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 FIRE IN THE HOLE

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Jamison FawkesMessages : 28
Date d'inscription : 14/03/2017


MessageSujet: FIRE IN THE HOLE   Mar 14 Mar - 20:45

Jamison "Junkrat" Fawkes

{Anyone want some BBQ?! Heheh!}
PETITE PRÉSENTATION
NOM : Fawkes
PRÉNOM : Jamison
SURNOMS : Jamie, Junkie, Junkrat
DATE DE NAISSANCE : 24 juin
ÂGE : 25
SEXE : Masculin
CAMP : Habitants
CAPACITÉ : Hyène tachetée mâle
SITUATION : En instance de divorce avec la salle de bain
MÉTIER : Fauteur de troubles
PERSONNAGE AVATAR : Junkrat (Overwatch)
QUESTIONS
DE QUAND DATE VOTRE ENTRÉE DANS LE CAMP ?
À 16 ans et (presque) toutes ses dents.

QUELS SONT VOS LIENS AVEC LUI ?
Il ne les a vraiment rejoint que pour honorer la mémoire d'un ami, puis a fini par s'en émanciper sous le coup de l'ennui. En cela, il peut encore entretenir de bons rapports avec la plupart des Domae qui arriveraient à le supporter.

TATOUAGE/MARQUE ?
Son tatouage de hyène se situe sur son avant-bras droit, détérioré par l'état de ce dernier et dissimulé sous une protection en métal.

POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?
Les canettes qu'il transporte sont remplies de substances inflammables, et il ne manque jamais de moyen pour déclencher une flammèche.
PHYSIQUE
Par où commencer avec un chantier pareil ? C'est comme si chaque nouveau détail avait le don extraordinaire de jurer avec le précédent. Prenez la caméra, on va opter pour un panorama vertical...

Et il y a de quoi démarrer sur les chapeaux de roues avec cette coupe : des touffes épaisses de cheveux blonds jaillissent en un bouquet de feux d'artifices sur le sommet de son crâne, dont certaines zones localisées trahissent une calvitie partielle qui ferait se méprendre plus d'un sur son âge réel. Et pourtant ! Ce sont des traits effectivement jeunes que l'on retrouve sur ce visage allongé et souriant, à condition de passer outre la couche de suie, poussière et autres saletés qui le maculent le plus souvent, et qu'une paire d'yeux ambrés, surplombés de sourcils fournis, rehaussent avec chatoyance comme deux petites flammes vibrantes de malice. Quand il fait risette, autrement dit les 3/4 du temps, ses canines taillées en pointes lui rajoutent également un petit côté animal.

Prière de faire attention en entamant la suite de notre visite, car cette largeur d'épaules ne signifie en aucun cas la présence de muscles gonflés sur un modèle d'armoire à glace. Les siens seraient plutôt secs, certes dessinés mais le peu de graisse stockée par ce corps fuselé ne leur accorderait pas beaucoup de mérite. Un tatouage de crâne est visible sur son épaule droite, dont le prolongement se trouve dissimulé sous une curieuse protection faite de métal, d'une teinte orangée, s'étendant du coude jusqu'au bout des doigts, ces derniers individuellement couverts par de plus petites pièces, de quoi rendre l'ensemble assez mobile en dépit de ses mouvements limités. En effet, son avant-bras droit étant sévèrement brûlé, la mauvaise cicatrisation des plaies à la fois externes et internes en ont affecté l'usage. Bien qu'il reste en mesure d'effectuer les tâches les plus simples avec cette main, il préférera utiliser l'autre en cas de travaux plus minutieux. On pourra donc constater sur celle-ci le peu de soins qu'il y accorde, sauf pour ce qu'il en est du vernis noir sur ses ongles et qu'il entretient autant que possible. Sa posture est naturellement voutée, à moins qu'on ne le rappelle à l'ordre à ce sujet, principalement à cause de sa jambe artificielle légèrement plus courte que l'autre, mais c'est un détail que l'on abordera en temps voulu. Pour cette raison, il ne fait pas vraiment sa taille à première vue, alors qu'il est tout de même une véritable asperge avoisinant le mètre 95.

Passons les abdominaux des activités physiques de plein air et de l'alimentation riche en carences multiples, pour faire un arrêt sur ses guiboles. Même s'il y a un certain écho à son faux bras, sa jambe droite, elle, est bien manquante. Amputé au-dessus du genou depuis l'enfance, il a fabriqué sa dernière jambe artificielle en reposant sur un fonctionnement rudimentaire mais toujours plus avancé que la simple jambe de bois fixe, par le biais d'une articulation lui permettant de se plier sous son poids puis de redevenir droite une fois allégée. Des vis assurent ainsi la résistance de cette rotule, à serrer ou desserrer selon qu'il souhaite la plier facilement ou non. Ce membre de substitution lui confère malgré tout une démarche clopinante, sans manquer d'impacter sa vitesse de course, même si son expérience de vie l'a largement habitué à son utilisation. Bousillé pour bousillé, autant lui attribuer une surdité partielle de l'oreille gauche et une légère myopie dans la foulée, après tout ça ne mange pas de pain et ça ne se voit même pas.

Du coup, avec de tels membres de métal, comment ce bougre parvient-il à se fringuer ? Le plus simplement du monde, il faut l'avouer : à moins de devoir faire face à des températures particulièrement rudes, il aurait tendance à se vêtir aussi légèrement qu'une allumeuse en demande d'attention. Dans sa situation, ce serait surtout dû au fait qu'il n'est pas toujours évident de suivre la mode quand son dressing se trouve dans les poubelles. Ses vêtements ont donc tendance à être le plus souvent abîmés, en fonction de l'état dans lequel ils ont été récupérés et du temps passé en sa possession avant qu'il ne finisse par les détériorer davantage, et pas toujours à sa taille. Par chance, il se fiche pas mal de ce qu'il se met sur le dos, et ne fera attention qu'à quelques heureux élus qu'il évitera de garder sur lui au moment de jouer avec des allumettes. Lorsqu'il s'agit de s'équiper pour du grabuge à venir, il veillera aussi à porter son harnais autour des épaules, où sont accrochés plusieurs récipients au contenu trop volatil pour être sécuritaire, mais il apprécie avoir toujours sous la main de quoi réchauffer l'ambiance en cas de pépin.

Dans l'ensemble, on pourrait ajouter à son Curriculum cette voix terriblement nasillarde qui lui est propre, bien trop prompte à partir dans les aiguës dès qu'il parle un peu fort ou ricane, ce qui arrive également trop souvent dans les deux cas pour être acceptable. Son train de vie et ses activités font qu'il se salit facilement, tandis que sa négligence l'encourage à ne pas s'en préoccuper outre-mesure. Et aussi étrange que cela puisse paraître, sa présence imprègne l'air d'une odeur de brûlé... peut-être a-t-il effectivement quelque chose qui brûle sur lui en permanence ? Sa silhouette en pièces détachées témoignerait enfin, contre toute attente, d'une étonnante souplesse qu'il met généralement à profit pour se cacher et dormir dans les endroits les plus incongrus.
CARACTÈRE
Rappeler sa situation précaire de jeune clochard, avec le dépotoir de la ville comme domaine de résidence, ne paraît pas de trop pour introduire le personnage de Junkrat. S'il a sur de nombreux points l'apparence d'un dérangé, c'est qu'il doit probablement l'être un peu, mais il faudrait l'avis d'un professionnel pour aller confirmer ce genre de diagnostic. En attendant son rendez-vous médical, il trouvera tout un tas d'activités pour patienter : fouiller les poubelles et voler sont une nécessité, récupérer et bricoler un passe-temps de choix. Habile de ses doigts qu'il n'a visiblement pas peur, ou seulement la conscience, de perdre en cours de route, il a besoin de démonter les choses qui lui passent entre les mains afin d'en comprendre le fonctionnement, sans doute parce qu'il serait incapable d'en lire la notice pour ce faire. À défaut d'autre chose, cette intelligence manuelle est au moins la preuve qu'une intelligence quelconque se dissimule bel et bien dans cette caboche échevelée. Opportuniste dans son genre, il profitera des situations jugées à son avantage  pour en tirer le maximum de profit, quoi qu'un caractère impulsif sur les bords vienne encore ruiner ses chances à l'occasion. Réfléchir avant d'agir, très peu pour lui ; et si l'ombre d'un regret arrive après-coup, il se contentera de hausser les épaules en rigolant.

Ah, rigoler, il adore ça, à se demander s'il n'est pas venu au monde en se fichant de la tronche de la sage-femme. Et pour rire, des blagues innocentes jusqu'aux saccages, il trouvera toujours le moyen de se fendre la poire à sa façon. Pour cela, il aime s'entourer de gens drôles, volontairement ou non, ne serait-ce que pour avoir une personne à qui parler. C'est en quelque sorte un grand gamin qui n'a jamais reçu d'éducation digne de ce nom, d'où sa grossièreté, son dédain des règles strictes et sa manière d'appréhender les gens, notamment en les reniflant et en les touchant. Jamison est quelqu'un d'extrêmement sociable, voire même de collant, malgré l'isolement et la méfiance dont il fait preuve en d'autres occasions, et ses amis peuvent compter sur son infaillible loyauté. Celle-ci n'est guère difficile à obtenir, si tant est qu'on ait la bonté de lui offrir quelque chose... un délicieux verre de thé aux perles, par exemple.

Enfin, n'allons pas faire de ce garçon un joli rayon de soleil non plus ! Après tout, il ne faut pas oublier que son goût prononcé pour les feux et les explosions a le don de lui attirer plus d'un ennui par jour, sans parler de ce qui l'entoure. Son comportement à risques le place dans des situations toujours plus délicates, et c'est un miracle, ou alors qu'une question de temps, s'il n'a pas encore perdu plus que son ouïe dans ses entreprises hasardeuses. Une imprudence qui va certainement de pair avec ses quelques troubles de l'attention et ses oublis occasionnels, de son activité actuelle jusqu'à des détails plus personnels de sa vie. Ceci étant dit, l'addiction aux analgésiques de toutes formes, ainsi que la consommation récréative de substances moyennement recommandées ne facilitent en rien le travail de ses neurones. Quand il ne sait pas quoi faire de ses mains, elles se retrouveront le plus souvent sur le sommet de sa tête, à tirer et arracher des cheveux par-ci par-là, parfois par poignées, ce qui n'est pas pour arranger son capital capillaire déjà bien mis à mal.
PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !
« N'ai pas peur petit, ces personnes s'occuperont bien de toi à partir de maintenant. Comment tu t'appelles ?
- "Que brûle le porc royal tyrannique !" »

La claque résonna sur la joue à peine potelée de l'enfant. L'exécution de Magda et Jake Fawkes avait eu lieu la veille et les services sociaux venaient enfin de débusquer leur petite tête blonde, cachée dans le grenier dont le soldat avait eu à forcer la trappe pour l'y rejoindre. Sous-alimenté, l'hygiène déplorable, on constate également chez Jamison, alors âgé de 6 ans, un important retard scolaire. Son vocabulaire est principalement constitué de slogans anti-monarchiques, de noms de diverses matières explosives et de jurons pour les moins colorés à l'encontre du souverain d'Australie, comme un perroquet ayant forgé sa conversation par imitation de ses propriétaires.

Les Fawkes avaient été à l'origine de nombreux mouvements révolutionnaires, d'émeutes et d'incendies visant à protester contre la royauté, jugée obsolète et oppressante, jusqu'à ce qu'un attentat déjoué de justesse par les autorités ne signe enfin leur condamnation à la décapitation en public. Leurs méfaits furent grandioses, autant que leur influence sur le fils que leurs ambitions avaient fini par abandonner derrière eux.

* * *
« Et pourquoi il est encore là ce gosse ?
- Parce que je suis gavé de me taper la vaisselle et d'éplucher les patates, ça te va ? »

Ignorant la grimace du petit concerné à son attention, le marin préféra retourner sur le pont pour vaquer à ses occupations. Manquaient-ils de main d’œuvre au point d'exploiter les morveux qui s'embarquaient en fraude, plutôt que de les balancer par-dessus bord ? À défaut de pouvoir transporter la moindre marchandise avec ses bras maigrelets, les tâches ingrates étaient bien les seules à convenir, et personne ne s'inquiétait réellement de ce qui avait bien pu passer par la tête de cet enfant pour aller se réfugier dans la cale au moment de quitter les rives australiennes. Du moment qu'il savait récurer les sols, il faut dire que bien peu importait à l'équipage.

Adopté par une famille respectable et aimante peu après sa prise en charge, Jamison ne leur avait pourtant accordé que quelques mois avant de disparaître un beau jour avec leurs biens, de quoi se payer le trajet jusqu'à la côte et trouver le premier rafiot qui l'emmènerait loin de ce pays, loin de la terre qui avait englouti ses parents.

* * *
« Ma... ma jambe... »

Il ne la sent plus. Sa respiration se fait laborieuse, oppressée par le poids de la caisse qui écrase son torse, mais ce n'est rien comparé à la charge qui lui broie la jambe droite. Les combats faisaient rage autour de lui, dans une cacophonie de grognements animaliers et d'éclairs, d'embrasements tonnant de tous côtés. Invisible sous les décombres des marchandises qui avaient plu sur sa tête au moment de leur déchargement précipité, même le bateau s'était empressé de mettre les voiles avant de compter parmi les dégâts collatéraux de ce règlement de comptes, laissant cargaison et Jamison au port, et surtout au milieu des ravages, de Quederla.

C'est donc assommé par la douleur et l'asphyxie qu'il mit son environnement en veilleuse, le temps de plonger dans un sommeil qui se voudrait, espérons-le, plus confortable. Quelques heures de tranquillité, dans la fraîcheur de la nuit, jusqu'à ce qu'un colosse ne défasse la pile de caisses comme s'il eût s'agit d'une tour de Jenga pour soulever sa petite carcasse et l'éloigner des lieux.

* * *
« Elle est infectée.
- J'en ai rien à foutre, je reste pas ici ! Tu vas faire quoi, gros cul ?! »

Un air de défi se fraya une place sur l'angoisse qui se lisait sur son visage. Aucune blouse blanche, détraquée du scalpel, ne toucherait à un cheveu de sa tête ! Et Mako ne l'empêchera certainement pas de se hisser par la fenêtre pour se sortir de cette chambre.

Mako Rutledge, c'est le genre de bonhomme qu'on ne bouscule pas sur son chemin, à qui on ne fait aucune réflexion s'il vous a écrasé le pied : quand on a la tête de la taille d'un ridicule citron dans la paume de sa gigantesque main, on fait de son mieux pour éviter de finir en jus. Il est grand, imposant, avec des bras qui ne donnent pas envie de se moquer de son large tour de ventre. Une force de la nature, une montagne dont le silence ne trahira jamais le moment où l'avalanche vous emportera dans son éboulement de coups de poings.

Seulement voilà, Mako, c'est aussi le bonhomme qui devait à présent se démener avec le gamin de 8 ans qu'il avait eu le malheur de ramener chez lui, et qui n'a reçu en récompense que le cambriolage sommaire de ses affaires et de son frigo au petit matin. Pourtant, cela ne l'avait pas empêché de laisser des restes de nourriture sur sa table avant de partir au travail, et de nettoyer les assiettes vides en fin de journée. Ayant vite compris que le petit sauvage n'était pas d'ici et ne connaissait que sa maison, à l'intérieur de laquelle il allait et venait sans aucune gêne en son absence, l'homme avait ainsi réitéré ce manège, comme avec un animal à mettre en confiance, jusqu'à ce que celui-ci se fasse à cette routine journalière et ne se méfie plus assez pour pouvoir l'attraper une fois pour toutes.

Cette jambe, qui avait viré de couleur et sur laquelle Jamison se reposait à peine, était nécrosée. En cela, Mako l'avait conduit de force à l'hôpital, au prix de nombreux coups de pieds et de morsures, pour que l'on procède aux soins adaptés. Bien décidé à ficher le camp malgré tout, le blondinet vit non pas le ciel ombragé de l'extérieur mais tout un tas d'étoiles au moment de se prendre le gros poing de l'homme en pleine figure. La seconde d'après, c'est une douleur cuisante qui le ramène brutalement à la réalité, avec la glaçante vision d'une machette ensanglantée levée dans les airs. Le temps de protester ne put lui être accordé, et il hurla à la mort lorsqu'elle s'abattit à nouveau au-dessus de son genou, sciant la chair à vif et les os qui opposaient une piètre résistance sous la puissance du hachoir. Quand il n'eût plus la force de s’époumoner et que le mal le paralysa complètement, le garçon se replongea finalement à corps perdu dans les bras douillets de l'inconscience, tandis que Mako invitait le personnel médical, alerté par les cris, à intervenir immédiatement pour soigner le moignon.

* * *
« Rajoute-moi un lance-flamme au bout !!
- ...
- Un p'tit compartiment à cacahuètes alors ?
- Tu n'aimes pas les cacahuètes.
- Ah, merde. »

Depuis quand n'aimait-il pas les cacahuètes ? Probablement depuis toujours, même si cela lui était sorti de la tête. Bras croisés sur le comptoir, Jamie observe attentivement la fonte du métal depuis sa place, battant des pieds d'avant en arrière sous l'impatience. Une fois de plus, il s'était soustrait à la surveillance de l'orphelinat pour aller rendre visite à Mako dans sa forge et meubler le silence avec ses bavardages. De toute façon, à part de stupides cours de Quederlien, il n'y avait rien d'aussi intéressant à apprendre qu'à l'intérieur de cet atelier. Pour des raisons qui échappaient naturellement à un enfant d'une dizaine d'années, le colosse ne pouvait entreprendre de démarche pour le recueillir légalement, quand bien même cela faciliterait grandement les affaires de tout le monde, l'orphelinat en premier ! Ce qui ne l'empêchait absolument pas de fuguer à chaque coup de tête pour passer du temps avec lui, surtout depuis qu'il avait accepté de l'aider à se fabriquer une demi-jambe dans son temps libre. Aussi, quand il n'était pas en train de l'admirer à battre le métal incandescent, le petit blond se contentait de traîner dans les rues, volant et dégradant sur son chemin. Rapidement, l'expatrié avait assimilé la géographie de la ville et ses multiples passages, des toits jusqu'aux égouts, que même sa jambe de bois ne pouvait le dissuader de crapahuter.

* * *
« Nous sommes sincèrement désolés, mais nous ne pouvons plus le garder avec nous, il... il est ingérable ! »

Les visages accablés des parents contrastaient avec la mine insolente de leur progéniture d'infortune, rapportée comme la pièce défectueuse qu'elle était auprès du fabriquant, avec son éventail de blessures et de pansements. Comment en vouloir à ces bougres qui avaient cru bien faire en venant en aide à un gamin aussi défavorisé que celui-là, venu de loin et estropié, et qui s'en mordaient les doigts depuis ? À 13 ans déjà, Jamison était loin d'être un cadeau, en particulier depuis qu'il s'était découvert une passion héréditaire pour les explosifs, essayant tous les mélanges possibles avec les produits ménagers à sa portée dans le but d'obtenir une maigre détonation fumante ou, en certaines occasions, des flammes ravageuses. À force d'abîmer le domicile familial, de démonter les électroménagers pour les bricoler et de grappiller les biens de valeur, le garçon était devenu tout bonnement impossible à placer, et surtout à deux doigts d'aller passer ses nuits derrière les barreaux.

* * *
« Barbecue dans ma chambre ce soir à minuit pétante ! »

Au fond, s'il était le cauchemar des adultes à charge, il se trouvait être en revanche le plus beau des pitres aux yeux de ses camarades, toujours divertis par ses expériences, ses mauvaises blagues et ses singeries. On disait que Jamie avait un grain, d'autres qu'il devait en avoir un sac entier, mais cela faisait du quotidien de l'orphelinat un spectacle de tous les instants, et on n'attendait que sa prochaine bêtise pour rire des déboires du personnel. La dernière de son palmarès avait fait partir sa chambre en fumée, et le temps que l'agitation causée par l'incendie ne se tasse enfin, il n'y avait plus une trace de Jamison, dont les 16 ans révolus dispensaient de toute manière l'orphelinat de sa responsabilité.

Mako avait péri en mission pour le compte des Domae il y a quelques années de cela, et quoi que Jamison ait pu faire pour essayer,  entre deux fugues, de s'occuper de son sanglier, celui-ci s'était laissé mourir à la disparition de son maître. Personne à l'orphelinat ne semblait avoir remarqué sa peine au cours de cette période. Libre désormais de pouvoir faire ce que bon lui semble, il ne tarda pas à réclamer l'attention du clan de son ancien ami dans l'idée de les rejoindre et d'en apprendre davantage sur lui, et ce malgré les reproches faits à son handicap. Ses hobbies pour les moins particuliers allaient bien finir par se montrer utiles à leur cause.

* * *
« Hé !! Mais il m'a mordu ! »

Alors que Jamie tenait sa main blessée contre lui, accroupi devant la petite hyène tachetée qui lui avait été donnée à voir dans le miroir, le flash-back de sa première altercation avec Mako, dont il avait allègrement mordu les doigts pour se défendre, lui arracha un rire avant de prendre l'animal sauvage dans ses bras, au prix de nouveaux coups de dents dont il n'eût cure. La majorité passée ne lui avait pas accordé un soupçon de sagesse, seulement le droit d'allonger ses séjours en cellule lorsqu'il se faisait attraper pour des crimes mineurs.

Embauché dans l'ancienne forge de Mako, tournant depuis entre de nouvelles mains, l'estropié se voyait régulièrement contraint d'allonger sa jambe pour suivre sa constante poussée de croissance ; quoi qu'il lui manqua encore 1 ou 2 centimètres quand un énième "accident" provoqua la destruction d'une partie de l'atelier, au même titre que la patience du patron au moment de le jeter dehors à grands coups de pieds aux fesses. C'est dans ce courant que Jamison en vient à fréquenter la déchèterie de la ville, dénichant sans cesse des trouvailles à retaper et, ce faisant, témoignant d'une habilité manuelle remarquable.

* * *
« Sympa les tatouages, surtout celui-là. Ça t'ennuie si je le retouche un peu ? »

Sans attendre de réponse, ou dans le cas présent une invitation cordiale à s'adonner à une pratique intime assez exotique impliquant son fessier, de la part du Domae cloué à terre par son comparse, l'Élémentis cracha aussitôt son acide sur l'avant-bras qu'ils lui avaient préalablement cassé, de façon à couvrir la marque de la hyène. C'était la nouvelle tendance très en vogue que d'expérimenter l'effacement des tatouages Domae de toutes sortes de manières, en privilégiant bien évidemment les traitements avec douleur. Après avoir encore essuyé des projections chimiques à la tête au cours du combat, de même pour le flanc de sa hyène, le duo parvint tout de même à mettre les deux autres en déroute, bien que fuir leur aurait assurément permis de s'en tirer en limitant les dégâts. Mais se priver d'un tel feu de joie, en leur rendant ainsi les brûlures infligées dans la foulée, aurait été fort dommage. En dépit de ses plaies, Jamison préféra aller se terrer chez lui plutôt que de les confier à un médecin ; une négligence qui endommagea sévèrement l'état de son avant-bras, mal consolidé et cicatrisé en l'absence de soins plus efficaces que deux planches et des kilomètres de bandages.

Ce n'est que plusieurs semaines après cet incident qu'il lui vint l'idée de retourner à la forge, pour fabriquer différentes pièces de métal à assembler progressivement sur une manche de cuir, afin de se créer une protection unique et adaptée à son bras, puisqu'aucun morceau d'armure ramassé dans les poubelles ne pouvait faire l'affaire. Protégé à la fois des coups et de sa vision peu ragoûtante, il fut extrêmement satisfait du résultat obtenu, mille fois compromis par les propriétaires actuels de la forge qui n'appréciaient pas tellement de le voir utiliser leurs outils en douce.

Les catastrophes en chaîne précipitent tour à tour son expulsion du taudis qu'il habitait et son départ du clan des Domae, et il ne trouve alors que la déchèterie à investir pour pouvoir continuer ses pratiques explosives en toute tranquillité. Des pièges de toutes sortes sont progressivement mis en place tout autour du périmètre de ses biens les plus précieux, vivant ainsi comme une espèce d'ermite entre les monts des déchets de la ville, quoi qu'on pouvait le voir très régulièrement dans les rues en train de préparer un sale coup ou bien de fuir les lieux de son dernier méfait comme un dératé, dans la fanfare de ses rires et des "tocs" de sa jambe sur le pavé.

* * *
« Comment ça "tenue correcte exigée" ? J'te signale que j'ai un pantalon !
- Un short et rien d'autre, c'est pas une tenue correcte pour entrer, Junkrat.
- C'est de la haute couture, glandu ! Mets-toi à la page. OÏ, HARLEY !! Dis à Brutus de me laisser rentrer, quoi ! »

Agitant sa main de métal comme un gamin qui réclamait l'attention de sa maîtresse d'école, il accompagna son accès privilégié de deux majeurs adressés au videur du cabaret au moment de rentrer, avant d'accourir dans les jupons de sa propriétaire. Sa boisson préférée tendue vers lui, Jamie était enfin tout ouïe pour écouter, entre deux bruyantes aspirations dans sa paille, les projets de la matriarche.


Et en vrai ?

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Laelyss ReissMessages : 831
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Re: FIRE IN THE HOLE   Mar 14 Mar - 21:16

Je ne devrais même pas y toucher pour l'affront fait à cette signature !
Mais Harley attend son taré de service avec impatience doonc...
Pas re-bienvenue parmi nous ! Puisque tout est ok, te voilà Validé.
Tu connais la maison Razz











 
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FIRE IN THE HOLE
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