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 Between Two Waters | Bigby

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Laelyss ReissMessages : 871
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Sam 17 Juin - 16:36










Ce sont bien des idées qui ont fait le tour de mes pensées durant un moment. Il faut dire que les mythes et légende ainsi que l'histoire en elle-même regorgent de prénoms féminin à ne plus savoir où donner de la tête. Et pourtant, malgré ça je n'y ai pas encore trouvé mon bonheur. Cela me semblait quelque peu impersonnel. Il n'y avait pas de réel lien entre le bébé et nous, ce qui pour moi rendait le tout légèrement perturbant. Mais, à part ça, l'originalité était on ne peut plus présente. Ce n'était pas le genre de noms plus farfelus les uns que les autres qui manquaient à l'appel, cependant une fois qu'on connaît les détails qui lient à Aphrodite, ce n'est pas spécialement la meilleure idée qui soit. Perséphone avait au moins le don de rester sagement du côté des plantes, sans avoir prendre le chemin d'une dévergondée. À cela, je pouvais remercier ma grand-mère d'être resté raisonnable dans son choix. Et même Bigby qui revenait à peine, bien que le prénom futjoli à entendre, il n'en était pas pour autant convaincu. Voilà qui mettait un terme à la discussion. Mieux valait laisser tout ça de côté et chercher dans la simplicité. En attendant, Twister me faisait grâce de sa présence, une excitée sur patte qui, s'il n'avait pas été rappelé à l'ordre, m'aurait​ sauté dessus pour m'en faire voir toutes les couleurs. Je pouvais désormais être rassuré, il était en vie en pleine forme et ne semblait pas le moins du monde avoir des remords quant à sa soudaine disparition. Ce n'est pas comme si je m'étais fait du souci pour cette vilaine boule de poile.

Au vu de son état il a bien profité de sa liberté, peut-être même un peu trop à mon goût. Sauf que le temps des réjouissances se terminent. Est la dure réalité va lui revenir en pleine figure d'une telle force qu'à mon avis il réfléchira peut-être à deux fois avant de disparaître aussi longtemps. En tout cas, je savais déjà comment pratiquer cette punition. Il avait tellement besoin d'être lavé que c'était limite offert sur un plateau avec inscrit "punis moi" dessus. Il se frottait contre ma main en désire d'un peu de caresse insouciante de ce qui l'attendait.

Je t'ai laissé des cookies... Et tu m'en demande encore... Dans ce cas, ce n'est pas qu'un simple jet sous pression qu'il va prendre. C'est littéralement une douche. Twister assis.

Je claque des doigts en pointant le sol. Satisfaite de voir que l'autorité que je porte à son égard est toujours présente. C'est mon plaisir malsain de me sentir supérieur à mon chien, à défaut de pouvoir l'être avec Big. Même assis il continue de remuer la queue assez content. Peut-être qu'il s'attend à recevoir un cookie lui aussi. Cependant, une fois qu'il remarque l'eau de la rivière s'activer dangereusement, ses oreilles tombent ainsi que sa mine devient moins joviale. Je m'amuse à faire une grosse boule d'eau qui finit par tomber sur le haut de son corps. Il manquerait effectivement du savon, mais à force de recommencer pour la troisième fois la saleté accrochée à ses poils finit par disparaître.

Si tu comptes punir tes enfants ainsi s'ils fuguent, je les plaindrais presque.
Il ne faudra pas compter sur mon parti pour être souple.
Tu vois qu'en fin de compte être un tyran à eut de bons effets.

D'accord, je dois bien reconnaître que cela a du bon aujourd'hui. Je ne manque jamais d'idées quand il s'agit d'être sur un ton plus sévère. J'ai eu un bon professeur pour titiller suffisamment mon imagination. Mais, je demande vraiment si je pouvais être aussi stricte envers l'enfant qui va naître. Kenji avait quand même une grande liberté et je n'étais pas systématiquement sur son dos. Il faut dire aussi qu'il était loin de m'en faire baver. Il avait bel et bien eu ses crises de rébellions comme tout le monde à cet âge, mais ce n'était jamais au point qu'on se tourne le dos l'un l'autre. Deux jours de silence avant que les choses ne reviennent à la normale.
Il n'y avait pas de quoi se plaindre en fin de compte. Bien que Twister ne bougeait pas d'un pouce, ses couinements en disaient long sur le traitement réservé, néanmoins, j'étais loin d'en avoir terminé avec lui. Il allait d'abord avoir un poil étincelant avant de pouvoir passer le seuil de la porte.

Si jamais tu penses à changer de carrière, tu pourras toujours te reconvertir dans du toilettage canin.

En passant ma journée a décrasser les animaux d'autrui ? Autant resté au chômage, cela en vaut bien plus la peine. J'apprécie les animaux, mais sûrement pas au point de rentrée avec les mains pleines de crasses. J'en ai déjà deux à la maison, plus un petit être qui pointera bientôt le bout de son nez, je pense que je donne déjà suffisamment de mon temps et de ma gentillesse. Alors, que j'allais en finir une bonne fois avec les derniers bouts de terres restant sur son pelage, je m'arrête finalement dans mon élan de l'asperger en restant un instant immobile.

Je... Je crois que je viens de perdre les eaux...

Ce que j'ai pris comme étant un doute durant quelques secondes en pensant que ce n'était que dû à la rivière, s'est finalement transformé en réalité. Je l'ai senti couler le long de mes jambes c'était loin d'être froid. Est-ce qu'il fallait commencer à s'inquiéter, ou est-ce que ce n'était qu'un petit signe qu'il fallait se rendre au plus vite à l'hôpital ? Pas le temps de prendre une décision, qu'une vive douleur au bas de mon ventre me plie en deux au point que j'en regretterais presque d'être aussi loin de la maison. Ce n'est pas le bébé qui fait à nouveau des siennes, ce sont d'ores et déjà les contractions qui se manifestent. C'est si poignant que je n'arrive pas à comprendre les conseils de Rose. Il me semble avoir entendu parler de respiration, mais à peine j'essaie d'inspirer qu'une nouvelle contraction m'emporte.

... C'est trop risqué de l'emmener à l'hôpital. Aide moi à l'allonger sur la couverture...
Je peux marcher...
Ce n'est pas le moment de jouer les têtes de mule Lae... Fais-moi confiance, ça va aller...

Honnêtement, je ne me sens pas très convaincu sur le fait que les choses iront bien. Sûrement parce que, même si elle ne le montrait pas, elle paniquait au fond tout autant que moi. Mais je me résous à ne pas insister davantage. À la fois parce que je n'en ai pas la force mais aussi car je serais loin de gagner cette bataille. Il me faut déjà faire face contre celle qui se déroule à l'intérieur de moi, ce qui est loin d'être réellement une partie de plaisir. Je la laisse passer ses bras sous moi et prendre une partie de mon poids pour m'emmener en dehors de l'eau. Finissant allongé sur la couverture. J'essaie alors d'appliquer les conseils et de respirer cette fois comme un petit chien pour supporter les contractions tandis que Rose prenait place pour accueillir le bébé. Ce qui est bien vain au final. Au contraire, j'ai l'impression que la panique me gagne. Et si les choses se passer mal parce que je ne suis pas prise en charge par des médecins ? S'il y avait un problème avec le bébé n'est personne pour nous venir en aide ? Il y a encore une multitude de “si” qui me trotte en tête et cela n'aide en rien mon état. Mes doigts se plantent dans la première main qui passe entre la mienne et j'y plante de toutes mes forces les ongles.

Prends le haut de son corps sur tes jambes, qu'elle ne soit pas trop basse…
Le bébé ne doit pas venir maintenant… On n'a pas de sage-femme… le cordon pourrait s'enrouler… je ne veux pas…
Lae… S'il te plaît il ne faut pas que tu paniques davantage…
Et s'il avait un problème…!
Il faut que tu la calmes… autant pour son bien que le nôtre… elle va nous emporter.





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Bigby RawlinsMessages : 1038
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Dim 18 Juin - 14:26

Between Two Waters
Après tout, je ne pourrais frapper à meilleure porte que la sienne pour aller refroidir les idées d'une bestiole trop prompte à fuguer, en plus de lui apporter un brin de de toilette qui, dans son état, était tout sauf un luxe. Autant profiter de la rivière à proximité pour exploiter la capacité de Laelyss, c'est toujours ça de déduit de la facture d'eau dans le cas où il aurait fallu sortir le tuyau d'arrosage du jardin pour cette mauvaise graine. Loin de comprendre ce qui se tramait, cette dernière s'exécute docilement à l'ordre de la rouquine, pensant peut-être gagner lui aussi une petite douceur pour féliciter sa performance artistique, mais ce n'est qu'une grosse bulle remplie d'eau qui vient à lui et se déverse sur sa tête sans une once de pitié. Un manège aquatique qui se répéta plusieurs fois, autant que nécessaire pour arriver à bout de la crasse accumulée de ces derniers jours, tandis que la méthode employée faisait débat entre Lys et sa grand-mère, à savoir s'il était judicieux ou non d'appliquer ce même procédé à des enfants agités. Sachant qu'il semble peu probable que Twister se risque à nouveau à prendre la poudre d'escampette après ça, il se pourrait que ce genre de punition fonctionne également sur des petits êtres humains qui auraient cru bon de faire tourner leur mère en bourrique. Je ne répondis rien de mon côté, car si on décide de mettre nos pouvoirs à contribution dans l'éducation d'un enfant, pas sûr que celui-ci préfère réellement affronter un grand loup noir à la première connerie. Tout à coup, la flotte qui convergeait de la rivière au chien retomba aux pattes de ce dernier, alors que la rouquine fait une dérangeante observation.

« Je... Je crois que je viens de perdre les eaux... »

La seconde qui suit, mes mains perdent le support de ses épaules lorsqu'elle se penche subitement en avant, frappée d'une douleur qui ne devait assurément plus rien avoir en commun avec les coups de pieds du bébé, surtout s'il s'est décidé à sortir dès maintenant. Venant aussitôt me placer près d'elle pour lui éviter de glisser du rocher, Rose accourt elle aussi tandis que le chien s'écarte du milieu sans pour autant s'éloigner, aboyant plutôt sous l'incompréhension de la situation.


« Merde... il n'était pas censé arriver avant encore une quinzaine de jours.
- ... C'est trop risqué de l'emmener à l'hôpital. Aide-moi à l'allonger sur la couverture... »

C'était clairement trop tard pour envisager de rebrousser chemin dans l'espoir de se tourner vers les urgences, malgré ce que Laelyss voulait bien nous faire croire. La soutenant donc à nous deux pour aller la placer avec précaution sur la couverture étalée au sol, je balayai d'une main ce qui se trouvait à sa surface avant de tenir la sienne, violemment accueilli par la force de ses ongles. La panique avait tôt fait de l'envahir, et bien que nous n'en étions pas en reste avec Rose, je veillais à garder la tête froide le temps de suivre ses directives en venant m'asseoir au niveau de la tête de la rouquine, la soulevant doucement par les épaules pour qu'elle puisse se reposer ensuite contre mon torse. Prise au dépourvu et pas qu'un peu, elle commençait à s'inquiéter des conditions dans lesquelles l'accouchement allait se dérouler, en particulier pour les complications qu'elle anticipait déjà. Au beau milieu de la forêt, difficile en effet d'espérer tomber sur un médecin ou une infirmière habilitée à accompagner une naissance de A à Z. La poigne de Laelyss se raffermit davantage alors que sa grand-mère s'en remet à moi :

« Il faut que tu la calmes… autant pour son bien que le nôtre… elle va nous emporter. »

Elle ne croyait pas si bien dire : à peine avait-elle mentionné notre cas que je sentis mon pantalon s'humidifier progressivement, et un coup d’œil vers la rivière me confirma très vite l'origine de ma jambe mouillée. L'eau s'agitait vivement, formant par moments des colonnes qui s'écroulaient ensuite en de nombreuses petites vagues déversées sur les cailloux puis sur l'herbe, parfois avec assez de force pour m'arroser et inonder dans le même temps les bords de la couverture. Dans son état, il n'était pas étonnant qu'elle affecte à ce point le cours d'eau situé tout près, même si pour le coup cela pourrait s'avérer au mieux gênant, au pire dangereux pour nous trois réunis, d'ici qu'un tsunami nous submerge au moment le plus critique. Je reportai finalement mon attention sur Laelyss, dont je caresse la joue de ma main libre tout en me penchant autant que possible sur elle, pour lui parler doucement.

« Il faut que tu respires, mon cœur. Tu vas y arriver, on est là pour toi. Je suis là pour toi. Mes bras et mes mains sont aussi à ta disposition si tu as besoin de broyer quelque chose pour faire passer la douleur. »

Au fond, s'il n'y avait que ça pour l'aider à supporter cette épreuve, c'est un menu sacrifice à réaliser, tant pis si sa manucure me découpe les pattes en lambeaux. Souriant légèrement à cette tentative de nous détendre aussi bien l'un que l'autre, j'embrasse le dos de sa main et reprends, pendant que Rose la prépare de son côté :

« Je veux que tu fermes les yeux et que tu écoutes l'eau à côté de toi. Concentre-toi sur les clapotis de la rivière et sur ta respiration, d'accord Lys ? Ne pense à rien d'autre pour le moment, on s'occupe de toi. »

De quelle manière, je ne le sais pas encore, mais ce qui est sûr c'est que nous ferons au mieux pour l'assister ; même si à vrai dire, je compte beaucoup sur l'expérience de sa grand-mère pour savoir quoi faire. On ne peut pas vraiment dire que j'en sache tant que ça de mon côté, même si j'avais été là tout du long la première fois, la procédure médicale n'était pas tout à fait ce dont je m'étais le plus préoccupé à l'époque, vu qu'il y avait du personnel compétent pour s'en charger. Laelyss toujours enlacée entre mes bras, en lui laissant tout de même de quoi respirer -aussi difficile que cela puisse être avec ses contractions-, je relevai à peine la tête afin de croiser le regard de Rose.

« Qu'est-ce que tu veux que je fasse, maintenant ? »



« Je vous grogne dessus en chocolate »

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Laelyss ReissMessages : 871
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Mer 21 Juin - 15:59










Et si, si, si... il n'y a que ça. Impossible de faire abstraction des problèmes qui pourraient survenir durant l'accouchement. Ce n'était ni le lieu ni le moment idéal pour le bébé de venir au monde. Cependant, je n'avais pas de contrôle là-dessus, ce n'était pas à moi de décider de l'heure et du moment exact où il envie de sortir. Et cela même si les médecins avaient assuré qu'il ne reste pas plus de quinze jours, ce n'était pas pour autant que j'étais à l'abri d'un changement soudain de programme. Évidemment j'aurais aimé être au moins à la maison à ce moment précis, histoire d'avoir de quoi supporter ou être dans un endroit plus confortable, mais il était déjà bien trop tard pour revenir sur les choix. La douleur m'emporte d'une telle force que cela me donne l'impression à plusieurs reprises de ne pas pouvoir tenir le coup. C'est dire si je ne préfère pas que l'on me prive d'une jambe à la place. À croire que ceci serait bien plus agréable et moins contraignant. Néanmoins, c'était avec plaisir que j'échangeai​ toute souffrance comparable à celle-ci.

Ma main serre de toute la force possible la poigne de Big que j'avais fini par reconnaître. Bien que j'aie désormais son autorisation pour y laisser des marques et tous son corps a ma disposition en cas de besoin, j'avais une certaine peine à lui infliger un tel supplice sous les coups de contraction. L'humour employé avait bien du mal à m'arracher ne serait-ce qu'un maigre sourire. Et pourtant, ce n'était pas avec refus que je le lui donnerai. Néanmoins, je me mis tout de même à essayer de mettre en pratique ses conseils, autant pour moi que pour eux en sentant quelques gouttes d'eau atterrir sur le bras. Nous étions pourtant éloignés de la rivière, mais je pouvais clairement sentir les répercussions de l'accouchement sur l'eau, tout comme l'excitation du chien qui aboyait à en perdre haleine. Lui non plus ne devait pas comprendre grand-chose à la situation. Alors, avec force mes yeux se ferment, tandis que les mains moites de Rose s'activent contre ma peau, m'aidant à faire descendre mon sous-vêtement.

Chaque goutte d'eau qui tombait était en échos avec mon angoisse grandissante. Et plus les contractions se manifestaient plus l'eau avait le don de devenir plus dangereuse. Son appel se voulait dévastateur en souhaitant nous emportés tous les trois dans ses profondeurs. Ne pouvant calmer que cela, j'imagine le courant s'écraser contre les rochers et les arbres de la rive d'en face, quitte à devoir en balayé quelques-uns au passage. Il m'était impossible de maîtriser quoi que ce soit, alors, mieux valait que la nature subisse à notre place cet état de destructions. La seule chose que je pouvais faire et maintenir. Rose m'encourager pour avoir repris le dessus sur la situation, avec un semblant de calme pour ne pas y laisser notre peau. Il fallait tenir le coup tandis qu'elle s'occupait des détails contraignants qui approchaient à grands pas.

Il faudrait quelque chose d'humide pour la rafraîchir, elle va rapidement être en sueur. Ainsi qu'il nous faudra un linge pour envelopper le bébé une fois là, mais je doute que ma maigre écharpe soit suffisante. Sauf que le plus important c'est de savoir si tu as de quoi couper le cordon ?

Je préfère ignorer leur conversation, car je sais qu'à la moindre attention sur ces petits faits qu'aucun de nous n'avait vu venir, je me laisserais submerger par l'impact des émotions. Et nous serons reparti pour un ménage qui sait peut-être plus dangereux que la première fois. D'autant plus que je doute avoir la force nécessaire pour retenir une rivière entière éloignée de notre couverture. Mais je chasse ça rapidement avant de me faire avoir. La tête de Rose dépassait au-dessus de ma robe qui, même en esquissant un vague
sourire, semblait on ne peut plus sérieuse.

Il va falloir que tu commences à pousser. Et, je sais la souffrance que tu endures. Mais ce n'est qu'un mauvais moment à passer avant l'arrivée de ton enfant. Allez courage, je compte jusqu'à trois. Un....

Mon souffle s'accélérait et la panique était à deux doigts de frapper contre ma porte. Cependant, je tenais à voir ce bébé venir au monde, je voulais le prendre dans mes bras, le serrer contre moi et lui offrir tout l'amour dont il méritait. Alors, malgré le mal je commence à pousser une première fois après qu'elle me l'est ordonné. Mon autre main attrape la couverture et je peux la sentir se déchirer tellement elle se serre entre mes doigts. J'en viens à me demander ce qu'il m'a pris de vouloir un enfant, ne serait-ce parce que je n'en ai jamais mis au monde, j'étais loin d'imaginer toute la dureté de la situation. Pourtant, on m'avait prévenu, entre grand-mère et Kira qui ont eu le temps de me faire part de leurs expériences, m'assurant qu'une fois prise en charge entre les mains de médecins, il n'y avait plus rien à craindre. Cela faisait mal, mais la douleur était quelque peu atténuée avec la péridurale… Une chance que je n'avais pas aujourd'hui. Et aucun conseil n'avait été fournis si l'accouchement ne se déroulait pas dans un hôpital ! C'était loin d'être la même chose entre écouter et pratiquer. Là, il suffisait de peu pour que je me sente rapidement à bout de souffle. Bien que nous étions à l'ombre mon corps chauffait comme si j'avais pris un brin de soleil. Je me sentais moite, tremblante et pourtant je n'étais pas encore au bout de mes peines. Elle me demandait de recommencer, mais c'était possible, par manque de force et de pression que Rose devinait dans mes yeux.

Tu t’en sors très bien ma puce, d’accord ?Respire, n’imagine pas le pire. Pense à tous ses bons moments que tu passeras avec lui. Est-ce que tu vas l’inscrire à des cours en particulier ?
J’aimerais qu’il apprenne à dessiner… Et pourquoi ne pas jouer d’un instrument… Il feraaa… Il fera de grandes études… ou ce qu'il veut du moment qu'il sort de la !

Si le bébé désiré restait à la maison jusqu'à la fin de sa vie et vivre auprès de maman et papa sans devenir médecin, juge ou quoi que ce soit de ce genre, qui suis-je pour l'empêcher après tout ? Enfin, s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir avant de mettre un pied sur terre, c'est une contrepartie que je pouvais accepter. Cette blague à part, je l'entendais s'écrier qu'elle avait la tête entre ses mains et qu'il fallait que je continue à pousser, tandis que sur mon front, la serviette imbibée d'eau me rafraîchissait en douceur, mais à chaque nouvelle poussait, j'avais bien plus chaude que la seconde précédente. Malheureusement, l'enthousiasme de Rose disparut alors qu'elle laissa échapper discrètement : « oh merde… Bigby, il faut que tu viennes… », pensant sûrement que je ne l'entendrai pas. Mais il était tellement rare qu’elle jure que c’était quasiment impossible de passer au-dessus. Celui-ci échangea sa place contre la couverture mise dans mon dos pour que je reste surélever. Mais, le fait de savoir qu'il y avait un problème pour qu'ils soient deux à s'occuper de son arrivée, ouvrait une brèche pour la panique puisse se faufiler.

… J'ai besoin que tu retires le nœud délicatement. Il manque d'air vu sa couleur. Je vais tenir sa tête en attendant. S'il te plaît ne tourne pas de l'œil…
Pourquoi est-ce qu'il manque d'air ?!
Non, non, ce n'est rien. Il faut simplement que tu cesses de pousser un instant. Ne te préoccupe pas de Bigby... parle--moi. Tu penses que le bébé appréciera l'histoire ?
... Ça me ferait plaisir... Mais je ne peux pas l'obliger... AAH! Ça... Ça fait mal ! Je t'en prie...!





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Bigby RawlinsMessages : 1038
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Mar 27 Juin - 10:57

Between Two Waters
Au fond, je peux certainement me rendre plus utile dans cette situation autrement qu'en faisant le support de tête pour Laelyss, n'importe quoi qui puisse l'aider à mieux gérer ce moment. Je lui suis déjà reconnaissant de déferler la colère des éléments du côté opposé de la rivière, loin de ceux qui n'avaient décidément pas besoin d'une douche aussi fracassante à l'heure actuelle. Sous les directives de Rose, mon bras se détache des épaules de la rouquine pour tirer le sac jusqu'à moi et en sortir une serviette en tissu, ainsi que la bouteille d'eau, puisque je me voyais assez mal me lever pour aller la plonger dans les eaux troublées de la rivière ; pour ce qui est du linge prévu pour le bébé, je doute avoir mieux à proposer parmi nos affaires, guère préparées dans l'optique de conduire un accouchement. Il n'y a bien que sur le détail du cordon que je pouvais la rassurer, tandis que je faisais couler la bouteille dans la serviette pliée :

« J'ai toujours un couteau sur moi, il fera l'affaire. »

Je n'en ai jamais coupé, mais ça ne devrait pas être si résistant que ça. Le linge humide placé sur son front, je reprenais aussitôt sa main pour la tenir fermement alors que sa grand-mère l'encourageait à pousser. Une fraction de l'effort passa dans sa poigne au moment de forcer, non sans mal, même si la douleur de mes phalanges était en deçà de ce qu'elle ressentait de son côté. Ce n'était clairement pas de la sorte que je lui aurai souhaité d'accoucher, mais on ne peut plus faire marche arrière maintenant. Voyant bien la difficulté de la rouquine à perdurer, Rose eût la bonne idée de la distraire à coups de chaleureux projets en perspective pour le bébé, de quoi l'aider à se projeter davantage vers l'avenir plutôt que dans cette étape difficile, qui soulevait trop de doutes dans l'esprit de la future mère pour l'aider à voir quelque chose se concrétiser. Délivrant de mon côté mille encouragements à son oreille, j'écartais de ma main libre les cheveux qui se collaient à son front. D'aussi loin qu'il m'est possible d'en juger, on dirait que tout ne se passe pas si mal en dépit des circonstances, alors que Rose nous assure le voir sortir progressivement ; mais tout ne pouvait pas non plus se dérouler sans quelques emmerdes supplémentaires, n'est-ce pas ?

L'appel de sa grand-mère m'obligea à me dégager de sous Laelyss, tâchant tout de même de replier rapidement la couverture dans son dos pour maintenir un semblant de soutien avant de la contourner et rejoindre son aïeule. Ce qui était en train d'arriver se passait largement d'explications, mais elle m'indiqua la méthode à suivre puisqu'elle-même ne pouvait s'en charger. Et honnêtement, je crains bien moins de tomber dans les pommes à cette vision que de faire un geste trop brusque, la délicatesse n'étant pas exactement mon fort, surtout pour ce qui est de manipuler quelque chose d'aussi fragile qu'un bébé dans l'attente de naître sans suffoquer à cause de son cordon.

Inspirant profondément pour ne pas trembler, je me dépatouillais avec le nœud en y allant aussi doucement que possible, pas vraiment aidé par la souffrance exprimée par Lys pendant que je lui faisais prolonger l'effort. Je finis malgré tout par dérouler ce maudit cordon et me recule aussi sec afin de laisser Rose continuer, sans même chercher à revenir aux côtés de la rouquine, trop préoccupé par le devenir du bébé pour en détacher les yeux. Heureusement, le plus gros étant passé, le reste du corps met déjà moins de temps à sortir, et c'est bientôt un être entier qui se retrouve entre les mains de la grand-mère de Laelyss. Il fallut encore trouver de quoi couvrir le bébé au plus vite pour lui éviter d'attraper froid, aussi je me résolus à enlever ma chemise pour la mettre à bonne contribution. Seulement, au moment de la replier, Rose préféra me tendre directement la petite pour la placer à l'intérieur, dans mes bras. La petite, parce qu'il s'agissait bien d'une fille, si menue par rapport à moi qu'elle pouvait loger dans une seule de mes mains pendant que je sortais mon couteau de l'autre à la demande de Rose, laquelle se chargeait de pincer le cordon en deux points pour réduire l'afflux et me permettre de couper la partie clampée.

Privée de son dernier lien avec la mère, elle ne mit pas longtemps à faire entendre son mécontentement à devoir respirer désormais par ses propres moyens. Tu as bien raison, plains-toi, ce ne sont franchement pas des conditions pour t'accueillir mais on aura fait de notre mieux. Me remettant doucement sur les genoux, je revins auprès de Lys pour venir placer l'enfant avec précaution sur sa poitrine, tout en m'assurant qu'il reste correctement couvert par le vêtement.

« Dis bonjour à ta future karatéka... »

Eh bien, c'est ma voix qui a failli partir en couilles à l'instant à cause de l'émotion ? Il me semblait aussi que je n'avais toujours pas lâché ce sourire bête depuis que j'ai pu tenir le bébé. À elle maintenant de profiter des fruits de son dur labeur.



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Laelyss ReissMessages : 871
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Jeu 29 Juin - 17:17










Le bébé manquait apparemment trop d'air pour que quatre mains soient plus utiles que deux. Et, le fait d'avoir compris cela en plus de devoir supporter la douleur entre mes jambes, devenait insupportable. Il fallait redoubler de force pour ne pas crier, tordant tout ce qui pouvait passer entre mes mains. Ma lèvre n'échappe pas au coup de dent, à deux doigts d'être bien plus agréable que le reste. La force me manquait pour parler et, j'avais l'impression d'attendre une éternité avant de pouvoir me remettre à pousser, contractant au mieux mes muscles pour les aider. Ils faisaient de leur mieux pour que les choses aillent au plus vite sans que ce ne soit un risque pour le bébé, mais plus les seconds passés, plus j'avais envie de fondre en larmes sous le mal. Jusqu'à ce que Rose me donne à nouveau le feu vert et que je me remette au travail. La situation semblait aller mieux, même si je ne pouvais pas encore en juger par moi-même. Les encouragements qu'elle me donnait faisaient un léger soutien, tandis que j'approchais à grands pas de la fin. Un dernier petit effort, selon Rose et… je me sentais rapidement soulager avec un poids en moins.

Inspirant un grand coup, mon corps se laisse tomber sur la serviette en cherchant désespérément à retrouver un rythme cardiaque normal. Ma grand-mère échangée encore quelque directive, mais j'avais plus de force pour m'en préoccuper du moment que celle-ci ne m'étais pas directement adressé. Puis, les soudains pleurs du bébé qui confirmait son arrivée sur terre, m'arrachent un petit sourire. Il allait bien, je pouvais donc relâcher la pression et me sentir fière d'avoir réussi, qui plus est sans aucune aide médicale aux alentours. Une expérience que je ne suis pas prête de recommencer d'aussitôt. Ni même la période des neufs mois. Rose finit par me rassurer sur le fait que le bébé n'avait rien et qu'il se portait comme un charme. Un soupire de soulagement m'échappa alors que la silhouette de Big finit par se dessiner au-dessus de moi avec l'enfant dans ses bras. Celui-ci finit entre les miens délicatement et je prends un temps à comprendre le sens de ses paroles. D'abord, en accords sur le fait que le bébé aller bel et bien devenir un Karaté kid en étant aussi bien lancé, c'est finalement l'adjectif employé qui me fit comprendre où il voulait en venir. Une fille et pas n'importe laquelle, la mienne. Toute minuscule est aussi fragile qu'une poupée en porcelaine. J'avais là un mal fou à me rendre compte qu'elle venait tout simplement de venir au monde.

Félicitation trésor, tu es maman.

Un mot encore bien étrange qui résonne aux oreilles, et pourtant, c'était bien le cas. Elle bougeait légèrement en lâchant quelque petit bruit maintenant que ses pleures avaient cessé. Puis, doucement ses yeux s'ouvrent avec beaucoup de mal, cherchant à s'habituer à la lumière extérieure qui devait très certainement être bien plus forte et douloureuse que celle de l'hôpital. À force de cligner, la couleur de ses iris finit par se distinguer ; ils étaient d'un magnifique marron clair comparable à ceux de son père.
À force de les observer, ils me donnaient envie de pleurer à mon tour. Après tout ce que je venais d'endurer, il fallait que cela sorte. Il y avait l'épuisement, mais aussi une joie. Une joie immense qui m'envahit en la tenant entre mes mains. Les larmes finissaient sur ses petites joues encore bien rougies et, d'un doigt, je les essuyais délicatement. Avec une grande peur de la briser en deux par des gestes bien trop brusques. Parlant de brutalité, Twister s'approcha doucement intrigué par tout ce remue-ménage qui avait enfin pris fin. Sa truffe chatouilla de curiosités ses petits pieds, ce qui la fit gesticulait davantage, avant qu'il ne s'assoit sagement sur une partie de la couverture. Voilà qu'il allait de nouveau avoir quelqu'un avec qui jouait et passer le plus clair de son temps, même s'il faudra attendre au moins trois ou quatre ans pour éviter des risques si jamais il lui prend l'envie de lui sauter dessus. D'un revers de mains j'essuie vivement mes dernières larmes, alors que Rose revient auprès de nous à son tour, déposant un baiser sur le sommet de mon front en me souriant. L'angoisse avait fini par la quitter elle aussi.

Pour une fille elle a su donner de bons coups de pied. C'est un trait qui doit à tous les coups venir du côté paternel.
À mon avis vu la force, je pense qu'elle a dû déjà hériter de ses fameux crochets du droit. Ce sera une vraie terreur au jardin d'enfants.

Pour notre plus grand plaisir soit dit en passant. Même si, je doute sincèrement qu'elle devienne le petit monstre du jardin qui poursuit tout le monde, volent les biscuits de ses camarades et les poussent par terre par simple plaisir. Si cela arrive c'est qu'elle aura vraiment pris du côté de son père en ignorant littéralement le mien. Il ne reste plus qu'à prier pour que ce ne soit pas le cas. Mais, ce sont encore des petits détails que nous avons le temps d'apprivoiser. En revanche, en peu pas en dire autant de qui est réellement important et ce dont Rose n'avait pas encore oublié.

Vous aviez encore deux semaines pour vous mettre d'accord pour un nom, maintenant, il va falloir lui en trouver un rapidement...
À vrai dire, je pense que j'ai l'idéal sous la main. Quelque chose qui devrait même nous convenir à tous les trois.

J'ai eu le temps d'y réfléchir entre-temps et j'en suis venue à la conclusion qu'il s'agissait d'un choix idéal. Et qui, avec un peu de chance, devrait leur plaire. Enfin, en réalité c'est surtout à lui que j'espère que cela conviendra et qu'il ne m'en voudra pas. Après tout, ce n'est pas un prénom quelconque je m'apprête à lui proposer…

Avec ton accord chéri, j'aimerais qu'elle porte le nom de Winter… ainsi que celui de Rose en second. Il y a beaucoup de signification derrière les deux autant pour toi que moi. Et en même temps, c'est à Noël que je t'ai annoncé la nouvelle alors… il n'y a pas de plus belle façon de l'accueillir au monde qu'avec quelque chose d'aussi précieux…





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Bigby RawlinsMessages : 1038
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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Ven 7 Juil - 23:38

Between Two Waters
L'immense chagrin de cette toute petite chose commençait doucement à s'estomper une fois en contact prolongé avec la chaleur de sa mère, et c'est finalement au tour de cette dernière d'en faire de même, laissant son bonheur couler à chaudes larmes devant l'émotion de cette rencontre. À les voir réunies ensemble, je me dis qu'enfin, tout cela valait vraiment le coup, et la tension pouvait redescendre. Je surveillai un instant du coin de l'oeil le déplacement de Twister, afin de vérifier qu'il n'ait pas de réactions trop imprévisibles envers le bébé, Sharp se tenant quant à lui à distance pour regarder la scène. Notre cercle autour de la petite se complèta avec Rose, revenue au chevet de la rouquine, avant de débattre sur ses prouesses physiques:

« Pour une fille elle a su donner de bons coups de pied. C'est un trait qui doit à tous les coups venir du côté paternel.
- À mon avis vu la force, je pense qu'elle a dû déjà hériter de ses fameux crochets du droit. Ce sera une vraie terreur au jardin d'enfants.
- Ah, je vois qu'on m'accuse de tout. Au moins elle ne se laissera pas marcher sur les pieds, ce n'est pas une si mauvaise contribution. »

Au contraire, je serais ravi de la savoir apte à se défendre au cas où de vilains garçons se mettraient en tête de lui tirer les cheveux ou d'emprunter ses jouets sans sa permission. Enfin, j'espère tout de même qu'elle saura prendre quelques-uns des traits de sa mère histoire de lui éviter des ennuis plus sérieux. Quel gâchis ce serait en grandissant si elle ne s'était contentée que de mes gênes, surtout si c'est uniquement pour la baston. La grand-mère de Laelyss nous rappela alors qu'elle devait encore hériter également d'un prénom, en dépit du fait que sa venue quelque peu hâtive ne nous laisse plus beaucoup de temps pour y réfléchir à tête reposée. Il est vrai que pour le coup, nous n'avons que jusqu'à notre retour en ville pour nous décider une fois pour toutes, d'ici que j'aille m'occuper des formalités à l'hôtel de ville et que je sache à ce moment-là ce que je devais écrire dans les petites cases des papiers de naissance.

« À vrai dire, je pense que j'ai l'idéal sous la main. Quelque chose qui devrait même nous convenir à tous les trois. »

Là elle m'impressionnerait, même après l'exploit d'avoir mis la petite au monde. Curieux d'entendre l'illumination censée résoudre notre dilemme vieux de plusieurs semaines, autant dire que je n'ai effectivement pas été déçu de ses propositions de prénoms, en particulier pour celui qu'elle souhaitait lui donner en premier, et ma main part donc quérir la sienne, en évitant soigneusement de bousculer le bébé allongé contre elle, pour la serrer avec tendresse.

« Le nom de ma mère... ça me touche beaucoup. Je serais fier qu'elle puisse le porter. »

Et il faisait d'autant plus sens puisqu'elle m'avait appris sa grossesse au cours de l'hiver, c'était comme si aucun autre prénom ne pouvait rivaliser avec celui-là désormais. Je me sentirais presque con de ne pas y avoir pensé plus tôt, mais au moins cela aura été l'occasion de me faire une belle surprise. Rapprochant sa main de mes lèvres, j'y dépose un baiser tout en admirant tour à tour la petite et sa maman.

« Quant à Rose, c'est bien le moins qu'elle mérite, après tout elle n'aurait peut-être jamais vu le jour sans la présence de ta grand-mère à nos côtés. »

Si nous sommes amenés à nommer la petite après la personne qui a le plus compté dans ma vie et ce même après sa mort, il est on ne peut plus normal que Lys puisse aussi rendre hommage à un membre important de sa famille. La situation aurait été nettement plus difficile à gérer sans l'expérience et le soutien de Rose, dans la mesure où la petite demoiselle avait voulu accessoiriser sa venue au monde au moyen d'une étouffante écharpe de cordon. Lorsque j’eus fini de dévorer sa bouille des yeux, je m'accordai enfin à laisser la nouvelle arrière-grand-mère profiter de ses petites filles, récupérant la serviette humide ayant servi à rafraîchir Laelyss afin d'aller la plonger un peu dans la rivière. On avait essuyé Winter assez sommairement pour la donner à sa mère sans perdre de temps, aussi je pense qu'elle se sentirait déjà plus à l'aise avec un brin de toilette supplémentaire, ce que j'expliquai en revenant tandis que Rose soulevait le bébé avec précaution dans ma chemise:

« Ne bouge pas, on va juste la nettoyer un peu. Et merci de me soutenir dans le sacrifice de nos vêtements, je me sens moins seul. »

Malheureusement pour elle, le haut de sa robe n'aura pu être épargné des quelques traces de sang laissées au contact du nouveau-né. Préférant laisser la délicatesse de cette tâche à sa grand-mère, je vins m'asseoir près de la rouquine en attendant, me plaçant de sorte qu'elle puisse reposer contre moi, bouteille d'eau à la main pour la lui tendre dès qu'elle se sentira prête à se désaltérer. Elle me paraissait encore très chaude, mais peut-être que c'était normal après tous ces efforts, quoi que je préférai m'en assurer.

« Est-ce que ça va aller ? Comment tu te sens ? »



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MessageSujet: Re: Between Two Waters | Bigby   Mer 12 Juil - 10:00

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Bigby, Rose & Winter

Je ne connais ma belle-mère que par le biais d'histoire qu'il a pu me raconter, mais c'était suffisant pour l'apprécier même sens sa présence. À mon humble avis, elle aurait été très fière de le voir ainsi aujourd'hui. Il n'y a pas de plus belle façon que tu lui rendres hommage de cette manière. Alors, savoir que cette proposition le touche sincèrement me remplit à nouveau de bonheur. Notre enfant avait un magnifique prénom avec une belle signification, que demander de plus ? J'aurais tout autant pu proposer le nom de ma propre mère en seconde, mais puisque j'en hérite déjà et qu'en fin de compte, elle n'avait jamais pu être aussi présente que Rose, mieux valait honoré celle-ci. Et puis, sans elle qui sait, tout ne se serait pas forcément bien déroulé. Ou du moins de manières encore plus ardues que ce que nous venions de vivres.

Quant à Rose, c'est bien le moins qu'elle mérite, après tout elle n'aurait peut-être jamais vu le jour sans la présence de ta grand-mère à nos côtés.

Au moins, c'était idées lui convenaient tout autant puisqu'elle nous remercia quasiment au bord des larmes. Ce qui était sûr, c'est que l'arrivée du bébé avait déclenché pas mal d'émotions chez tout le monde. Et maintenant qu'elle était là, ce n'était qu'un pur moment de bonheur. Elle avait beau être dans mes bras depuis plusieurs minutes, j'avais toujours autant de mal à me rendre réellement compte, j'imagine que c'est une sensation propre au premier enfant quand il vient simplement de naître. Puis, quand on arrive au quatrième comme Kira, ça doit sûrement avoir la sensation comme étant une petite routine. Avoir d'ici quelques années si l'envie nous prend d'en avoir un autre, quoique j'aimerai au mieux éviter l'accouchement. Enfin, puisque la petite a besoin d'un brin de nettoyage supplémentaire, pouvant très certainement dire au revoir à ma robe innocente, c'est à contre cœur que je la laisse quitter mes bras. Une réaction qui n'échappe pas au regard de Rose qui me rassure rapidement. Il faut dire qu'elle vient d'arriver et j'ai déjà peur de la voir partir. Néanmoins, je prends quand même sur moi, m'aidant légèrement du sol pour me redresser et m'appuyer sur Bigby. Maintenant que le plus dur était passé, j'avais la possibilité de souffler un grand coup, profitant au passage pour vider la moitié de la bouteille tendue, je méritais bien un peu de repos.

Je me sens complètement vide. J'ai l'impression d'avoir gravi une montagne et de ne plus sentir mes muscles pour la descente. Ne compte pas sur moi pour battre Kira et faire une portée plus grande. Là, je donne ma démission.

Entre cela et l'eau qui avait fait des siennes, on ne pouvait clairement plus compter sur moi. L'énergie me manquer et la simple idée de devoir faire le chemin inverse jusqu'à la ville était épuisante. Mais nous allions devoir nous y rendre dans tous les cas, autant pour retrouver la maison que pour s'assurer que Winter n'avait rien après un petit tour à l'hôpital. Et je pense qu'après tout ce remue-ménage, je n'allais pas non plus échapper aux examens des médecins. Du moment qu'on me laisser en position d'étoile de mer sur le lit, il pouvait bien faire ce qu'il voulait. La petite, revient d'ailleurs entre mes bras une fois nettoyée convenablement, sa bouille était toujours aussi adorable qu'à la première seconde où j'avais posé les yeux sur elle. Un spectacle dont je n'étais pas prête à me lasser.

Winter Rose Reiss Rawlins. Bienvenue dans ton nouveau monde. Promets-moi de ne pas trop me faire tourner en bourrique s'il te plaît. En espérant que les histoires avec les pots de fleurs ne soient pas quelque chose qui se suit durant les générations. Sinon papa va avoir davantage de cheveux blancs qu'il cache si durement.

Et maman aussi - quoique maman n'est pas prête à se teindre les cheveux pour effacer les traces de crises de nerfs provenant du bébé - mais du moment que cela n'arrive pas trop tôt, il y aura très certainement de quoi négocier la survie de mes pauvres fleurs. Du moins, je l'espère.

Maintenant que vous avez un enfant, vous pourriez peut-être faire les choses dans l'ordre en passant devant un prêtre ? Fais-moi le plaisir d'être marié avant que je ne sois plus en âge de monter les marches de l'église.
Désolée grand-mère, ça ne va pas être possible, il n'est pas baptisé.
Cordieu Bigby !

Ah voilà qu'elle se met à jurer maintenant. Ce qui me fait lever les yeux au ciel. Il n'y avait pas de quoi en faire toute une histoire, ce n'est pas comme s'il était responsable de ce choix-là. Et forcément face et une chrétienne pure souche, cela a un peu de mal à passer. Bien qu'elle finisse par lâcher un petit soupir en souriant.

Soit, je suis arrière-grand-mère j'imagine que je ne vais pas trop en demander.
Moui… Enfin, tu sais... Je ne dis pas non à un petit six carats à mon doigt... Bon, quatre histoires de pouvoir payer les factures.
© Shaneliae



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