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 [FINI] LEVINCE Samuel

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Dominik Sternfield

Dominik SternfieldMessages : 77
Date d'inscription : 26/11/2020


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MessageSujet: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyJeu 26 Nov - 4:05

[FINI] LEVINCE Samuel K4tr

Samuel Levince
OC

« Sam-... Sam..! Samuel ! Samuel... Un, deux, trois, quatre, cinq : *clap* Range ! »

Nom : Levince
Prénom : Samuel
Surnom : Sam
Sexe : Masculin
Date de naissance : 12 avril
Âge 19 ans
Camp : Télékyn
Rang dans la Famille : Membre
Pouvoir : Sixième sens depuis 2 ans, le 8 juin
Métier : Technicien
Situation : C'est compliqué.



De quand date votre entrée dans le camp ? Ses parents étant dans le camp depuis longtemps, il n'a eu qu'à passer sa cérémonie quand on lui a dit de le faire, il y a deux ans de cela.
Quels sont les liens avec votre clan ? Il n'a de réel lien avec personne, sauf par intérêt immédiat causé par sa pathologie. Ses parents l'ont embrigadé dans le clan pour ne pas l'avoir dans les pattes et mettre à profit les rares compétences qu'il possède, ce qu'il n'a aucune raison de refuser pour le moment. Il a des récompenses quand il fait ce qu'on lui dit, ça lui va.
Possédez-vous une arme, si oui laquelle ? Il a fréquemment des outils à sa disposition, un tournevis n'est rien d'autre qu'un poinçon cruciforme ; une clé à molette peut également faire ses preuves à tout moment. Est-ce que ça compte comme arme ?

[FINI] LEVINCE Samuel Roxw

De loin comme de près, évaluer le caractère de Samuel en son intégralité serait bien trop long pour tenir sur un format raisonnable ; de ce fait, il serait aisé de présenter le ressenti d'une tierce personne en sa présence dans un premier temps, afin d'aborder le personnage en douceur. Par la suite, il sera plus aisé de voir les variantes du point de vue d'un environnement plus proche, comme sa famille par exemple, et finir par une introspection d'une partie des mécanismes de pensée du jeune homme, afin de mieux comprendre et appréhender ses réaction sereinement.

Dans la rue, il peut être déjà étrange de voir un jeune homme - vraisemblablement adulte - se déplacer perpétuellement avec une personne que l'on pourrait imaginer être son père ou son oncle. Fréquemment, le plus âgé des deux ajuste l'itinéraire de l'autre en tirant sa manche dans la direction à suivre. Tête baissée, bras souvent recroquevillés ou s'élançant au rythme de ses mouvements, le plus jeune ne regarde ni la route, ni les passants, trop occupé à regarder le sol défiler sous ses pieds ou l'effet de vitesse des barreaux sur le côté qui défilent lorsqu'ils avancent à bonne allure. Avant, il aimait bien saisir un bâton sur le bas-côté, il lui suffisait de le laisser glisser de barreau en barreau pour jouer une mélodie monotone mais plaisante à ses sens. De nos jours, l'idée même de ce bruit le fait marcher sur le trottoir du côté route.
Il n'est pas mal vêtu, loin de là, mais quelque chose dans sa démarche le rend caduque, comme un ivrogne qui a commencé à boire trop tôt. Sans l'autre pour le guider, il finirait sans nul doute par se cogner dans un réverbère ou encore pire, se perdre loin de sa destination dans une ville qu'il semble ne pas pouvoir affronter seul.
Lorsqu'ils attendent pour traverser la route, il s'impatiente parfois en jouant avec les boutons de ses manches, gigotant d'un pied sur l'autre comme s'il avait besoin de se rendre aux cabinets. L'homme à la moustache le laisse faire ce genre de chose, mais ne le laisse pas sans surveillance pour autant. A tout moment, s'ils sont au croisement de la boulangerie ou de la confiserie, il pourrait avoir besoin de rattraper le jeune homme qui courrait vers ses récompenses préférées. De même, bien que cela rallonge parfois leur chemin, la route menant à l'horloger de la ville est indiscutablement proscrite, sous peine de l'y voir s'y rendre en ligne droite sans prendre garde à ce qu'il pourrait y avoir sur le trajet. N'importe qui pourrait voir à quel point il aime cet endroit, tant il réclame de s'y rendre lorsqu'ils arrivent au croisement de la rue qui y mène. Le faire avancer est alors compliqué et nécessite fréquemment l'intervention sèche ou musclée de l'homme à la moustache. Il lui prête alors sa montre à gousset pour l'aider à digérer la frustration ultime de renoncer à son magasin préféré. Il la connaît par cœur mais la démonte souvent en pleine rue ; lorsqu'il perd des pièces, ils passent parfois dix ou quinze minutes à les chercher, dans un calme qui laisserait penser que tout était prévu pour l'occuper longtemps.
La pièce, retrouvée de parfois douteuse, retournait alors à son propriétaire d'origine avec le reste de la montre qu'il rangeait alors dans son veston en donnant à son jeune camarade quelque chose à manger - des bâtonnets de carotte en l'occurrence, en vue de la couleur vive - ainsi qu'il remerciement tactile indescriptible. De loin, on imaginerait qu'il serrerait les mains sales du plus jeune dans les siennes après les avoir vivement nettoyés avec un linge humide. Tout ce matériel laisse présumer une routine, un contact prolongé et rapproché assez peu courant. Les personnes les plus perspicaces ou instruite sur le sujet y verront une forme de maladie nécessitant une prise en charge constante, à raison.

Dans son entourage, il existe plusieurs types de personnes : les personnes qui souhaitent le voir le moins possible avec son handicap, les personnes qui veulent exploiter ses compétences hors-norme et les gens qui l'infantilise en raison de son attitude immature et inconsidérée. Toute combinaison entre ces archétypes est également plausible et pertinente.
Considérons sa famille proche, dont l'amour pour lui existe mais sous une forme assez pudique, au stade actuel, ils le considèrent comme un échec personnel à un certain degré, comme une pâtisserie ratée, parsemée de sucre glace pour cacher ce qu'il est tout en essayant tout de même de ne pas le jeter. Le sucre glace, nommé Emile, est le présent employé chargé de s'occuper d'aider Samuel au quotidien. Préparation des repas, sorties, travail, gestion des crises, certains aiment se moquer en pointant une relation malsaine avec un enfant dans un corps d'adulte, d'autres préfèrent remercier l'homme tout en reconnaissant "les efforts surhumains qu'il fait pour le supporter au quotidien".
Pour le coup, on ne peut pas vraiment dire que le gentil Emile soit épris de son protégé, tout comme il ne le hait point. Un certain attachement s'est créé sur les dernières années à force de le côtoyer mais cela pourrait par moment faire penser à l'affection d'un père pour son fils, ou d'un maître pour son chien. Le professionnalisme de l'homme est présent à chaque instant visible, mais une lueur brille dans ses yeux lorsqu'il frotte les mains du jeune Levince en le félicitant ; ou lorsqu'il doit retenir les coups incontrôlables issu des crises du plus jeune, mélange de défi et de tristesse. Ils sont également des moments de tendresse, demandés par Samuel lorsqu'il en ressent le besoin. La scène pourrait choquer les âmes sensibles car ce sont des gestes réservés à des enfants qui opèrent alors. Il a fallu lui désapprendre à monter sur les genoux ou à se blottir complètement contre les gens, remplaçant les contacts par des stimuli compensatoires. Ainsi, il n'est pas rare qu'on lui pince les doigts ou qu'on lui frotte les mains et les pieds s'ils sont accessibles. On peut également lui masser la tête, mais il arrive alors qu'il oublie de rester à distance et le repousser pourrait engendrer une nouvelle crise que l'on préfèrerait éviter.
Ses parents sont partiellement démissionnaires et on ne les voit pas essayer d'établir un contact, ne serait-ce que pour déposer un bisou sur son front. Lassés de ne pas savoir quoi faire et désabusés de savoir que les choses ne seront jamais simples, ils se reposent intégralement sur leur employé compétent pour tout l'aspect contraignant de la gestion de leur fils. Ils n'hésitent en revanche pas à se mêler de sa carrière, à son implication pour la famille Telekyns et à diriger sa vie comme s'il n'était qu'un pion sur l'échiquier. Pas que ça le dérange personnellement, il n'a pas vraiment conscience de la portée de ce qu'on lui demande. Quand il fait ce qu'on lui dit, il a droit à des choses positives comme quand on lui sert les bras avec douceur ou qu'on lui donne un morceau de crudité ; parfois, il a même droit à des bonbons. C'est très bon. C'est bien de faire ce qu'on demande. 'Mil est là, il est gentil. Pas maman. Pas maman. Pas maman. Pas maman. PAS MAMAN.
L'homme mûr arrive et fait le décompte, le forçant à sortir de ses pensées. La première fois ne marche pas quand il parle de sa mère. Il recommence. Les mots ne sortent plus mais il semble encore transporté. Il redit son nom, en l'entrainant lui proposant d'aller chez l'horloger. La réponse est encore rigide mais il accepte. Sur le chemin, son humeur revient et ils passent un bon moment sur place.
L'horloger est habitué à sa présence et le laisse jouer avec son matériel. Samuel ne connaît pas la gène, il rentre directement dans l'arrière boutique et tandis qu'il salue Emile, ils le suivent pour s'assurer que tout vas bien. Par chance, la clientèle ne fait pas foule à toute heure. et ils peuvent jouer avec lui un peu. Des fois, l'horloger lui présente de nouveaux outils ou des mécanismes plus complexes sur lesquels il travaille, stimulant fortement le jeune homme alors très curieux qui insiste pour décortiquer la chose dans les moindres détails. Il faut parfois l'empêcher de toucher aux affaires de certains clients mais il n'est pas rare qu'il vienne à aider sur d'autres projets plus classiques. Il aime les horloges à pendule et les montres à gousset plus encore que les horloges classiques. Le bruit le calme et il s'arrête parfois pour se dandiner d'un pied sur l'autre face au pendule, ou en plein milieu d'un espace clos, il s'emparera de la montre à gousset d'Emile qu'il démontera, remontera et plaquera à son oreille pour en écouter la mélodie comme s'il s'agissait d'un coquillage.

Dans les thèmes récurrents qui le stimulent, on retrouve les noms de ses deux précédentes gouvernantes : Aïsha, dite I'sha, et Ninang, dite Nini-Nang. Ces deux personnes ont aidé le jeune homme surtout en bas âge, lorsqu'elles étaient encore capable de gérer physiquement ses crises violentes. Il a la possibilité de les voir sur demande tant que ça ne les dérange pas. Aïsha est tombée malade dernièrement et il a été compliqué de gérer avec lui la frustration générée en lui disant qu'il ne pourrait plus la voir aussi souvent qu'avant. Il n'est pas rare qu'il demande Nini pour manger des pâtisseries et autres sucreries qu'elle aimait lui préparer en récompense, ou encore lorsqu'il veut un bon gros câlin où on le sert fort. Cette petit dame à la carrure imposante était aussi réconfortante, douce et aidante qu'un chocolat chaud en hiver, elle céda sa place à Emile lorsqu'elle prit un jour des coups de la part d'un Samuel en déconnexion total avec le monde. Sa mère était venue réclamer sa présence à la cérémonie pour ses dix sept ans. L'entendre crier et imposer sa volonté avec cette voix froide et directive avait réveillé en lui de vieilles plaies que la pauvre Ninang ne pouvait alors plus gérer.
La transition d'un gouvernant à l'autre a toujours été une épreuve très douloureuse et compliquée à passer, même transitoirement. S'il ne considère pas ses gardiens comme des individus complexes, il a bien conscience de perdre l'objet de beaucoup de bons moments, chose qu'il ne peut accepter facilement. Il est intéressant de noter que la relation qu'il a avec chacun de ces individus est unique et particulière : Aïsha était douce, calme et forte, le rassurant dans ses insécurités par son aura impérieuse. Ninang avait pour elle de lui faire développer un aspect plus affectueux, d'oser demander les choses et de mieux accepter un non car il pouvait aussi être synonyme de récompense. Emile, quant à lui, se rapproche davantage du concept de respect, de prise de conscience de la douce force d'un homme qui pourrait à la fois l'aider à avancer comme le gêner dans ses crises. Le cadre fourni par ces trois individus contribue grandement à la sociabilité du jeune homme qui ne faisait même pas l'effort de parler pour communiquer jusqu'à ses sept ou huit ans. C'est d'ailleurs vers ses neuf ans que le premier changement opéra, et à quatorze ans le second, la poussée de croissance jouant beaucoup dans la nécessité de réussir à le contenir physiquement.

L'aspect de la peur de sa mère sera davantage développé dans l'histoire, ainsi que l'absence totale du père dans son schéma affectif. Raconter ce qu'il s'est passé permettra mieux que mille mots à comprendre la source de son mal être sur le sujet.
La famille Telekyns n'est également qu'un concept abstrait bien que le nom chaque membre éminent du conclave soit associé à des récompenses de plus en plus agréables pour le jeune homme. Ainsi, n'importe qui prononçant le nom de l'actuelle reine Dayana génèrerait en lui une vive impatience d'accomplir une tâche afin de manger un bonbon comme il l'aime.



[FINI] LEVINCE Samuel 8o1h

Le regard fuyant, semblant fixer quelque chose que lui seul peut voir, c'est sans doute la seule chose qui pourrait mettre mal à l'aise quiconque le regarde au premier abord. Plutôt bien bâtit, d'un mètre quatre-vingt sept pour soixante six kilogrammes, il a une stature assez imposante contrastant avec les difficultés qu'il traverse. Toujours bien habillé, il a tendance à régulièrement tirer sur les manches de ses vêtements ou encore tripoter longuement les boutons et cordons de ses habits qui ne demeurent généralement pas longtemps en très bon état. On peut donc dire que malgré les moyens déployés, son apparence globale peut sembler un peu négligée, comme un jeu de son âge un peu rebelle, ou comme un enfant peu soigneux.
On peut également noter rapidement ses cheveux blonds, qui ont quand même foncé avec le temps (dans ses jeunes années, ils pouvaient presque paraître blancs), coupés de façon assez simple et communes dans la région. Il ne se coiffe pas mais Emile n'hésite pas à y passer un coup de brosse s'il juge que certaines mèches prennent trop leurs aises ; par chance, il a les cheveux assez lisse pour que cette mesure ne soit pas prise constamment.
Sous la longue frange tombante, on peut voir deux yeux marrons perdus on ne sait où, fréquemment à mi-clos, ne cherchant aucunement le contact avec autrui. Fréquemment, il arrive qu'il parvienne à lever les yeux, alors grands ouverts, vers ceux qu'il semble apprécier plus que les autres, notamment quand on l'appelle par son nom.
Autrement, on pourrait noter qu'il est déjà soigneusement rasé ; la vérité, c'est qu'on a passé du temps à le lui apprendre, mais il faut encore qu'Emile passe régulièrement derrière lui pour s'assurer que le travail soit fait intégralement et mettre un peu d'onguent sur les éventuelles coupures. Son nez et sa bouche sont droits, ses dents bien alignées et on peut voir sur sa peau quelques grains de beauté discrets quand le temps est ensoleillé. Notamment un en haut à droite de son front et un près du lobe de l'oreille gauche, dans le creux de la mâchoire. Il en a d'autres sur le corps mais les lister serait incroyablement long et fort peu intéressant, il suffit de retenir qu'il en a assez pour qu'on ne soit plus surpris d'en voir. Il a d'autant plus de cicatrices d'ailleurs, de marques d'éraflures souvent cachées sous des manches longues. Elles sont à ce jour propres et souples, bien que visibles de près ou quand il reste immobile.

Bien que ça ne soit pas écrit sur son visage à la naissance, il ne fallut pas beaucoup d'heures pour se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond. Pas de larmes, pas de cris, pas de contact réclamés, une horloge sonnait pour rappeler qu'il fallait le nourrir, impossible de prévoir quand changer ses couches non plus.
Les choses se passaient aussi mal que bien, la famille gérant maladroitement le problème tout en cherchant des solutions aussi ésotériques que douteuses afin de résoudre les anormalités de leur fils unique. C'est ainsi qu'un jour, dans sa cinquième année, lors d'une crise plus persistante et bruyante que d'habitude, sa mère finit par le soulever du sol en agrippant l'un de ses bras et le jeta dans ce qui était alors sa chambre. La porte claqua, la clé tourna dans la serrure et les bruits de pas s'éloignèrent, le laissant seul dans la pièce vaguement éclairée par un soleil timide. D'abord, il s'était roulé sur le sol en se frappant la tête sur la moquette, crise relativement habituelle lors de violents épisodes. Rapidement, les cris s'étaient amplifiés, et malgré les demandes du maître de maison pour faire taire le jeune homme, on lui avait préconisé d'ignorer le bruit autant que possible et de poursuivre sa journée. Ils avaient fait une sortie ce jour là pour se vider la tête, mais moins que celle de leur fils dont l'état s'était empiré, loin de réussir à se calmer tout seul. Après une dizaine de minutes, il avait commencé à frapper ses bras sur les meubles et à courir dans les murs, ne manquant pas de s'érafler sur le crépis qui se teinta rapidement de sang pour marquer chaque impact. Il y en eut beaucoup.
Quand la pièce fut silencieuse, la gouvernante fut si inquiète qu'elle ouvrit timidement la chambre scellée en prononçant le nom du jeune enfant. Pas de réponse, mais elle y était habituée. Un simple regard dans la pièce suffit à lui soutirer un hoquet horrifié. "Oh non, non non NON NON ! Sam, SAM !" Elle ouvrit la porte en grand et se précipita près du corps inerte et maculé de sang. Ses mains tremblèrent lorsqu'elle souleva le corps contre son tablier. Le contact de ses doigts sur un liquide encore chaud et fluide lui glaça l'échine, ravivant en elle la réalité de la situation. "AU S'COUUUUURS ! A L'AIIIIIIIIIDE ! APPELEZ UN MEDECIIIIIIIN !" mais la demeure était vide pour le moment, c'était à elle de prendre soin du jeune Levince. Elle pressa les plaies sur son tablier propre pour les empêcher de plus saigner et continua d'appeler à l'aide une bonne trentaine de secondes encore avant d'essayer de porter avec elle l'enfant jusqu'à un téléphone. Le retour des saignements plus abondants lorsqu'elle essaya de le bouger la firent arrêter son geste et elle reposa soigneusement le petit corps inconscient sur les taches de sang qu'il avait laissées jusque là. Essuyant en hâte ses mains sur son tablier, elle se hâta de descendre au rez-de-chaussée où se trouvait l'appareil de communication familial. Le calepin sur le meuble adjacent contenait le numéro d'un stoïcien capable de guérir les blessures "uniquement en cas d'urgence", c'était ce qu'on lui avait dit en l'embauchant en tout cas. Elle froissa quelques pages avant de trouver le bon numéro, saisissant maladroitement l'écouteur de téléphone en attente d'une tonalité avant de composer lesdits chiffres sur le cadrant rotatif bien trop lent à son goût. La personne qui répondit parut surprise mais écouta les propos décousus de la domestique avec beaucoup de sérieux.
Elle se sentit honteuse d'avoir oublié de présenter le nom de la famille Levince quelques heures plus tard, pour le moment, elle n'avait qu'une seule envie : retourner s'assurer que le petit ange de la famille était toujours en vie. Après l'appel, une fois l'adresse promptement remise, elle exécuta son désir et monta les marches à une vitesse que peu lui soupçonnaient. Revoir la scène avec plus de recul la mortifia. Il y avait du sang partout sur les murs, noirci par l'oxydation qui avait commencé son office, comme pour censurer la scène. Au centre de la pièce, comme une poupée désarticulée, un corps inanimé respirait de façon presque imperceptible. Les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle analysait la situation comme si le temps se distordait. Animée d'une logique implacable, elle tourna les talons pour se rendre à la salle d'eau où elle remplit un baquet d'eau tiède et des linges propres. Pas question d'imbiber les plaies mais elle put éponger une partie du sang qui avait commencé à sécher. Elle essaya également de repérer la totalité des dégâts, les mains tremblantes lorsqu'elle posait les linges propres sur les endroits où ça coulait encore.
Le bruit du heurtoir au rez-de-chaussée la fit lever en hâte et et ouvrit la porte, son tablier toujours parsemé de tâches brunâtres. Peu de mots précédèrent l'entrée du soigneur dans la villa Levince, jusqu'au chevet du patient. Elle dut raconter le peu qu'elle savait sur ce qu'il s'était passé, omettant volontairement de dire qu'il avait été enfermé à clé dans la pièce et justifiant qu'elle n'avait pas pu l'entendre car elle avait été chargée de faire la lessive pendant la ballade, à l'autre bout de la maison. Il était fréquent qu'il se cogne ou qu'il tombe lors de ses crises, personne ne pourrait la blâmer de ne pas avoir réagi plus tôt ; de même, elle couvrait l'implication de ses maîtres dans l'affaire.
Pendant ce temps, les blessures du jeune garçon étaient prises en charge, la peau cicatrisant à vue d'œil, laissant tout de même une cicatrice visible aux endroits les plus touchés. Tout semblait redevenu calme quand le soigneur partit et Aïsha prit l'initiative de faire une toilette intégrale à son protégé avant de le rhabiller et de le coucher dans la chambre d'amis. Il dormait, naturellement épuisé par ce qu'il avait vécu sans le savoir. Laver les murs s'était finalement révélé impossible, après la troisième éponge poncée par le crépis, elle entreprit plutôt de nettoyer le tapis. Une tâche perdurerait. Les Levince paierait cher leur négligence, mais pas assez. Elle dut rendre des comptes au retour de ses employeurs qui flottaient entre l'incrédulité et la honte à mesure que les faits parvenaient à leurs oreilles.
Suite à ça, la qualité de vie de Samuel sembla augmenter davantage. Son ancienne chambre fut déménagée dans la chambre d'ami à titre définitif tandis que l'ancienne fut rénovée dans les semaines qui suivirent l'incident. La pièce est désormais une salle de stockage immaculée où les murs vides ne rappellent rien de leur passé.

Deux ans plus tard, un autre incident se produisit. Depuis sa naissance, il n'avait pas prononcé le moindre mot intelligible, et encore moins sur demande.
(Par cause de saturation d'écriture, la fiche est désormais en "i wanna rp" mode)
Du coup, tout s'est pas bien passé, sa mère l'a forcé à dire "maman" alors que le premier mot qu'il a prononcé était "Sha" ; elle a beaucoup crié, il a refait une très très grosse crise, depuis il a un traumatisme envers sa mère par effet de répétition de problèmes émanant d'elle. Sans oublier qu'au quotidien c'est pas non plus la joie entre eux deux. Aïsha seule a du lui apprendre à parler en instaurant un système de récompenses que Samuel assimilait lentement mai sûrement.
Du fait de son incapacité à considérer les autres, il est incapable d'engager une réelle conversation mais connaît des phrases idiomatiques par cœur comme "je m'appelle Samuel Levince, j'habite douze rue des camélias à Quederla. J'ai sept ans et je suis autiste." ou encore les formules de politesse.
Il y eut d'autres incidents issus de maladresses jusqu'à ses neuf ans où, à cause de l'âge avancé d'Aïsha et la violence des crises du jeune homme, ils furent contraints d'amorcer lentement un changement de gouvernante, impliquant désormais Ninang, une femme n'ayant pas encore trente ans et une silhouette un peu ronde, excellent dans tous les domaines nécessaires à son poste.
Tout semblait s'arranger en sa présence, étant donné qu'elle discutait plus en amont avec les parents Levince sur l'attitude à avoir et la façon de limiter des crises du petit ange. Elle avait poussé le système de renforcement positif à son paroxysme au point que Samuel semblait la plupart du temps être à peine atteint par sa pathologie. Il commençait même à se trouver des passions, la première étant pour la mécanique pure lorsqu'il apprit à faire du vélo. Sa chaîne dérailla et en regardant sa mentor l'installer de nouveau à sa place, un déclic sembla opérer en lui. Il y mit les mains et l'enleva, la remit, le tout avec un sentiment d'euphorie notable.
Suite à ça, tout s'enchaina très vite, les moteurs, les montres, la chaudière, les canalisations ; son père autorisait ses fouilles tant que tout était remis en état. Ninang ne s'y connaissait pas plus que ça et préféra l'emmener régulièrement auprès des spécialistes de ces profession en ville.
C'est chez l'horloger qu'il sembla le plus transporté, presque en transe au milieu de tous ces minuscules rouages formant un puzzle complexe et fascinant. Le bruit du mécanisme une fois en place l'hypnotisait et il pouvait rester de longues minutes à écouter la trotteuse avancer.
Il apprit donc de nombreuses choses et commençait à être bien connu en ville auprès des artisans et commerçants de ces corps de métier.
Malgré tout, il arrivait encore qu'il fasse de grosses crises, rarement, mais régulièrement tout de même. Lorsqu'il eut neuf ans, c'est un violent coup au visage de la pauvre Ninang qui mit fin au contrat de la jeune femme. Le nez brisé, elle transmit tout son savoir à la formation d'un homme à la carrure solide et au pouvoir bien utile : Emile Edgerhound, un homme doté d'empathie de palier deux, choisi sur le volet afin d'empêcher autant que possible les comportements imprévisibles liés à la maladie du fils Levince. Il était compétent autant qu'on pouvait  l'espérer, même si la transition d'un gouvernant à l'autre laissait le jeune homme dans un état misérable pendant les mois transitoires.
Il avait quatorze ans lorsque tout semblait se stabiliser à ce niveau. Il réclamait souvent Sha et Nini et on lui permit de les voir avec leur consentement pour des moments d'une tendresse infinie. Il aimait bien Mil aussi pourtant, mais ce n'était juste pas pareil.
La discussion qu'Emile eut un jour avec les parents Levince fut assez compliquer à aborder : il devait faire passer la cérémonie à Samuel et s'assurer qu'il deviendrait utile à la famille. Il ferait de son mieux mais ne pourrait rien promettre, surtout lors des crises selon le pouvoir reçu. Dans ce but, progressivement, il accomplit les tâches qu'on lui confia sans en comprendre la portée, rendant ainsi service au clan durant près de deux ans avant que vienne sa cérémonie. Il avait à peine quinze ans et par chance, Emile parvenait toujours à faire en sorte que ça se passe bien dans les moments cruciaux.

La cérémonie en elle même avait bien commencé. Le roi en fonction, Setsuna, s'était montré assez serein en façade pour permettre à Samuel de ne pas paniquer lorsqu'il reçut son pouvoir, le sixième sens. Il n'encaissa pas tout de suite l'affut d'informations qui lui parvenait et commença une crise d'une ampleur rare. Emile était dans un état de concentration intense pour imposer le calme dans l'esprit de son protégé mais svait déjà qu'il ne suffirait pas à l'apaiser de la sorte. "Mon roi, des rouages, s'il vous plait !" Malgré la surprise liée à cette demande incongrue, il s'opéra, transformant la salle de la cérémonie en intérieur d'horloge géante. Le tic-tac régulier, bien qu'à un volume amplifié à son paroxysme, sembla petit à petit le calmer, alors qu'il commençait à se balancer d'avant en arrière dans une berceuse mécanique.
Quelques minutes, juste quelques minutes. Le pouvoir semblait commencer à être pénible à maintenir pour le roi qui galérait autant qu'Emile à maintenir tout le stratagème en place. Lorsqu'il parut assez calme, ils s'entendirent d'un mouvement de tête pour cesser leur emprise et tenter de prendre le relai autrement. Emile prit sa montre à gousset et la plaqua sur l'oreille gauche du jeune adolescent.
Ca lui faisait du bien.
Tic-tac-tic-tac.
On lui prêta une montre qu'il put plaquer sur son autre oreille.
Tic-tac-tic-tac.
Le bruit de la vie active paraissaient plus étouffés derrière le métronome des aiguilles.
Tic-tac-tic-tac.
Il passa le reste de la journée à les écouter, refusant même de manger tant l'odeur entêtante de la nourriture lui donnait la nausée avec ses nouvelles capacités. Dans la nuit, Emile vint avec son plat préféré, des pâtes au beurre, ayant au préalable mélangé le tout avec du bicarbonate de soude, cette poudre capable d'enlever les odeurs fortes dans les plats, entre bien d'autres qualités. Ce soir là, il resta à ses côtés, à lui masser la tête sans rien dire, créant autour de son protégé un cocon chaud et bienveillant.
Ce genre d'incident était fréquent et souvent il fallait que le gouvernant use toutes se capacités et ruses pour maintenir le jeune homme dans un état aussi sécurisant pour lui que pour les autres. A quelques reprises, il ne put empêcher qu'il se cogne sur des objets dangereux mais aucune séquelle grave ne fut maintenue à ce jour.

Deux ans passèrent et avec beaucoup de ténacité et d'engouement, les choses finirent par se stabiliser assez pour entreprendre de former doucement le jeune homme dans les domaines qui l'intéressaient. Avec sa grande capacité d'apprentissage et sa volonté de bien faire les choses, Samuel est à ce jour capable d'exécuter les missions qui lui sont demandée au compte de la famille Télékyns.
 


 
[FINI] LEVINCE Samuel Nkv7

Pseudo : J'ai de nombreux pseudos, je dirais qu'on peut m'appeler Simon sur discorde, Rui ou Hichi éventuellement si on me connaît de plus longue date.
Âge : 28 ans
Tu es arrivé comment ? Par Azula ♥
Un commentaire ? Des hiboux
Mot de passe ? ok by Kira



Code couleur : #996600
[FINI] LEVINCE Samuel Jswh


Dernière édition par Samuel Levince le Sam 28 Nov - 21:15, édité 17 fois
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Théodora Fleming

Théodora FlemingMessages : 2952
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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyJeu 26 Nov - 11:28

Bienvenue officiellement parmi nous !
Bon courage pour ta fiche :3


Je m'exprime en sienna
[FINI] LEVINCE Samuel 48712_s
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Gwendolyn Ravenflaw

Gwendolyn RavenflawMessages : 765
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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyJeu 26 Nov - 12:24

Bienvenue parmi nous ^^
Que la force soit avec toi pour la fin de ta fiche ^^


[FINI] LEVINCE Samuel Cesh
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Laelyss Hamilton

Laelyss HamiltonMessages : 990
Date d'inscription : 23/11/2014


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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyJeu 26 Nov - 18:34

Welcome here !
Bonne rédaction \o/


Elle te parle en Brown

KDO
[FINI] LEVINCE Samuel -XoIUmuE5TkYuCFs1-XAHGdFZb8[FINI] LEVINCE Samuel Zm9oyxG
bitch:
 
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Améthiste N. Van Der Rose

Améthiste N. Van Der RoseMessages : 159
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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyJeu 26 Nov - 21:02

Bienvenuuuuuue, courage pour la fiche ♡


inventaire — Améthiste discute en #8F74A9
[FINI] LEVINCE Samuel 55Du1hm


[FINI] LEVINCE Samuel Unknown
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Dominik Sternfield

Dominik SternfieldMessages : 77
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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptyVen 27 Nov - 3:43

Merci à toutes et tous, courage pour la lire ! ♥

J'espère qu'elle ne sera pas aussi pénible à corriger qu'à écrire, j'ai hâte de repasser à des postes de moins de 11k caractères xD

PS : non non, elle est pas encore finie...


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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptySam 28 Nov - 21:01

Hello hello bienvenue <3 Comme tu sais déjà je vais m'occuper de ta fiche, pour moi tout à l'air ok hormis une seule chose, tu parles dans ton histoire de la cérémonie, la complexité du 6e sens avec ton handicap ce qui est très bien mais tu ne dis pas à quel âge tu rejoins les Telekyns dans ton histoire et ne parle pas de ton entrée dans la famille, juste une petite phrase dessus et pour moi c'est good :)
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Dominik Sternfield

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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptySam 28 Nov - 21:02

Ben en fait je l'ai écrit dans la section "de quand date votre entrée dans le clan" dans la catégorie au dessus, et même dans le premier cadre, j'ai mis la date précise Very Happy


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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel EmptySam 28 Nov - 21:56

Re :3 tout est bon du coup !

Voici quelques liens qui pourraient t'être utiles pour la suite :
Les liens,
Les boîtes aux lettres,
Les demandes de RP mais on passe plutôt par le #café-rp sur discord !
Les demandes en tout genre, rangs, maisons, codes etc. (Pour les demandes de code et de Rang il y a des salons pour faire les demandes, on voit plus facilement les demandes comme ça:) )
L'Évent de Noël qui est en cours et que tu peux toujours t'inscrire si tu le désires.

Bienvenue <3
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MessageSujet: Re: [FINI] LEVINCE Samuel   [FINI] LEVINCE Samuel Empty

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