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 Resquiescat In Pace ~

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Laelyss ReissMessages : 872
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Resquiescat In Pace ~   Dim 23 Nov - 19:24

La Pirate était un assassin


Petite Présentation

  NOM : Reiss
  PRÉNOM(S) : Laelyss
  SURNOM : Lys - Lae - Lyly'
  DATE DE NAISSANCE : 8 Aout
  ÂGE : 25 ans
  SEXE : Femme
  ORIENTATION : Bisexuelle
  CAMP : Ex-Elementis Habitante
  CAPACITE : Eau
  SITUATION : Célibataire
  PERSONNAGE AVATAR : ~  

 
Questions

  DE QUAND DATE VOTRE ENTRE DANS LA FAMILLE ? Deux mois après mon onzième anniversaire. L’as est venue me voir me proposant cette offre que j’ai acceptée avec plaisir.  

  QUELS SONT VOS LIENS AVEC ELLE ? Pas de lien particulier. J’étais qu’une simple Elementis qui faisait son boulot.

  POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?
Je possède deux lames tranchantes, aux niveaux de mes poignées cachées sou des gants en cuir. Elle s'active avec une certaine pression de celui-ci. Je m'en sers principalement pour les assassinats discrets. Sinon, mes armes principales sont deux saïs noirs bien aiguisés.


Sai:
 
Lames:
 
 


 


 
Physique

Comment vous dire, je suis banal. 1M70 sans talon, avec il est facile d'ajouter deux centimètres en plus. Une longue chevelure rousse qui descend en cascade dans le dos pour venir frôler les reins. Dans une situation formelle s'imposera une natte, une couette, une tresse, tandis qu'un besoin de charmer se traduira en quelque chose des lisses ou bien si l'envie me prend soudainement de larges boucles, dans laquelle j'y passerais la main régulièrement, dans un geste on ne peut plus calculer. Les mimiques, les plus féminines ne sont pas naturelles - une femme qui croise les jambes sous la table à un dîner le fera toujours après avoir minutieusement anticipé le moment où vous serez le plus vulnérable - car les femmes de pouvoir calculent tout à outrance, puisque c'est leur seule manière de vous montrer à vous les hommes à quel point elles sont plus puissantes que vous. De ce fait, mes jambes sont, la plupart du temps, toujours mises en valeur. Néanmoins, il ne faut pas s’y méprendre, le charme, je n’en utilise qu’en cas besoin, car d’ordinaire, on peut lire sur mon visage l'expression joie de vivre qui s’y reflète chaque jour. J'aime croquer la vie à pleines dents, profiter de ce qui met offert avant que tout cela ne soit bien trop tard. On ne vit qu'une fois de toute façon, il faut savoir mettre à profit les bonnes choses. J’aime sourire et d’après certains, cela illumine mes yeux verts. Pour ce qui est des choses dites "superficielles" telles que le maquillage, je suis plutôt du genre à être naturel. À la limite, une légère couche de crayon et de rouge à lèvres sans pour autant aller plus loin. Tout ce qui est fond de teint et j'en passe ce n'est pas vraiment ma tasse de thé.

Je ne suis pas parfaite, loin de là et je peux le prouver ; mon corps a quelque petite cicatrice par-ci par-là. Quand on aime ce fritter avec les gens armés jusqu'aux dents, il faut forcément s'attendre à y laisser des traces. Tatoué ? Je le suis oui. Deux fois même. Le premier étant sur le haut de ma cuisse, il s'agit d'une jarretière imitant une jolie ceinture. Le deuxième sur mon omoplate droite, un crâne, une fleur de lys et quelques bijoux assemblés ensemble, représente la marque de mon ancien équipage. Tout bon pirate porte bien évidemment le signe qu'il fait partie de la piraterie. Eh bien, pour moi, c'est celui-ci. Notre emblème est surtout la fleur de lys. Que voulez-vous mon capitaine avait un certain penchant pour ses fleurs.

Spoiler:
 


 


CARACTERE


Un brin de folie pour le plus grand bonheur des personnes qui t'entourent, malgré une vie qui est bien loin d'être des plus saines. Tu peux être la reine des garces, comme ne pas avoir peur de tenir tête aux gens, comme être la personne la plus aimante au monde telle une mère de famille, parce que tu sais être unique en ton genre, tu as ton propre caractère.


Honnêtement, il ne doit pas passer un jour où l'on ne me voit pas sourire. Dans le cas contraire, c'est que la situation doit se prêter à quelque chose d'extrêmement dangereux. À moins que ce ne soit la concentration d'une lourde tâche à accomplir. Et ne croyez pas que le fait d'avoir mélangé une vie de piraterie à celui d'un assassin m'en ait empêché, bien au contraire, on voit parfois des choses tellement horribles qu'il vaut mieux savoir continuer à aller de l'avant rapidement, sinon on se laisse sombrer. Je ne cache pas le fait d'aimer ma joie de vivre et de la partager d'une manière ou d'une autre. Et, comparer à certains de mes confrères matelots ce n'est pas parce que j'ai un certain vécu dans la piraterie que le tout m'empêche d'être aimable avec les gens. Après tout, tout le monde ne devient pas forcément arrogant, dénué d'état d'âme avec qu'une seule envie de prendre le pouvoir.

Je ne vais certainement pas nier, j'ai appris à aimer jouer avec la provocation, la séduction. C'est ce qui m'a permis de nombreuses fois de me sortir de plusieurs pétrins. Donc, oui, je n'ai pas de honte d'accumuler les conquêtes sans lendemain. Pourquoi en aurais-je ? Après tout, je ne fais de mal à personne, ce n'est pas comme si j'étais lié éternellement à quelqu'un, c'est aux autres de savoir dire non. J'aime tout simplement profiter de ma liberté, parce que je sais qu'un jour, je ne l'aurais plus. Je suis une passionnée, l'histoire en général, c'est toute ma vie. Partir en voyage et connaître cette sensation de liberté est la meilleure chose qui est pue m'arriver durant toutes ces années. J'ai découvert des vestiges si sublimes que, s'il n'y avait pas certains engagements envers notre capitaine, j'aurais sans aucun pris la voie de l'archéologie. Mais, je ne regrette pas mon premier choix.

Patiente serait bien mon deuxième prénom. Je suis bien loin d'être de ceux qui s'énervent pour un rien. Que ce soit dans ma propre vie personnelle ou bien au « boulot » le tout ne change pas. Je reste d'un calme peu importe la situation. Mais gare à celui-ci qui fait craquer ma patience. J'ai des faiblesses, des peurs, des doutes, des problèmes comme tout être humain, mais je ne suis pas du genre à aller m'en plaindre à la première personne qui croise mon chemin. Perdre la face devant qui que ce soit n'est pas une chose concevable. Je préfère tout enfermer à double tour, afficher un grand sourire et me pencher dessus quand je serais entièrement seule. Je suis bornée en quelque sorte, j'aide les autres avant de penser à moi. J'ai pour habitude de mentir facilement, c'est ce qui me fait une carapace de protection et donner la confiance n'est pas aussi simple que cela en a l'air. L'avantage à tout cela, c'est que j'analyse les situations avant d'agir. Je ne fais pas partie de ceux qui foncent dans le tas sans avoir un plan. Je préfère avoir étudié toutes les options qui s'offrent à moi... On dit souvent que j'ai l'œil d'une observatrice, que je retiens les détails même les plus minuscules soit-il.

Mais faites attention, j'ai une main de fer en ce qui concerne les négociations. Je sais accepter et refuser ce que je désire comme il se doit. Néanmoins, détendez-vous, j'ai pour règle d'or de ne jamais trahir mes promesses – comme les secrets. Je ne me considère pas comme un monstre, mais en tant qu'assassin, il faut savoir être froid et particulièrement sans cœur pour exécuter les ordres donnés. Ce qui peut être assez dur selon les cibles. Mais, le boulot est le boulot. Je mentirais si je disais que j'étais capable de tuer un enfant sans états d'âme, oarce que ceci est bien loin de la vérité…

Comme le jour et la nuit, aussi douce qu’imprévisible.




 


Père Castor Raconte Nous Une Histoire !

Un assassin n'est pas forcément dénué d'âme. Je ne tue pas pour le plaisir, mais pour ce qui semble être juste. Ou, dans un cas précédent, pour celui qui pouvait m'offrir la plus grosse somme. Croyez-le ou non, j'ai beaucoup changé depuis la fin de cette histoire.


Journal de bord : 17 mai. 19 ans ; quelque part sur l’océan.


Il est trois heures du matin, le bateau est calme et tout le monde dort. Je n’arrive pas vraiment à trouver le sommeil. Je tourne en rond dans le lit en repensant à ma vie d’avant. Un petit moment nostalgique.

Je repense à maman qui est morte après ma naissance. J'aurais aimé la connaître pour pouvoir lui envoyer tous mes écrits, la connaître personnellement et non par le biais d'histoire qu'on m'a raconté à son sujet... Malheureusement, le destin en a décidé autrement. Mon père ? Oui, j'y pense de temps à autre, j'aurais aimé que notre relation soit différente avant qu'il ne rende l'âme à son tour. Il était devenu un sale ivrogne après son décès. Il passait ses nuits, voire même des journées entières au bar. Et, quand il ne buvait pas, parce qu'il n'y avait plus d'alcool, c'est sur moi qu'il se défouler. Il avait un côté assez violent. Je prenais des coups, il me hurlait dessus sans raison. Il répétait sans cesse que la mort de maman était ma faute, que je n'aurai jamais, ô grand jamais dû venir au monde. C'est ce qui a durer jusqu'à mes 8 ans, jusqu'à ce que grand-mère comprenne la situation et reprenne les choses en mains. Mais, quand bien même il était horrible, j'ai tout de même pris soin de lui. Après tout, il restait mon père et je n'en avais qu'un au monde. Avant que Rose n'obtienne la garde officielle et quand papa finissait par s'effondrer sur le canapé, je quittais la maison discrètement quelques heures, partants loin de là en allant me cacher dans un arbre. J'observais l'horizon et je me laissais porter par l'imagination, par ce que cela serait d'être ailleurs. D'être là-bas au bout de l'océan. J'ai toujours aimé le concept du voyage, la liberté, la découverte, c'était fascinant dès mon plus jeune âge.

À dix ans, papa a rejoint maman. Mort d'une crise cardiaque. Cela m'a fait un peu de peine certes, mais pas autant que je le pensais. J'avais déjà appris à me débrouiller comme une grande bien avant sa mort. Et même si grand-mère avait ma charge, je gardais mon sens de l'indépendance et lui demandait rarement quoi que ce soit. Oh, je l'adorais évidemment et aujourd'hui encore d'ailleurs ! Elle m'a donné tout l'amour que je n'avais jamais pu avoir autrefois et n'a jamais cherché à aller à l'encontre de mes envies. J'ai pris des cours de box, c'était assez utile, au moins de quoi pouvoir se défendre un minimum et de se défouler en même temps.

Puis, je me rappelle qu'à onze ans, j'ai croisé un homme, un Elementis. L'As si mes souvenirs son bon. J'ai simplement évité à une gamine plus petite que moi de se faire taper par les racailles du collège. Je semblais lui plaire du moins par mon débrouillard et il m'a proposé de rejoindre les Elementis. Je n'ai pas vraiment réfléchi sur le moment, j'ai simplement dit oui. De toute façon, il ne s'agissait que de faire des commissions, de rendre des services par-ci par-là, ou bien suivre un type lambda discrètement. Rien de bien dangereux. Mais je me suis gardé de le dire à Rose, si je l'avais avoué aussitôt, bien qu'elle fut tout de même assez cool, je doute qu'elle m'aurait laissé faire éternellement. Honnêtement, s'il avait été Domae cela n'aurait pas changé grand-chose, j'aurai dit oui.

Au fond, je n'ai vraiment eu de problème avec cette guerre, elle ne m'a empêché de vivre, de grandir, de faire des études et de me faire des amies.

Le temps s'est écoulé, petit à petit. J'étais devenue une belle jeune femme de dix-huit ans qui venaient tout juste d'acquérir un pouvoir. Je faisais ce qu'on me demandait. Me spécialisant dans les attaques discrètes et l'assassinat. Je traquais les Domae, c'était plaisant. Mais une part de moi rêvé toujours de cette liberté. De voyager. Grand-mère avait quitté la ville par sécurité, maintenant qu'elle était au courant de mon secret - qui soit dit en passant, je me suis fait engueuler quand la vérité à éclater - j'étais grande et responsable, libre de faire ce que je voulais. Je pouvais la suivre ou rester en ville. Évidemment, j'ai préféré rester, mais dans ce cas j'avais l'obligation de la tenir au courant de ma santé à chaque fois. Deux mois après mes dix-neuf ans, je suis partie. Je n'ai rien dit à personne. Même pas un petit mot. Pourquoi ? Je n'en sais trop rien, je crois que j'avais peur qu'on ne me laisse pas partir, que personne ne puisse comprendre. Selon moi, cela faisait bien moins mal de ne pas dire au revoir. Après tout, qui sait si j'allais réellement revenir ?

Et voilà où j'en suis aujourd'hui. Cela fait trois mois que j'ai mis les pieds sûr un bateau pirate. Pourquoi des pirates ? Eh bien pourquoi serait une bonne question ! Je n'ai pas pris en compte les risques, l'idée même était suffisamment stupide, folle et excitante pour ne pas se lancer. Le capitaine m'a accepté à bord malgré le fait que je sois une fille. Il est charmant, même sous ses airs de gros durs. Et comparé aux histoires qu'on peut raconter sur les pirates, lui aussi est un passionné d'aventure, il ne cherche pas la gloire, mais simplement les frissons, le goût du risque. L'action. Néanmoins, si lui n'avait pas fait la fine bouche de ne pas embaucher un homme, on ne pouvait pas en dire autant de tous les autres matelots présents. Ne voulant pas être traité comme une simple bonniche ou fille de joie pour satisfaire les désirs manquant de tout l'équipage, je n'ai pas eu peur de montrer que j'avais des tripes et que – même s'ils étaient plus nombreux et fort – je savais me défendre et les remettre à leur place, d'une manière ou d'une autre.

Ma détermination a fini par payer et semble plaire au capitaine, puisqu'il souhaiterait m'offrir quelque chose en particulier. Je le saurais le moment venu. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'à l'heure actuelle, je ne regrette pas d'être monté. C'est tout ce dont j'ai toujours rêvé. Partir avec lui était la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Avec des pervers en prime. Mais on dira que ça forge le caractère.


Journal de bord : 19 Novembre. 20 ans ; toujours quelque part dans l’océan.


Nous y voilà. Le capitaine vient de me nommer officiellement son assassin attitré, puisque mes talents semblent lui plaire, même si cela a besoin d'encore de pas mal d'entraînement, dont il semble tenir à vouloir s'en occuper personnellement. J'ai été ravie. Me confiée un tel poste cela montre qu'une femme peut tout autant gravir les échelons qu'un homme. J'ai fait quelque jaloux et je dois dire que c'est agréable. Je vais pouvoir m'améliorer autant en tant qu'assassin, mais, aussi avec mon élément. Nous sommes en plein milieu de la mer, c'est l'endroit rêvé pour une personne comme moi. Je veux devenir la meilleure assassine qui soit. Je serai discrète, mais, aussi impitoyable ... Du moins, je vais essayer.


Journal de bord : 26 avril. 22 ans ; coquillages et crustacé


Plus le temps passe et plus je monte dans l'estime d'Edward. Oui Edward. Il m'a confié aujourd'hui que ceci était son vrai nom. Cela m'a surpris une telle franchise venant de lui, me le dire alors que l'équipage lui-même – où deux trois hommes seulement – ne le savent pas, me touche beaucoup. Il semble avoir énormément confiance en moi et je ne souhaiterais pas trahir celle-ci. D'ailleurs, grande nouvelle ! Je suis devenue sa seconde. Mon travail paye ! Ceci se fête autour d'un bon verre de rhum !


Journal de bord : 1er janvier. 23 ans ; non loin des côtes françaises.


Bonne année ... Je ne sais pas trop, le capitaine est de plus en plus bizarre, ces derniers temps. Il commence à se lasser de simplement vouloir découvrir le monde. Éliminé, la concurrence cela devient de plus en plus une obligation. Cela ne me dégoûte pas d'avoir du sang sur les mains. Mais même si je ne le dis pas, j'approuve de moins en moins ses choix. Pourtant, une part de moi qui est accroché à lui voudrait croire que ce n'est qu'une petite passade et que les choses iront mieux d'ici quelque temps. C'est fou comme j'y crois moyennement…


Journal de bord : 29 Août. 23 ans ; Atlantique


. . .
Je ne sais pas.
. . .
Je ne sais plus.
. . .
Il me semble si différent. Ce n’est plus qu’une question d’argent. Être la personne la plus craint et la plu respecté de tous.
. . .
Je me suis lancé aujourd’hui, j’ai osé. Nous avions un moment seuls, alors j’en ai profité pour lui avouer les sentiments que je pouvais ressentir à son égard depuis quelque temps déjà. Pensant que ceci, avec un peu de chance, serait suffisant pour retrouver l'Edward que j’ai connu. Mais, je me suis retrouvé face à un mur. C’est comme si ceci lui faisait ni chaud ni froid. Soit, autant se faire une raison dans ce cas.


Journal de bord : 15 juillet. 24 ans ; mer d'Amérique


Je crois que mon cœur va exploser.
Moi qui pensait être la seule à éprouver quelque chose, il se trouve que je me suis planté. À mon grand étonnement, j'ai eu une déclaration aujourd'hui de la part d'Edward. Et bordel de merde, j'ai accepté sa demande en fiançailles !
J'ai du mal à y croire tellement ceci me semble irréel. Pourtant, la bague est là à mon doigt.
J'ai envie de le croire quand il me dit qu'il a dépassé les bornes et qu'il va revenir à ce qu'il était avant. J'ai vraiment envie.


Journal de bord : 15 Décembre. 24 ans ; Mexique.


Je viens de faire une chose qui me coûtera sûrement la mort. J'ai désobéi aux ordres.

Je pensais pouvoir croire sa promesse faite il y a des mois. Mais j'en doute pas mal aujourd'hui. Je devais tuer un pauvre petit garçon, qui n'avait rien fait à part demander quelques pièces au capitaine quand nous marchions sur le port, en direction de notre bateau. Ed a refusé. Le garçon en question s'est permis d'insister et, c'est ainsi que les choses ont dérapé. Personne ne discute quand il a fait émettre un ordre. Tout le monde s'écrase et s'exécute. Le petit n'était pas du genre à se laisser faire facilement alors que le capitaine voulait en faire son captif. Une fois sur le navire, il lui a laissé le choix, vivre tout en devenant une sorte de larbin pour l'équipage, ou bien mourir. Pour que je me retrouve dans la merde actuellement, le jeune garçon à préférer mourir. C'était son choix après tout. Sauf que, bien, évidemment, c'était à moi de lui prendre la vie. Malheureusement, de toutes les personnes que j'ai assassinées, il n'y avait jamais eu d'enfant, parce que c'était une chose que je n'arrivais pas à concevoir. Je sais être sans cœur, mais certainement pas à ce point-là. Alors, quand je me suis rendu à sa cellule pour le faire… Je n'ai pas pu. J'étais là, devant lui, l'arme en main avec l'incapacité totale de le tuer.

Et j’ai finalement fait l’irréparable. Je l'ai fait passer pour mort et quand plus personne n’en avait plus rien à faire, c’est dans ma chambre que je l’ai caché.

Cela fait maintenant deux heures qu'il dort à point fermer. Dès que nous accostons à la première ville, il s'enfuira le plus vite, le plus loin possible. J’aurais au moins l’impression de faire une bonne action et de m’en tenir à ce que je suis, comparé à Edward…


Journal de bord : 20 Décembre. 24 ans ; en plein milieu de l'océan.


Le petit garçon est toujours en vie, est moi aussi par la même occasion. Tout le monde a cru à sa mort. J’ai toujours été doué pour les mensonges. Je reste dans ma chambre en sa compagnie, même si hormis Edward personne ne peut entrer sans permission, je préfère rester sur mes gardes. Après tout, je joue à un jeu dangereux depuis quelques jours.

Puisque nous sommes encore loin d'une côte, j'en ai profitée pour apprendre à le connaître. À mon grand étonnement, le courant est très vite passé entre nous. Sûrement, parce que je l'ai épargné et que j'essaie de le faire sortir de cet enfer. Le pauvre n'avait pas grand-chose à me raconter. Il ne connaît pas ses parents. Il vit depuis toujours dans les rues, pian dès qu'il le peut. Il n'a que seize ans. Pas de frère, ni de sœur et aucune personne à sa connaissance qui aurait pu lui venir en aide. Malgré tout, c'est un jeune garçon plutôt débrouillard de ce que j'ai compris. Il a appris les choses par lui-même, il sait se défendre un minimum, mais ça ne reste qu'un enfant après tout. Je lui ai donné un nom, pour qu'il ne se sente plus aussi malheureux d'être accroché à une vie avec personne pour la partager. Désormais, il s'appelle Kenji. Il aime bien. Et moi aussi…


Journal de bord : 25 juin. 25 ans ; non loin de Quederla.


Catastrophe.

Je ne sais pas trop comment je me suis débrouillé. Peut-être qu'au final, c'était plus de l'attachement qu'autre chose. Mais, le garçon… Kenji… Est toujours-là. Oui, je sais, ça fait un an maintenant qu'il se cache dans ma chambre et qu'il n'a jamais quitté les lieux comme ce qui été prévu. Aucun de nous deux n'avait envie de laisser partir l'autre. Il faut dire qu'en un an, nos rapports avaient pas mal changé. Mais pour ma défense, durant cette année, Edward ne pas m'a vraiment laissé de répit. Les fiançailles étaient toujours d'actualité, la bague était toujours à mon doigt, mais, il n'était plus celui dont j'étais tombée amoureuse. Il n'était qu'un simple monstre et les rapports ne faisaient que se dégrader de plus en plus.

Mais, le plus terrible, c'est que je ne sais de quelle manière, il finit par découvrir la vérité. Et pour la première fois en sept ans… j'ai eu peur de son regard menaçant. Je passe désormais pour une traîtresse, qui complote derrière lui depuis toujours. Il veut ma mort. Ce qui semble logique. Mais, je ne veux pas mourir. Je ne veux pas que Kenji meure par ma faute. J'ai juré de le protéger. Et je le ferais…


Journal : Date inconnue. Quederla.


Ceci sera ma dernière page. La dernière page d'un journal tenu durant sept ans avant de finir dans une boîte qu'on appellera “souvenir”. Ceci n'est qu'un résumé des derniers événements, car les souvenirs sont trop douloureux pour les inscrire en détail. Après tout, j'ai tué mon capitaine, mon fiancé, il y a de quoi être hanté par les remords.

[...] Comme je le pensais, les choses ont dérapé au point qu'ils tentent tous de me tuer. Un traître ça s'élimine comme il se doit en lui coupant la tête, ou par le supplice du pont. Mais, ne voulant pas mourir, je me suis rebellée puisque la tentative des « pourparlers » n'avait plus d'effet avec moi. Je les ai fait tomber un parc. Les connaissant si bien, je savais où étaient les points faibles de chacun, mais eux ne connaissaient pas les miens, car, j'ai toujours veillé à garder un coup d'avance. Au cas, où que les choses pouvaient mal tourner. Après tout, je restais la seule femme à bord.

En revanche, je ne pouvais pas en dire autant d'Edward. Me battre contre lui, contre l'homme que j'aimais, fut horrible. Il ne restait plus que nous deux. C'était à celui qui savait faire tomber l'autre en premier. Ce serait un déshonneur pour un capitaine de perdre la tête. En particulier de la main de sa « future » épouse. Au fond, je n'étais pas très sûr de pouvoir y arriver. Mais, il s'agissait tout de même de sa vie contre la mienne, le choix ne pouvait pas être compliqué. Après un combat des plus acharnés, j'ai réussi à le faire passer par-dessus bord, l'envoyant croupir six pieds sous l'océan, avec ce qui était autrefois... Mes anciens compagnons. J'avais mal, mais aucun ne m'avait laissé le choix.
Voilà ce qui était désormais sa nouvelle tombe.

Nous avions gagné et nous étions plus qu’à quelques heures seulement de Quederla. Alors, j'ai proposé à Kenji de venir avec moi. De lui offrir un toit, une vie, des amies et une personne qui pouvait désormais prendre soin de lui, même si elle ne connaissait absolument rien ce qui concerne la garde d’un enfant. Au bout de sept ans de vie en mer plutôt bien remplie, je venais de tout perdre en claquement de doigts. Et en y repensant, j’avais déjà perdu beaucoup à mon départ il y a des années. Mais, j’étais prête à rentrer et à reprendre mon histoire là où je l’avais laissé au départ en changeant quelques lignes...

Il faut que j’avance et que je laisse ceci derrière moi désormais. Il est mort de toute manière. Et les morts ne reviennent jamais à la vie. Pourtant, la bague est toujours avec moi. Elle n’est plus à mon doigt, mais elle est toujours-là. Il y a des choses qu’on ne peut effacer aussi simplement.



  Et en vrai ?
 
PRÉNOM/SURNOM : La folle ça me va bien en ce moment !
  ÂGE : Je suis plus vielle que Kiki o/
  COMMENT ETES-VOUS ARRIVÉ ICI : Demande à mon autre moi non sociable ! Niiaah !
  UN COMMENTAIRE ? UNE IDÉE ? : A quand le stand de fraise ? :3
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Gaara IshikawaMessages : 800
Date d'inscription : 21/04/2014


MessageSujet: Re: Resquiescat In Pace ~   Dim 23 Nov - 20:32

Re-Bienvenue ^^



Merci à Laelyss pour l'avatar et la signature ^^
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Kira SerykMessages : 2773
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Resquiescat In Pace ~   Dim 23 Nov - 20:33

Re-bievenue la vieille ~
Pas de problème alors je te valide ^^




Je vous grogne dessus en darkblue.







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MessageSujet: Re: Resquiescat In Pace ~   

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Resquiescat In Pace ~
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