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 Une merde après l'autre {Wilson}

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Alaric J.R WatsonMessages : 242
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Une merde après l'autre {Wilson}   Dim 18 Juin - 14:27


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« Alors ?
- Désolé toujours rien.
- Vous êtes sûr ? Je veux dire vous avez cherché en profondeur et dans tous les coins possibles ?
- Écoute Al', je sais que tu tiens à ton ami, mais on a environ plus d'une bonne dizaine de personnes disparues. Je t'assure que l'équipe fait de sont mieux. Fait une pause, va prendre une douche, repose-toi. Tu carbures au café en restant à ton poste depuis trop longtemps. Promis je le ferais savoir s'il y a du nouveau. »

Une main posée sur l'épaule en signe de compassion, un petit sourire en coin pour détendre l'atmosphère et voilà que toute la tension disparaît comme par magie. Mais, ce serait un peu trop facile non ? J'ai beau me détendre légèrement, cela ne change guère grande chose à l'angoisse qui se consume. La situation est grave, une catastrophe - jusqu'à preuve du contraire - d'ordre naturel à frapper la ville, il n'y a pas de solution miracle pour en venir à bout. Il faut faire face aux disparus qui s'enchaînent, à la population qui paniquent ainsi qu'aux quelque merdeux qui profitent de celle-ci pour faire des siennes. C'est à ne plus savoir où donner de la tête. Ajoutons à cela, les personnes que je connais et qui me sont chères qui manquent à l'appel et voilà que c'est la goutte d'eau qui déborde littéralement du vase. Hochant simplement la tête en ne cherchant pas à insister davantage, j'abandonne le poste sur ses bons conseils prenant le chemin de la maison le temps de souffler un instant avant de se remettre au boulot parmi les autres. Le gouvernement déborde à ne plus savoir quoi faire, croulant presque sous les responsabilités données, ainsi toutes les mains à disposition ont été réquisitionné pour pouvoir s'en sortir. Mais est-ce qu'il y avait vraiment une solution face au grabuge de mère nature ? Si celle-ci avait décidé de reprendre ses droits sur la ville, nul ne pouvait l'en empêcher. C'était tout de même à se demander si la famille Elementis ne pouvait pas, pour une fois, avoir plus d'utilité pour résoudre le problème de ce trou béant en plein milieu de Quederla. Néanmoins, avant même de penser à savoir qui avait la force nécessaire pour refermer quoi que ce soit, il fallait déjà sauver tous les habitants qui avaient eu le malheur de tomber à l'intérieur. La profondeur exacte m'était inconnue, mais au vu de la hauteur et de la maigre lumière qui atteignait le sol pour y voir quelque chose, tout le monde n'avait pas forcément survécu à la chute. Une nouvelle que je n'avais pas envie de faire part aux familles dont les victimes étaient encore portées disparu.

Deux doigts frottant les yeux, un bâillement s'échappe avant de traverser une partie de la rue encore intacte. Trois jours que le drame s'était déclenché et cela n'allait pas en s'arrangeant. William ainsi que Clélia faisaient partie des disparues et cela avait le don de me rendre à cran. Il était inconcevable d'imaginer que l'un ou l'autre avait péri. William était partie chez sa copine le jour du tremblement de terre, un bâtiment qui se trouvait en plein milieu du séisme. Et si j'en crois les nouvelles de Lucy - sa bien-aimée qui était sortie acheter du pain, une action qui l'a en quelque sorte sauvée ne l'a jamais aperçu en chemin. Difficile de dire s'il était bel et bien dans le bâtiment à ce moment-là, ou simplement sur la terre qui s'était séparé en deux. Mais, je préfère resté sur la conviction qu'il se porte bien. Pour ce qu'il en était de la petite amie… C'était un flou total. Elle n'était pas chez elle, son majordome ne l'avait pas vu rentrer de la nuit, très certainement encore à s'être endormi sur une pile de papiers. Malheureusement même dans son bureau elle restait introuvable. Un silence qui était bien pesant à supporter. Pour ce qui était des autres amis tout aussi proche, forte heureusement ils allaient bien. Certains n'avaient guère eu d'autres choix que de quitter leur maison devenue trop dangereuse en allant vivre ailleurs en espérant une accalmie, tandis que d'autres encore avaient pris la décision de prendre quelques semaines de vacances loin d'ici, de quoi être sûr de se sentir en sécurité. Il faut dire que, si j'avais eu tout le monde à portée de main, ceci serait devenu un choix très exploitable. Malheureusement, cela ne se passe jamais aussi simplement.

Après avoir remonté les rues à grandes jambes, ce sont les marches que je dévale deux à deux jusqu'à la porte d'entrée. L'intérieur de l'appartement est d'un calme plat et la présence du scientifique n'est pas les parages. Les seules fois où je suis rentrée à la maison ces dernières 78 heures, ce n'était que pour prendre à manger rapidement, passer sous la douche et repartir aussitôt. Pas le temps de profiter d'un petit déjeuner, d'un dîner et d'une conversation qui s'étend sur quelques heures. Les clés sont jetées allègrement sur le comptoir de la cuisine une fois la porte refermée et la dernière tranche de jambon restante dans le frigo finit entre mes dents. Un peu d'eau pour faire chauffer le café, voilà le seul repas que je m'autorise avant de sortir quelques affaires propres de la chambre en les posant sur le lit, puis en partant directement sous la douche. Ma mine fait peur à voire dans le reflet du miroir, manquant de sommeil avec des cernes sous les yeux, il serait possible de ne plus avoir besoin d'un cache d'oeil pour masquer la blessure. Les récents événements sont littéralement en train de me tuer à la tâche. Vêtement rapidement ôter et laissé salement sur le sol, c'est avec un empressement que je m'enfonce sous la douche. « ‘chier y‘a plus d'eau chaude !  », le robinet à peine tourner avait laissée place à une déferlante d'eau froide qui ne voulait pas changer de température. Forcément avec le grabuge qui se trame en ville, même si l'appartement tenait encore bien sûr ses pieds en ayant été que partiellement fissuré, les répercussions se manifestaient en revanche sur la plomberie. Comme si c'était vraiment le moment d'avoir des dégâts des eaux. Mais j'avais tellement besoin d'une douche, qu'il suffisait de serrer un peu les dents pour affronter le froid le temps d'une dizaine de minutes.

L'avantage d'une eau glacée, mise à par le fait d'avoir le don de faire circuler le sang comme certains le disent, cela avait tout autant le don de remettre les idées en place. Ce n'était pas le moment de se laisser abattre, mais de se reprendre en main et de réfléchir correctement face à l'obstacle. À cela un deuxième cerveau pour se pencher sur la réflexion n'était pas de refus. Comme si cette pensée avait fait un écho en guise d'appel, une fois sorti de la douche, une serviette est gentiment tendue par une main bien plus poilue que ne pouvaient l'être mes jambes. L'entourant à la taille j'en remercie mon familier en soupirant, peu surpris de la manière d'intervention ce n'était ni la première et avec de fortes chances que ce ne soit pas non plus la dernière. Mais maintenant qu'elle était là, il fallait considérer le fait qu'il y avait peut-être plus de facilité, ou du moins de chances, pour mettre la main sur les disparus. Shookie avait de base une grande utilité sur les enquêtes menées, donc ce n'était pas comme si c'était nouveau d'avoir son soutien. Une deuxième serviette attrapée et mit sur les cheveux, le sifflement du café près résonne ainsi que l'odeur du nain rentrée dans l'appartement me chatouillant les narines.

Une tasse est d'abord remplie en sortant de la salle de bain. La laissant refroidire légèrement en compagnie de l'animal qui avait droit à une pomme faute d'être en rupture de stock de bananes, je m'active sur le séchage des cheveux en allant en direction de la chambre, là où l'odeur du colocataire se faisait plus présente.

« Wilson, la situation est merdique et je n'ai toujours pas de nouvelle de Wi… mais qu'est-ce que tu fous ?!  »

Il se tenait juste-là, assis sur le lit en tripotant quasi fièrement le boxer que je comptai mettre. C'était incompréhensible comme comportement et en même temps si peu étrange depuis ces derniers temps que ceci devenait presque une habitude. Sauf que cette fois-ci c'était de trop. Ce n'était clairement pas le jour de chercher des noises avec des envies plus que farfelu. Le sous-vêtement est arraché des mains avant de l'incendier :

« Laisse mon caleçon en paix bordel ! La disparition de William te passe au-dessus au point que tout ce qui t'importe c'est de jouer avec mes calbutes ? Mais qu'est-ce qui te prend en ce moment, je ne te reconnais plus !  »

   





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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 132
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MessageSujet: Re: Une merde après l'autre {Wilson}   Dim 18 Juin - 23:26


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Une merde après l'autre

Est-ce que ce boxer était une invitation à moult égarements d'ordre intime sur fond d'indéniable opportunité financière ? Car enfin, c'est bien ainsi que le petit brun pouvait interpréter le somptueux "Pour toi, c'est gratuit !" brodé aux fesses de ce sous-vêtement au jaune si criard qu'il aurait été difficile de ne pas le voir sur le lit, réfléchissant bientôt la lumière de la fenêtre comme le phare des attractions à venir à la surface de ces draps. Sans gêne aucune, il s'était assis à son bord pour venir l'observer de plus près, peinant presque à croire qu'il s'agissait-là de l'attirail du consultant. Probablement l'un de ces boxers humoristiques que l'on s'offre pour rire à l'occasion d'un anniversaire ; d'autant plus que dans le cas précis du blond, le renvoi à la transaction précédant l'acte ne manquait pas de justesse pour son passif de travailleur sur plumard. Toujours est-il qu'il s'amusa grandement de la réaction de son propriétaire au moment où celui-ci pénétra dans la chambre, fraîchement sorti de la douche et donc peu vêtu, afin d'arracher son bien des mains gantées de son fouineur de colocataire, lequel se mit à roucouler en croisant une jambe sur l'autre :

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« Que veux-tu que je te dise ? J'en oublierais comment je m'appelle quand tu déambules à demi-nu dans l'appartement !
Je suis sûr d'avoir déjà fait un rêve à peu près similaire... ça te dirait de continuer cette discussion dans la cuisine ?
»

L'affaire du siècle et personne dans les parages pour en profiter, ce serait un gâchis affolant. Le message gravé sur tissu aurait pu être destiné à une certaine juge, mais à quoi bon s'exprimer dans le vide alors qu'elle n'est même plus là pour y répondre ? Bien évidemment, aucune confirmation ne pouvait soutenir pour le moment la thèse d'une disparition dans cette immense brèche ouverte après le tremblement de terre d'il y a trois jours, en dépit des efforts d'Alaric pour rejeter cette éventualité. Tout ce que voyait le petit scientifique imposteur, c'était surtout un boxer de circonstance dont les promesses ne risqueraient pas de se concrétiser de sitôt, bien qu'il se dévouait volontiers à cette cause et ce quitte à laisser un petit pourboire au passage.

L'urgence et le malheur engendrés par la dernière catastrophe en date à Quederla n'avait pas secoué Percy outre-mesure, peu concerné à vrai dire par les problèmes de chacun. En matière de remous, c'était plutôt le chimiste qui en avait subi les conséquences des tréfonds de son laboratoire, essuyant la perte de quantité de matériel, produits et sang-froid lorsque la terre s'était mise à trembler comme jamais. Une chance cela dit que l'hôtel de ville ne se soit pas trouvé à l'épicentre du séisme, et n'ait écopé que de dommages somme toute moindres comparés à d'autres bâtiments et fondations. En bref, rien de plus qu'une frousse pour certains, tandis que d'autres avaient certainement tout perdu en l'espace de quelques minutes à peine. Triste jeu du sort, quoi que ces pertes encombraient davantage le consultant que son petit colocataire échevelé, réquisitionné non-stop depuis lors afin de venir en aide à la population, ce qui n'était pas pour arranger sa mine de fonctionnaire surexploité.

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« Déride-toi un peu Al', tu files un mauvais coton ces derniers jours, c'est pas bon pour le teint. Les heures supplémentaires vont se lire à vie sur ton visage. Je te dérange, peut-être ? Ce que tu es devenu pudique... à mon tour maintenant de ne plus te reconnaître. »

Voyant que sa présence retenait manifestement le grand blond dans son entreprise de rhabillage depuis qu'il avait repris possession de ses sous-vêtements -quoi qu'il n'irait pas se plaindre de le faire mariner plus longtemps avec une serviette pour tout accoutrement-, il décroisa ses jambes pour quitter le lit et s'éloigner dans un coin de la pièce, sans en sortir pour autant. Dos tourné à Alaric, il se contenta seulement de garder les yeux rivés sur le placard devant lequel il s'était posté, ou du moins en donner l'impression, les fois où son regard ne furetait pas par-dessus son épaule pour dérober quelques aperçus juteux, par exemple. Tandis que l'autre cherchait de quoi se couvrir, le brun époussetait du bout de son index la surface du mobilier devant lui, un sourcil levé à la vue du film de poussière qui maculait ensuite le cuir de son gant, puis il se frotta les doigts entre eux en s'accordant à enchaîner sur les inquiétudes de son interlocuteur.

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« Qu'est-ce qui te fait croire que William a été victime du tremblement de terre ? Si tu veux mon avis, le tigron passe du si bon temps avec sa copine qu'il profite juste de tout ce remue-ménage pour jouer aux abonnés absents, loin des responsabilités de la coloc et de ses Domae. De toute façon, les gens signalent des disparitions à tout va alors que la plupart ont seulement pris trop de temps pour acheter le pain. »

Une catastrophe naturelle et c'était la porte ouverte à toutes les fenêtres, de quoi rassembler les pires angoissés du secteur devant les portes du commissariat pour mentionner des proches qui n'ont eu que le malheur de ne pas s'être trouvés à domicile ce jour-là pour leur ouvrir la porte. Certes, le consultant avait de quoi se préoccuper du troisième larron, en particulier avec sa défaillance qui ne rendrait certainement pas les recherches faciles s'il s'avérait effectivement être tombé dans les décombres du séisme ; mais c'était aussi un individu très autonome dans son genre, et pas mécontent de bénéficier d'un peu de tranquillité pour passer ses journées au lit avec une minette. Et enfin, avec un tigre comme familier, fallait-il vraiment se faire autant de mouron ? William était loin d'être dépourvu en cas de pépin. Mais puisque cela lui tenait tant à cœur, Percy s'en alla en direction du bureau de travail du si délicat Watson, d'où il empoigna un exemplaire enroulé des Grenouilles enchaînées, laissé exprès à son attention. Ce pour quoi il était d'abord entré en coup de vent dans sa chambre, avant de finalement s'y attarder à cause du boxer flashy, efficace comme du papier-mouche quand il s'agit d'attirer les petits bruns avec un penchant prononcé pour les consultants blonds et musclés.

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« Tiens regarde, je suis tellement concerné par ce qui arrive que je t'ai ramené le journal, édition spéciale catastrophe. Il paraît qu'ils ont une page entière dédiée aux personnes qui n'ont toujours pas donné signe de vie. Ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait ton nom là-dedans, pour le peu qu'on te voit à la maison en ce moment... »


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Alaric J.R WatsonMessages : 242
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MessageSujet: Re: Une merde après l'autre {Wilson}   Dim 2 Juil - 20:34


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C'est vrai, qu'est-ce qu'il avait en ce moment à se comporter ainsi ? C'est comme si tout ce qui lui importait ce n'était que s'amuser et draguer à tout va. Est-ce qu'à force de vivre avec deux cas, cela a fini par déteindre sur lui ? Quoiqu'on ne puisse pas vraiment mettre Will' dans la catégorie des gros dragueurs, mais il savait s'y prendre convenablement quand il le voulait. En soi ce serait un retournement assez marrant, cependant ce n'est ni le lieu, ni le moment idéal pour en rire. Il y avait plus importantes à se soucier que les envies farfelues du petit scientifique. Ses petits penchants érotiques n'allaient pas être résolus en ma présence. Mieux valait qu'il garde ses fantasmes pour lui-même. Et puis, le comptoir de la cuisine était propre, ce qui serait littéralement chiant de le salir aujourd'hui. Mais, cela ne semblait guère le perturber davantage. Bras croisé, je l'observe sévèrement comme s'il s'agissait d'un gamin pris sur le fait pour une bêtise. Aller savoir ce qu'il comptait faire avec mon vêtement entre les mains, mise à part l'étudier avec une grande précaution.

Wilson était bizarre, un fait indéniable ces derniers temps, mais il avait tout de même une certaine limite et, jusqu'à preuve du contraire, il n'avait jamais cet air de “je m'en foutisme” constamment sur le visage. D'aussi loin que je m'en souvienne, ce n'était qu'un grand -petit- timide, totalement froussard qui n'avait qu'un amour inconsidéré pour la science. Là, en l'occurrence, il en était tout le contraire. Celui-ci abandonne d'ailleurs le lit pour prendre place dans un coin de la pièce. Ignorant sa remarque sur mon côté pudique, c'est d'un œil lever en direction du ciel exaspérer, que j'enfile les vêtements, puisqu'il n'était apparemment pas possible d'avoir une meilleure intimité que celle-ci. C'est qu'il ne faudrait pas trop en demander non plus à ce scientifique pour qu'il puisse se rincer l'œil comme il se doit. Pathétique, mais, actuellement je cesse de chercher à le comprendre. Fermant un à un les boutons du pantalon, c'est sur un ton sarcastique qu'une réponse se fait entendre quant à la mystérieuse et soudaine disparition de William

« Oh je ne sais pas moi… Peut-être parce que j'ai vu sa copine, effondré et qu'il n'est jamais arrivé à bon port ? Cela me semble être une raison suffisante pour s'inquiéter. »

En outre un fait des plus alarmants, il est normal de se poser quelques questions. Et après avoir vu l'état du bâtiment, il n'y avait aucun doute quant au fait qu'il n'essayait pas d'échapper à sa corvée de ménage. Il était peut-être vicieux sur les bords à ce niveau-là, il n'était quand même pas stupide au point de mettre sa vie en danger pour une histoire de trois bouteilles de bière et deux chaussettes. Mais à cela l'autre colocataire ne semblait pas le voir de la même manière. Alors que je venais à peine d'enfiler la chemise, le scientifique revient à la charge en offrant le journal du jour. Et je ne saurais dire si sa voix avait un air moqueur ou sincère à mon égard. Quoi qu'il en soit, le papier fut arraché de ses mains, le temps de l'étudier un instant avant de lâcher dans un soupir agacé

« Désolé de ne pas passer mon temps a me tourner les pouces et à te préparer à manger, pour être plus présent à la maison ! Ce n'est pas comme si j'avais un certain devoir faire pour cette ville, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme si j'avais un titre de flic au-dessus de ma tête est qu'en contrepartie il est normal que je passe du temps à sauver les miches de ses habitants. »

Ce ne sont que des petits détails sans grande importance, c'est à se demander ce qu'il attendait de moi justement ; que je reste sagement les bras croisés sur le canapé à attendre que le temps passe, jusqu'à son retour comme une bonne petite femme au foyer ? Il devait pourtant suffisamment me connaitre pour savoir qu'une telle chose n'allait jamais arriver. S'il désirait se comporter ainsi, libre à lui, mais il ne fallait pas trop m'en demander pour autant. Le journal se fait réduire en une vilaine boule de papier qui finit du premier coup à la poubelle, tandis que les nerfs passent sur sa présence :

« Est quand bien même mon nom serait dans l'article du jour, ça ne changerait pas grand-chose pour toi. Tu en as littéralement rien à faire actuellement, alors je me demande qu'est-ce qui serait différent si c'était moi qui avais une place dans la brèche. Tu lèves a peine le petit doigt pour ton coloc'. »


Il était impossible de descendre par soi-même dans la faille à moins d'avoir une place dans l'équipe de recherche. Mais cela ne voulait pas dire qu'il fallait s'en foutre le coquillart au plus au point et continuer sa vie comme s'il ne s'était jamais rien passer. Il avait le droit d'avoir un minimum de bonté pour un ami disparu non ? Ou est-ce qu'il avait décidé d'ignorer tout le monde ?

« Je ne sais pas quelle mouche t'a piqué, mais tu avais un minimum de compassion avant... Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'aimerais manger un truc avant d'y retourner pour le reste de la nuit. Tu pourrais au moins faire semblant de te rendre utile et faire la vaisselle. Je passe déjà mon temps a laver vos slips… J'suis par votre boniche bordel ! »

Ne serait-ce que pour servir à quelque chose au lieu de jouer bêtement avec mes sous-vêtements. Sans attendre davantage, je retourne dans la cuisine là où la douceur d'un café m'attend.

   





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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 132
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MessageSujet: Re: Une merde après l'autre {Wilson}   Ven 7 Juil - 23:40


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Une merde après l'autre

Avec le temps perdu à se préoccuper de tous ces gens qui avaient trébuché à l'intérieur, autant ajouter directement le nom du consultant, en fin de compte il serait bien possible qu'on l'inclue tôt ou tard dans les équipes de recherche et de secours en intervention dans la fissure. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette dernière remarque lui était restée méchamment coincée dans la gorge, alors qu'il se justifiait du temps qu'il n'avait plus à sa disposition, car entièrement consacrée à son honorable vocation de justicier. Le consultant était froissé, au même titre que le journal dont il n'accorda qu'un bref coup d’œil avant de le jeter dans la corbeille, se plaignant ensuite de l'insensibilité flagrante de son plus petit colocataire à l'égard des deux autres. Cet argumentaire ne fit que rouler des yeux l'accusé, peu conquis de toute manière à l'idée d'alimenter la complainte de la ménagère en colère. Ce rôle n'allait décidément pas au teint d'Alaric, sans compter la démesure de ses attentes : que peut faire un misérable scientifique en ces temps difficiles ? Jouer les héros dans les rues, très peu pour lui, et ce même s'il avait été aux commandes à ce moment-là. Ni l'un ni l'autre n'aurait réellement pu apporter grand-chose dans cette situation, quoi que Wilson aurait toutefois eu l'extrême délicatesse de se montrer un tant soit peu concerné par les inquiétudes du grand blond.

Dans l'immédiat, répliquer avec une pointe d'insolence non dissimulée que la tâche de la vaisselle ne lui revenait pas avant la semaine prochaine fut ce qu'il jugea de plus pertinent à faire, pendant qu'il partait en quête du journal jeté sans ménagement, avant de rejoindre le consultant dans la cuisine. La présence d'un gorille en chair et en os dans l'autre pièce eût le don de le surprendre sur le coup, puis il le contourna avec grande précaution comme si l'animal était infesté de puces -qui sait si ce n'était pas le cas ?-. Allant plutôt étaler la paperasse sur la table à manger pour l'aplatir et la rendre lisible à nouveau, il poussa un soupir moqueur en parcourant les mots acerbes de la presse à propos du Gouvernement et de sa gestion de la catastrophe.

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« Oh, oui, ton devoir de flic... Dis-moi un peu tout le bien que cette ville te rend en échange de tes bons et loyaux services ? Se crever à la tâche pour des gens qui n'ont pas une once de respect pour l'autorité que tu représentes, j'ai du mal à trouver ça très édifiant. Après tout, personne ne se prive pour cracher sur le Gouvernement le reste de l'année, sauf quand on l'appelle à l'aide du fond d'une crevasse. La belle hypocrisie. »

L'ennemi public n°1, jusqu'à ce qu'un malheur n'arrive et laisse les habitants dans un désarroi suffisant pour n'envisager d'autres solutions que celle de recourir à ses services, et même dans ce cas de figure, ils trouvent encore le moyen de reprocher l'organisation et le temps perdu à gérer les expéditions. Il n'y avait qu'à tendre l'oreille pour capter la mélodie des blâmes émanant du peuple, toujours prêt à faire le procès des actions du Gouvernement et par extension, de ses membres. On ne peut même pas dire que la paye en valait franchement la chandelle. Du haut de son infaillible optimisme, le consultant serait capable de soutenir que son travail était désintéressé, qu'il agit en faisant passer le bien de la communauté avant le sien, et autres candides inepties qui ne sauraient convaincre le cynique petit brun. Posté devant les placards de la cuisine pour procéder à leur fouille, toujours plus fructueuse que celles qui s'opéraient en sous-sol un peu partout en ville, il finit par mettre une main gantée sur une bouteille de vin rouge.

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« Ne te fais pas d'illusion, les gens s'en cognent du mal que tu te donnes, ils attendent seulement des résultats. Ce n'est pas de ma faute si cette institution exploite ton existence et te réduit à un simple effectif, en foutant ta santé en l'air dans la foulée. Si je compte les boîtes d'antidépresseurs dans ma table de chevet, je dirais qu'on est au moins deux sur cette case ! »

Haussant nonchalamment des épaules comme si rien n'avait d'importance, il s'empara encore d'un verre à pied sur le chemin en allant prendre place sur l'une des chaises à table, s'autorisant à retirer préalablement ses gants en cuir avant de déboucher la bouteille et se servir. Travailler plus que de raison en négligeant tout le reste, c'est probablement le fardeau de beaucoup d'agents du Gouvernement, le scientifique en premier ; ce pauvre diable pouvait à peine prétendre avoir un quelconque "reste" à délaisser au profit de son boulot, tant l'ensemble des aspects de sa vie avaient déjà été mis au second plan ! On aurait presque pu parler d'un troisième voire d'un quatrième plan, avec une réalité aussi mortellement ennuyeuse. Au terme d'une gorgée de vin, il enchaîna, avec une impertinence qui demeurait accrochée au coin de ses lèvres :

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« Il faudrait peut-être songer à réévaluer ses principes et se demander si toutes ces bonnes causes valent vraiment la peine de faire des sacrifices. Tiens, parlant de sacrifice, comment va cette chère Mlle Rothschild ? En voilà une qui n'a pas attendu le tremblement de terre pour jouer aux disparues. Deux boulots, une cause commune, et vous vous êtes pourtant débrouillés pour vous éloigner en quelques mois seulement... Mais j'imagine que la ville le vaut bien, n'est-ce pas ? J'admire sincèrement ta dévotion. »

Il aurait été tenté d'ajouter à quel point il espérait que Roméo puisse retrouver sa Juliette saine et sauve, mais il craignait que son foutage de gueule n'en devienne plus flagrant encore.


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Alaric J.R WatsonMessages : 242
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MessageSujet: Re: Une merde après l'autre {Wilson}   Mer 12 Juil - 9:23


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Douce amertume d'un café. Voilà quelque chose qui avait au moins le mérite d'être légèrement réconfortant pendant un court instant. Bien plus que les mots du scientifique, qui n'avaient littéralement aucune compassion. Ce n'était pas une mouche qui l'avait piqué, mais bel et bien, un éléphant qui lui avait écrasé le cerveau. Il n'y avait que ça comme réponse plus ou moins logique. Mon familier n'avait pas bougé de place, entamant sagement l'autre moitié de sa pomme. Au moins, elle, elle me comprenait ou du moins, elle garde ses remarques - à défaut de pouvoir les communiquer - en ayant un peu de bons sens face à la situation. Tandis que la présence d'un nain était de retour, dans la pièce préférant d'ignorer, ce sont des œufs que je prépare histoire d'avoir quelque chose d'un peu plus consistant à me mettre dans le ventre. Mais c'était sans compter que lui tenait à revenir à la charge avec le sujet. Il ne lâche pas l'affaire, mais pourquoi si ce n'est pour m'agacer davantage ?

« Je connais l'hypocrisie des gens, trop aimables de t'en soucier. »

Je la côtoie tous les jours et là encore, ce serait à deux doigts de recommencer. Mais, je savais parfaitement dans quoi je m'engageais en voulant rejoindre le gouvernement, ce n'est pas lui qui allait m'apprendre quoi que ce soit de nouveau. Les gens étaient, ce qu'ils étaient. Certains avaient une once de gentillesse et ne crachait pas sur les efforts et les moyens déployés pour eux. Tandis que d'autres étaient totalement le contraire. Actuellement, j'avais bien du mal à savoir dans quelle catégorie je devais placer Wilson. Quoique à force de l'entendre la deuxième semblait être fait pour lui.

« Oh, mais ma santé va très bien comparer à la tienne, je n'ai pas besoin de survivre avec des cachets. »

Et puis quoi encore, loin de moi l'idée de dire qu'il s'agit d'une aide pour les faibles, mais je suis encore large côté pression mentale pour ne pas avoir besoin de rester constamment sous l'influence des médocs. À tous les coups, ceci doit être la raison de son changement de comportement. À force d'en abuser ça ne serait pas étonnant, ce qui expliquerait son air irritant à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Mais ça ce n'était que le cadet de mes soucis, mes œufs trempent dans l'eau pendant que je place une assiette sur la table au même moment où lui et son verre de vin s'aventurent sur un terrain glissant. La mâchoire se crispe et les poings aussi, parler d'elle ainsi que de notre relation qui n'est pas au beau fixe pour le moment était bien la dernière chose à faire, plus encore avec une pareille attitude. Qu'il en est rien à faire à son sujet était son droit, néanmoins, ce n'était pas une raison pour avoir un total manque de respect. C'était sûrement de trop avec la journée de merde passée, mais à défaut de lui coller ma gauche en pleine figure, mes mains partent à la conquête du haut de son habit et le soulèvent d'un coup sec, quitte à renverser le verre sur le sol. La colère était suffisamment présente pour que son poids habituel, déjà pas très élevé, soit similaire à celui d'un poids plume.

« Son sort est important pour moi, d'accord ! ? Et je n'irai pas sacrifier sa vie pour ça des habitants. Mais, comparer à toi, je comprends leur peine et leur détresse en ayant perdu quelqu'un en bas. Mais c'est quelque chose dont tu en a littéralement rien à faire. Tu ne vaux pas mieux que les autres qui crachent sur le gouvernement ! »

Autant dire qu'il est aussi exécrable que la plupart de la population et pourtant, son travail ne vaut pas mieux que le mien. Il se faisait tout autant marcher dessus, si ce n'était pire. Pourtant, il trouve toujours un certain soutien de ma part, même quand les choses tournent mal, mais ce serait trop demandé que de rendre l'appareil à son ami. Quoiqu'aux vues des choses, peu sûr qu'on puisse encore appeler ça de l'amitié. Avant que la situation n'aille trop loin, un projectile non identifié atterri contre l'arrière de ma tête. La fin d'une pomme roule le sol et m'oblige à faire face à l'animal avec un air vaguement interrogateur entre les traits de colère. J'imagine que l'idée d'une bagarre devrait être à éviter. Ou du moins, des gestes qui pourraient être regrettables à son égard, puisque de mon côté, je n'avais pas grand-chose à craindre. Ce pour quoi je finis par le relâcher sans douceur sur sa chaise.

« Tu veux penser qu'à ta gueule ? Ok vas-y. Ce n'est plus mon problème. Je pense même que ta présence n'est pas vraiment d'une grande utilité. Tu n'as qu'à prendre des affaires et des vacances prolonger d'un peu plus de neuf mois. Cela éviterait que tu sois obligé de supporter quelqu'un qui se tue à la tâche pour rien, en plus de ne pas avoir à te soucier d'autres choses que le bout de ton nez. Je peux t'aider à faire tes valises si tu veux, tu verras, ce sera vite expédié en moins de deux. »

   





L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
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