suicidaire ?
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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptySam 30 Aoû - 2:03

Malgré mon désespoir à l'idée de l'attendre jusqu'à son retour ou sa prochaine sortie, la jeune tête vide ne manqua pas d'apparaître face à moi. Lorsqu'il fut à ma hauteur, son corps s'immobilisa alors qu'il m'observait de ses yeux bleu pâle, comme s'il me jaugeait, me jugeait. Cependant, bien que je sentais son regard sur moi, son visage ne changeait pas, comme pris dans un bloc de glace givrant contre lequel sa peau était restée collée. Il ne bougeait pas, ne cillait pas, allez même savoir s'il respirait. Malgré tout, je ne réagissais pas, et me contentais de le fixer à mon tour en lui lançant un regard que n'importe qui hors de ma tête aurait pu qualifier d' "indifférent". Pourtant, je ne l'étais pas, loin de là même. Mon corps bouillait de colère et je sentais le sang se glacer là, au cœur de mes veines, bien que je m'évertuai à ne rien montrer. Je n'étais pas là pour me battre, mais pour avoir mes réponses sur les soupçons qui me hantaient. Et pour cela, je n'allais reculer devant rien ni personne, pas même le monstre des sables qui à mes yeux n'était rien de plus qu'un chiot avide de sang. Si l'on me connaissait un peu plus... oui, je n'aurais pas une réputation si différente de la sienne. Alors je ne pouvais me permettre de le juger tel un parangon assis sur son trône de vertus.

Mais l'histoire ne tournait pas autour de moi : Je n'étais là que pour lui tirer les vers du nez, pas pour peser le poids de nos péchés à tous les deux pour définir lequel mériterait le plus d'avoir une flèche dans la tête. Après l'avoir inspecté de plus près, je défis mes bras puis me décollai de mon mur adoré, afin de me rapprocher de lui, ne laissant qu'un pas à peine entre nous deux. Aha. J'étais plus grand que lui. Certes, cette remarque transpirerait presque d'immaturité, mais ce fut la première à venir caresser mon bel esprit. Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il s'agissait d'un bel homme... n'avait-il rien réussi à faire à partir de son physique ? Pourtant, je connaissais la populace, elle était si... matérialiste, si aisée à berner par quelques charmes délicats. Bien entendu, s'il leur lançait de tels regards, ça ne m'étonnait guère que de tels surnoms se scotchaient sur son front. Une fois son concours de regards terminé, il engagea la conversation sur un ton qui me fit sourire :

- Si c'est pour me parler du comportement que j'ai eu l'autre soir, allez demander à vos Valets.

Bien sûr, j'allais juste faire demi-tour après l'avoir attendu, en calant ma queue entre mes jambes comme un vulgaire clébard apeuré, ou du moins, c'était ce qu'il souhaitait de moi. Et puisque nous n'étions que tous les deux, sans réputation à tenir puisque la sienne était largement pire que la mienne, qui d'ailleurs se tenait plutôt bien, je n'avais aucunement l'intention de lui obéir. Peu m'importait sa puissance, en réalité : Nous nous situions à l'endroit rêvé pour un individu de ma catégorie. S'il m'attaquait là, au beau milieu du quartier des Elementis, notre combat ferait suffisamment de bruit pour alerter les autres et leur faire réaliser que leurs soupçons étaient de simples réalisations de la vérité. Oui, s'il m'attaquait, ici... il ne ferait que répondre à tous, alors ma mission n'aurait pas à perdre son sens même si j'avais à crever. Comme quoi, en grattant un peu, on trouve des avantages à tout... !

Je le contournai puis me plaçai dans son dos, conservant mes bras croisés dans le mien : Au fond de moi, je jubilais. J'observais les maisons qui nous entouraient, tout cela... tout cela, c'était mes témoins. Et accessoirement, mes boucliers, ma protection, j'aurais pu me mettre sérieusement en danger si j'avais choisi un coin isolé pour nous rencontrer. Son offre me paraissait pourtant alléchante : Aller demander aux Valets... il était vrai qu'en temps normal, je me serais suffit de cela, mais par cette fois. Ils n'en savaient pas plus que moi, et c'était lui qui m'intéressait. Après lui avoir tourné autour, je m'immobilisais devant lui avant de lui sourire : Il fallait réfléchir vite et bien, ne pas l'approcher de la même manière que les autres à défaut de ne pas pouvoir recevoir de réponses autres qu'un poing sablé dans la face. Après un paquet de secondes à l'observer, je lui répondis enfin :

- Ce qui s'est passé durant mon absence ne m'intéresse pas. Je n'ai aucun intérêt à aller parler à mes Valets puisque c'est ta voix que je veux entendre, pas celle des autres qui peut parfaitement être faussée... Puisque tu fais désormais partie de la confrérie, je suis simplement venu te mettre en garde.

Je ne savais absolument pas s'il faisait partie de la confrérie ou pas, mais je voulais tourner les choses autrement. Après tout... si la vie n'était basée que sur des statistiques, tout me ferait croire que Gaara faisait partie de ce groupe là. Ne rien perdre, essayer de tout gagner même par des suppositions faussées, avoir l'air de tout savoir même si le doute envahit et pollue l'esprit... Si j'avais tort, j'allais seulement paraître prudent voire paranoïaque (en plus de lui avoir fait un vaccin contre la confrérie), mais si j'avais raison... oui, si j'avais raison, au moins il aurait entendu mon speech sur les membres de la Confrérie. Dans tous les cas, je ne risquai rien, d'où ma ténacité. Il fallait être sûr de soi, ou du moins le paraître car si j'avais simplement posé la question, dieu sait combien de mensonges il aurait essayé de me faire gober. Mon approche se devait donc d'être différente, je devais avoir l'air de savoir... même si instinctivement, je l'avais déjà classé dans les rangs des ennemis.

- Tu réaliseras vite qu'ils ne sont pas si innocents que leur réputation tend à faire croire, un peu comme lorsque la populace t'appelle monstre alors que je doute que tu en sois un... Après tout, nous sommes tous le monstre d'un autre. J'haussai les épaules puis le regardait, continuant à tourner autour de lui. Le jour où ils te forceront à blesser "pour la paix" certains membres Elementis qui te considéraient autrement que la masse, tu réaliseras peut-être que leur aspect pacifique n'est que du pipeau... Tout le monde est fatigué par cette guerre, mais elle existera toujours tant que les deux camps se haïront. Bien sûr, on peut tuer les hommes, mais la haine ne mourra pas avec eux, pire, elle s'en verrait amplifiée malheureusement... Tu as le droit de ne plus vouloir y participer, bien entendu... mais penses-y : Que tu tues pour ton clan ou pour la paix, tu finiras toujours seul avec du sang sur les mains, et potentiellement le sang de ceux qui ont pu t'être chers. Il n'y a aucune différence entre les deux familles et eux, même si leurs idées font "envie", je te l'accorde...

Je repris mon air froid lorsque mon discours prit fin : Je n'étais sûr de rien, en effet, mais je voulais surtout le tester, le mettre en garde sur ce qu'il pouvait faire ou faisait déjà. Je n'avais, pour me répéter, absolument rien à perdre... Pour être tout à fait honnête, j'avais même tendance à haïr plus la confrérie que les Domae. Ils nous volaient nos précieux alliés, nous espionnaient, nous fragilisaient alors qu'eux gagnaient en force et menaçaient les deux familles... Ils étaient bien plus dangereux que les Domae. Au moins, eux avaient un visage précis, et ne foutaient pas le bazar dans nos conflits puisqu'ils en faisaient partie... peut-être étais-je réellement paranoïaque ou trop encré par les jeux d'échecs, mais je ne leur faisais pas confiance. La paix était une trop belle couverture pour ne pas vouloir en profiter un jour... Ou du moins, il s'agissait de ce que moi, j'aurais fait. Donc si moi, j'étais un pourri, alors eux aussi devaient l'être tout autant. Et même si je ne faisais qu'émettre des idées par mauvaise foi, je m'en moquais éperdument : Tant mieux si je ternissais le nom de ce groupe ! Certes, j'avais beau ne pas être intéressé par la guerre, mais j'étais un Elementis. Que je le voulais ou pas, j'avais des devoirs à accomplir en tant que tel, et je ne comptais pas les fuir juste pour avoir "bonne conscience". Je n'en avais pas le droit, pas maintenant.
Autrefois, oui... autrefois, je l'aurais compris.

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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyLun 1 Sep - 2:10



- Si c'est pour me parler du comportement que j'ai eu l'autre soir, allez demander à vos Valets.

L'homme de Sable en avait marre de devoir s'expliquer, de donner les raisons de son comportement durant le combat, les Valets avaient eu sa version des faits, qu'il aille les voir ; Ils se feraient sûrement un plaisir de masquer la vérité. Gaara n'allait pas attaquer cet homme, ils se trouvaient dans le Quartier Ouest, devant les yeux de tout le monde et si il utilisait la force, ceci prouverait qu'il fait effectivement parti de la Confrérie. Ah ! Pas si con le nouvel As, enfin un qui décide d'utiliser son cerveau.

Le nouvel As contourne l'homme de Sable pour se placer dans son dos ; Cet dernier n'a pas bougé suit simplement du regard la trajectoire que prend l'Elementis... Il gardait la tête, qu'avait-il à se reprocher ? Rien. Et il ne donnerait pas cette satisfaction à ce nouvel As ; Déjà que l'ancien n'avait pas réussit à lui tirer les vers du nez, pourquoi celui-là y arriverait ? Il continuait de tourner autour de Gaara comme un animal devant sa proie ; Qui était la proie, Gaara ou Gaea ? C'est à voir.

- Ce qui s'est passé durant mon absence ne m'intéresse pas. Je n'ai aucun intérêt à aller parler à mes Valets puisque c'est ta voix que je veux entendre, pas celle des autres qui peut parfaitement être faussée... Puisque tu fais désormais partie de la confrérie, je suis simplement venu te mettre en garde.

- Je fais partie de la Confrérie avant son existence alors ; J'en ai toujours fait qu'à ma tête et c'est au moment où un groupe de rebelle proclame la paix et trahit les Familles que ça vous monte au cerveau ?

Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ? Enfin c'est ce que le proverbe disait mais après si il fallait attendre une catastrophe pour trouver le petit problème, il n'avait pas terminé... Il avait fallu qu'Aoki fasse son discours sur la Confrérie pour que ça monte aux cerveaux des plus hauts gradés que l'homme de Sable n'en faisait qu'à sa tête... Que le monde était bête, pour être poli bien sûr.

- Tu réaliseras vite qu'ils ne sont pas si innocents que leur réputation tend à faire croire, un peu comme lorsque la populace t'appelle monstre alors que je doute que tu en sois un... Après tout, nous sommes tous le monstre d'un autre. Le jour où ils te forceront à blesser "pour la paix" certains membres Elementis qui te considéraient autrement que la masse, tu réaliseras peut-être que leur aspect pacifique n'est que du pipeau... Tout le monde est fatigué par cette guerre, mais elle existera toujours tant que les deux camps se haïront. Bien sûr, on peut tuer les hommes, mais la haine ne mourra pas avec eux, pire, elle s'en verrait amplifiée malheureusement... Tu as le droit de ne plus vouloir y participer, bien entendu... mais penses-y : Que tu tues pour ton clan ou pour la paix, tu finiras toujours seul avec du sang sur les mains, et potentiellement le sang de ceux qui ont pu t'être chers. Il n'y a aucune différence entre les deux familles et eux, même si leurs idées font "envie", je te l'accorde...

- C'est un bien beau discours que vous sortez là, un discours où l'on s'entraîne devant sa glace durant des heures pour garder la tête haute le moment venu hein ?

Ce discours était trop parfait au goût de l'homme de Sable, un discours qu'il avait dû réfléchir pendant plusieurs heures voire plusieurs jours ; Histoire d'avoir un minimum de crédibilité devant un homme qui prend un malin plaisir à descendre au plus bas les discours des plus hauts gradés. Malheureusement, il avait tout faux depuis le début, et un petit sourire en coin commençait à naître sur les lèvres de Gaara... Comme si il allait l'avoir.

- Vous voulez entendre ma voix, mais ce sont les paroles des autres que j'entends à la travers la votre ; Je pense que l'effort est à faire dans les deux sens non ?

Combien de fois il avait entendu tout ça de la part des pions ? Combien de menaces il avait reçu... Bon dieu, qu'une pièce lui tombe dessus pour le nombre de fois où ses oreilles ont saigné en entendant des conneries pareilles. Mais il ne pouvait pas lui reprocher d'essayer, il était As et essayait de faire son rôle du mieux que possible... Enfin essayait bien sûr, car ce n'était pas franchement très réussit.

- Combien de fois m'avez vous demander de tuer des ennemis histoire de se rapprocher un plus de la victoire ? Et combien de fois j'ai tué des pions parce qu'ils me pompaient l'air ? Vous savez que je ne tue que pour mon compte et c'est au moment où un petit groupe décide de se rassembler que l'idée que je puisse vous trahir vous viens à l'esprit ?

Au moins, il ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être réactif ; Lui au moins avait des discours qui avaient un minimum de sens et il essayait de coincer l'Homme de Sable. Mais comment bien accuser lorsque l'on manque de preuve ?

- Et que feriez-vous lorsque vous vous retrouvez en face d'un Elementis qui a décidé de rejoindre la Confrérie ; Vous l’éliminerez n'est-ce pas ou laisserez les pions faire le sale boulot... Et alors là, qu'elle serait la différence  entre vous et votre vision de la Confrérie ? Vous tuerez l'un des vôtres au final.

Les membres de la Confrérie étaient traqués maintenant, on cherchait les agents doubles pour les éliminer avant qu'ils ne donnent trop d'informations à l'ennemi et cela se faisait des deux côtés, Elementis comme Domae... Une alliance était sûrement entrain de se créer entre les deux camps pour trouver cette Confrérie... Au final, elle leur prouve simplement qu'ils peuvent s'allier et pourquoi pas cohabiter ? Enfin, n'allons pas si loin non plus ; Les alliances n'étaient toujours pas faîtes.

- Personne ne m'est chère dans cette ville, ces histoires sont pour les faibles ; Je suis bien mieux tout seul, ça me permet d'éliminer qui je souhaite sans état d'âme... Qu'il s'agit d'un Domae, un Confrère ou d'un Elementis.

Tous ceux qui se mettaient en travers de leur chemin quoi, et c'était aussi une petite menace à ne pas prendre à la légère, si il continuait de lui pomper l'air avec ces beaux discours cherchés dans les grands livres de philosophie, Gaara n'hésiterait pas à le tuer. Et ils comptaient faire quoi les autres pions ? N'avait-il pas prouvé qu'il était capable de recouvrir tout le Quartier de sable pour ensuite tous les exterminer ? Ce serait dommage de se retrouver dans cette situation...

- Et là où vous voyez une traîtrise je vois une entraide ; Le Roi est mort, tué par la Confrérie, l'As a plié les voiles et le Joker a salement été amochée... Je voulais simplement stopper ce carnage, après que le Chef de la Confrérie en ait profité pour faire son discours je n'y suis pour rien ; Je suis responsable de mes actes pas de ceux des autres, ni de leur parole. Mais si vous souhaitez une Famille sans Conclave, il fallait me le précisé et je n'aurais pas levé le petit doigt pour tenter de sauver quelques membres.
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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyLun 1 Sep - 21:14

Ce jeune homme, Gaara, était selon mes sources un grand habitué des interrogatoires, effectués notamment par bien d'autres Elementis avant moi... J'avais beau l'observer et lui rôder autour, rien ne se glissait au travers de son visage fermé ; mais je préférais cela. Je n'aurais pas voulu affronter un homme au visage rongé par la crainte d'être pris sur le vif, je me serais senti comme un abominable bourreau à abattre, et ça ne m'aurait pas plu. Je n'étais pas une brute cruelle, d'ailleurs, je ne supportais pas ce genre de personnes. Les seuls individus que j'avais dû tuer par le passé n'étaient que des cibles de mission, ou des cibles de ma vie, car leur simple existence m'empêchait de me sentir vivant. Pourtant, aujourd'hui, rien n'a changé... rien n'avait changé depuis, cette sensation continuait à me hanter. J'avais beau n'avoir "que" trente-deux ans, je sentais au fin fond de mon âme se former les rides d'un vieil homme. Je devenais aigri, même la décision d'un homme libre me dérangeait, ou plutôt devait me déranger ! Car elle ne le faisait pas, ou du moins, pas réellement. Si j'écoutais mon côté "As Elementis", très certainement... mais pas si je m'écoutais moi-même.

A vrai dire, je l'appréciais. Il représentait malheureusement la partie libre qui demeurait enchaînée en moi, il pouvait faire ce qu'il voulait de sa vie et je le jalousais pour ça. J'étais un Elementis, et pas n'importe lequel : L'As. Et puisque la famille était plus importante que ma simple survie, je n'avais pas eu peur de me présenter face à mon "frère" d'élément... mais au fond, je voulais qu'il vive aussi. S'il avait quitté la famille, c'était peut-être parce qu'il y souffrait. Il avait beau s'avérer être un véritable enfoiré, mais ça demeurait dans ses droits : J'avais l'habitude des mal élevés. Puis, ça me changeait un peu des autres qui me respectaient uniquement à cause de mon titre, mais qui se retenaient de me dresser leur doigt du milieu sur mon passage. Et respectivement.  Toujours dressé face à moi et toujours aussi fier qu'une fiente de paon (avec mes amitiés), Gaara continuait à m'affronter avant de me répondre :

- Je fais partie de la Confrérie avant son existence alors ; J'en ai toujours fait qu'à ma tête et c'est au moment où un groupe de rebelle proclame la paix et trahit les Familles que ça vous monte au cerveau ?

Je savais déjà que Gaara était un petit con, oh ça, je le savais parfaitement. J'avais entendu de bien belles choses à son propos, et rien que m'en rappeler me fit décocher un léger sourire d'amusement. Mais pour me montrer honnête, j'ignorais tout de l'homme de sable avant que je ne sois monté en hiérarchie. En bon "parfait", je m'étais empressé de rassembler toutes les informations sur un peu tout le monde, mais cela n'alla pas plus loin. Ce ne fut que ce jour là qu'il commença réellement à m'intéresser : Comment le faire revenir parmi nous ? Désirais-je seulement le récupérer ? En vérité, non. Lui et moi avions à peu près le même pouvoir, et je me révélais plus expérimenté que lui du fait de mon âge, alors non, nous ne perdions pas grand-chose. La Confrérie gagnait seulement un bon bouclier et au passage un bon psychopatate... qui sait, peut-être allait-il tuer plus de membres de la confrérie que des autres familles, avec son caractère !... S'il faisait tout le boulot pour les autres aussi... Mais bon. Je voulais seulement savoir si j'avais raison ou tort. Tout en gardant mon sourire, je m'avançais afin de ne pas m'isoler (pas fou non plus) dans un coin, restant tout de même à le fixer :

- Justement, Gaara. Ton comportement et tes actes derniers te désignent tous deux comme parfait membre de la confrérie... Tu n'es pas fait pour simplement suivre l’échiquier des deux Familles, pour obéir aveuglement à des ordres et à une hiérarchie. Que tu te sois tourné vers la Confrérie, qui malgré mes dires paraît très alléchante ne m'étonne donc pas.


En effet, il avait tout du potentiel partisan de la confrérie, plus je lui parlais et plus mes convictions se renforçaient. C'était un rebelle dès le départ, peu attaché à la famille et au conclave qu'il traitait comme tout autre, malgré le vouvoiement. Comme quoi, même si je n'avais pas directement ma réponse, je me persuadais de plus en plus de la véracité de mes pensées. J'étais bien parti... peu à peu, j'avançais, même si ce n'était pas réellement conséquent. Mais suffisant. Néanmoins, mon beau discours ne semblait pas l'avoir impressionné et le jeune demeura inébranlable face à ma théorie : Qu'avais-je dit de faux ? Ou connaissait-il suffisamment la confrérie pour savoir que je me trompais sur toute la ligne ? Peut-être que le leader de ce groupe était bon alors qu'il le fonda, mais je n'étais pas sûr que cette masse rebelle allait le demeurer.

- C'est un bien beau discours que vous sortez là, un discours où l'on s'entraîne devant sa glace durant des heures pour garder la tête haute le moment venu hein ?


Insolent à souhait. Mais très honnêtement, je pris son commentaire du bon côté : Je parlais tellement bien que j'avais l'air d'avoir tout travaillé, alors que je n'avais fait trottiner mes méninges que durant le trajet bibliothèque à chez Gaara. Amusé par son léger côté sérieux à tout fendre, je finissais par lui rétorquer  :

- Je ne sais pas si toi-même nécessite plusieurs heures d'entraînement pour effectuer de simples logorrhées verbales... Mais me concernant, je n'ai fait qu'exprimer ce qui me venait à l'esprit à propos de la confrérie, bien que cela y ait stagné un long moment avant que je ne m'intéresse à toi. Donc non.

Je ne me démontais pas, de toute manière, ce garçon ne m'intimidait guère. S'il désirait que le monde le craigne, alors je n'allais pas jouer dans le même bac à sable que lui... Réfléchissant à propos de ses dernières paroles, je plongeais ma main gantée dans la terre avant d'en sortir une fine couche, que je m'amusai à modeler en boule. Allais-je la lui jeter dessus ? Non, pas maintenant. S'il s'énervait contre moi, elle allait très certainement lui atterrir dans le nez, mais dans l'immédiat, elle n'était là que pour me donner de quoi faire à mes mains. Mais en parlant de lancer, lui-même n'avait pas si mal visé. Il était vrai que je... "l'autre" s'entraînait devant la glace pour parler décemment aux gens, mais j'avais depuis longtemps récupéré un semblant de confiance en moi depuis. Je n'avais pas besoin de ça. Et le voilà qui reparlait...

- Vous voulez entendre ma voix, mais ce sont les paroles des autres que j'entends à la travers la votre ; Je pense que l'effort est à faire dans les deux sens non ?

Ce n'était pas tout à fait faux, mais pas tout à fait juste pour autant, puisque cette voix était celle de l'As, et j'effectuais mes fonctions à l'instant. Cette voix n'appartenait donc pas entièrement à Gaea Leindel, pas directement... mais peu m'importait. Je m'adressais à lui selon mon titre, puisqu'autrement, je ne me serais même pas déplacé : Y faisait ce qu'il voulait, l'mouflet. Du moins, si je n'écoutais pas l'Elementis planqué quelque part dans ma tête, ç'aurait été ce à quoi je me serais tenu. Lui et moi sourions, du même sourire en réalité. Ce n'était pas une conversation mais un véritable buffet entre lui qui tentait de me bouffer et réciproquement... :

- Il est toujours plus intéressant de s'adresser à toi plutôt qu'à mes Valets, puisque tu es le premier concerné. Cependant, que je m'adresse à toi en tant qu'As des Elementis ou en tant que personne lambda ne changera rien à la donne, je suis simplement venu te mettre en garde concernant tes choix... Car que tu l'avoues ou non, je ne changerai pas d'avis à ton propos, je sais que tu n'es pas simplement un petit rebelle de base, et je trouve ça plutôt... fascinant. Du "monstre" décrit par la foule à un défenseur de la paix... ou du moins, dans l'idée, mais dans les actes, je n'en suis pas si sûr.

En plus, les Valets, eh bien... C'était des Valets, des Elementis sous mon aile, alors ils n'allaient pas répondre aussi "cash" que le bonhomme des bacs à sable. J'avais retiré le terme "pion" et cela était totalement calculé : Oui, un pion, ce à quoi mon existence était réduite pour les Elementis. Un gros pion. A mes yeux, cela ne représentait pas un terme péjoratif puisque j'avais au moins un minimum de valeur, même si cela bafouait totalement mon individualité au profit d'une guerre et d'un clan. Tant pis pour ma gueule, je préférai l'ôter. Je savais au fond que Gaara n'allait pas réussir à contenir sa "rage de sang", et peut-être que la confrérie voulait user de son insensibilité à leur profit... Mais je doutais de sa soi-disant insensibilité, justement. Il ressentait, éprouvait des émotions alors que je rencontrais certainement difficultés parfois à les reproduire, même si cette absence faisait ma force. Ou du moins, mon semblant de force...

- Combien de fois m'avez vous demander de tuer des ennemis histoire de se rapprocher un plus de la victoire ? Et combien de fois j'ai tué des pions parce qu'ils me pompaient l'air ? Vous savez que je ne tue que pour mon compte et c'est au moment où un petit groupe décide de se rassembler que l'idée que je puisse vous trahir vous viens à l'esprit ? Et que feriez-vous lorsque vous vous retrouvez en face d'un Elementis qui a décidé de rejoindre la Confrérie ; Vous l’éliminerez n'est-ce pas ou laisserez les pions faire le sale boulot... Et alors là, qu'elle serait la différence  entre vous et votre vision de la Confrérie ? Vous tuerez l'un des vôtres au final. Personne ne m'est chère dans cette ville, ces histoires sont pour les faibles ; Je suis bien mieux tout seul, ça me permet d'éliminer qui je souhaite sans état d'âme... Qu'il s'agit d'un Domae, un Confrère ou d'un Elementis. Et là où vous voyez une traîtrise je vois une entraide ; Le Roi est mort, tué par la Confrérie, l'As a plié les voiles et le Joker a salement été amochée... Je voulais simplement stopper ce carnage, après que le Chef de la Confrérie en ait profité pour faire son discours je n'y suis pour rien ; Je suis responsable de mes actes pas de ceux des autres, ni de leur parole. Mais si vous souhaitez une Famille sans Conclave, il fallait me le précisé et je n'aurais pas levé le petit doigt pour tenter de sauver quelques membres.

Et après, il osait me dire que je parlais beaucoup ! Malgré tous mes efforts, je ne pus retenir l'un de mes sourcils de se relever dans une expression interrogatoire : Mais moi, je n'avais jamais rien fait de tout ça. Jamais rien demandé, à l'autre rouquine ! Néanmoins, sa question me fit réfléchir... dix secondes au plus, puisqu'elle était déjà réglée dès le départ : Le premier qui se montrait dangereux pour ma survie et celle du clan devait mourir. Je le fixai alors, puis l'étudiais discrètement, autant ses pouvoirs comme sa carrure. J'étais mince, mais lui aussi l'était, nous avions les mêmes pouvoirs, mais les miens s'avéraient plus badass que les siens. Et oui. Je pouffai alors, puis lui sourit, avant de renchérir :

- ... Je crois que tu n'as pas compris la raison pour laquelle je me trouve ici. Tu as tout à fait le droit de rejoindre la confrérie, car je refuse catégoriquement d'avoir sous mon aile des personnes qui servent la cause des Elementis avec dégoût. Autant pour ces dernières que pour nous, la situation serait mieux s'ils quittaient simplement la famille... Je ne veux pas de pions, mais des gens libres et dévoués à notre cause... et puisque, pour l'instant, le pouvoir me revient, je peux me permettre de décider ce qui est le mieux pour notre clan. Autant se servir de toi comme "arme à tuer" aurait pu être utile lors de la guerre, mais je ne veux pas réduire ma famille à cela... Et... Pour ton second cas, regarde-nous un instant. J'aurais pu t'attaquer de loin, te dominer puisque malgré nos ressemblances en pouvoir, je demeure tout de même plus expérimenté que toi - sans vouloir t'offenser, mais je ne le fais pas. J'aurais aussi pu amener d'autres avec moi si je n'avais pas eu confiance, puisque dans ma position, abattre un soupçonné de trahison ne m'aurait rien fait payer... Mais bien évidemment, le jour où nous devrons vous attaquer, en tant qu'As, je me devrais d'attaquer... "Tuer ou être tué", en quelque sorte.

Oui, tuer ou être tué... Je n'aimais franchement pas assassiner les autres personnes, même si malgré mon manque d'empathie, ce n'était pas du tout glorieux de patauger dans le sang d'autrui. Lui aimait ça, moi pas. Comme quoi, l'homme de terre et de sable étaient tous deux très différents, l'un détenant un surnom bien plus stylé que l'autre au passage. Juste à mettre un "p" à la place de "h", et je perdais toute ma crédibilité. Seulement, quelque chose captiva mon attention : Il défendait tout de même la confrérie... Rebelle, dangereux, partisan de la confrérie en plus d'avoir des actes plus que douteux... Oui, j'étais loin de changer de direction. Mais je n'avais pas terminé avec lui :

- La principale différence entre la confrérie et nous, c'est que nous assumons un minimum notre statut et ne nous cachons pas derrière une paix idyllique. La paix n'arrivera pas, à moins de retourner dans le passé ou d'exterminer toute la population en rapport avec ces querelles, ce qui serait assez ironique puisque ce n'est pas le but cherché. En revanche, par rapport à tes actes de la dernière fois... A nouveau, je ne suis pas venu pour te les reprocher, je n'étais pas encore l'As, et encore moins présent. Seulement, que j'ai raison ou tort à ton propos, je n'y perds rien, ou bien y gagne beaucoup.  Je sais que tu ne te limites pas à une simple arme de guerre... Tu as beau dire beaucoup de choses sur le fait que tu puisses tuer sans éprouver le moindre état d'âme, je ne sais plus où donner de la tête lorsque juste après, tu te contredis en m'expliquant que tes actes de la dernière fois venaient principalement de ton envie de cesser ce carnage... Quelle ironie pour un soi-disant "coeur de pierre" rebelle... !

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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyMar 2 Sep - 22:22



- Et là où vous voyez une traîtrise je vois une entraide ; Le Roi est mort, tué par la Confrérie, l'As a plié les voiles et le Joker a salement été amochée... Je voulais simplement stopper ce carnage, après que le Chef de la Confrérie en ait profité pour faire son discours je n'y suis pour rien ; Je suis responsable de mes actes pas de ceux des autres, ni de leur parole. Mais si vous souhaitez une Famille sans Conclave, il fallait me le précisé et je n'aurais pas levé le petit doigt pour tenter de sauver quelques membres.

C'est vrai ça, qu'est-ce qui empêchait Gaara de faire un geste pour sa Famille ? Pour une fois qu'il faisait un effort pour eux, pour les sauver, les préserver du désastre on l'accusait de trahison ! Ah ! Faites des efforts, c'est sûr qu'on vous remerciera. Si en plus il faut y aller avec la méthode douce pour stopper des combats qui duraient depuis des heures, Gaara n'est pas au courant de tout et vous l'envoyez désolé ! Il n'est pas au courant des nouveaux trucs à la mode ! Excusez-le.

Gaea continuait de fixer l'homme des Sable comme si il comptait trouver quelque chose sur son visage... Bonne chance, rien ne laissait transparaître un quelconque mensonge ou une quelconque vérité ; Mais c'est bien, il faut tenter dans la vie pour réussir. Il pouffait comme hyène qui venait de découvrir quelque chose d'intéressant et il ne perdait pas son sourire... Si seulement il pouvait le lui faire bouffer, juste pour lui faire comprendre qu'il n'a pas besoin de faire le paon pour paraître crédible.

- ... Je crois que tu n'as pas compris la raison pour laquelle je me trouve ici. Tu as tout à fait le droit de rejoindre la confrérie, car je refuse catégoriquement d'avoir sous mon aile des personnes qui servent la cause des Elementis avec dégoût. Autant pour ces dernières que pour nous, la situation serait mieux s'ils quittaient simplement la famille... Je ne veux pas de pions, mais des gens libres et dévoués à notre cause... et puisque, pour l'instant, le pouvoir me revient, je peux me permettre de décider ce qui est le mieux pour notre clan. Autant se servir de toi comme "arme à tuer" aurait pu être utile lors de la guerre, mais je ne veux pas réduire ma famille à cela... Et... Pour ton second cas, regarde-nous un instant. J'aurais pu t'attaquer de loin, te dominer puisque malgré nos ressemblances en pouvoir, je demeure tout de même plus expérimenté que toi - sans vouloir t'offenser, mais je ne le fais pas. J'aurais aussi pu amener d'autres avec moi si je n'avais pas eu confiance, puisque dans ma position, abattre un soupçonné de trahison ne m'aurait rien fait payer... Mais bien évidemment, le jour où nous devrons vous attaquer, en tant qu'As, je me devrais d'attaquer... "Tuer ou être tué", en quelque sorte.

- Vous maîtrisez peut-être votre élément depuis bien plus longtemps que moi, mais vous êtes bien trop faible pour l'utiliser contre quelqu'un et le tuer...

Et lorsque Gaara saura le maîtriser mieux, l'As ne vaudra plus rien... Pouf... Adieu cher élément qui lui était si important. Et puis, il comptait lui faire quoi ? Lui faire bouffer de la terre ? Pas besoin d'élément pour ça. Mais si il souhaitait l'attaquer, qu'il le fasse... Il ne faut juste pas s'étonner que Gaara riposte et là, l'homme de Sable aurait ses raisons pour avoir agressé l'As... Comme disent les enfants "C'est lui qui a commencé".

- La principale différence entre la confrérie et nous, c'est que nous assumons un minimum notre statut et ne nous cachons pas derrière une paix idyllique. La paix n'arrivera pas, à moins de retourner dans le passé ou d'exterminer toute la population en rapport avec ces querelles, ce qui serait assez ironique puisque ce n'est pas le but cherché. En revanche, par rapport à tes actes de la dernière fois... A nouveau, je ne suis pas venu pour te les reprocher, je n'étais pas encore l'As, et encore moins présent. Seulement, que j'ai raison ou tort à ton propos, je n'y perds rien, ou bien y gagne beaucoup.  Je sais que tu ne te limites pas à une simple arme de guerre... Tu as beau dire beaucoup de choses sur le fait que tu puisses tuer sans éprouver le moindre état d'âme, je ne sais plus où donner de la tête lorsque juste après, tu te contredis en m'expliquant que tes actes de la dernière fois venaient principalement de ton envie de cesser ce carnage... Quelle ironie pour un soi-disant "coeur de pierre" rebelle... !

- Dès que l'on essaye de faire un geste pour cette Famille, ça tourne toujours mal... Qui vous dit que je n'ai pas voulu changer pour vous aid... En fait non, si j'ai levé mon petit doigt c'est que j'en avait marre de voir des Elementis non préparé se faire exterminer tout ça parce que le Roi n'a pas bougé son cul pour faire un plan d'attaque correct... Et on est toujours mieux servit que par soit-même pas vrai ?


Le plan était tellement foiré que même le Chef de Famille avait clamsé et l'As avait disparu... Mais comme d'habitude, l'homme de Sable avait été le seul capable de lui faire la remarque durant son grand discours... Et qu'est-ce qu'il avait eu ? Des reproches de la part du Valet ! Quelle Famille.

- Vous ne voulez pas me juger sur mes actes et pourtant ce sont eux qui vous font douter quant à mon appartenance à la Confrérie... Si vous n'étiez pas là, pourquoi vous mêlez-vous des affaires qui ne vous regarde pas ?

Il a peut-être les pleins pouvoirs mais les avoir ne signifie pas se mêler des affaires de ses pions. Chacun ses motivations non ? Gaara avait les siennes et il n'allait pas faire un long et beau discours pour lui faire comprendre qu'une fois il avait fait cela pour son compte et non celui de la Confrérie.

- Je vous pose une simple question. Si mes actes n'ont aucun influence sur vos doutes, qu'est-ce qui vous dit que je fais partie de la Confrérie ?
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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyJeu 4 Sep - 22:04

- Vous maîtrisez peut-être votre élément depuis bien plus longtemps que moi, mais vous êtes bien trop faible pour l'utiliser contre quelqu'un et le tuer...

Avait-il tort, avait-il raison ? Pour être honnête, je ne le savais pas moi-même. Bien sûr, j'avais tué par le passé, mais ce dernier m'avait donné toutes les raisons d'infliger la mort à ces personnes... Ma soeur, le yin de mon yang, s'occupait principalement des victimes à achever lors des missions tandis que je me devais de la protéger et de la couvrir de loin, mais il s'agissait des seules fois où j'ôtai la vie d'un tiers. Et encore, allez savoir s'ils décédaient sur le coup, ou si ils nécessitaient les lames de ma soeur dans le crâne pour y parvenir... Donc oui, au final, il avait parfaitement raison. Mais d'où tirait-il cela ? Certes, je ne détenais pas cette haine meurtrière qui animait ses pupilles, alors que je plongeais mon regard dans la teinte glaciale de ses yeux, mais il n'était pas écrit sur mon front que je haïssais de tuer sans bénéfices. Ou alors, parlait-il de ma consistance physique ? Là encore, je n'étais pas dénué de muscles, et même si mon pouvoir ne s'avérait pas très puissant en soi (enfin, un gros morceau de terre dans la face, ça ne faisait pas forcément du bien), le sien non plus...

Après l'avoir simplement observé, pour ensuite remarquer derrière lui quelques nez se coller aux vitres des appartements, je m'écartai quelque peu pour lui céder le passage s'il désirait rentrer chez lui. Je ne pouvais pas tirer grand chose d'une chose déjà vide... Elementis ou confrère, je représentais l'ennemi, et jamais il n'accepterait de parler à l'ennemi. Je repris mon sérieux, avant de souffler, presque blasé :

- Est-ce réellement quelque chose dont on peut se vanter ? Certes, je n'aime pas tuer, mais si ma mission est de le faire, alors je m'exécuterai. Il vaut peut-être mieux de vivre en se moquant du sang sur ses mains, de vivre dans l'indifférence totale des autres, mais cela ne change rien au fait que nous passerions à côté de quelque chose de précieux. La vie d'une tierce personne a de la valeur, c'est pourquoi oui, je suis faible en n'appréciant pas de l'ôter. Est-ce que toi à l'inverse, tu te considères comme fort, dans ce cas ?

Aussi parce que le sang, eh bien... Croyez-le ou non, ça tache, et pas qu'un peu. Est-ce que je pensais ce que je disais ? Un peu, je n'étais pas bien sûr moi-même que cela avait un quelconque sens à mes yeux... je n'avais pas tué ma sœur ce jour-là. Ses blessures venaient principalement de mon inexpérience... Je me souvenais que je devais la couvrir à l'aide de mes flèches lors d'une mission... Un homme m'avait surpris et m'attaqua directement, et c'est ainsi qu'elle perdit ma protection au profit de ma propre survie. Assaillie par l'ennemi tandis que je tentai vainement de me débarrasser de l'individu comme je le pouvais, ses jambes avaient été les premières à être blessées, jusqu'à ce que d'autres Elementis viennent nous secourir. Nous avions échoué à cette mission, et c'est avec la frustration dans l'âme que nous rentrâmes chez nous, elle sur mon dos et moi sûr de plus grand chose. Un échec... Nous n'y croyions pas, à cette époque... mais ce n'était que le premier d'une longue, bien longue liste.

Mais revenons à la tête rousse. Je voyais bien dans ses yeux qu'il n'attendait qu'un seul acte déplacé pour m'en coller une, mais malheureusement pour lui, la boule de terre entre mes mains retourna au sol pour s'y confondre à nouveau. Je pensai que nous pouvions discuter comme deux personnes normales, ou du moins essayer de le faire... Ce n'était pas un mauvais type, ou du moins, je n'y croyais pas. Il avait une mauvaise langue, mais l'usait d'une bien bonne manière, était désobéissant mais suffisamment puissant pour se le permettre... non, il m'intéressait, et je ne le cachais pas. Si seulement je n'avais pas été l'As, j'aurais pu faire ami-ami avec lui, ou du moins en savoir plus à ce propos... Misère. Mais le revoilà qui parlait à nouveau, de la même voix monocorde qui lui allait si bien :

- Dès que l'on essaye de faire un geste pour cette Famille, ça tourne toujours mal... Qui vous dit que je n'ai pas voulu changer pour vous aid... En fait non, si j'ai levé mon petit doigt c'est que j'en avait marre de voir des Elementis non préparé se faire exterminer tout ça parce que le Roi n'a pas bougé son cul pour faire un plan d'attaque correct... Et on est toujours mieux servit que par soi-même pas vrai ?

... Non, il n'avait pas voulu changer pour nous aider, ça ne semblait pas coller à son caractère. Celui qui avait envoyé bouler tous les membres du conclave n'allait pas subitement revenir vers eux pour les protéger. Néanmoins, je ne pouvais qu'incliner la tête à ses propos... il avait raison concernant le Roi. Son plan d'attaque était misérable, et je n'étais même pas étonné que ce dernier y perde sa tête. A force de ne pas l'utiliser à bon escient, il en revenait de la nature de la voir rouler au loin... Acquiesçant d'un air approbateur, je soupirai puis rétorquai :

- Tu as raison concernant l'ancien roi, et je ne le regrette pas. Son plan était... en fait, non, il ne semblait pas avoir de plan, il s'agissait juste d'un énorme bordel d'éléments sans queue ni tête, pas étonnant qu'il y ait perdu la sienne...

Peut-être ne devais-je pas dire de telles choses sur l'ancien supérieur, mais je ne pouvais pas m'empêcher de le penser très fort. C'était une véritable insulte aux Elementis... et pire, aux Domae ! Il ne s'agissait pas seulement d'émettre un discours transpirant de besoin de sang pour encourager son clan, il fallait jouer sur les capacités de chacun, pour attaquer en tant que tel : Un clan, un fichu clan ! Si tout le monde n'avait pas agi chacun de son côté... nous aurions peut-être fait mieux. Malheureusement, chacun se lança tel un barbare sur l'ennemi, permettant aux confrères de se glisser au travers... Non, ce n'était vraiment pas une attaque dont j'étais très fier. Une chance que je ne montrai pas ma bobine ce jour-là ! Sûrement étais-je en train de vomir du sang dans ma baignoire pour changer... allez savoir, ma mémoire déconnait.


- Vous ne voulez pas me juger sur mes actes et pourtant ce sont eux qui vous font douter quant à mon appartenance à la Confrérie... Si vous n'étiez pas là, pourquoi vous mêlez-vous des affaires qui ne vous regarde pas ? Je vous pose une simple question. Si mes actes n'ont aucun influence sur vos doutes, qu'est-ce qui vous dit que je fais partie de la Confrérie ?

En effet, je ne jugeais pas ses actes, mais je réfléchissais au sens de ces derniers... Protéger la Famille ? Non, ce n'était pas si simple, ça ne correspondait à rien... Où était-il parti après ? Pourquoi justement, pourquoi avait-il agi après que la tête de Shigeki soit séparée du reste de son corps ? Je ne me rappelais pas avoir lu quoi que ce soit à son propos, d'ailleurs... si ce n'est cet acte là. Il y avait trop de choses étranges, surtout avec l'apparition subite des confrères, qui du coup s'étaient révélés protégés par Gaara, en nous bloquant ainsi... Non, je n'arrivai pas à me faire une idée fixe. Le doute survivait malgré sa défense, peut-être était-ce parce que je ne le sentais pas des masses :

- Redéfinies ta notion de jugement Gaara. Je n'ai jamais dit que tes actes étaient bons ou mauvais, et certes, tu as fait cesser une attaque absurdement mal faite et je t'en remercierais presque pour cela... Mais en tant qu'As, ou même en dehors en vérité, tu m'intéresses... Choisis par toi-même si celui qui m'intéresse en toi s'avère être le pion ou l'individu, mais j'espère en connaître plus à ton propos par la suite. Et... oui, si tu faisais partie de la confrérie, disons que ce serait... plus qu'intéressant. Mais ta défense est bonne, et je suppose que tu as plein de choses à faire, moi aussi d'ailleurs, alors si tu veux rentrer chez toi, je te laisse tranquille. Je me dois d'acquérir plus d'informations à ton propos si je veux réellement te cerner... donc ce n'est qu'un au revoir.


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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptySam 6 Sep - 1:13



- Vous ne voulez pas me juger sur mes actes et pourtant ce sont eux qui vous font douter quant à mon appartenance à la Confrérie... Si vous n'étiez pas là, pourquoi vous mêlez-vous des affaires qui ne vous regarde pas ?

- Tu as raison concernant l'ancien roi, et je ne le regrette pas. Son plan était... en fait, non, il ne semblait pas avoir de plan, il s'agissait juste d'un énorme bordel d'éléments sans queue ni tête, pas étonnant qu'il y ait perdu la sienne...

Évidemment qu'il avait raison et pour la première fois depuis le début de l'échange, l'homme de Sable esquissa un sourire quant à la réflexion sur la tête du Roi. Gaara n'avait pas aidé Takeshi mais il n'avait pas non plus cherché à venger son Roi ; Enfin personne n'avait cherché à le venger non plus. Mais tout cela revenait à une simplement question : Pourquoi l'homme de Sable faisait-il partie de la Confrérie si les actes n'ont aucun influence ? Il essayait de le faire tourner en rond pour qu'il perde patience et qu'il avoue au final ? Crève.

- Je vous pose une simple question. Si mes actes n'ont aucun influence sur vos doutes, qu'est-ce qui vous dit que je fais partie de la Confrérie ?

Gaara attendait et écoutait attentivement la réponse ; Alors, ces arguments fondés ? Ces preuves ? Il en avait ou c'était simplement son instinct qui travaillait ? C'était intéressant de discuter avec un lui, il arrivait à lui tenir tête mais bon, il finira bien par abandonner... Comme tous les autres de toute façon ; A quoi bon lui parler vu qu'il est borné et qu'il ne changera pas. Mais c'est bien de tenter, c'est toujours intéressant.

- Redéfinies ta notion de jugement Gaara. Je n'ai jamais dit que tes actes étaient bons ou mauvais, et certes, tu as fait cesser une attaque absurdement mal faite et je t'en remercierais presque pour cela... Mais en tant qu'As, ou même en dehors en vérité, tu m'intéresses... Choisis par toi-même si celui qui m'intéresse en toi s'avère être le pion ou l'individu, mais j'espère en connaître plus à ton propos par la suite. Et... oui, si tu faisais partie de la confrérie, disons que ce serait... plus qu'intéressant. Mais ta défense est bonne, et je suppose que tu as plein de choses à faire, moi aussi d'ailleurs, alors si tu veux rentrer chez toi, je te laisse tranquille. Je me dois d'acquérir plus d'informations à ton propos si je veux réellement te cerner... donc ce n'est qu'un au revoir.

- Je m'en fou complètement de vos remerciements, je ne l'ai pas fait pour vos beaux yeux mais pour ma tête qui en avait marre d'entendre des gens hurler. Et je crois que le Conclave a abandonné depuis bien longtemps le fait de savoir si mes actes sont bons ou mauvais alors pourquoi se poser la question maintenant hein ?

Enfin bref, pas de preuves, pas d'accusations donc l'homme de Sable pouvait rentrer tranquillement chez lui l'esprit tranquille non ? Mais qu'il essaye de le cerner, ça lui fera plaisir ; Qu'il perde son temps de sa petite vie si précieuse, Gaara n'en perdra pas une seconde. L'As serait plus perdant que le Chef Elementis dans toute cette affaire mais seule l'ex-Elementis pouvait le savoir ça... Ah... Que c'est dommage de ne pas être au courant de certaines informations ; de ne pas tout savoir. Que c'est énervant pas vrai ?

Inclinant légèrement la tête, le jeune homme fit dos à son supérieur afin de rentrer dans l'appartement... Mais... Il devait lui dire une dernière chose, quelque chose qu'il n'avait pas pu dire tout à l'heure et qui l'avait retenu. Gaea était donc faible et Gaara fort ? Sûrement, enfin c'est ce que disait certains auteurs... Sans se retourner, l'Homme de Sable prit la parole avant de rentrer dans son immeuble.

- Et plus vous serez personnel, plus vous serez faible.

Les sentiments... Le truc le plus ignoble que l'être humain a pu développer durant son existence. Un truc qui vous pourrit la vie de chaque humain et qui l'empêche de faire ce qu'il veut ; Il doit toujours penser à l'autre, à son foutu bien-être et doit faire en sorte de pas le blesser... La vie serait bien mieux sans tout ce bordel.

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MessageSujet: Re: Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa]   Quand il s'agit d'assumer ses actes... [PV Gaara Ishikawa] EmptyJeu 11 Sep - 17:28

L'homme de sable m'observait comme l'aurait fait une gargouille gardant sa cathédrale, le visage inscrit dans de la roche et l'oeil éteint, où seule la haine étincelait de mille feux... Alors qu'il m'écoutait commenter la dernière attaque, un sourire s'afficha sur ses lèvres, ce qui me fit comprendre qu'il n'appréciait pas plus que moi la folie de l'ancien Roi. Quand on n'utilise pas sa tête, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'on la perde... C'est bien pour cette raison que je voulais faire un minimum attention dans mes plans, la mienne était parfaite, accrochée sur le reste de mon corps, alors je voulais la garder ainsi. En plus, sans moi, Kiki mourrait de faim et de tristesse, puisque peu de gens connaissaient son existence tandis que d'autres ne voudraient peut-être pas l'approcher... rien que pour Kiki, je devais faire gaffe à ma peau. Certains vivaient pour leur femme, ou leur époux, certains pour leurs clans et encore pour leurs enfants... et moi je vivais pour mon chien. Tout allait très bien dans ma vie. Solitude ? Prffh, connaissais pas. Mais bref, passons.

Gaara ne garda pas longtemps son sourire, malgré tout. Mais ça me prouvait tout de même qu'il n'était pas dénué de sentiments, ce qui me rassurait pour la suite... est-ce qu'il était aussi fort qu'il le laissait paraître, ou bien brisé de l'intérieur ? Beaucoup d'orgueilleux l'étaient pour ne pas faiblir face à leurs démons, s'aimer sans regarder les autres, quelle excellente idée pour ne pas souffrir inutilement. Quand les autres n'existent pas, la vie paraît toujours plus joyeuse. Mais je ne devrais pas étendre ma philosophie trop loin, autrement il y aurait des risques de génocide dans les prochains jours... Je voyais bien que je ne lui inspirais aucune sympathie, mais je ne me démontais pas et continuais à parler, encore et encore dans l'espoir de fissurer ce masque de pierre. Je le lui arracherais tôt ou tard, puisque je pensais au fond que nous n'étions pas si différents. La seule chose qui nous séparait, c'était notre jugement de la vie d'autrui ; mais peut-être les haïssait-il suffisamment pour les tuer sans remords. Peu importait en vérité, je pouvais y réfléchir plus tard...

- Je m'en fous complètement de vos remerciements, je ne l'ai pas fait pour vos beaux yeux mais pour ma tête qui en avait marre d'entendre des gens hurler. Et je crois que le Conclave a abandonné depuis bien longtemps le fait de savoir si mes actes sont bons ou mauvais alors pourquoi se poser la question maintenant hein ?


Oh ? Eh bien, peut-être était-il très égocentrique, mais le jeune perdait peu à peu sa crédibilité. J'avoue que je ne savais plus trop où donner de la tête puisqu'il se contredisait constamment... Je croyais qu'il avait agi pour nous, pour changer ? Pour nous aider... mais d'un côté, s'il n'avait pas fait cela, nous serions peut-être morts... ou alors nous aurions déjà attrapé les confrères car en nous immobilisant, il avait à la fois cessé le massacre, mais aussi aidé les membres de la confrérie à fuir. Mais ce qui m'amusait le plus chez lui, c'est qu'il ne cessait de voir le conclave au travers moi, alors je ne m'étais rendu chez lui que par pure curiosité personnelle... Personne du conclave ne savait que je voulais interroger Gaara. Après tout, je faisais ce que je voulais... sans doute que cette philosophie n'allait pas plaire à tous, mais malgré mon manque d'amour-propre, ma liberté demeurait tout de même aussi importante que le reste. J'obéissais à certains ordres. Certains. Je décochais un léger sourire ironique, levant les yeux au ciel, puis reprenais :

- C'est moi qui m'interroge, pas le conclave. Tout le monde ne se centre pas sur l'homme des sables malgré tout... Je suis juste curieux.

Penchant la tête, il me tourna le dos et s'avança jusqu'à chez lui. Déjà ? Je pensais qu'il passerait plus de temps à vouloir me prouver son innocence, mais au final, il devait sûrement se moquer de ce que j'imaginais à son propos... tant mieux, ça me donnait quartier libre pour fouiner. Je souris en pensant cela, l'observant déguerpir puis perdis mon sourire alors qu'il s'arrêta. Avait-il oublié quelque chose ? Pensif, je regardais le sol pour vérifier, puis relevai la tête d'un air perplexe... Peut-être voulait-il simplement me lancer une dernière menace pour s'assurer que je n'allais rien faire de stupide... comme, oh, je ne savais pas trop, envoyer des hommes pour le surveiller... ou encore le surveiller moi-même, interroger les Elementis à son propos... J'étais un peu une sorte de stalker bizarroïde.  Mais alors que je pouffai de ma propre idiotie, j'entendis ses dernières paroles :

- Et plus vous serez personnel, plus vous serez faible.

Un conseil, ou une menace ? J'haussai un sourcil, affichant sur mon visage la moue de l'homme ne comprenant pas. Certes, j'étais faible et solitaire, mais pourquoi me dire cela puisque lui-même se la jouait personnel aussi ? Ou bien parlait-il d'autres choses ?... Non, je ne pigeais absolument pas ce qu'il voulait dire, mais il semblait essayer de me faire comprendre que j'étais d'une faiblesse affligeante. Malgré tout, je connaissais le nom de cet auteur... Flaubert, alias Flauflau' pour les intimes. Je penchais la tête d'un air attendri en réalisant le côté "mignon" de la chose, à vouloir me lancer des phrases connues pour me faire la leçon, avant de tourner moi-même le dos avant de reprendre ma route sur quelques derniers mots :

- Puisque tu es suffisamment gentil pour vouloir m'offrir un brin de culture littéraire, en voici une autre, homme des sables... La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force. De tonton Valéry.

Je rigolai une dernière fois puis repris ma route en soupirant, la conversation n'avait mené à rien, malgré l'intérêt qu'elle avait enflammé... Je voulais en savoir plus, mais je crois que la seule chose que je savais en l'instant présent, c'était que je ne savais rien. (vive les littéraires*) Éternelle ignorance... dévoreuse d'hommes, destructrice de l'humanité...
Connasse.


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