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 Routine policière (Alaric J.R Watson)

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Jamison FawkesMessages : 27
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MessageSujet: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Jeu 13 Avr - 11:35

Routine policière- C'est quoi ce service de chambre ? -


JAMISON
FAWKES

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ALARIC
WATSON

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« Veuillez décliner identité, âge et profession.
- Marie-Pierre Sauciflard, 48 ans, vendeuse d'eau tiède !
- Je peux le cogner... ?
- Y peut me cogner ?
- Non, le préfet de police est dans le bureau du commissaire et il ne veut pas de grabuge aujourd'hui.
- Merde, si j'avais su qu'y avait du gratin, j'aurais ramené un tupperware ! Vous croyez qu'il accepterait d'me signer un autographe ? Chui fan depuis tout p'tit. Oh ! Il a toujours le dessin que je lui avais fait ? J'espère en tout cas, c'était bien casse-couille de gratter la crasse sous le banc pour avoir de quoi dessiner, je pige pas pourquoi vous me filez plus de pastels d'ailleurs, c'est parce que c'est inflammable c'est ça ? Roh c'est arrivé qu'une seule fois et vous me lâchez toujours pas avec cette histoire, je pouvais pas savoir aussi ! Y a que moi qui y ait laissé mes sourcils t'façon, mais rassurez-vous hein, ils ont bien repoussés depuis.
- ... Bon, d'accord, mais évite le visage.
- Hein ? Wooh !... »

Les pieds de la chaise en inox crissèrent sur le sol en pierre au moment de se dérober sous ses fesses, entraînant aussitôt sa chute sur ces dernières pour procéder ensuite à une dérouillée en bonne et due forme. Certes, l'anecdote en question n'ayant pas coûté qu'une paire de sourcils au responsable mais également quelques sévères brûlures au collègue qui avait eu à jongler avec les bâtonnets en feu, il se pourrait que le débit de paroles n'ait pas été le seul motif du débordement du duo de flics. Que les gens sont susceptibles ! Ce n'est qu'après lui avoir secoué les puces qu'on le releva pour l'amener en cellule, non sans lui confisquer ses biens métalliques dans la foulée, pour avoir "compliqué" le travail des forces de l'ordre au cours de son interrogatoire. Enfin, pourquoi se plaindre, après tout ils avaient tenu leur parole : son visage ne présentait pas une seule marque colorée !

Bien moins ennuyé par sa patte en moins que par l'absence de protection autour de son bras, Junkrat avait tiré au maximum sur la manche de son pull afin d'en couvrir la longueur, un trou grignoté à son bout de façon à y glisser le pouce pour maintenir le tout en place, quitte à mettre l’élasticité du tissu à rude épreuve. Une chance que son haut devait avoir appartenu autrefois à une femme assez corpulente, bien que le col échancré s'étirait tout de même jusqu'à son épaule droite à force d'en déformer la coupe. Après avoir rebattu les oreilles de tout le commissariat, parfois même en chansons sur fond de percussions sur les barreaux, pendant plus d'une heure et demi, dans l'unique but qu'on lui accorde une entrevue avec un certain consultant, on avait finalement cédé à son bruyant caprice ; pour éviter d'agacer davantage le préfet en déplacement plus que pour lui faire plaisir, mais cela revenait quasiment au même. Si cramer les poubelles autour du poste de police ne suffisait pas à écoper d'une peine plus lourde, les nuisances sonores, elles, mériteraient en revanche d'être traitées avec une sévérité supérieure, dans son cas tout particulièrement.

Allongé sur le ventre et les bras croisés, Jamison jouait dans un silence presque inespéré avec sa salive, la tête pendue en bout de banc, en pleine maîtrise de la bave qui se balançait dans le vide et qui devait tenir ainsi en apesanteur le plus longtemps possible pour cumuler des points. Loin de lui l'envie de se vanter, mais il détenait sans nul doute le record national, ou au moins dans sa catégorie de poids ! Et il aurait pu le dépasser sans problème si ce n'était pour les bruits de pas, et surtout une voix familière, qui donnaient l'impression d'approcher de sa cage. D'un bond, il se redressa alors sur son unique pied valide pour sautiller en direction de son visiteur tant attendu :

« OÏ ALA--rrrghh! s'interrompt-il en s'étouffant à moitié avec sa salive, reprenant donc dans un raclement de gorge fort disgracieux au moment d'accourir vers les barreaux : ...pouah ! Oh hé poto, je suis là !! Titi et Grominet t'ont passé le mot ? T'es pas du genre à te faire désirer toi, ça fait des plombes que je poireaute ici ! »


« Ça cause mal en darkgoldenrod ! »

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Alaric J.R WatsonMessages : 224
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MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Jeu 13 Avr - 17:54

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Et quand le Junki est en cellule, tout le monde cri

   
S
oupir.
Quelle journée de merde, penses-tu en soufflant pour la troisième fois sur ton café. Dire que tu aurais dû profiter d'un jour de repos, traînant paisiblement sur canapé à ne rien faire. Ce qui aurait été amplement mérité avec les dernières semaines de dingues enchaînés. Malheureusement, non seulement on t'a réquisitionné pour calmer une bande de délinquants récalcitrants - qui d'ailleurs en a profité pour massacrer ta lèvre inférieure -, mais aussi car, ta présence fut littéralement indispensable aujourd'hui. Le préfet faisant l'honneur de montrer le bout de son nez, tout le monde était à cran. Le moindre débordement ne devait faire irruption jusqu'au bureau du commissaire. Ce qui en soi fut un pari risqué et très dur à mettre en pratique, mais qui a fini par payer. De ce fait, des mains supplémentaires pour tenir le commissariat convenablement était de mise. Et consultant ou non, tu ne pouvais clairement pas y échapper. Ce sont donc plusieurs heures qui se sont écoulés à courir partiellement dans tous les sens. Quand un travail fut terminé un autre fut tendu gracieusement sur les bras. Comme si l'idée même que tu puisses avoir tes propres affaires à gérer n'était pas tant acceptable. En soi, il fallait fermer son clapet et faire le travail demandé. D'ordinaire, il était assez rare de le voir se déplacer en personne sans qu'il ne passe pas des intervenants, son entrevu avec le commissaire devait être de l'ordre de la plus haute importance. Quoi qu'il en soit, cela oblige généralement à être un peu plus présentable qu'à l'accoutumée​. Non pas que tu sois du genre à te laisser aller habituellement, mais aujourd'hui, la cravate était de mise sur la chemise, accompagnée d'une veste qui donnait moins l'air d'en avoir vu des vertes et des pas mûrs.

La sensation d'une main posée sur l'épaule force à sortir de tes pensées, saluant brièvement un collègue avant d'entamer une conversation. Les nouveautés du jour sont assez bonnes de son côté, calme à souhait même. Mais quand la question te fut retournée, pouvais-tu en dire de même ? Tu prends quelques secondes pour y réfléchir. Non pas qu'elles étaient si mauvaises, mais il y avait bien de petits détails qui restaient perturbants ces derniers temps. En particulier en ce qui concerne le scientifique. Son comportement semblait étrange dernièrement, bien plus que d'habitude. Tu le voyais sortir le soir, alors que d'ordinaire, la simple idée d'aller chercher du pain à plus de 18 heures passés le pétrifier littéralement sur place. Ainsi que les compliments quelque peu douteux qu'il laissait entendre autant à William qu'à toi. Suivi d'encore une longue liste qui le poursuivait. C'était comme si subitement il était doté d'une assurance qui n'existait guère auparavant. Des faits qui étaient perturbants à voir en rentrant à la maison. Il était donc judicieux de le garder à l'œil. En guise de réponse, tu ne fis que répondre la même chose ; tout allez pour le mieux.

D'un coup, alors que tu allais déposer tes lèvres sur la tasse, ton nom résonne dans la pièce faisant cesser cette action. Prendre ne serait-ce que cinq minutes de pause n'était apparemment pas prise en compte dans le programme.

« Fawkes te demande.
Je ne suis pas là.
C'est ce que je lui ai dit. Mais il est infernal depuis son arrivée. Il ne veut voir que toi.
Dit lui de repasser un autre jour ?
Oh, mais j'aimerais bien. Sauf qu'il est enfermé en cellule.
Qu'est-ce que ce crétin a encore fait...
La routine, une connerie. »

Une routine effectivement. Quelquefois, c'était à se demander si celui-ci ne le faisait pas exprès pour passer quelques heures enfermé au trou. Une question où au fond tu ne tiens pas spécialement à connaître la réponse. Il t'explique alors qu'il a été arrêter pour avoir brûlé des poubelles volontairement devant le commissariat, sans même chercher à rentrer dans la discrétion, en plein jour de surcroît. Pour toi, il était sans nul doute doté d'un petit-pois à la place de la cervelle. À force d'avoir la première place dans ses bêtises, plus rien n'était étonnant quand il s'agissait de son cas. Le problème étant que ces délits ne restaient que mineurs, en soi ils équivalent à ceux d'une bande d'adolescents qui ne cherchent qu'à attirer l'attention sans pour autant aller jusqu'à la peine de mort pour si peu, ou ne serait-ce que la prison à vie. Qu'importaient ses bêtises, il finissait toujours libre jusqu'à la nouvelle arrestation trois jours plus tard. Une boucle sans fin. Levant les yeux au ciel, c'est agacer que tu laisses ton café sur la table, partant retrouver le jeune homme qui ne cesse de te réclamer depuis des heures. Marchant jusqu'aux cellules, le nœud de la cravate se desserrer pour finalement le retirer entièrement, tu n'as jamais vraiment été un grand fan, si ce n'est à titre exceptionnel. Mais tu te sens rapidement à l'étroit. Lancé sur l'épaule tu entres dans la partie prison, puis en soupirant tu avances jusqu'au barreau qui te sépare du criminel du jour, tout en signalant ta présence en énonçant son nom.

Ni une, ni deux, sa silhouette a cloche pied se dessine et, malheureusement, rien qu'à l'entendre tu voudrais faire demi-tour et le laisser là en plan tellement sa simple voix t'insupporte au plus haut point. Si les deux collègues avaient bien fini par faire transmettre le message, il y avait très peu de chance pour que tu aies la force de restes sagement là à l'écouter

« Je suis là à titre exceptionnel, en particulier pour que tu fermes ton clapet. Donc j'ose espérer qu’il s’agit de quelque chose d'important qui vaut le déplacement. Sinon, j'envoie ton bras et ta jambe à la casse. Compris ? »

La menace était réelle, croisant les bras en le toisant durement, au moindre débordement, si ce n'est un mot qui te déplaît, tu l'abandonnes à sort et exécute la sentence. Mieux valait qu'il se tienne à carreau.

« Vas-y je t'écoute. »

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Jamison FawkesMessages : 27
Date d'inscription : 14/03/2017


MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Lun 17 Avr - 19:54

Routine policière- C'est quoi ce service de chambre ? -


JAMISON
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ALARIC
WATSON

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Une chose est sûre, c'est que ce n'est pas la ponctualité qui étouffe les poulets, ni le sens de l'hospitalité d'ailleurs, mais là il chipotait un peu. Le baraqué individu se présenta enfin aux barreaux de son humble cellule, sapé comme jamais, autant d'un point de vue vestimentaire que pour le masque de fatigue qui lui traversait la tronche. À moins qu'il ne s'agisse-là de la face habituelle du fonctionnaire lambda qui avait à se farcir l'enquiquinant personnage, oscillant sur une patte comme un flamant rose instable à cause de l'excitation. L'avantage étant qu'Alaric devait avoir été béni d'une patience de moine bouddhiste, avec des cheveux en plus, puisqu'il était généralement le dernier à s'emporter au cours d'un tête-à-tête avec l'autre blond. Accroché aux barres et trop avachi pour faire valoir sa grande taille, celui-ci prit un air faussement outré face à la menace dirigée contre ses membres confisqués.

« Tu pourrais respecter un peu plus le travail de l'artisan, j'te raconte pas les bouffées de chaleur que je me suis tapé pour les faire ! Sans parler des tentatives d'agression pour me foutre dehors. »

Les expulsions hors de la forge qu'il occupait en douce la nuit, parce que ce dur labeur était aussi particulièrement bruyant, avaient tout de même mis bien plus à mal l'élaboration de ses prothèses que la chaleur du métal incandescent ; de ce côté-là, il était au contraire si rodé qu'on aurait pu le prendre pour un Élémentis de feu, à force de s'y exposer de si près. Et bien que l'écoute du consultant relevait de l'exception, avec la pression de rendre la requête digne d'intérêt, Jamie trouva malgré tout le moyen de ne pas se montrer concis. Mains jointes en prière de l'autre côté des barreaux, elles gesticulèrent maintes fois ensuite pour animer son discours :

« J'ai super, super besoin que tu m'arranges le coup avec Teddy, ton pote docteur là ! Pas pour un rencard hein, ça encore je peux me démerder, mais y me dépannait bien en anti-douleurs du temps où il ne s'était pas juré de m'étriper comme une truie s'il me voyait traîner autour de son cabinet. Tout ça parce qu'UNE fois, j'ai pas géré l'apparition de Cloclo et qu'il a foutu le boxon... faut comprendre le p'tit chou aussi, les endroits confinés qui puent le désinfectant, il aime pas ! Le portrait craché de son papa, tu me diras. Ça se dit ça d'être le parent de sa bestiole, ou c'est réservé aux mémères avec leur caniche ? »

C'était tout de même une drôle de manie de se prendre pour le papa ou la maman d'un animal, surtout quand certains vont parfois jusqu'à les habiller avant de sortir les promener en poussette. La découverte d'un bébé poilu a effectivement de quoi surprendre quand on a le malheur de se pencher par-dessus !... Se rendant enfin compte qu'il commençait à divaguer, au vue de l'expression faciale de son vis-à-vis, Jamison secoua la tête pour en venir plutôt à ses motivations.

« Disons que le marché est un peu à sec en ce moment, du coup je me suis dit qu'il était temps de revenir à la bonne vieille médecine traditionnelle, tu vois le genre ? Question de bien-être et de santé, puis en plus y paraît que ça peut causer l'impuissance ces conneries et bon, j'ai pas encore l'âge de plus pouvoir bander sans petite pilule bleue quoi ! »

Bonjour la galère si on ne peut même plus compter sur son fidèle soldat pour se mettre au garde-à-vous quand c'est nécessaire ! À ce moment-là, autant finir eunuque. Il n'était pas évident ces derniers temps de se ravitailler à prix abordable et surtout avec des produits frais, sans qu'ils ne soient coupés avec toutes sortes de substances dans le but de grossir la dose, au détriment des effets bien sûr. Les médicaments, eux, sont déjà moins du genre à faire de mauvaises surprises. C'est qu'il faut voir à quel point son moignon peut le relancer à l'occasion, comme un sale gosse jaloux du mal que son bras foutu lui impose déjà au quotidien. Puis Harley a tendance à se montrer assez radine sur les bords, à ne pas vouloir partager les médocs de son colosse de copain. Y a plus de charité nulle part ! Venant tout à coup caler sa tête entre deux barreaux afin de mieux observer son interlocuteur, le blondinet envoya finalement sa main sévèrement brûlée droit devant lui pour aller tripoter le visage d'Alaric.

« Ben dis donc, qui c'est qui t'a amoché ? Tu veux que j'aille leur péter la gueule quand je sors ? Balance les noms ! Mon pauv' vieux ils t'ont pas raté n'empêche, j'te jure on dirait qu'on a foiré ton botox. »


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Alaric J.R WatsonMessages : 224
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MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Dim 23 Avr - 16:42

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Et quand le Junki est en cellule, tout le monde cri

   
L
a journée avait été suffisamment rude et longue pour avoir encore la force de supporter après celle-là les débordements de Fawkes. Tu donnais peut-être l'air d'avoir une patience sans failles, il y avait quand même des jours où un simple jet de travers faisait débordé la goutte de trop. Fort heureusement, ceci était aussi rare qu'une pluie de météorites. Néanmoins, ces jours-là mieux valait ne pas être sur ton chemin au risque de se prendre les foudres similaires au jugement dernier. Celui-ci avait beau te casser les pieds la plupart du temps, les limites du raisonnable n'étaient pas encore franchis. À noter que “pas encore” été à prendre avec des pincettes et de préférence entre de grands guillemets, car, au fond ce n'était pas l'envie qui manquait à plusieurs reprises que de mettre cette menace à exécution, sans l'avoir prévenue au préalable. Mais, en fin de compte tu es bien trop clément à son égard pour le laisser s'en sortir sans être puni comme il le devrait. Quoique, à ton humble avis, ce ne serait guère assez pour qu'il se tienne définitivement tranquille. Encore qu'il faudrait essayer au moins une fois pour être sûr.

Tandis qu'il défendait son travail, ton regard passa sur ta montre, l'heure ne semblait pas vouloir être une amie aujourd'hui. L'aiguille te narguait, à deux doigts de vouloir reculer au lieu d'avancer. Ce temps pris sur ta pause allait plus long que tu ne l'avais espéré, peut-être aurais tu dû emmener ton café jusqu'ici, au moins celui-ci aurait pu devenir une maigre consolation. L'idée même de faire demi-tour pour aller le chercher est à exclure alors qu'il commence les explications sur son problème. Au simple nom évoqué, tes yeux font instinctivement une roulade en arrière avant de laisser échapper un soupire désespéré. Tu connaissais l'histoire et le fait que Théo refusait catégoriquement de le voir approcher de son bâtiment à moins de plusieurs mètres. Ah, ça, il tenait autant à son établissement qu'à la vie de Nina. Et par expérience vis-à-vis de William, tu savais que revenir dans ces bonnes grâces étaient bien loin d'être aussi aisé. Le bougre n'en démordait jamais d'un claquement de doigt. Il était donc peu étonnant qu'il demande de l'aide à une personne qui ne lui avait pas encore causé du tort à ce niveau-là. Enfin, pour le moment la réponse restée encore sur la case “refuse” en gros et rouge. Par la suite, les sourcils se plissent quand il s'égare dans son récit. Loin de toi l'envie qu'il te tienne la jambe une éternité sur ce qui est possible de dire ou non quant à son animal de compagnie pour le qualifier. Cependant, c'était tout de même gonfler de quémander un service ainsi de but en blanc. Et quel service d'ailleurs ! Comme si tu n'avais que cela à faire à transmettre les messages entre l'un et l'autre. Voilà que d'un poste aux yeux de la loi, tu venais de descendre en grade pour celui de pigeons voyageur. La prime en moins bien évidemment. Si ce n'est pas beau ça.

Les doigts de Jamison traversèrent la barrière pour aller toucher la partie endolorie de ton visage. De quoi t'en faire grimacer au contact. Ce n'était peut-être rien, mais la délicatesse inexistante avec laquelle il faisait preuve était suffisante pour en serrer les dents. Tu plaignais sa copine si seulement il en avait une, encore fallait-il qu'elle supporte ses bêtises et ses allers et venu intempestive au gouvernement.

« Bah voyons, tu te prends pour un justicier maintenant en fracassant tous ceux qui me colle une droite ? Et mon botox ira très bien si tu enlèves tes sales pattes de mon visage. »

Du revers de la main tu chasses la sienne, puis recules d'un pas avant que l'idée de recommencer ne traverse une nouvelle fois son esprit. C'était bien gentil de vouloir venir à ton secours, mais il semble que tu es en âge d'être suffisamment grand pour savoir te défendre tout seul. Et pour cause, le malotru qui avait eu l'audace de te blesser à bien vite regretter son geste. Il faut dire que ta poigne avait de quoi le tenir tranquillement au bout du compte.

« Donc, que je résume bien la situation ; tu as brûlé les poubelles, déranger le commissariat et fais un scandale pour ça ? Jamison je te jure que tu me sors par les yeux. »

Les yeux, le nez, la bouche, les oreilles, littéralement tout ce qui avait comme fonction un trou. Tout ça pour te demander d'arranger une entrevue, ne pouvait-il donc pas faire comme tout le monde est laissé un mot ? Ou bien simplement venir frapper trois coups à la porte de ton bureau . Ce n'est pas comme s'il ne connaissait pas le chemin pour l'avoir vu rôder devant quelquefois. Et un simple coup de pied au dernier n'était guère assez pour l'en chasser. La méthode forte fut employée ; en soi seau remplit d'eau chaude fit effet au moins une fois. Ce qui était toujours ça de gagner de toute manière. Deux doigts pincent l'arête de ton nez, déjà bien agacé d'avoir accepté le déplacement. Sûrement qu'être au abandonner absent aurait été la meilleure solution au monde, quoique risquée s'il passait le reste de la journée à faire parler de lui depuis sa cellule. De quoi devoir supporter le contrecoup de ses âneries.

« Ce n'est pas mon domaine de t'arranger un “rendez-vous” avec le Doc'. J'suis flic, merdeux, pas ta secrétaire est encore moins ta conseillère conjugale. Et je me fous littéralement de ce que cela cause ou non dans ton entre jambes. Tu n'as qu'à faire des activités plus saines. »

Et mangé cinq fruits et légume par jour aussi ? Comme ces fameux slogans que crie que tous les marchands au centre commercial ou bien sûr la place du marché. Sûrement qu'il pouvait être en meilleure forme avec ça. Sans être dans l'obligation de passer par des chemins plus faciles pour tenir debout. Après réflexion tu en conviens qu'il lui fallait concrètement une place dans un centre désintoxication. Voilà le meilleur moyen pour avoir des miracles, si encore il faisait effet sur sa personne.

« De plus, je ne vois pas pourquoi je te rendrais ce service alors que tu ne sais clairement pas gérer le dosage. Dans une semaine tu seras à court de médicaments. Tu sais qu'à force, un jour tu finiras à l'hôpital pour avoir abusé de sur-dose ? Si ce n'est un aller direct à la morgue. »

Stop. Pourquoi se plaindre ? Au moins ce jour-là il ne sera plus entre tes pattes pour venir te casser les pieds durants les heures de pauses. Néanmoins, ce serait un peu vache de lui souhaiter une mort lente et douloureuse pour ne plus l'avoir sur son chemin. Le sadisme n'est pas dans tes cordes et pourtant, il y aurait de quoi en douter avec certaine personne. Un surplus de patience finira par te tuer. Enfin, puisque c'était tout ce qu'il désirait et que tu n'avais aucune raison ni d'intérêt à lui faire un tel cadeau, tu fais un demi-tour sur toi-même en plaçant de nouveau la cravate autour de ton cou. Lançant ce qui ressemblait à un dernier mot à son égard :

« Va voire un médecin, je ne peux rien pour toi. Si tu tiens vraiment à revoir Théo, envoie lui une lettre au pire des cas. Ou bien arrête littéralement la drogue ce ne serait pas du luxe. Enfin, ravie de t'avoir revu. »

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Jamison FawkesMessages : 27
Date d'inscription : 14/03/2017


MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Mer 26 Avr - 19:44

Routine policière- C'est quoi ce service de chambre ? -


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On ne pense jamais assez aux bonnes vieilles bagarres de rue pour donner un effet repulpant à ses lèvres ! Pour moins cher et peut-être même moins douloureux également, le résultat devait être tout aussi convaincant, du moment qu'on tolère les injections aux coups de poing. L'offre de Junkrat pourtant emplie de bonté ne trouva pas preneur auprès du lésé, qui le repoussa avec fermeté avant de se distancer des barreaux qui ne dissuadaient clairement pas l'individu de l'autre côté de venir envahir son espace personnel. La main dégagée alla finalement se poster sur le dessus de son crâne, à la recherche de mèches survivantes pour malmener leur racine, tandis que le consultant se remettait de tout ce qu'il venait d'entendre.

« Donc, que je résume bien la situation ; tu as brûlé les poubelles, dérangé le commissariat et fait un scandale pour ça ?
- Forcément, quand tu récapitules tout salement... c'est à peu près ça !
- Jamison je te jure que tu me sors par les yeux.
- Ben attends, je les connais moi, les rouages de l'administration... si on force pas un peu les choses, j'ai le temps de voir ma patte repousser avant d'apercevoir le bout de ton nez. Et puis quel genre d'abruti viendrait vous voir de son plein gré, sans être obligé de passer par la case cellule, hein ? Votre service de chambre fait quand même la fierté de Quederla, surtout avec Tic et Tac aux commandes ! »

Sans se poser une seule seconde la question de savoir si le délit de faciès le concernant était plus à blâmer que l'accueil et la gestion des citoyens et de leurs problèmes en général, il releva son pull le temps de dévoiler les marques encore rougeâtres sur son flanc, un pouce levé en l'air avec son autre main comme pour appuyer sincèrement la bonne publicité de l'établissement public. À vrai dire, Jamison ne s'était jamais vraiment dit qu'il pouvait s'adresser à la police autrement qu'en se faisant arrêter par cette dernière, mais puisque personne n'aimait particulièrement perdre son temps avec lui de toute manière, les obliger à s'occuper de son cas en devenant leur responsabilité, même le temps d'une demi-journée pour quelque chose d'aussi mineur qu'une poubelle en feu, restait une méthode toujours infaillible pour se faire entendre.

Quant à sa requête, elle eût le don d'offusquer le consultant qui crut bon de rappeler à son bon souvenir que son métier n'incluait en aucun cas les arrangements avec ses amis médecins dans le seul but de délivrer des certificats de complaisance, et encore moins la dispense de conseils pratiques pour retarder les éventuels troubles de l'érection. Dans ce cas, par quoi le service à la population pouvait-il bien passer ? S'il ne pouvait l'aider médicalement parlant, il ne se retint pas pour autant de le pourrir de bons vieux avertissements à l'égard de son hygiène de vie, et auxquels Jamie tira la langue dehors d'un air ennuyé en regardant autour de lui pour une échappatoire possible, histoire de ne pas avoir à entendre un énième sermon bien pensé sur les méfaits de sa consommation.

« Hop hop hop, mollo la morale, cyclope ! D'abord, je te f'rais remarquer que je me gère très bien, la preuve : je viens toujours chez vous quand je me suis repoudré le museau. Franchement tu peux pas le nier, y a pas plus responsable que moi ! »

On le condamnait rarement pour ce qu'il pouvait être amené à faire dans un état second, puisqu'il s'assurait soit de rester dans sa déchetterie, avec pour seuls dangers les multiples moyens à sa disposition pour se fracasser la gueule par terre ou bien de déclencher un petit incendie involontaire, soit de se faire garder par les nounous du poste de police en occupant la cellule de dégrisement pour la nuit. Bizarrement, même si l'euphorie demeurait, l'état d'apaisement général le rendait moins éreintant, voire même plus agréable aux yeux de ceux qui étaient de service dans ces moments-là.

Et du reste, que risquait-il à becter plus de médicaments que prévu ? Ce n'est pas comme s'il pouvait lire l'ordonnance, ni contrôler l'intensité de ses douleurs : quand on a mal, on prend de quoi l'atténuer, et si la quantité allait de pair avec les effets antalgiques, il paraissait logique de s'attribuer les doses en conséquence. Et cela ne coûtait pas plus cher au doc' d'avoir à renouveler des prescriptions, à part peut-être pour le papier. Mais puisqu'il ne pouvait plus le voir en peinture, passer par l'intermédiaire d'Alaric, et plus particulièrement de son colocataire en lui rajoutant quelques médicaments "subitement devenus nécessaires" à sa liste, devenait la solution la plus évidente à mettre en place ; à condition bien sûr qu'il accepte de coopérer en lui rendant ce menu service, ce qui n'avait pas l'air gagné d'avance. Passant outre ses propositions alternatives, aussi ridicules les unes que les autres -écrire une lettre, et puis quoi encore ?-, il s'empressa de le retenir par la seule force de la parole :

« Ouais ouais, merci pour tout le prêchi-prêcha, tu viens de me changer la vie, vraiment ! Regarde-moi, je suis tellement clean qu'on pourrait me manger dessus. Sinon on t'a jamais dit qu'il fallait venir en aide à ton prochain ? J'croyais que les flics étaient censés servir la popula... non mais attends, pars pas !! Où c'est qu'tu vas... ? ALARIIIIIIIIIIIIIIC !!! »

Les bras passés au travers des barreaux pour s'agiter dans les airs, il beugla le nom du consultant en le voyant progressivement disparaître de son champ de vision. Il ne manquait plus que ça, voilà qu'il l'avait vexé, le vilain méchant ! En attendant, ses problèmes ne risqueraient pas de se résoudre d'eux-même sans au moins un petit coup de pouce d'Alaric. Il se mit donc à penser à toute allure à ce qu'il pouvait bien faire dans sa position pour le convaincre de lui accorder un soupçon de temps supplémentaire.

« Sérieux qu'est-ce qu'y te faut, une danse du ventre, des infos, une pipe ?! Bon bon d'accord, puisqu'il faut en arriver là... Se laissant tomber sur le genou face aux barreaux, il ouvrit d'abord grand la bouche pour se curer les dents du bout d'un ongle verni de noir, puis enchaîna : Paraît que vous en chiez avec une flopée de cadavres sans meurtrier connu derrière ? Et qu'à chaque fois c'est genre donjon SM en plus crade ? »

C'était en tout cas les bruits qui se racontaient autour de lui, puisqu'il n'allait certainement pas se servir à la source de ces informations, à savoir les journaux de presse. De ce qu'on entendait, la flicaille tournait en rond sur cette affaire, avec si peu à se mettre sous la dent qu'ils serraient la ceinture depuis déjà plusieurs mois, ce qui n'était pas pour rassurer nos bons concitoyens. Voyant que ses questions laissaient entendre suffisamment de choses au consultant pour l'encourager à rebrousser chemin, Junkrat s'assit en tailleur pour se balancer d'avant en arrière, ses mains occupées à compter les cheveux arrachés, tandis qu'il expliquait les derniers événements ayant relativement bousculé son quotidien. Dans une moindre mesure évidemment, parce qu'il avait tout de même bien d'autres choses à faire de ses journées que de tenir les stocks de la déchetterie.

« Non parce que ça fait des semaines que je retrouve chez moi des outils un peu chelou, et qui doivent pas servir au jardinage, si tu vois c'que je veux dire. 'fin chui pas flic ni rien, mais aux dernières nouvelles les arbres ils saignent pas rouge ! Je dois en avoir 4 ou 5 déjà, d'ailleurs j'me suis méchamment ouvert le doigt en en ramassant un, alors j'espère qu'aucune des victimes m'a refilé une merde au passage... »


« Ça cause mal en darkgoldenrod ! »

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Alaric J.R WatsonMessages : 224
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MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Mer 17 Mai - 20:00

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Et quand le Junki est en cellule, tout le monde cri

   
V
oilà une bonne chose de faite, hors de question de traîner plus longtemps dans ses pattes et de l'entendre se plaindre ou encore te tenir la jambe avec des supplications pour une histoire de médicament. Il ne se rendait pas compte que les honnêtes hommes comme toi n'avaient guère de privilège à flâner. Et devait travailler deux fois plus d'arrache-pied constamment. C'est que tu ne pouvais te permettre de rester sagement là en sa compagnie. Quand bien même ceci te serait autorisé, tu aurais bien mieux à faire de toute manière. Alors, partir est bien ce qui se prête le mieux à la situation. De préférence sans prendre le temps d'écouter ses cris ou bien ses demandes de plus en plus farfelues. Certains étaient faciles à convaincre une fois que le pantalon était baissé, en revanche c'était bien loin d'être ton cas. Autant supporter les petits délinquants sans importance, qui eux à moins avaient là gentille de ne pas t'assommé avec des histoires à dormir debout.

Cependant - et cela avec une grande surprise - ton élan de fuite s'interrompt à mi-chemin alors qu'il ne faisait qu'énonçaient les rumeurs qui circulaient déjà en ville. Les cadavres s'empilent mais, aucun meurtrier n'en ressortait, ce qui en soi, te tape sur les nerfs, ainsi qu'une grande majorité des collègues qui devaient en endosser les responsabilités. Entre autres réclamations et grabuge que faisaient les émeutes des familles endeuillées, peut-être était-ce la raison qui valait le déplacement du haut préfet ? Ceci pouvait expliquer pas mal de choses ; comme la tension qui ne cessait de s'accroître dans les locaux de la police. Quoi qu'il en soit c'est agacer mais, tout de même piquer par la curiosité que tu fais demi-tour et revient de sa cellule. Ce qu'il avait à dire se devait d'être pertinent sinon, c'était bien tout le corps entier que tu comptais faire passer dans le broyeur à ordures. Malheureusement, en cet instant tu ne pouvais lui donner tort, ainsi qu'à contre-cœur tu ne pouvais nier que les détails n'étaient pas dénués de sens.

Tu soupires en te frottant l'arête du nez.
À ton grand dam, tu en vins à la triste conclusion que pour le faire parler davantage tu n'avais d'autres choix que de passer un marché avec cette tête à claques. En particulier tout en sachant ce qu'il désirait exactement. Il était à la fois un pseudo-témoin et traîner suffisamment dans les rues pour avoir entendu plus de bruit que n'importe quel citoyen ordinaire. Il se devait de coopéré, il n'avait guère le choix à moins de vouloir goûter à ton poing entre ses dents. C’est donc d’une expression de marbre et dur, celle que tu sors pour les affaires sérieuses, que tu reprends les choses en mains.

« Ok, répond à mes questions honnêtement et sans changer de sujet. Si j'ai le plus d'infos possible, alors j'irais voir Théo. À prendre ou à laisser, sinon je me barre et je leur dis de ne pas te nourrir durant un mois. »

Et tu en connais deux qui seront ravis de le laisser mourir de faim. Une occasion qu'il ne vaudrait mieux pas laisser entre leurs mains, à moins qu'il ne désire devenir plus maigre qu'il ne l'ait déjà. Fouillant dans la poche arrière du pantalon, tu en sors un mini calepin non user qui trouve enfin son utilisation. Dans le doute il valait mieux sortir couvert et avec un crayon en prime.

« Combien de fois as-tu trouver des outils de ce genre depuis ces sept derniers mois ? »

Est-ce que le nombre d'instruments de torture coïncider avec celui des cadavres ? Où est-ce que bien avant que le premier ne soit découvert ils avaient déjà fait leur apparition ?

« Est-ce que, hormis les éboueurs et tes copains clodos, une personne est venu déposer ses outils directement à la déchetterie ? Un homme, une femme que tu n'aurais jamais vue rôder par là auparavant ? »

Avec un peu de chance le meurtrier aurait enfin fait sa première erreur depuis des lustres. En tout cas, pour avoir négligé ses instruments en les balançant ainsi à la poubelle, c'est qu'il se doutait bien que personne n'aurait eu l'idée d'aller fouiller là-bas. C'est bien trop rempli de déchets en tous genres pour confondre facilement un couteau de cuisine avec l'arme du crime. Il n'était pas si stupide, malheureusement, il n'y avait pas que des pauvres clochards dans le coin qui ne prêtait attention à aucun détail. Pour une fois, Jamison avait peut-être une vraie utilité. Encore fallait-il qu'il puisse répondre en détail à tes questions.

« Je doute que tu puisses répondre à celle-ci mais, est-ce que tu connaissais l'une des victimes apparues dans le journal ? Où, comme tu es toujours dehors, peut-être qu'une de ces victimes à déjà croiser ta route en te semblant… je ne sais pas, inquiète, ou bien même suivi par quelqu'un, pour peu que tu l'aurais vu. »

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Jamison FawkesMessages : 27
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MessageSujet: Re: Routine policière (Alaric J.R Watson)   Mer 21 Juin - 18:48

Routine policière- C'est quoi ce service de chambre ? -


JAMISON
FAWKES

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ALARIC
WATSON

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Condoléances aux proches, tristesse et tout le blabla, mais il n'aurait absolument aucune pitié quelle qu'elle soit si l'un de ces martyrs avait eu la bonne idée de se trimballer la moindre saloperie dans son sang, avant d'en laisser partout sur la lame qui finirait avec SON sang ensuite dans un mélange contagieux comme il faut. Les gens n'ont parfois aucune considération pour leurs pairs ! Une grande silhouette projeta son ombre sur l'estropié en train de jouer par terre avec ses quelques mèches de cheveux arrachés, visiblement plus encouragée par sa conscience professionnelle que par l'engouement à l'idée de devoir traiter davantage avec lui. Ce doit être pour cela qu'il fut prié de se montrer clair et concis s'il tenait à obtenir gain de cause auprès du docteur, au risque autrement de se voir réduit à la famine tant qu'il resterait derrière ces barreaux.

« Héhéhé, tu crois que ça marche encore comme menace ? Question jeûne j'suis plus balaise qu'un bouddhiste, le Ghandi de la street avec des tifs en plus !... attends t'es en train de me dire que vous avez toujours eu le droit de me filer de quoi grailler quand je suis là ? Fous-toi de ma gueule !! Ben tu pourras dire à Boule et Bill de prendre mon bras, lui faire faire un doigt d'honneur et se le foutre à tour de rôle dans le... »

Ses imitations à chaque étape du processus bien particulier réservé aux collègues du consultant se figèrent au moment le plus déterminant de la représentation, alors que l'expression de ce dernier faisait assez clairement transparaître son envie de ne surtout pas y assister. Jamie s'allongea finalement de côté sur le sol de la cellule comme s'il était au bord de la mer, la tête appuyée sur son bras gauche.
   
« Ouais t'as raison, le boulot avant tout. Balance tes questions, ma poule ! »

Mais tout de même, qu'ils aillent bien se faire voir, ces deux-là ! Dire qu'ils avaient négocié avec lui un paquet de fois contre de la nourriture, entre autres services, comme s'il s'agissait de la plus belle des faveurs qu'ils étaient en mesure de lui faire, alors que c'était bien le minimum syndical à fournir à l'égard d'un clampin en garde-à-vue. Avec un peu de chance, il disposait de beaucoup plus de droits que celui de ne pas crever la dalle comme un vieux cafard tout sec, mais peut-être devrait-il se réserver des cours de droit pour une prochaine fois. D'ici là, il avait affaire à un Alaric dûment équipé de tout le nécessaire pour la prise de notes et oh, comme il allait en avoir besoin, à condition de faire d'abord le tri dans ses déclarations :
   
« Combien de fois as-tu trouvé des outils de ce genre depuis ces sept derniers mois ?
- Ah bordel, t'y vas à sec, toi ! J'me souviens déjà pas de l'endroit où j'ai pioncé ou sous quelle table j'ai collé mon mickey tout à l'heure, c'est dire ! Y doit y avoir plus de trous dans cette caboche que dans le corps de toutes les victimes réunies... quoi, c'est trop tôt pour blaguer dessus ? Bon... je saurais pas te dire à quand remonte la première cisaille que j'ai trouvé, mais j'ai rien vu de louche pendant un baille avant de réunir tout l'attirail complet au cours de ces trois derniers mois : un pieu, une scie, un genre de foreuse bizarre, une grosse tenaille en métal... il a de sales délires votre gars quand même ! Enfin je juge pas, après. »

Il était prêt à parier une main que ce bonhomme devait avoir une vie sexuelle sacrément pimentée ; celle qui était en plus mauvais état, bien évidemment, il ne jetait pas ses mains utiles à tout va dans le seul but d'estimer le degré de perversité des individus. Atteint de son éternelle bougeotte, l'étalage ne fit pas long feu qu'il se relevait déjà pour sauter à cloche-pied en direction du banc métallique, sur lequel il vint s'asseoir et vraisemblablement croiser les jambes, le moignon par-dessus la cuisse de sa jumelle, tout en revenant sur cette histoires d'outils :
   
« Hé, je suis obligé de tous vous les filer du coup ? Parce que franchement, la foreuse elle est top pour ouvrir les conserves en calant un tournevis dedans, plus qu'à mettre une paille dans le trou après et paf, ça fait des chocapics ! Nan ça existe pas les conserves de chocapics, mais ça devrait, si tu veux mon avis. Bref j'aimerais bien la récupérer quand vous aurez fini de faire, euh... vos trucs de flics avec. C'est super addictif de faire des trous partout, j'ai foutu en l'air la moitié de mon matos une fois dans ma lancée, 'feriez mieux de me surveiller si vous tombez un jour sur des cadavres en gruyère, haha !... ehhh je déconne par contre, me prends pas au mot sur ça, c'était juste une réflexion en l'air. J'ai encore rien fait mais ce sera pas moi, juré !! »

Il ne manquerait plus que des propos infondés aillent lui porter préjudice, d'ici qu'un déglingué à la foreuse ne fasse parler de lui et porter le chapeau à Jamison par la même occasion. Il avait peut-être sa part de conneries, il n'empêche qu'il se passerait volontiers de l'ajout de meurtres en série sur son Curriculum, qui auraient tendance à rendre sa traque nettement plus impérative comparé à ce qu'on pouvait lui reprocher actuellement. Ce n'est pas que, mais il tenait à ce que son histoire avec la police ne devienne pas aussi sérieuse, au fond ça ne marcherait jamais entre eux, autant ne pas se faire d'illusions. Un petit passage de temps en temps, juste pour décompresser et prendre un peu des nouvelles, suffisait amplement à son goût. La question suivante porta directement sur le propriétaire des outils abandonnés sur son territoire, si seulement le maître des lieux avait eu l'opportunité de l'apercevoir en train de vider son sac de preuves. Bras croisés derrière la tête, Jamie s'appuya contre le mur en soupirant.
   
« Nan, la décharge est pas vraiment l'endroit le plus hype à visiter, surtout à cause des pièges qui traînent partout, toute façon les gars des poubelles et les potes savent jusqu'où ils peuvent mettre les pieds sans risquer d'en perdre un. Attends, on a tous droit à son p'tit jardin secret ! Le mien est juste entouré de traquenards potentiellement mortels, mais seulement une fois sur sept, les autres fois ça va de l'entaille superficielle au tétanos, chui pas un chien non plus. »

Ce n'est jamais une partie de plaisir que de planquer un cadavre en attendant de trouver une solution pour s'en débarrasser avec plus ou moins de propreté, voire de faire intervenir Harley pour qu'elle puisse lui filer un coup de main. De telles mesures de sécurité, bien qu'extrêmes en de nombreux points selon des avis extérieurs qui ne l'intéressaient guère, lui assuraient généralement une bonne tranquillité du haut de son dépotoir, même s'il arrivait parfois que des couillus cherchent à les contourner. Dans ces cas-là, Junkrat les entendait d'assez loin pour aller les cueillir et leur faire ainsi passer l'envie de recommencer. Il y avait bien un type qui avait la fâcheuse tendance à traîner dans les parages, avec la même vieille eau de Cologne qu'un nez comme le sien pouvait reconnaître à chaque fois en dépit de l'odeur des poubelles ; mais cette occurrence ne lui revint pas de suite en mémoire. Celle-ci était plutôt en train de vagabonder entre toutes sortes d'anecdotes plus inintéressantes les unes que les autres pour le travail du consultant, mais qui avaient néanmoins pour elles la délicatesse de ne pas traverser systématiquement sa langue de pipelette. Tandis qu'il se levait une fois de plus pour retourner devant les barreaux, le grand blond se mettait à évaluer l'écart entre ces derniers, tentant tour à tour de passer un bras ou un bout de jambe amputée, comme pour voir s'il était en mesure de passer au travers.
   
« Je doute que tu puisses répondre à celle-ci mais, est-ce que tu connaissais l'une des victimes apparues dans le journal ? Ou, comme tu es toujours dehors, peut-être qu'une de ces victimes a déjà croisé ta route en te semblant… je ne sais pas, inquiète, ou bien même suivie par quelqu'un, pour peu que tu l'aurais vu.
- Mec, toutes les nanas sont inquiètes quand elles me voient, c'est l'effet qu'je fais, va falloir être plus précis que ça. Si tu voyais comment elles se barrent en courant quand je les suis à chaque coin de rue, surtout la nuit ! T'as remarqué comme c'est chaud aujourd'hui de demander l'heure ?? Faut direct qu'on te fiche comme un prédateur sexuel, c'est un monde de fous. Puis tu sais, les journaux, moi, je me torche avec. Littéralement, hein ! Sortis des BDs je te signale que je peux rien lire, et encore je pige rien les 3/4 du temps quand le gag est dans les bulles, mais j'me marre quand même pour le principe, puis soyons honnête, ce gros chat orange là ? C'est le maître de l'humour, y a pas à chier. »

Qui a besoin de savoir lire pour apprécier les cases de Garfield ? Certainement pas lui. Ses doigts brûlés manipulaient le cadenas de sa cellule de l'autre côté de sa barrière pendant qu'il tergiversait, encore et toujours, au grand dam d'Alaric certainement, mais ce n'est pas comme s'il avait une réelle facilité à freiner le fil de ses pensées et surtout de ses paroles. Lassé de tripoter le moyen de sûreté de sa cage, Jamie pivota finalement sur lui-même afin de s'adosser aux barreaux tout en renvoyant ses paluches au fin fond des poches de son pantalon, où il donna de dos l'impression de se remettre allègrement l'entrejambe en place.
   
« T'aurais pas des photos de tes victimes ? Parce qu'au final je sais foutre rien de cette affaire, faudrait que tu m'en donnes un peu plus si tu veux qu'on puisse bien bosser ensemble, collègue ! Pas grave si elles sont gores, je risque pas de dégueuler, j'ai rien bouffé depuis hier soir... Ah merde, t'as du feu ? »

En un rien de temps, un rouleau de ce qui ne devait pas être du tabac était venu se loger dans le coin de ses lèvres, nettement visible lorsqu'il tourna la tête vers le consultant derrière lui, un briquet dans la main droite cliquant tristement dans le vide sans jamais produire la moindre petite flamme pour aider à sa cause.


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