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 Chéri, on doit la rendre ! | Bigby

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Laelyss ReissMessages : 889
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Chéri, on doit la rendre ! | Bigby   Mar 5 Sep - 18:41

Kira et ta fure question "Je le place quand votre rp"
Entre fin Aout/début septembre, donc large o/


Le Blues est au fond du couloir


S'il te plaît ma puce arrête de pleurer… Je ne sais pas ce que tu as… Tu as mangé… Ta couche est propre… Tu as dormi… Je sais plus quoi faire alors, s'il te plaît, s'il te plaît, ne pleure plus …!

Depuis que nous sommes revenues de notre balade, profitant du maigre beau temps avant qu'il ne tourne à une forte pluie, Winter ne cesse de pleurer en me laissant patauger pour en comprendre la raison. Celle-ci dans mes bras, je la balançais doucement pour la border en fredonnant par-dessus ses pleures. J'avais pourtant guetté tous les signes comme me l'avait conseillé Rose ; “si elle pleure, c'est peut-être parce qu'elle a faim, froid, ou que sa couche est pleine”. Cependant, rien ne correspondait à son mal qu'elle exprimait bruyamment. J'avais même hésité à harceler le médecin pour des réponses dans le doute où elle pouvait couvrir quelque chose, puis, je me suis ravisé en voyant que sa température était on ne plus normale. Mais là, j'en venais à un point où j'avais cette désagréable sensation de ne pas connaître ma propre fille et de ne pas savoir réagir et répondre aux besoins qu'elle désirait. En soi, ce n'était pas sa première crise, je savais plus ou moins à quoi m'attendre depuis plusieurs semaines, néanmoins, cela restait déroutant de devoir s'armer de patience jusqu'à ce que son père rentre et qu'il arrive par je-ne-sais-quel-miracle à la calmer. J'avais déjà tenté de me rassurer en me disant qu'avec les ressent événement, ce trou en plein milieu de la ville qui a fait pas mal de dégâts et dont on a pu en réchapper, ne devait pas aider et qu'elle devait ressentir la tension en ville. Ainsi qu'un logement dans un hôtel, même en ayant pris la meilleure chambre qui soit, n'était pas l'endroit le plus agréable, alors que, sa chambre que nous avions si durement préparée l'attendait encore. Oui, je me suis durement convaincu que la faute provient de mère nature si mon enfant était irritable.

Mais la réalité était toute autre. J'étais simplement dépassé par tout.
Depuis que grand-mère était partie en début août, m'occuper d'elle, était devenue bien plus compliqué. J'ai cru au début qu'une fois tous les conseils mémoriser et ses petites astuces sous le coude, élever Winter n'allait pas être si dur, si ce n'est même un vrai jeu d'enfant… Mais j'étais vraiment loin du compte. À ce moment-là, je pouvais encore me reposer sur elle, elle prenait le relais et me permettait de dormir ou de m'occuper des boutiques ne serait-ce qu'une petite heure. Le commerce devait continuer à tourner puisqu'il nous permettait de financer une partie des réparations ━ la moitié de la douche s'étant effondré dans le salon ━ en plus du salaire de Bigby. Cependant, le manque d'employé était loin d'aider à la situation, chacun avait ses propres problèmes à gérer et ne pouvait en faire une priorité. Et puis, Rose devait aussi retourner chez elle, la savoir ici avec cette fissure ne m'a guère rassuré. Je l'avais plus ou moins poussé à reprendre le bateau plus tôt, assurant que tout aller bien se passer et qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'en faire.
Voilà une idée que je regrette actuellement.
Les premiers jours ne m'ont pas paru horribles, j'avais même la sensation d'avoir le contrôle sur tout. Et d'un coup, tout m'a échappé. Entre le bébé, les boutiques, la maison, les animaux… J'ai cru perdre pied à de nombreuses reprises. Et, au lieu de demander de l'aide comme toute personne normalement constitué, j'ai préféré me taire et jouer les fortes têtes qui, peux tout à fait gérer ce genre de situation. Ce qui, jusqu'à il y encore quatre jours fut le cas, en soi je n'ai pas laissé transparaître qu'il y avait un problème, mais mon manque de sommeil et d'attention sur des choses même les plus insignifiantes commencer à me trahir. Et, par conséquent j'augmentais un peu plus la dose des pilules qui me permettaient de tenir debout.

Ce qui en ce moment même pouvait se traduire par une patience moindre en ce qui était des cris du bébé. Elle venait de monter le volume et le chien aboyé après à son tour. Praline, elle avait eu la bonne idée d'aller se réfugier dans un placard pour avoir la paix, ce que je pouvais l'envier. Je suppliais encore la petite de bien vouloir retrouver son calme, quand on frappa fortement à la porte. Winter fut placé dans son berceau tandis que je me dépêchais d'ouvrir, avant que l'individu ne décide de la détruire à grand coup de poing. Il était grand, d'au moins deux têtes, imposant de sa carrure et ses yeux bleus me jugeais au bord de la menace.

Je peux vous aider ?
Ouais. Tu sais quelle heure il est ?
Hum… Je regardais rapidement autour de moi à la recherche d'une montre inexistante, puis estimé approximativement une heure avec la lueur du jour caché par la pluie, 18 heures, il me semble sinon vous avez une horloge en b…
Je bosse moi la nuit, ok ? Me coupa-t-il. J'ai besoin de repos là actuellement, je commence dans 4 heures. Alors, dit à ton sale gosse de la boucler, tu piges ?
Pardon ?
Quoi t'as pas compris ? T'es le genre de nana qu'est bonne, mais qu'à rien dans le ciboulot… ? Erf. Il soupira, lança un regard de bas en haut sur ma personne, puis fronça les sourcils quand les pleures du bébé reprit de plus belle. Fait rentrer ton joli p'tit cul à l'intérieur et fait taire ton marmot. Pour faire simple, soit une jolie fille et fais ton boulot de femme au foyer correctement.

Femme au foyer ? J'avais vraiment la tête d'une simple femme au foyer qui ne savait rien faire d'autre que changer les couches de son enfant ? Il semblait si fier de sa conclusion, que cela me mit rapidement hors de moi. Ce n'était vraiment pas le jour de me chercher des noises et en même temps, c'était comme si tout ce que j'avais accumulé depuis des semaines décidaient de sortir en une seule fois en s'acharnant sur le malheureux qui ne voulait qu'un peu de calme. Une chose que je pouvais bien comprendre, mais pas de cette manière-là. Mes deux mains attrapèrent le col de sa chemise ouverte, ce n'est qu'à ce moment-là que je compris qu'il avait dû sortir de son lit en quatrième vitesse avec le peu de vêtements qu'il portait sur lui. Mais là, ce n'était qu'un détail qui me passait au-dessus, car je le repoussais avec suffisamment de force possible pour que son dos se cogne contre le mur d'en face, au point que le tableau accroché tomba à son tour. Il jura contre moi, au même titre que Twister et ses aboiements qui se rapprochaient plus de grognement menaçant, mais je ne saurais dire après qui il en voulait.

On va mettre les choses au clair toute suite, je ne suis pas une femme au foyer, d'accord ?! J'ai deux boutiques à charge, un enfant à élever, un homme auquel je dois prendre soin et deux animaux à chouchouté, je dors beaucoup moins que toi par nuit et je ne prends pas une seule minute pour moi. Est-ce que pour autant, tu m'entends me plaindre de ma vie ? Parce que bordel, j'en aurais des choses à dire ! Mais, non. Alors, si tu ne veux pas que je t'enfonce la sucette de ma fille dans le gosier, soit mignon, ferme là.

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Dernière édition par Laelyss Reiss le Mer 6 Sep - 13:50, édité 1 fois
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Bigby RawlinsMessages : 1053
Date d'inscription : 09/12/2014


MessageSujet: Re: Chéri, on doit la rendre ! | Bigby   Mer 6 Sep - 12:59

Chéri, on doit la rendre !
Le temps d'à peine deux semaines de congés et on estimait déjà que je n'avais plus besoin d'être présent pour mon bébé : les joies du congé paternité, certainement élaboré par des individus plus pressés de reprendre la vie active que celle de parent. Enfin, nous avions au moins eu la chance de bénéficier du soutien de la grand-mère de Laelyss jusqu'à son départ, histoire d'assurer une présence aussi bien pour la petite que pour sa mère ; ce qui n'est pas du luxe dans les circonstances actuelles. L'avantage à résider pour une durée indéterminée dans l'hôtel du Siffleur Endormi, c'est que je ne me suis jamais autant tenu au courant des affaires des Domae depuis que je vis quelques étages au dessus du QG. Une telle assiduité n'est jamais négligeable pour garder un œil sur tout, en particulier quand il s'agit de dégoter une ou deux missions faciles pour alimenter le budget des travaux. Elles sont rarement très gratifiantes, mais si j'avais envie de sacrifier davantage de temps à passer avec ma famille, j'aurais tout aussi bien fait d'accumuler les heures supplémentaires au centre commercial.

De retour de celui-ci à la fin de la journée, je suis surpris de remarquer, au moment d'aborder le palier de l'hôtel, que ma cigarette ne s'était encore entièrement consumée  après mon trajet. Décidément, je marche de plus en plus vite le soir pour rentrer à la "maison", c'en est presque du gâchis. Mes mauvaises habitudes me font jeter le mégot sur le trottoir puis l'écraser avec ma semelle, avant de tracer le hall d'accueil en direction des escaliers. C'est une solution qui dépanne, mais l'hôtel reste une alternative à laquelle je ne tiens pas à recourir pendant des mois. Mettre la boss au pied du mur et me prendre assez de congés pour gérer les travaux devient très sérieusement envisageable à mesure qu'on reste enfermés avec gosse et animaux, dans une surface ridiculement petite comparée à nos besoins. Sitôt le plus gros du désastre arrangé, il est clair que je ne nous ramène tous à la maison, quitte à avoir une ou deux pièces hors service en attendant de terminer... Foutu tremblement de terre.

Un léger grabuge, quoi que bruyant pour mon ouïe fine, me fit alors accélérer le pas pour atteindre mon étage et voir de quoi il en retournait, puisque le tapage n'est pas exactement ce qu'il y a de mieux pour apaiser les pleurs de bébé que j'entends de loin. Et à son origine, ni plus ni moins qu'une armoire à glace promptement déplacée contre le mur du couloir par une rouquine qui achevait de le remettre verbalement à sa place. Les deux semblaient excédés, difficile de trancher pour déterminer qui l'était le plus cela dit, et je faisais fi autant que possible de l'agréable mélange cacophonique de pleurs et d'aboiements cognant dans mes tempes en les rejoignant. Cohabiter au même endroit n'est certes jamais facile, mais je n'ai pas franchement envie de jouer aux médiateurs ce soir, aussi j'envoyai une main se poser sur l'épaule du bonhomme au moment d'arriver à sa hauteur -ou façon de parler-, l'agrippant avec suffisamment de fermeté pour appuyer mon message.

« Mon gars, tu ferais mieux de retourner rapidement dans ta chambre si tu ne veux pas que je te raccompagne moi-même. »

Qu'il réclame du silence ou un pauvre paquet de sucre, je n'ai ni le temps, ni quelque chose à foutre présentement pour chercher à négocier quoi que ce soit, alors autant l'inviter à retrouver sa piaule d'ici qu'il ne soit plus en mesure de prononcer correctement le numéro avec des dents en moins. Son regard et sa façon de se tenir me déplaisent au plus haut point, comme s'il cherchait à impressionner Laelyss en la menaçant : un pari osé, compte tenu des compétences de la rouquine, et à plus forte raison maintenant que j'étais là. L'attention de la racaille des couloirs d'hôtel glissa brièvement sur ma personne, avant de chercher à s'avancer vers sa cible première comme si je n'existais pas ; et lorsque ma poigne la lui rappellera plus durement, il me fallut esquiver le crochet vraisemblablement destiné à ma mâchoire en se tournant complètement vers moi. Ravi de ne plus me savoir oublié, je le remerciai donc d'un coup de poing dans les côtes, rien que pour lui couper un peu le souffle et en profiter pour le saisir par la nuque afin d'abaisser son visage à mon niveau. Bon, d'accord, il se pourrait que j'y ai mis plus de force que pour lui bloquer simplement la respiration, mais les urgences demeurent toujours ouvertes à cette heure pour des côtes cassées. Sur un ton déjà plus agacé, tandis que mes ongles se plantent sur le côté de son cou en dissuasion de toute rébellion, je réitère ma requête avec la clarté qui devait manifestement manquer la première fois :

« Je vais faire comme si tu ne m'avais pas bien entendu de là-haut et te le répéter : fous-moi le camp d'ici, ou je t'encastre à la place du tableau dans le mur. Et si je te reprends à la faire chier, je veillerai à ce qu'on te transfère en morceaux de ta chambre d'hôtel vers une chambre d'hôpital. On s'est compris ? »

Un peu plus et il ressemblerait presque à un chien que l'on gronde au-dessus de sa propre flaque d'urine, penché jusqu'à lui mettre le museau dedans pour lui faire comprendre une fois pour toutes que faire ses besoins à l'intérieur, c'est mal. Et il se trouve que s'en prendre à ma femme l'est encore plus, alors à défaut de pisse, je convie plutôt son nez à rencontrer mon genou de plein fouet au moment de forcer sa tête vers le bas, le relâchant ensuite pour lui permettre de se rattraper au mur à côté de lui. Si l'idée de retenir le numéro de notre chambre dans le but de rendre une nouvelle visite plus tard lui avait effleuré l'esprit, j'ose espérer que celle-ci s'est envolée après l'impact. Râlant de ses blessures derrière la main qui couvrait son pif, il s'accorda finalement à faire demi-tour et à traîner sa carcasse jusqu'à la case départ. J’eus encore à le sommer d'un grognement sévère en le voyant s'éterniser à nous dévisager l'un puis l'autre, et quand il regagna enfin sa porte pour la claquer à la manière d'un adolescent vexé, je revenais quant à moi auprès de Laelyss pour rentrer avec elle. On aura fait assez de boucan pour ce soir, et j'ai moyennement la foi de me fritter avec le reste de mes voisins. Tout en accrochant ma veste derrière la porte, je l'interrogeai sur le cas que je venais de congédier à l'instant :

« Qu'est-ce qu'il voulait, l'emmerdeur ? On dirait qu'il t'a fait sortir de tes gonds. Je suis sûr que tu étais à deux doigts d’inonder le couloir de l'étage. »

Une méthode somme toute raisonnable pour venir à bout des taches dans son genre, bien que le personnel de l'hôtel n'aurait pas trop apprécié ce nettoyage quelque peu excessif. Par chance, la rouquine disposait de bien d'autres moyens pour venir à bout des nuisibles, encore que je préfèrerais les voir s'appliquer loin de la maison et surtout de la petite. Parlant du loup, ou de ce qui essaye en vain d'imiter les cris en nous empêchant de discuter normalement, je commence à me diriger vers le berceau qui s'obstine à mettre à mal mon audition, non sans retenir la mère de faire un pas de plus pour me suivre.

« Laisse ma puce, je vais prendre le relai, va donc te reposer un peu. »

J'en suis épargné du matin jusqu'à parfois tard le soir, c'est donc normal que je m'en prenne plein la tronche quand je suis enfin disponible pour ça. Vérifiant d'abord sa couche pour réduire les possibles causes d'autant de chagrin, je retrousse ensuite mes manches pour prendre Winter dans mes bras et la tenir contre moi, engageant de légers mouvements de droite à gauche pour essayer de la calmer. Et c'est comme si j'avais déjà oublié l'affaire du voisin d'étage casse-couilles, papotant à voix basse de tout et de rien avec la gamine tandis que je me déplaçais dans le coin cuisine pour ranger vite fait ce que je pouvais gérer d'un bras, suivis de près par un Twister qui attendait sa nourriture. Tout le monde ne fait que bouffer dans cette maison ? J'empoigne le sac de croquettes et m'affaire donc à remplir sa gamelle histoire qu'il nous laisse tranquille, et en un rien de temps, le calme est finalement revenu. Mes oreilles n'étant plus vrillées par les pleurs incessants du bébé, il m'est enfin possible d'entendre correctement Laelyss me raconter les événements que j'avais pu louper en revenant à ses côtés, tout en divertissant gentiment la petite avec l'un de ses jouets.

« Dure journée ? »



« Je vous grogne dessus en chocolate »

* I can't go to hell.
* I'm all out of vacation days.








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Laelyss ReissMessages : 889
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MessageSujet: Re: Chéri, on doit la rendre ! | Bigby   Dim 10 Sep - 18:37

Le Blues est au fond du couloir


Un meurtre à la sucette, voilà quelque chose qui allait faire fureur en faisant la une des journaux. Un exploit que moi-même, je n'avais encore jamais réalisé. Mais, sa réflexion avait eu le don de m'agacer suffisamment pour que j'en vienne à réfléchir à comment m'y prendre pour qu'il meurt dès le premier essai. Je respectais ses femmes qui s'étaient donné corps et âme pour être femme au foyer, puisqu'il s'agissait de ce qu'elle désirait. Sauf que cela devenait vexant, quand ce n'était pas le choix qu'on avait espéré. Il y avait des choses qui étaient supportables à entendre, d'autres qu'il valait mieux s'abstenir de balancer tout haut. Dans les deux cas, croire que j'allais me taire et exécuter son ordre sans broncher était vraisemblablement mal me connaître. La journée n'avait peut-être pas trop mal commencé, on ne pouvait en dire autant de la fin : mon pied se serait volontiers écrasé entre ses parties génitales pour appuyer le fait que, j'étais bien loin de rigoler mais, la soudaine présence de Bigby m'empêcha au final de mettre à bien ce plan. Les emmerdes, comme si elles n'étaient pas déjà suffisamment présentes dans ce couloir, allaient s'agrandir, je pouvais y mettre ma main a couper. Lui étant rentré au meilleur moment des hostilités, je préférais reculer de quelques pas en croisant les bras. J'hésitai entre le fait d'être déçu qu'il m'enlève la personne qui cherchait des noises et contre qui j'aurai adoré le remettre en place, ne serait-ce que pour être défoulé une bonne fois. Où, l'agacement pur et simple de la situation. L'un comme l'autre, mieux valait ne pas rester dans les “pattes” en évitant les coups qui pouvaient se perdre malencontreusement. Le mastodonte était loin de m'impressionner quand il tenta de revenir à la charge. Au contraire, j'eus un hoquet quasi moqueur à son égard tant son échec était couru d'avance, mais, j'imagine qu'il se devait de tenter sa chance en pensant surmonter l'obstacle entre nous facilement. Une idée stupide qui se retourna bien vite contre lui, même le chien cessa ses grognements pour se tenir tranquille.

Après quoi, il ne resta plus qu'au mastodonte de retourner dans sa chambre avec coup et blessure servi sur un plateau. Néanmoins, quelque chose me dit qu'au vu du regard qu'il m'avait lancé avant de claquer la porte, il était loin d'en avoir terminé avec moi. En tout cas, pour ce soir, il avait eu suffisamment son compte pour nous offrir un peu de paix, du moins partiellement. Quant à la curiosité de Bigby à son égard, j'y répondis simplement en haussant les épaules. Une famille débordée avec des nouveaux nés, dans l'obligation de vivre dans l'hôtel, il n'y avait pas qu'une. Il y avait forcément au moins une par étage, mais Winter était visiblement celle qui gagnait dans le domaine des décibels à dépasser. J'allais d'ailleurs la rejoindre, ne serait-ce que pour lui rendre sa tétine que j'avais failli couvrir de rouge, mais son père m'arrêta en pleine action avec une phrase qui, une fois le dos tourné, m'arracha une vilaine grimace à son insu. Du repos, étrangement, c'est ce qui me paraissait inaccessible depuis des lustres. Puisqu'il n'était guère possible d'insister, je m'en vais m'installer dans un coin du canapé, recroqueviller sur moi-même. Et, il fallut moins de dix minutes pour que le calme que j'avais si durement cherché, revienne comme par magie. De quoi me faire sentir encore plus mal que ce que je ne l'étais déjà.

Dure journée ?
Non. Parfaite.

La réponse sortie de manière presque sarcastique, quoi plus agressive, alors que je me relevais aussitôt qu'il s'installa sur le canapé avec le bébé pour m'en éloigner. Toute cette bonne humeur que les deux dégageaient d'un coup, n'était pas pour me plaire. Elle était irritante, si ce n'est blessante, alors que j'avais du mal à décrocher un sourire sur le visage de ma fille, lui, il suffisait qu'il rentre de sa journée pour qu'elle soit aussi douce qu'une fleur. Le message était suffisamment clair, maintenant qu'il était possible de réfléchir dans cette pièce, mieux valait qu'elle ne m'approche pas trop. Ma simple présence à ses côtés pouvaient suffire à relancer ses pleurs. À la place, je m'en allais ramassait les quelques jouets qui traînaient un peu partout, jusqu'à chercher de quoi préparer à manger dans les placards. Placards qui accessoirement étaient tristement vides avec une simple boîte de carotte abandonnée. Remplir les placards, voilà ce que j'avais oublié de faire aujourd'hui et qui devait pourtant rentrer dans la catégorie importante. Énervée, mais surtout contre moi-même, je referme la porte de celui-ci brutalement en rangeant à mon encontre. « Merd-credi... j'ai oublié de faire les courses… Mais, quelle idiote ! » Parce qu'il fallait vraiment être idiote pour oublier quelque chose d'aussi important. Plus encore quand le post-it avec la liste apparut sous mes yeux accrochés à côté. Je n'avais pas assuré. On pouvait très bien se conter des maigres restes de la veille pour deux, mais, c'était l'oubli qui me dérangeait.

Une dose de stress supplémentaire, auquel je répondis en allant prendre la boîte de cachets poser négligemment sur la table de basse. Un comprimé dans la main, puis deux et j'hésitai sur le troisième. Je voulais simplement me détendre, ne serais-ce que cinq minutes, mais je me ravisai et me contenter des deux dans la main en les avalant d'un coup. Cependant, mes yeux s'attardent sur quelque chose de dérangeant qui m'en fit froncer méchamment les sourcils.

C'est quoi toutes ces traces sur le sol… la question resta en suspens alors que le regard s'attarda sur ses pieds, puis à la pluie de l'extérieur, avant de partir agacer chercher la serpillière : Tu pouvais pas quitter tes chaussures toute mouillées avant de rentrer, non ? Je n'en fais pas assez la journée, c'est ça, faut que je fasse une reconversion en bonniche ?! Comme si j'en bave pas suffisamment avec la petite.

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