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 Une merde après l'autre {Wilson}

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Alaric J.R WatsonMessages : 224
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Une merde après l'autre {Wilson}   Dim 18 Juin - 14:27


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« Alors ?
- Désolé toujours rien.
- Vous êtes sûr ? Je veux dire vous avez cherché en profondeur et dans tous les coins possibles ?
- Écoute Al', je sais que tu tiens à ton ami, mais on a environ plus d'une bonne dizaine de personnes disparues. Je t'assure que l'équipe fait de sont mieux. Fait une pause, va prendre une douche, repose-toi. Tu carbures au café en restant à ton poste depuis trop longtemps. Promis je le ferais savoir s'il y a du nouveau. »

Une main posée sur l'épaule en signe de compassion, un petit sourire en coin pour détendre l'atmosphère et voilà que toute la tension disparaît comme par magie. Mais, ce serait un peu trop facile non ? J'ai beau me détendre légèrement, cela ne change guère grande chose à l'angoisse qui se consume. La situation est grave, une catastrophe - jusqu'à preuve du contraire - d'ordre naturel à frapper la ville, il n'y a pas de solution miracle pour en venir à bout. Il faut faire face aux disparus qui s'enchaînent, à la population qui paniquent ainsi qu'aux quelque merdeux qui profitent de celle-ci pour faire des siennes. C'est à ne plus savoir où donner de la tête. Ajoutons à cela, les personnes que je connais et qui me sont chères qui manquent à l'appel et voilà que c'est la goutte d'eau qui déborde littéralement du vase. Hochant simplement la tête en ne cherchant pas à insister davantage, j'abandonne le poste sur ses bons conseils prenant le chemin de la maison le temps de souffler un instant avant de se remettre au boulot parmi les autres. Le gouvernement déborde à ne plus savoir quoi faire, croulant presque sous les responsabilités données, ainsi toutes les mains à disposition ont été réquisitionné pour pouvoir s'en sortir. Mais est-ce qu'il y avait vraiment une solution face au grabuge de mère nature ? Si celle-ci avait décidé de reprendre ses droits sur la ville, nul ne pouvait l'en empêcher. C'était tout de même à se demander si la famille Elementis ne pouvait pas, pour une fois, avoir plus d'utilité pour résoudre le problème de ce trou béant en plein milieu de Quederla. Néanmoins, avant même de penser à savoir qui avait la force nécessaire pour refermer quoi que ce soit, il fallait déjà sauver tous les habitants qui avaient eu le malheur de tomber à l'intérieur. La profondeur exacte m'était inconnue, mais au vu de la hauteur et de la maigre lumière qui atteignait le sol pour y voir quelque chose, tout le monde n'avait pas forcément survécu à la chute. Une nouvelle que je n'avais pas envie de faire part aux familles dont les victimes étaient encore portées disparu.

Deux doigts frottant les yeux, un bâillement s'échappe avant de traverser une partie de la rue encore intacte. Trois jours que le drame s'était déclenché et cela n'allait pas en s'arrangeant. William ainsi que Clélia faisaient partie des disparues et cela avait le don de me rendre à cran. Il était inconcevable d'imaginer que l'un ou l'autre avait péri. William était partie chez sa copine le jour du tremblement de terre, un bâtiment qui se trouvait en plein milieu du séisme. Et si j'en crois les nouvelles de Lucy - sa bien-aimée qui était sortie acheter du pain, une action qui l'a en quelque sorte sauvée ne l'a jamais aperçu en chemin. Difficile de dire s'il était bel et bien dans le bâtiment à ce moment-là, ou simplement sur la terre qui s'était séparé en deux. Mais, je préfère resté sur la conviction qu'il se porte bien. Pour ce qu'il en était de la petite amie… C'était un flou total. Elle n'était pas chez elle, son majordome ne l'avait pas vu rentrer de la nuit, très certainement encore à s'être endormi sur une pile de papiers. Malheureusement même dans son bureau elle restait introuvable. Un silence qui était bien pesant à supporter. Pour ce qui était des autres amis tout aussi proche, forte heureusement ils allaient bien. Certains n'avaient guère eu d'autres choix que de quitter leur maison devenue trop dangereuse en allant vivre ailleurs en espérant une accalmie, tandis que d'autres encore avaient pris la décision de prendre quelques semaines de vacances loin d'ici, de quoi être sûr de se sentir en sécurité. Il faut dire que, si j'avais eu tout le monde à portée de main, ceci serait devenu un choix très exploitable. Malheureusement, cela ne se passe jamais aussi simplement.

Après avoir remonté les rues à grandes jambes, ce sont les marches que je dévale deux à deux jusqu'à la porte d'entrée. L'intérieur de l'appartement est d'un calme plat et la présence du scientifique n'est pas les parages. Les seules fois où je suis rentrée à la maison ces dernières 78 heures, ce n'était que pour prendre à manger rapidement, passer sous la douche et repartir aussitôt. Pas le temps de profiter d'un petit déjeuner, d'un dîner et d'une conversation qui s'étend sur quelques heures. Les clés sont jetées allègrement sur le comptoir de la cuisine une fois la porte refermée et la dernière tranche de jambon restante dans le frigo finit entre mes dents. Un peu d'eau pour faire chauffer le café, voilà le seul repas que je m'autorise avant de sortir quelques affaires propres de la chambre en les posant sur le lit, puis en partant directement sous la douche. Ma mine fait peur à voire dans le reflet du miroir, manquant de sommeil avec des cernes sous les yeux, il serait possible de ne plus avoir besoin d'un cache d'oeil pour masquer la blessure. Les récents événements sont littéralement en train de me tuer à la tâche. Vêtement rapidement ôter et laissé salement sur le sol, c'est avec un empressement que je m'enfonce sous la douche. « ‘chier y‘a plus d'eau chaude !  », le robinet à peine tourner avait laissée place à une déferlante d'eau froide qui ne voulait pas changer de température. Forcément avec le grabuge qui se trame en ville, même si l'appartement tenait encore bien sûr ses pieds en ayant été que partiellement fissuré, les répercussions se manifestaient en revanche sur la plomberie. Comme si c'était vraiment le moment d'avoir des dégâts des eaux. Mais j'avais tellement besoin d'une douche, qu'il suffisait de serrer un peu les dents pour affronter le froid le temps d'une dizaine de minutes.

L'avantage d'une eau glacée, mise à par le fait d'avoir le don de faire circuler le sang comme certains le disent, cela avait tout autant le don de remettre les idées en place. Ce n'était pas le moment de se laisser abattre, mais de se reprendre en main et de réfléchir correctement face à l'obstacle. À cela un deuxième cerveau pour se pencher sur la réflexion n'était pas de refus. Comme si cette pensée avait fait un écho en guise d'appel, une fois sorti de la douche, une serviette est gentiment tendue par une main bien plus poilue que ne pouvaient l'être mes jambes. L'entourant à la taille j'en remercie mon familier en soupirant, peu surpris de la manière d'intervention ce n'était ni la première et avec de fortes chances que ce ne soit pas non plus la dernière. Mais maintenant qu'elle était là, il fallait considérer le fait qu'il y avait peut-être plus de facilité, ou du moins de chances, pour mettre la main sur les disparus. Shookie avait de base une grande utilité sur les enquêtes menées, donc ce n'était pas comme si c'était nouveau d'avoir son soutien. Une deuxième serviette attrapée et mit sur les cheveux, le sifflement du café près résonne ainsi que l'odeur du nain rentrée dans l'appartement me chatouillant les narines.

Une tasse est d'abord remplie en sortant de la salle de bain. La laissant refroidire légèrement en compagnie de l'animal qui avait droit à une pomme faute d'être en rupture de stock de bananes, je m'active sur le séchage des cheveux en allant en direction de la chambre, là où l'odeur du colocataire se faisait plus présente.

« Wilson, la situation est merdique et je n'ai toujours pas de nouvelle de Wi… mais qu'est-ce que tu fous ?!  »

Il se tenait juste-là, assis sur le lit en tripotant quasi fièrement le boxer que je comptai mettre. C'était incompréhensible comme comportement et en même temps si peu étrange depuis ces derniers temps que ceci devenait presque une habitude. Sauf que cette fois-ci c'était de trop. Ce n'était clairement pas le jour de chercher des noises avec des envies plus que farfelu. Le sous-vêtement est arraché des mains avant de l'incendier :

« Laisse mon caleçon en paix bordel ! La disparition de William te passe au-dessus au point que tout ce qui t'importe c'est de jouer avec mes calbutes ? Mais qu'est-ce qui te prend en ce moment, je ne te reconnais plus !  »

   





L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 130
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Une merde après l'autre {Wilson}   Dim 18 Juin - 23:26


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Une merde après l'autre

Est-ce que ce boxer était une invitation à moult égarements d'ordre intime sur fond d'indéniable opportunité financière ? Car enfin, c'est bien ainsi que le petit brun pouvait interpréter le somptueux "Pour toi, c'est gratuit !" brodé aux fesses de ce sous-vêtement au jaune si criard qu'il aurait été difficile de ne pas le voir sur le lit, réfléchissant bientôt la lumière de la fenêtre comme le phare des attractions à venir à la surface de ces draps. Sans gêne aucune, il s'était assis à son bord pour venir l'observer de plus près, peinant presque à croire qu'il s'agissait-là de l'attirail du consultant. Probablement l'un de ces boxers humoristiques que l'on s'offre pour rire à l'occasion d'un anniversaire ; d'autant plus que dans le cas précis du blond, le renvoi à la transaction précédant l'acte ne manquait pas de justesse pour son passif de travailleur sur plumard. Toujours est-il qu'il s'amusa grandement de la réaction de son propriétaire au moment où celui-ci pénétra dans la chambre, fraîchement sorti de la douche et donc peu vêtu, afin d'arracher son bien des mains gantées de son fouineur de colocataire, lequel se mit à roucouler en croisant une jambe sur l'autre :

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« Que veux-tu que je te dise ? J'en oublierais comment je m'appelle quand tu déambules à demi-nu dans l'appartement !
Je suis sûr d'avoir déjà fait un rêve à peu près similaire... ça te dirait de continuer cette discussion dans la cuisine ?
»

L'affaire du siècle et personne dans les parages pour en profiter, ce serait un gâchis affolant. Le message gravé sur tissu aurait pu être destiné à une certaine juge, mais à quoi bon s'exprimer dans le vide alors qu'elle n'est même plus là pour y répondre ? Bien évidemment, aucune confirmation ne pouvait soutenir pour le moment la thèse d'une disparition dans cette immense brèche ouverte après le tremblement de terre d'il y a trois jours, en dépit des efforts d'Alaric pour rejeter cette éventualité. Tout ce que voyait le petit scientifique imposteur, c'était surtout un boxer de circonstance dont les promesses ne risqueraient pas de se concrétiser de sitôt, bien qu'il se dévouait volontiers à cette cause et ce quitte à laisser un petit pourboire au passage.

L'urgence et le malheur engendrés par la dernière catastrophe en date à Quederla n'avait pas secoué Percy outre-mesure, peu concerné à vrai dire par les problèmes de chacun. En matière de remous, c'était plutôt le chimiste qui en avait subi les conséquences des tréfonds de son laboratoire, essuyant la perte de quantité de matériel, produits et sang-froid lorsque la terre s'était mise à trembler comme jamais. Une chance cela dit que l'hôtel de ville ne se soit pas trouvé à l'épicentre du séisme, et n'ait écopé que de dommages somme toute moindres comparés à d'autres bâtiments et fondations. En bref, rien de plus qu'une frousse pour certains, tandis que d'autres avaient certainement tout perdu en l'espace de quelques minutes à peine. Triste jeu du sort, quoi que ces pertes encombraient davantage le consultant que son petit colocataire échevelé, réquisitionné non-stop depuis lors afin de venir en aide à la population, ce qui n'était pas pour arranger sa mine de fonctionnaire surexploité.

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« Déride-toi un peu Al', tu files un mauvais coton ces derniers jours, c'est pas bon pour le teint. Les heures supplémentaires vont se lire à vie sur ton visage. Je te dérange, peut-être ? Ce que tu es devenu pudique... à mon tour maintenant de ne plus te reconnaître. »

Voyant que sa présence retenait manifestement le grand blond dans son entreprise de rhabillage depuis qu'il avait repris possession de ses sous-vêtements -quoi qu'il n'irait pas se plaindre de le faire mariner plus longtemps avec une serviette pour tout accoutrement-, il décroisa ses jambes pour quitter le lit et s'éloigner dans un coin de la pièce, sans en sortir pour autant. Dos tourné à Alaric, il se contenta seulement de garder les yeux rivés sur le placard devant lequel il s'était posté, ou du moins en donner l'impression, les fois où son regard ne furetait pas par-dessus son épaule pour dérober quelques aperçus juteux, par exemple. Tandis que l'autre cherchait de quoi se couvrir, le brun époussetait du bout de son index la surface du mobilier devant lui, un sourcil levé à la vue du film de poussière qui maculait ensuite le cuir de son gant, puis il se frotta les doigts entre eux en s'accordant à enchaîner sur les inquiétudes de son interlocuteur.

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« Qu'est-ce qui te fait croire que William a été victime du tremblement de terre ? Si tu veux mon avis, le tigron passe du si bon temps avec sa copine qu'il profite juste de tout ce remue-ménage pour jouer aux abonnés absents, loin des responsabilités de la coloc et de ses Domae. De toute façon, les gens signalent des disparitions à tout va alors que la plupart ont seulement pris trop de temps pour acheter le pain. »

Une catastrophe naturelle et c'était la porte ouverte à toutes les fenêtres, de quoi rassembler les pires angoissés du secteur devant les portes du commissariat pour mentionner des proches qui n'ont eu que le malheur de ne pas s'être trouvés à domicile ce jour-là pour leur ouvrir la porte. Certes, le consultant avait de quoi se préoccuper du troisième larron, en particulier avec sa défaillance qui ne rendrait certainement pas les recherches faciles s'il s'avérait effectivement être tombé dans les décombres du séisme ; mais c'était aussi un individu très autonome dans son genre, et pas mécontent de bénéficier d'un peu de tranquillité pour passer ses journées au lit avec une minette. Et enfin, avec un tigre comme familier, fallait-il vraiment se faire autant de mouron ? William était loin d'être dépourvu en cas de pépin. Mais puisque cela lui tenait tant à cœur, Percy s'en alla en direction du bureau de travail du si délicat Watson, d'où il empoigna un exemplaire enroulé des Grenouilles enchaînées, laissé exprès à son attention. Ce pour quoi il était d'abord entré en coup de vent dans sa chambre, avant de finalement s'y attarder à cause du boxer flashy, efficace comme du papier-mouche quand il s'agit d'attirer les petits bruns avec un penchant prononcé pour les consultants blonds et musclés.

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« Tiens regarde, je suis tellement concerné par ce qui arrive que je t'ai ramené le journal, édition spéciale catastrophe. Il paraît qu'ils ont une page entière dédiée aux personnes qui n'ont toujours pas donné signe de vie. Ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait ton nom là-dedans, pour le peu qu'on te voit à la maison en ce moment... »


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