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 The shadow scientist rises ❖ Wilson

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Harley H. QuinnMessages : 111
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MessageSujet: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Mar 31 Jan - 11:26

Billet sans retour pour les enfers

Un petit vent frais chatouille l'air, tandis que le soleil se couche doucement derrière les bâtiments, laissant place à une belle est grande lune. Une agréable douceur et quiétude s'en dégagent alors que les rues sont calmes, sombres, vides pour peu qu'on emprunte les plus petites. En soi, quelque chose qui ne dure pas éternellement, car non loin du Quartier Néréis, une voix fredonne gentiment. Aussi agaçante et énervante qu'entendre une paire de talons qui claquent au sol. Petite blonde dévergondée, pour une fois non perchée sur des échasses de dix mètres de haut, se balade paisiblement. Chewing-gum rose toujours à la bouche, il explose une énième fois avant de bifurquer à gauche.

« ━ On va se faire du nain de jardin ce soir. »

Oui, une activité qui n'a guère changé. Et qui aujourd'hui devient bien plus intéressante avec cette protection lever à son égard. Mais ce n'est pas tant ce fait qui te réjouie au plus point, l'idée même d'avoir les raisons suffisantes pour lui faire manger la poussière est exaltant. Wilson était pourtant prévenu, depuis notre première rencontre à tous les trois, utiliser tes employés pour ses recherches devraient être interdit. Un ordre soigneusement imprimé dans sa petite caboche brune. Du moins c'est là ce qu'on pensait. Il avait menti en ne respectant pas cette part du contrat. C'était là l'une des nombreuses conditions pour que tu le laisses en paix. Mais comment pouvait-on se tenir sagement tranquille alors que lui-même faisait une entrave aux règles ? Pour toi cette idée était inconcevable.

Cependant, ce n'était pas là, la seule chose qui avait le don d'être réjouissante. Après avoir rendu un service au Poussin, le débarrassant des derniers remparts existant entre, lui et le gouvernement en volant son dossier trouvé dans le bureau de monsieur Hammerman, celui d'Higgsbury à porter de main fut une occasion à ne pas manquer. Les petits secrets à son égard furent dévoilés au grand jour, lui qui avait refusé de parler le soir d'Halloween allait s'en mordre allègrement les doigts. Le bureau du soi-disant psychologue a été mit sens dessus dessous, un cambriolage parfait sans témoin aux alentours, effaçant toute trace de notre passage, il aurait été regrettable qu'il remonte jusqu'au coupable si simplement. Brouillant plus encore les pistes en prenant soin de récupérer d'autres cas au hasard dans la foulée. Huit dossiers sont en tout portés disparu depuis une bonne semaine. Un dur travail fourni réduit à néant en un claquement de doigts.

Le bâtiment de l'hôtel de ville se dessine, les lumières se dégagent de quelques étages ici et là, tandis que certains se dépêchent de quitter les lieux. 20 heures résonnent par le clocher et la patience est de mise. Il est là. C'est un mordu du travail, il n'a d'autres choix que de s'y trouver à une heure pareil. Une déduction bien fondée puisque nous avons déjà fait le tour de sa maison. Maison qui est étrangement devenue bien vide. L'aurais-tu effrayé au point qu'il soit dans l'obligation de déménager ? Ceci serait un peu poussé, quoique cela ne m'étonne guère. Enfin, il aura beau fuir n'importe où, tu finiras toujours par le retrouver. Son odeur tu la connais que trop bien, elle est imprégnée dans ton bureau, sur tes vêtements mais, surtout par le biais de coups que je lui ai assimilés.
Ah, qu'est-ce qu'on a ri ce jour-là.

La grande porte s'ouvre une nouvelle fois, laissant apparaître une petite silhouette qui n'est pas bien difficile de reconnaître. Pressé comme les autres, il ne perd pas de temps pour se mettre en route. Sa présence suffit à te faire sourire, les idées déjà en effervescence, mais il serait bien que tu te bouges le cul avant qu'il ne soit hors d'atteinte ! C'est bien beau de rêver à ce qu'il sera possible de lui faire par une si belle nuit, encore faut-il qu'il ne s'échappe pas entre-temps. Il prend soin de marcher dans les zones les mieux éclairées qui soient, l'effet de surprise est bien plus amusant. Alors, en faisant le chemin inverse, d'un pas plus rapide que le sien, il est possible de prendre de l'avance et de l'attendre au tournant d'une ruelle. Sa démarche résonne aux oreilles, son parfum mélanger au produit chimique se fait de plus en plus présent. Jusqu'à ce qu'une touffe de cheveux dresser au-dessus de la tête, fasse sa soudaine apparition dans le champ de vision.

« ━ Sweety ! »

Ah quelle joie de le revoir. Il n'a pas changé en l'espace de quelques mois. Peut-être un peu plus grande, à moins que mon imagination ne me joue des tours ? Est-ce que ça peut seulement grandir un nain de jardin ? Qu'importe, pour toi Harley il est toujours le même ce qui t'enchante. Souriante de toutes tes dents, tu ne caches en rien l'excitation que cela te procure de l'avoir face à toi. Cependant, on ne peut en dire de même pour lui. Ni une, ni deux, il s'empresse de rebrousser chemin dans une course folle. Une moue triste, tu soupires, puis attrapant une pierre elle est violemment jetée contre l'arrière de sa tête. Le faisant trébucher dans sa fuite, c'est gaiement que tu avances en sa direction. Pourquoi faut-il toujours qu'il tente de s'échapper avant même d'avoir eu le temps d'écouter ? La blonde est cruelle, je conçois que personne n'ait envie de vivre ses tortures, mais tout de même, de temps à autre il y a de bonne nouvelle qui se fraye un chemin entre les lèvres. Rare, certes, néanmoins ce n'est pas un fait inévitable. Une fois a sa hauteur et avant que l'idée même de courir une nouvelle fois ne traverse son esprit, sa tignasse est fermement attrapée par des doigts manucurés. Le forçant à se mettre debout, le reste de son corps est traîné sans la moindre délicatesse. Prenant soin d'éviter de croiser les quelques passants encore dehors, ainsi que d'alerter des membres du gouvernement non loin, les petites ruelles sont empruntées. Marchand dans une direction bien précise.

« ━ Tu sais, j'ai vraiment fait de mon mieux pour te laisser en paix comme l'exiger si gentiment la barbe-à-papa. Bien que tu sois devenue mon jouet préféré, j'ai tenté de m'en trouver un autre aussi intéressant que toi. Il se trouve qu'en fin de compte tu fais vraiment tout pour que je porte mon attention sur ta personne. Tu es en manque d'amour, notre histoire de cet été fut si unique qu'il est dur de l'oublier. Mais il va falloir que tu cesses de me rendre mes employés en état de loque après les avoir testés. Je pourrais trouver cela mignon, un appel au secours pour que je ne t'abandonne pas, sauf qu'il se trouve que cela nuit à mes affaires. Et bien que je comprend ton désarroi, il faut que je te punisse une nouvelle fois, que ça rentre dans ta petite cervelle de moineaux. Ne t'en fais pas, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. »













 
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 134
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Jeu 2 Fév - 23:16


The shadow scientist rises

Penché sur les notes de ses derniers résultats de tests, le potage de données et de chiffres parfaitement indigeste s'imprime dans sa caboche défrisée. De longues phrases alambiquées, agrémentées de mots barbares qui dégoûteraient quiconque d'en faire la lecture, ce qui de toute manière ne risquait plus d'arriver. Pas seulement pour le nombre réduit des effectifs de nuit à l'hôtel de ville, mais aussi et surtout parce que le front du petit scientifique apposé sur le papier aurait rendu la tâche assez compliqué. En lieu de réelle préservation de ses travaux tenus secrets, ce n'est qu'un sommeil à rattraper depuis plusieurs jours qui justifiait sa posture avachie sur son bureau, expérimentant pour l'occasion la possibilité de transférer les données écrites directement dans sa cervelle ramollie, en les pressant fermement contre son crâne comme un fer à repasser sur un vêtement.

À sa décharge, il faut avouer que l'employé moyennement modèle travaillait excessivement au cours de son temps libre. Dans un prodigieux bain de culture sur l'histoire de Quederla, Wilson se renseignait autant qu'il le pouvait sur l'illustre fondateur Élémentis ainsi que sur la moindre mention de son pouvoir, emporté avec lui dans la tombe et qui devait pourtant revoir le jour à la demande du Ténébreux. L'Épopée Fantastique ne cessait d'accueillir sa petite personne assoiffée de connaissances extérieures à son domaine de prédilection, à chaque fois que ses horaires et ses occupations annexes le lui permettaient, afin de l'abreuver de son savoir ancestral. Malgré cela, il était difficile de gratter plus profondément que la surface en matière de récits  superficiels au demeurant, et le chimiste se désespérait de trouver un jour quelque chose de pertinent pour l'aider dans ses recherches. Cependant, le Ténébreux lui avait assuré disposer bientôt d'infirmations plus probantes, de quoi le faire progresser dans la bonne direction ; aussi, en attendant que ces ressources bénies lui parviennent enfin, le petit Higgsbury devait persévérer dans le rattrapage de son retard en matière de pouvoirs Élémentis et de la façon détournée d'en acquérir la puissance. Mais parmi les moyens qu'il pouvait réclamer de droit à son employeur de l'ombre pour améliorer ses conditions de travail, peut-être aurait-il dû songer à glisser la requête d'un oreiller de plumes pour adoucir un tant soit peu son repos rémunéré.

Ses paupières avaient l'air de peser lourd au moment d'ouvrir lentement les yeux, bien moins que sa tête cela dit lorsqu'elle décolla de la surface du bureau pour essayer de reconstituer son environnement. Une feuille amoureusement collée à sa joue, le petit brun mit un temps à retrouver l'emplacement de son horloge, dont la découverte précipita le divorce entre ses notes et son visage tandis qu'il se redressait d'un bond de lapin et hors de son fauteuil. On n'avait pas idée de travailler jusqu'à pas d'heure ! Pressé par le temps qui lui faisait subitement défaut, il s'empara de son manteau à la volée avant de prendre la porte, dévalant ensuite couloirs et escaliers à toute allure pour éviter qu'on ne l'enferme dans le bâtiment administratif. Des remarques moqueuses lui firent penser à se frotter vigoureusement la joue des dernières traces d'encre, et le voilà qui disparaît enfin dans les rues, auréolé comme un minuscule être divin par les lampadaires les plus puissants du quartier. C'était à son tour de préparer à manger ce soir, ou plutôt d'ouvrir la porte du réfrigérateur en espérant voir un miracle culinaire se produire sans avoir à se couper ou se brûler dans le processus ; et il se ferait assurément taper sur ses doigts restants s'il venait à manquer à ses responsabilités de colocation. Il faut dire que ses heures extra-professionnelles l'avaient suffisamment épargné de ses corvées, jusqu'à ce qu'Alaric menace de ne plus fournir le moindre effort de son côté, et alors l'appartement aurait vite fait de se transformer en zone sinistrée.

Songeant à ce qu'il pourrait bien sortir de sa toque de cuisinier du dimanche pour nourrir ces deux mastodontes, la brusque apparition d'une tête à couettes, grimée d'un sourire démoniaque, le sortit très vite de ses préparations mentales, dévisageant alors cette vision avec effroi avant de prendre ses jambes à son cou dans la direction opposée. Encore elle ! Comment diable se débrouillait-elle pour lui tomber systématiquement dessus, en lui faisant dangereusement frôler la crise cardiaque par-dessus le marché ? Mais surtout, il s'interrogea de la facilité avec laquelle elle avait pu le reconnaître, puis se serait volontiers cogné le front pour avoir oublié sa bague, chaudement logée dans la poche de sa veste au lieu de se trouver à son doigt. Il n'eût toutefois le besoin de se maudire davantage qu'une douleur déclarée à l'arrière de sa tête se chargea de le punir à sa place, même si la chute qui s'en suivit au moment de se prendre les pieds sur le bord du trottoir avait assez bien assuré la relève. Brièvement désorienté par le coup, ses repères prirent la fuite lorsqu'il se sentit attrapé par les cheveux et relevé, une main lancée en réflexe sur le poignet de celle qui le tirait à présent pour le forcer à avancer. Plaintif à ce traitement, Wilson entendait à peine le discours de la blonde pendant qu'il essayait au mieux de suivre sa démarche et tenter de soulager un tant soit peu la peine infligée à sa tignasse malmenée. Les chefs d'accusations ne l'aidèrent pas tout à fait à y voir plus clair.



« Vos employés... ? M-Mais je... aïe ! Je ne savais pas... »

À vrai dire, il y avait énormément de choses qu'il ignorait à propos de cette femme, jusqu'aux raisons mêmes pour lesquelles elle tenait tant à lui rendre la vie infernale depuis qu'il avait eu le malheur de se dresser sur sa route. S'il devait en plus prêter attention à ce que les cobayes que l'on apporte n'appartient pas à son répertoire, au risque d'en subir les conséquences, quand pouvait-il espérer travailler en toute tranquillité ? Voyant autour de lui qu'Harley ne se préoccupait pas autant que lui d'emprunter les ruelles les mieux éclairées qui soient, le petit scientifique ferma rapidement les yeux pour ne plus voir l'obscurité les menacer, manquant pour le coup de trébucher à quelques reprises à avancer ainsi à l'aveugle sous les très fermes directives de sa guide. Aussi impliqué qu'il l'était das ses recherches, il se serait clairement passé de toucher ne serait-ce qu'un cheveu de la tête de ceux qui auraient pu le dénoncer sans hésitation à leur sinistre patronne, à condition pour cela qu'il sache encore à qui il avait affaire, ce qu'il tâcha d'expliquer pour plaider un peu sa cause :

« Croyez-moi, ce n'est pas... ce n'est pas moi qui les choisis ! Je fais avec... aïe ! ce qu'on m'apporte et rien de plus. Je ne m'intéresse pas à leur vie, s-seulement à leurs pouvoirs... c'est mon travail ! »


 
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Harley H. QuinnMessages : 111
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Mar 7 Fév - 22:26

Billet sans retour pour les enfers

Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’est pas.
Voilà une belle petite comptine qui résonne dans ta tête, s’accordant à merveille à la direction emprunter. Tandis que le petite nain de jardin, aussi plaintif soit-il, est gentiment traîné à l’arrière. Monsieur a beau donner toutes les explications du monde avec la meilleure volonté qui soit. Jurant je ne sais combien de fois qu’il n’y était pour rien et que cela n’est qu’une regrettable erreur. Les faits restaient les mêmes. Il était le coupable, étant le seul à pouvoir utiliser l’homme comme un vulgaire cobaye à titre de certaine cherche, nul autre ne pouvait prendre la place en haut de la liste en tant que suspect. Quand bien même il s’agissait du gouvernement qui choisissait les victimes, il n’en restait pas moins le scientifique qui, au fond, devait prendre un certain plaisir à scalper autant de personnes. C’est pour la science, qu’il dira, toi tu y vois un peu plaisir quelque peu tordu.

Peut-être qu'en fin de compte tu n'as pas tort. Peut-être que le brun aux cheveux pointus en pince quelque peu pour toi. Ceci expliquerait bien des choses n'est-ce pas ? Ce besoin insatiable de faire remarquer par ta personne quelle qu'en soit la manière. À mon humble avis, ce doigt en moins a eu un effet bien plus particulier sur lui qu'on ne l'aurait pu imaginer. Un petit fan admiratif qui tient à suivre les traces de la responsable de son malheur. L'amour rend débile, faisant faire des choses plus stupides les unes que les autres. Ah ça ! C'est un fait que tu connais assez bien.

« ━ Nous sommes bientôt arrivées Sweety. On va pouvoir reprendre cette conversation normalement. »

“Normalement”. Comment peut-on dire cela alors que tu comptes l'assommer à la première occasion ? Bien sûr il pourra tout t'expliquer en détail et contrairement à ce moment précis tu auras une oreille attentive à ses dires. Peut-être même en deviendras-tu un peu plus clémente à son égard. Mais ce serait un fait bien trop exceptionnel pour qu'il ose se réaliser. Une punition, c'est là ce qui avait été dit en premier lieu et c'est bien ce que tu comptais lui offrir avec joie. Les ruelles se font de moins en moins présentes, donnant face à nous les limites qui bordent la ville. La lumière est plus faiblarde et la lune prend une place plus importante dans le ciel. Le chemin goudronné disparaît à son tour sous les pieds et la terre se fait plus abondante. Bienvenue dans la forêt. L'endroit rêvé quand le grand méchant loup n'est pas là.

Tu continues de fredonner gaiement, sans pour autant prendre une pause sur le trajet. Sans te préoccuper du gnome, de son bien-être voire même de ses nombreuses plaintes, le pauvre finira chauve bien avant d'arriver à destination. Prenant le chemin qui mène à la rivière, le souvenir des ruines non loin et de ce qu'il y a pu s'y produire quelques mois auparavant, redonne à ton faciès un large sourire de satisfaction. Il n'a pas été tendre et il faut que ni toi ni moi en attentions moins d'une personne telle que lui. La défait à cependant un goût plus agréable, se rapprochant bien plus d'une victoire que son contraire. Gagnez un service provenant de l'homme de sable en personne est un fait si rare qu'il aurait été possible de le graver dans le marbre. Cette opportunité n'a pas encore est mise à profit, mais une fois le compte scientifique régler, le rouquin sera le suivant sur la liste.

« ━ Voilà ! Maintenant on va pouvoir reprendre les choses depuis le début. »

Wilson est lâché subitement. Délivrer d'une poigne de fers.
Laissait en plan en milieu d'une clairière. Un petit coup d'oeil sur sa personne, histoire de s'assurer que la route ne l'ait pas rendu en petit morceau. Il est entier certes, mais ne semble pas des plus à l'aise dans cet endroit. Tu en connais la cause et c'est ce qui te fait rire intérieurement. Avançant dans sa direction, penché à son oreille, moqueusement tu y murmure :

« ━ Bah alors Sweety, tu n'as pas l'air en forme. Serait-ce moi qui te rends aussi nerveux. Ou bien… est-ce à cause du noir qui nous entoure ? C'est une phobie qu'il serait temps de dépasser, tu ne penses pas ? Ne t'en fais pas, je ne vais pas t'abandonner, livrer à toi-même. Ce serait cruel de vivre cela une deuxième fois. »

Tout comme c'est cruel de jouer de ses peurs pour qu'il se tienne tranquille, pour que tu puisses le punir convenablement. À vrai dire, ce simple châtiment serait amplement suffisant, si un penchant de sadisme ne faisait pas partie de notre vie. Caressant doucement sa joue du bout des ongles manucurés, quelques bruits d'animaux et autres se font entendre, tandis que le murmure continue :

« ━ Que faut-il donc que je fasse pour que tu ne commettes plus la même erreur. Mhm, dis-moi ? Est-ce qu'un autre doigt en moins serait suffisant ? Après tout cela ne fera qu'agrandir ma collection, je ne dirais pas non. »













 
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 134
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Lun 27 Fév - 18:53


The shadow scientist rises

En parfaite honnêteté, le côté humain n'occupait jamais une très grande place dans les projets de la science, en particulier lorsque celle-ci nécessite l'apport de divers prélèvements ADN pour lui permettre d'avancer dans la bonne direction. Cela peut amener à manquer de charité et de considération, encore que le petit chimiste n'était pas non plus de ceux qui se plaisaient à faire souffrir autrui inutilement -cela était surtout l'apanage des psychiatres, d'après ce qu'il pouvait observer-. Ne l'importait bien que les échantillons et les essais qui ne pouvaient s'opérer que sur un cobaye humain, et surtout en vie. Son travail, c'est bien l'unique chose qu'il sache et surtout doive faire, même s'ils étaient nombreux à vouloir lui faire payer cette conscience professionnelle. Pour ce qui est du prix, la Domae ne semble pas pressée de l'en informer pour l'instant, autant qu'elle se préoccupait de ses explications qui lui passaient au dessus de la tête. Sans doute préférait-elle le ficeler comme un morceau de viande sur une chaise dans son sous-sol avant d'écouter ce qu'il avait à dire pour sa défense, quoi qu'à ce moment-là, il sera certainement déjà trop tard pour sauver sa peau avec de simples excuses. Il espérait seulement que, depuis le temps, le regretté et décapité Jerry ne s'y trouvait plus pour embaumer l'air de son odeur nauséabonde.

Néanmoins, lorsque ses semelles cessèrent de produire leur habituel claquement sur le pavé, Wilson sentit que les choses n'allaient probablement pas se dérouler exactement comme il l'avait imaginé. Et à la minute où il eût le malheur d'ouvrir les yeux pour essayer de mieux comprendre ce qui se passait, la vision le figea volontiers sur place si ce n'était pour la traction que la femme blonde exerçait pour l'obliger à tituber derrière elle, en dépit de l'engourdissement soudain de ses membres à l'idée d'avoir à fouler l'herbe et la terre de cet horrible, horrible endroit.



« N-Non, s'il-vous-plaît, pas... pas là-bas.
Pas là-bas !!
»

Ses mots sont étranglés, comme si l'on était en train de le pousser vers le bord d'une falaise vertigineuse, tandis que ses talons essayaient vainement de freiner la marche. Il aurait pu compter les cheveux que ses malheureuses tentatives lui faisaient perdre, presque par mèches entières, dans la solide poigne d'Harley, mais l'angoisse qui s'accumulait dans son gosier le rongeait suffisamment pour en oublier ce moindre inconfort capillaire. Chaque arbre traversant son champ de vision renforçait son agitation, à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les bois menaçants ; pourtant, c'est pétrifié sur place qu'il recouvre la liberté de sa chevelure malmenée, et que ses jambes en compote l'empêchent de mettre à contribution pour fuir les lieux... pour aller où, enfin ? Se perdre dans les ténèbres, tourner en rond et ne plus retrouver son chemin au milieu des mêmes racines et des mêmes arbres, tous identiques et indissociables, à la merci des multiples dangers qui rodent ? Les véritables dangers de la forêt faisaient pâle figure à côté de ce que l'imagination un tantinet désespérée du petit scientifique pouvait façonner dans l'obscurité.

S'enlaçant de ses bras, son regard effrayé vient chercher refuge sur la pointe de ses chaussures afin de ne pas avoir à distinguer les silhouettes qui remuent autour de lui, profitant du noir pour l'encercler et le prendre au piège. Elles l'épient, guettent le moment opportun pour se jeter sur lui, et le petit brun en vient même à préférer la présence de la blonde penchée à son oreille pour lui souffler moult menaces. À l'heure actuelle, un passage à tabac en bonne et due forme semblait un cas de figure nettement favorable à celui de se retrouver de nouveau abandonné en pleine forêt, seul, atrocement seul, sans que personne ne vienne le chercher. En dépit des dires d'Harley, la décision de celle-ci de le faire replonger dans ce qui l'effraie le plus au monde était sciemment considérée et cruelle. La façon dont elle s'y était prise pour en apprendre autant sur lui importait bien peu, craignant davantage l'éventualité qu'elle s'accorde ultimement à le laisser sur place, puisqu'elle restait déterminée à le faire payer sévèrement pour les crimes reprochés. C'est en déglutissant avec une grande peine qu'il s'obligea à répliquer, passant une nouvelle fois en boucle son disque de disculpation, dans la mesure où il ne disposait pas d'autres arguments que ceux-là.

« Les ordres... je ne fais qu'exécuter les ordres. La provenance des échantillons humains importent peu tant que le Gouvernement peut en disposer. Je n'ai d'autres choix que de coopérer... »

Tout en exposant ses circonstances atténuantes d'employé soumis au dictât de la plus puissante institution de la ville, le petit chimiste se penchait sur le sol pour cueillir une fleur à côté de lui, puis une autre, avant de se laisser tomber directement par terre pour les arracher par pleines poignées, avec une négligence qui les dépouillait systématiquement de la moitié de leurs pétales tandis que ses yeux commençaient à s'embuer de larmes. Espérait-il encore pouvoir se convaincre de l'efficacité d'une couronne de fleurs sur ses nerfs à vif dans un moment pareil ? Il lâcha alors son bouquet dépourvu d'harmonie florale pour se cramponner à ses vêtements au niveau de la poitrine, songeant avec terreur que son cœur allait bien finir par exploser en mille morceaux s'il persistait à maintenir un rythme aussi marathonien. Il ne pouvait pas rester ici une minute de plus, pas avec ces souvenirs qui revenaient au galop en piétinant sa cervelle sans la moindre pitié : ni son corps, ni son esprit ne tiendraient le choc une seconde fois. Les yeux plissés sous la douleur, il releva finalement la tête vers Harley, plus bas et pitoyable que jamais, afin d'appeler à sa clémence.

« Dé..désolé, désolé, je suis profondément désolé ! Vous n'entendrez plus jamais parler de moi, je vous le jure... pre..prenez tous les doigts que vous voulez mais je vous en supplie, n-ne me laissez pas là ..! »


 
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Harley H. QuinnMessages : 111
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Jeu 9 Mar - 10:17

Billet sans retour pour les enfers

Un doigt ne semblait apparemment guère suffisant pour lui faire comprendre les choses. Peut-être qu'avec un deuxième en moins, les informations voudraient bien entrer dans le fonds de sa caboche. Après tout, il rejoindrait son prédécesseur dans une boîte bien au chaud à la maison, un petit souvenire bien conservé. C'est morbide effectivement, mais vous voyez de qui en parle en même temps, cela ne sera jamais tout beau, tout rose. Enfin si, mais simplement de notre point de vue.

Le petit scientifique semble si fragile, que je me demande si tu ne pourrais pas le briser en deux avec de petites caresses. La peur qui le consume est telle que l'observer s'apparente à un spectacle. Il ne manquerait plus qu'un petit canapé pour y poser son derrière et un bol de céréales pour se délecter avec joie de la situation. Mais, de toute manière même sans cela tu y arrives parfaitement. Du moment qu'il tremble comme une feuille et te supplie comme un enfant de cinq ans, cela rend la chose parfaite à tes yeux. Comme à son habitude il ni l'évidence, cependant si pour une fois la vérité avait l'audace de traverser la barrière de ses lèvres . Oui je sais, moi-même j'ai moyenne envie d'y croire. Une chance très mince pour que ce soit le cas et même si elle s'avérait vraie, te convaincre n'est en rien une partie de plaisir. Néanmoins, la question pouvait bien se poser au moins une fois, puisqu'il s'agissait d'ordre provenant d'au-dessus de sa personne, qui pouvait bien tirer les ficelles ? Le gouvernement n'était quand même pas assez fourbe pour viser exclusivement tous tes employés sans exception. Non, mieux vaut se rassurer en pensant qu'ils sont simplement plus faciles à attraper que la moyenne.

Reculant de la petite chose fragile qui supplie encore et encore, tu l'observes gentiment en souriant. Ses mots sont comme une petite berceuse qui donnerait presque chaud au cœur. D'abord, tu soupires à deux doigts de l'extase avant de lui répondre finalement :

« ━ Enfin voyons, ce n'est pas drôle si tu me les donnes de ton plein gré. Moi je veux te voir te débattre. Je veux t'entendre crier. Et me supplier en me demandant d'arrêter. Si ce n'est que pour te sortir d'une mauvaise passe tu m'ôtes tout plaisir. »

Et sans plaisir on ne s'amuse pas. C'est une devise très importante chez nous. Le nain de jardin devrait pourtant se souvenir de ce trait important. Avait-il déjà oublié l'interrogatoire et les petits jeux enfantins qui l'accompagnaient ? Enfin, “enfantin” le viser avec des fléchettes relever plus de l'ordre du sadisme qu'un petit amusement entre bambin d'un certain âge. Mais tu es une éternelle enfant, la vie entière est un jeu avec toi. Cependant, tu avais quand même pris le temps de lui faire des couettes aux vues de la longueur de ses cheveux et lui préparer de la gélatine presque avec amour. On pourrait dire que cela compense les heures de torture, non . Tu auras au moins fait preuve de douceur durant quelques instants. Mais revenons à notre petit mouton sans défense.

« ━ Je ne compte pas te laisser seul dans le noir. Mais, je ne vais pas non plus t'aider. Peut-être que cela aura un meilleur effet sur toi. Rassure toi, je ne veux pas te tuer. Si tu meurs j’en perdrais mon jouet préféré et cela me rendrait vraiment très très très triste. Batou aussi versera une larme. Et puis, cela ruinera mon maquillage ce qui est assez agaçant. »

Mais oui qu'est-ce que je deviens moi sans ma victime préférée ? Il ne faut pas croire, Mademoiselle n'est pas la seule à aimer prendre du plaisir dans ce domaine-là. Et puis, il faut bien l'avouer il a un petit "je ne sais quoi" qui fait son charme. Peut-être le manque de charisme, ou bien la taille, à moins que ce ne soit sa peur qui lui fasse défaut. Il ressemblerait à un petit canari dont la mère l'aurait honteusement abandonné. Jusqu'à ce qu'une âme aussi charitable que la tienne lui tende une main pour s'en occuper. Lui offrant tout un tas d'amours, qui fut donnés de manière bien plus brutale. Et puis, il vient un moment où il faut savoir sortir des jupons de sa mère.

Lui tournant autour en réfléchissant quelque peu à la situation, l'illumination finit par te frapper en plein visage, jusqu'à exposer la manière dont les choses se reflétaient pour toi. Je dis bien pour toi, pas pour moi.

« ━ Au fond, c’est assez ironique. Avant qu'on ne me rapporte ce que tu as fait, je pensais justement à toi. Je me disais que cela faisait bien des mois que nous ne nous étions pas vu et que ta présence ainsi que tes jérémiades me manquaient. Du coup, c'est sûrement un signe. Tu devais être en manque de maltraitance, je le comprends. Alors, tu as voulu attirer mon attention d'une manière ou d'une autre. C'est mignon, vraiment, ça me fait chaud au cœur. Mais, tu devrais envoyer une carte, ou bien des fleurs, des chocolats, ce genre de choses quoi. Ce serait bien plus simple que toucher à mes employés. Et comme ça je pourrais m'occuper de toi à la façon que tu désires. Pas la peine de le nier, j'ai compris que tu étais raide dingue de moi. Si cela peut te rassurer, tu serais presque à mon goût. Un peu plus grand et...»

Toi tu vois les choses ainsi, l'amour avec un grand A. Sa petite bonne femme ne lui prête pas suffisamment d'attention, il faut forcément cherchait celle-ci ailleurs. Pensait que cela ne pourrait être le cas, n'est pas un fait qui se permet de passer au fin fond de ta petite tête blonde. Néanmoins, ce n'est pas tant cela qui a émis une interruption dans ton récit, mais bien ses petits pleurs incessants qui non clairement pas lieu d'être, alors que la main sur sa personne n'a pas encore été levée. Au final, quelque de choses de très rapidement rectifier ; ni une ni deux, un violent coup au niveau de la joue est donné pareil à une gifle, mais sans le claquement de celle-ci.

« ━ C’est bon, ça va mieux, tu arrêtes de chialer comme un bébé ? »













 
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 134
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Jeu 23 Mar - 14:53


The shadow scientist rises

Prêt à disparaître complètement de la surface de la terre, ou à perdre seulement quelques morceaux de son anatomie, si tel était le désir de la Domae, le petit Higgsbury ne savait quoi sacrifier en plus de sa dignité pour avoir une chance de se sortir de ce mauvais pas. Des années de thérapie balayées sans le moindre ménagement, mais il n'avait pas assez la tête à déplorer les efforts et les économies investis dans l'immédiat, en particulier si ni l'un ni l'autre ne lui serait à nouveau d'utilité. Pourtant habitué toute sa vie à céder sous la menace et à donner ce qu'il possède, cela ne semblait guère suffire à satisfaire les attentes de la blonde, bien décidée à prolonger le plaisir -du moins le sien- et à le pousser dans ses derniers retranchements au lieu de se contenter de sa résignation. Quand bien même ses attentions soient dépourvues de toute véritable charité, ne voyait-elle pas que le garder ici allait clairement finir par lui coûter la vie quoi qu'il arrive ? Plus les minutes passaient et plus le scientifique éprouvait de la difficulté à respirer convenablement, à bout de souffle comme s'il avait couru des kilomètres pour arriver dans cette clairière.

À vrai dire, il n'écoutait que très peu les élucubrations de la femme à propos de leurs rapports, occupée à formuler mille hypothèses saugrenues sur les sentiments de Wilson alors que celui-ci serrait les poings sur son veston. Elle n'avait cure de ce qui était en train de se passer, de ce qu'elle lui infligeait, ne comptait guère que le divertissement qu'il pouvait lui offrir à ses dépends. Elle se moquait bien de ce qu'il adviendrait de toute manière : une fois qu'il aura cessé de l'amuser, il ne servira plus à grand-chose et sera alors bon à jeter ; ce n'est pas comme s'il avait la force de revendiquer quoi que ce soit ou de lui tenir tête. L'impuissance le faisait se replier sur lui-même, tremblant de la peur de tout ce qui l'entourait sans exception. Il aurait juré que sa cage thoracique se refermait progressivement sur ses organes, écrasés par le poids de ses maux, et qu'ils n'allaient pas tarder à éclater. Peut-être était-ce là le sort le plus viable qu'il aurait pu se trouver... Les choses iraient tellement mieux après cela, que cette simple pensée en était presque chaleureuse.

Puis, tout à coup, les étoiles hautes dans le ciel se confondent avec celles qui lui sont données de voir briller au fond de ses paupières, à l'exact moment où une vibrante et soudaine douleur se met à tonner sur son visage. D'abord sur un côté, avant de s'étendre à l'ensemble de son crâne dans lequel il pouvait entendre les battements accélérés de son cœur cogner en écho entre ses tempes. L'impact l'avait aussitôt projeté sur le côté avec la résistance d'une poupée de chiffon, face contre terre, prêt à manger les pissenlits par la racine. Comme attendu, ses apitoiements avaient bel et bien cessé, quoi que la méthode eût été particulièrement musclée pour réclamer simplement le silence. Immobile pendant plusieurs longues secondes, au point qu'on aurait pu le croire assommé pour de bon, le petit chimiste se releva tout de même avec difficulté, sur un coude dans un premier temps, avant de prendre appuie sur l'herbe pour se rasseoir mollement. Sa joue rougie ne laissait aucun doute quant à l'arc-en-ciel qui prendrait bientôt place sur sa peau d'ici quelques minutes, un minimum au vue de la force du coup. Une main posée dessus avec précaution, Wilson eût l'air absent, le regard perdu dans le vague tandis qu'il se risquait à de légers mouvements de mâchoire de gauche à droite pour faire le constat des dégâts, plissant les yeux se faisant. Était-elle déboîtée ? Non, la douleur aurait été plus cinglante que cela. Encore légèrement sonné, il s'en fit la réflexion à voix haute :



« Wow... ça, c'est le genre de coup qui remet les idées en place... »

Curieusement, le timbre de sa voix semblait plus grave, plus lent aussi, comparé à la précipitation de ses mots précédents sous l'effet de la panique. L'espace d'un instant, il fut surpris de l'humidité présente sur ses doigts, puis il s'essuya le visage en comprenant qu'il s'agissait des larmes qui n'avaient eu de cesse de couler depuis qu'il s'était retrouvé coincé ici. Par ailleurs, la menace de son environnement avait l'air de bien moins le submerger à l'heure actuelle, quoi qu'il pouvait encore en sentir les ravages au moment de mesurer son pouls, après s'être préalablement essuyé la main pleine de terre sur son pantalon. Ce n'est pas tout à fait la première sensation la plus agréable qui soit, une chance qu'il pouvait à présent se calmer petit à petit et laisser à son rythme cardiaque le temps de prendre un repos bien mérité. Ignorant pour le moment la présence de la blonde et de sa batte, qu'elle aimait beaucoup trop faire voler dans la bouche des scientifiques geignards pour être sain, le petit brun essaya plutôt de se mettre debout, en dépit du tournis qui lui montait encore à la tête. Surveillant donc ses pieds pour savoir où les positionner, il remarqua tout près le bouquet de fleurs défait et, une fois les alentours balayé du regard, poussa un profond soupir encore empreint de l'effroi ressenti tantôt. Quand son point d'équilibre fut trouvé et conservé, il ne manqua pas de se plaindre auprès de la responsable de cette situation.

« Par contre, la randonnée en forêt, c'est un sacré coup bas quand même. On dirait peut-être pas, mais il était à deux doigts de la crise cardiaque. Je suis en nage, c'est l'horreur... une vraie soupe. »

À ces mots, une main passée derrière sa nuque en sueur pour y trouver confirmation, il pinça le col de sa chemise de l'autre pour s'aérer un peu et laisser l'air de la nuit le rafraîchir.


 
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Harley H. QuinnMessages : 111
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Lun 27 Mar - 19:19

Billet sans retour pour les enfers

Le jour où tu seras en proie à un peu de patience et de bonté - ce qui clairement n'arrivera jamais - ce jour-là le monde s'effondrera en mille morceaux. Le simple fait de d'entendre ses jérémiades qui ne prenaient aucun temps de répit devenait doucement lourd à supporter. Autant le voir pleurer comme une fille, était un spectacle bien amusant, autant quand il s'agissait de parler quelques détails importants, cela avait le don de devenir rapidement agaçant.

Le coup porter fut tel que son corps tout entier avait fini par suivre le mouvement. Tombant lentement sur le sol avant de rester totalement inerte. La première question qui te traversa l'esprit fut sans appel ; était-il mort ? Cela aurait été regrettable de l'achever aussi rapidement, que faire si le jouet est soudainement cassé ? Le réparé serait une option forte adaptée, mais le bricolage n'a jamais été ton point fort. Un petit coup dans le dos est donner pour le pousser légèrement, vérifiant ainsi s'il était toujours de ce monde ou non. Fallait-il l'emmener à l'hôpital ? Cette simple idée t'agaçait déjà, en particulier s'il fallait le porter jusqu'au médecin. Autant le laisser là allongé inerte comme un cadavre et attendre qu'une âme charitable veuille bien montrer le bout de son nez pour lui venir en aide. Clairement, comptée sur toi n'était pas une option fiable. Cependant, les petits mouvements de son corps confirmaient son état encore vivant. Peut-être pas entier, très certainement avec quelques neurones en moins, mais bel est bien vivant. Une victoire que de ce dire que le jouet n'allait pas encore être envoyé à la casse. Néanmoins, le temps de rédaction paraissait bien long, il n'était pas en pleure comme à son habitude, ni en train de tenter fuir en rampant vers une issue d'échappatoire​ bien vaine. En outre, il était littéralement perdu dans ses pensées, ignorant même ta présence. Le choc semblait si présent qu'il paraissait complètement déconnecté de la réalité.

Tu restes en silence à l'observer, tandis que les premiers arguments quant à ce geste se font la malle depuis sa bouche. Subitement tu en ressentis comme une étrange sensation. Quelque chose ne tournait pas rond en ce qui concernait le nain de jardin. Pourquoi se plaignait-il soudainement ? La situation était quelque peu perturbante. Alors, réduisant l'espace qui vous sépare d'un pas, deux doigts attrape son menton tandis que tes yeux bleus se plongent dans les siens. L'étudiant avec précaution. Il y avait là beaucoup de choses qui étaient différentes dans son comportement. Son soudain timbre de voix plus grave, l'assurance qu'il dégage, la peur dans son regard semblait inexistante. La pronation de lui à la troisième personne fut le plus flagrant. Les larmes n'existaient plus comme les supplications d'ailleurs. Le coup porter aurait-il déréglé son cerveau ou bien...

« ━ Es-tu atteint d'une double personnalité ? »

Sorti de but en blanc. La conclusion fut immédiate. Presque logique, quoique parsemé de doute. Mais tous les signes semblaient bel est bien présent. On les connaît ces cas, on les a déjà étudiés auparavant. C'était bien trop gros pour ne pas en comprendre le sens. Bien sûr, il y avait de grandes chances pour que cette déduction soit fausse. Étudier de tel comportement n'avait plus été le cas depuis bien longtemps. Peut-être que tu avais perdu la main sur le sujet. Quoi qu'il en soit rien n'interdisait de partir sur cette déduction pour le moment.

« ━ Voilà quelque chose d'intéressant. Vraiment, vraiment, très intéressant. Je pense que nous allons revoir nos plans de la soirée.»

L'effrayer durant une bonne heure pour qu'il retienne la leçon, servi avec des coups portés un peu partout semblait un programme bien construit et qui devait mettre certaines choses en place. Malheureusement, si tu ne lui faisais plus le même effet que cinq minutes auparavant, il fallait forcément trouver un nouvel angle d'approche. Lâchant brusquement son visage, tes mains se posent sur les hanches, le toisant de haut, tu réfléchis un instant à son cas. Si on t'avait dit qu'il pouvait lâcher prise à ce point-là, il y aurait eu très peu de chance pour que tu le crois. Sûrement que tu le voyais devenir fou, parlant seul en tentant à plusieurs reprises de mettre fin à ces jours, mais qui termine constamment en échec. Le voire avec tant d'assurance et d'indifférence était bien tout l'opposé.

« ━ Alors, tu es qui toi, mmh ? Son ami imaginaire, son frère disparu, sa cousine ? Je ne serai même pas étonnée si tu avais le comportement d'une fille. »

Avouons-le, cette image serait bien trop tordante pour ne pas la voir au moins une fois dans sa vie. Rien qu'une. Ne serait-ce que pour se dire que venant de lui, plus rien ne peut surprendre. Cette blague à part, là n'était pas le sujet principal de cette conversation.

« ━ Dis-moi est-ce que vous avez seulement conscience de la présence de l'autre... Peut-être qu'un autre coup derrière la tête répondrait à cette question... Qu'en dis-tu ? »













 
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 134
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Jeu 6 Avr - 13:34


The shadow scientist rises

Le froid de l'hiver ne manquait pas de le piquer à la surface de sa peau moite, mais la sensation était si étrange et inédite qu'elle ne le dérangea pas le moins du monde. Au fond, l'odeur de l'herbe mouillée par les restes de neige n'avait rien de si nauséeux, et la lune dans le ciel dégagé suffisait à y voir clair autour de soi. Incroyable comme le scientifique pouvait faire des montagnes avec de ridicules taupinières ! Enfin, un traumatisme, pour le peu qu'il connaissait réellement le sujet, ne se contrôle pas après tout ; il serait d'autant plus malvenu de se moquer ainsi de la cause directe de son existence à lui. Celle-là même qui eût l'air d'interpeller la blonde à couettes, assez pour venir se poster juste devant lui et relever son menton avec deux doigts, le temps de l'étudier comme une croûte dans un musée. Passé le constat premier et en direct de sa dramatique petite taille, pour avoir à casser ainsi sa nuque dans le seul but de soutenir fermement le regard de la femme, il remarqua ensuite que la voix de cette dernière était presque aussi dérangeante que son emprise sur le bas de son visage. Il l'essuya d'ailleurs promptement avec sa manche une fois relâché, physiquement tout du moins, puisqu'Harley ne semblait jamais se tarir d'interrogations et d'hypothèses à l'égard de ce nouvel habitant dans le corps du scientifique. Si toutefois l'on pouvait vraiment parler de nouveauté, depuis le temps qu'il animait son ombre ainsi que ses moments de solitude à ses côtés. Ne cachant pas l'agacement qui le prenait doucement, en particulier suite à la menace à peine dissimulée de voir s'encastrer à nouveau une batte dans sa boîte crânienne, il répliqua :

« Même pas cinq minutes que je suis là et tu m’insupportes déjà avec toutes ces questions. Ça t'ennuierait de me laisser un peu respirer ? Ce n'est pas tous les jours que j'ai l'occasion d'avoir un corps à moi. Et puis d'ailleurs... »

D'un mouvement de main élancé vers l'avant, une masse noire de forme somme toute très grossière émergea de son ombre pour fondre ensuite sur la Domae, telle une vague qui la repoussa en arrière au point de la faire tomber par terre quelques pas plus loin ; et déjà la forme se dissipait au-dessus de la blonde pour disparaître à la surface de l'herbe, comme une brève apparition fantomatique. Quelque peu étonné de ce premier résultat, surtout parce qu'il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre au moment de manipuler les ombres, le petit brun afficha malgré tout un rictus satisfait.


« Ah, c'est un coup à prendre, mais ça marche plutôt bien. »

Après tout, ce n'est pas parce que l'on s'est cantonné des années durant à une enveloppe d'ombre qu'on en maîtrise la matière autant, même si Percy se doutait bien que le contrat qui avait été passé avec le Ténébreux devait grandement aider sa technique. Au terme d'un peu d'entraînement pour se familiariser avec ce genre de pouvoir, il serait certainement en mesure de relever la barre et de créer des formes un tant soit peu consistantes et précises, puisqu'on ne pouvait manifestement pas compter sur le contractant pour mettre cette nouvelle puissance à contribution. Mais, aussi réjouissants soient-ils, il s'agissait de projets à remettre à plus tard, à condition qu'il y en ait effectivement un. Et si ce moment d'égarement psychologique se révélait n'être que temporaire ? Difficile alors de prédire la prochaine date à laquelle une personne mal-attentionnée aura choisi de confronter le petit chimiste à ses pires craintes, pour en arriver à quitter le pont et à le laisser prendre la barre avant qu'ils ne partent tous deux à la dérive. Peut-être que la pseudo-psychiatre lui aurait été utile sur ce point, si son expérience dans le domaine était bien réelle, mais dans la mesure où ses honoraires semblaient se régler exclusivement en coups de batte, il se disait qu'il valait sans doute mieux passer son tour pour aujourd'hui. Talons d'ors-et-déjà tournés, il commençait d'ailleurs à chercher des yeux la direction à emprunter pour retrouver le chemin des portes de la ville, non sans en faire la réflexion à son interlocutrice :

« On va arrêter d'abîmer le Coton-tige si tu n'y vois pas d'inconvénient... J'aimerais qu'il reste en un seul morceau cette fois. Tu n'as qu'à te trouver un autre souffre-douleur pour poser tes diagnostics à deux balles le temps que je m'y fasse. »

Autant en profiter tant qu'il le pouvait ! Néanmoins, il se tenait prêt à disparaître rapidement dans son ombre s'il prenait à Harley la lubie de l'attaquer par derrière. Ceci étant dit, il serait bien incapable de prédire où il finirait par sortir ensuite : tout cela était encore trop nouveau pour lui.


 


Dernière édition par Wilson P. Higgsbury le Lun 17 Avr - 11:02, édité 1 fois
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Harley H. QuinnMessages : 111
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Sam 15 Avr - 22:53

Billet sans retour pour les enfers

Toute question amène forcément à son lot d'expérience. Si lui avait la conscience d'être dans un autre corps il fallait se demander s'il en était de même avec le vrai scientifique. Ou du moins ce qui en restait après ce choc. Et pour toi, puisqu'un coup derrière la tête semblait suffisant pour qu'il se réveille, peut-être qu'un deuxième pourrait le ramener à son état normal. Une tentative que tu étais pourtant la seule à bien vouloir essayer, car l'imposteur ici présent ne semblait guère être du même avis. Le fait qu'il te trouve déjà insupportable n'était que très peu surprenant. Rares étaient ceux qui apprécie ta compagnie d'un peu plus de cinq minutes. À proprement dit on n'en compter que deux. Trois les jours où Éddie avait besoin d'un service. Quoi qu'il en soit, sa phrase laissée en suspens aurait dû te mettre la puce à l'oreille sur les éventuels problèmes qui allaient suivre. Il faut dire que tu ne t'attendais pas à ce qu'il en vienne à se défendre. De toutes les fois où tu avais croisé la route du nain de jardin - et elles étaient nombreuses - jamais une telle riposte n'avait vu le jour. La fuite était son domaine de prédilection, ou du moins à la partie non courageuse de sa personnalité.

L'impact fut telle que les ombres sortit de nulle part eut une force suffisante pour t'envoyer au loin. Tombant dans une chute brutale au sol, roulant sur quelque mètre avant de freiner la course e s'accrochant à l'herbe qui s'enfonçait sous ta magnifique manucure. Le bougre, sous ses airs de petite nature toute frêle il savait avoir une certaine force quand il le voulait. Mine de rien, cela pouvait éventuellement le rendre plus respectable, ou du moins seulement ce côté-là. Au fond, tu bouillonnes autant de rage que d'envie d'applaudir pour avoir eu tant de cran. Partager entre les deux, tu ne prêtes attention à ses exigences et autres avertissements alors qu'il te tourne allègrement le dos. Sans réfléchir plus longtemps l'invocation de Joky se fait imminente. Celle-ci courant droit sur le scientifique qui venait tout à coup de prendre place dans le rôle d'un adversaire. Cependant, elle arriva à peine à mettre chemin que sa silhouette disparut subitement. Bien évidemment, sur tous les éléments du monde il fallait que celui-ci soit doté d'un pouvoir qui lui offrait un avantage considérable dans un pareil endroit, avec la lune comme seule source de lumière. Qu'il soit possesseur de la glace était une option qui pouvait te rire littéralement au nez. Dans un soupire agacé tu finis par te relever, dépoussièrent tes vêtements, son odeur plane encore dans l'air. La trace de sa disparition restant encore fraîche, tu arrives à sentir son atterrissage plus ou moins approximatif. L'heure était venue de lui rendre la monnaie de sa pièce. Cette simple idée fut suffisante pour redonner à ton visage son sourire quelque peu pervers d'antan. Il te suffisait de te laisser porter par l'air qui flottait avec le vent pour te mettre à courir à sa poursuite. Mieux valait faire vite et profiter de cet avantage avant qu'il ne se télé-porte ailleurs. Accessoirement, ce n'est en rien une course que tu aimerais faire toute la nuit.

La présence se fait de plus en plus forte, jusqu'à ce que la forme mince de son corps se dessine progressivement entre les arbres. Profitant qu'il soit de dos, tu ordonnes à ton familier de lui sauter dessus, de façon à le mettre à terre. Une place qu'il connaissait par cœur depuis le temps ; celle du chien soumis en l'occurrence et qui lui sied à merveille. Une fois fait, c'est plus calmement que tu t'en approches, finissant accroupie à sa hauteur, laissant la hyène s'installer confortablement sur son dos (#vengencedurp), tandis que tu attrapes sa tignasse pour la tirer en arrière :

« ━ Dis donc tête de lard, je te trouve bien insolent ! Tu en as bien du cran comparer au nain de jardin. Mais fait gaffe ça va finir par te perdre. »

C'est inévitable cela finit toujours par revenir contre soit à un moment donné, parole d'expérience vécut. Sa tête est relâchée sans pression, puis son niveau quitté, le pied se positionne sur le sommet de son crâne, forçant celui-ci à manger quelques herbes par le nez. Paraît-il que cela est très saint pour la santé.

« ━ Wilson est mon jouet. Et par conséquent, sa double personnalité m'appartient aussi. Tu peux le protéger, ou en faire ce que tu désires je m'en moque. Du moment que tu ne m'empêches pas d'y poser les mains si je le désire. Et je me contrefiche de ton avis. »

Au fond, qu'importe qui donnait les restrictions, il y avait toujours moyen d'y contourner les règles d'une manière ou d'une autre, la preuve était présente alors que l'interdiction formelle de poser les pattes sur Higgsbury fut donné par la reine. Celle-ci été présente pour halloween et pourtant cela ne t'avait pas empêché de le voir. Bien que pour une fois ce ne fût que par pur hasard. Ton dévolu avait été posé sur celui-ci et à moins que sa mort ne survienne dans les secondes à venir, ou bien qu'il déménage subitement dans un autre pays, il était hors de question de changer de marionnette. Tu ne te lasses pas aussi facilement de tes jouets.

« ━ L'avantage c'est qu'au moins avec toi, j'aurais un minimum de résistance. Ça va être torride entre nous, le nirvana absolu ! »













 
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 134
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MessageSujet: Re: The shadow scientist rises ❖ Wilson   Lun 17 Avr - 15:25


The shadow scientist rises

Être dans un véritable corps de chair et de sang, avec les sensations que cela pouvait procurer, est une expérience que Percy avait bien l'intention de vivre pleinement tant que cela lui était possible, ce qui avait tendance à mieux se faire sans une blonde aigrie sur le dos. Mais puisque la situation n'avait pas l'air de plaire à tous, en particulier à cette dernière, une série de pas précipités, de nature certainement animale, résonnèrent bientôt derrière lui. Il ne tarda donc pas plus longtemps pour fondre dans la noirceur de son ombre et se soustraire à l'attaque en approche, quoi qu'il eût bien moins de certitude une fois plongé dans sa sombre échappatoire. Comment diable se pilotait une ombre, en premier lieu ? Peinant à visualiser correctement son environnement, il réapparût rapidement au pied d'un grand chêne pour essayer de retrouver sa localisation dans les alentours. Soit, il fallait reconnaître que se repérer dans une forêt en pleine nuit n'était pas si simple qu'il le pensait, mais les ombres pourraient sûrement l'aider dans cette tâche une fois le coup de main pris. Ce ne devait pas être plus compliqué que cela...

Soudain, l'impact contre ses omoplates le projette avec assez de force sur le sol pour l'y aplatir comme une crêpe, accusant le choc avec un grognement de douleur tandis qu'il pouvait très nettement sentir le poids d'un animal se repositionner sur lui. La minute d'après, ce sont des genoux puis un tiraillement au niveau de son crâne qui constituent son nouveau panorama, alors qu'Harley le met en garde sur ce comportement qu'elle n'appréciait guère ; un point qu'elle confirma d'ailleurs au moment de le relâcher, uniquement pour lui écraser la tête avec son pied. Tournant au mieux sur le côté pour tousser l'herbe et la terre qui lui faisaient office d'oreiller, tout en servant lui-même cette fonction à l'animal qui pesait clairement plus lourd que lui -ce qui n'était pas un si grand exploit, en effet-, le petit brun grinçait des dents en entendant la Domae revendiquer la pleine possession de Wilson comme de son nouveau colocataire mental. Et puis quoi encore ? Maintenant qu'il occupait aussi les lieux, le devenir du scientifique le concernait beaucoup trop pour le laisser partir à la casse, puisqu'il s'agissait-là de la seule destination envisageable avec une garce pareille aux commandes. Passant outre les sous-entendus de ses dernières remarques, il articula avec peine :


« S'il-vous-plaît, ne... ne nous faites pas de mal... »

D'une main qui grattait désespérément le sol, sa supplique donnait presque l'impression d'émaner du véritable chimiste, en quête de pitié et de miséricorde auprès de la femme que ses tentatives de fuite avaient tant froissée. Fort heureusement, il ne se sentait pas vraiment d'humeur à se réduire de la sorte devant elle : le poing serré, des piques noires sortirent alors du sol et en direction de la jambe d'Harley qui le maintenait le nez dans la terre, dans l'optique de la transpercer bien que sa technique encore approximative écorcha tout au plus la matière de son pantalon et sa peau en dessous au lieu de l'embrocher comme prévu ; néanmoins l'attaque se voulait assez saisissante pour repousser cette béquille qui le retenait à terre, pendant que le poids sur son dos avait également eu droit à sa séance d'acupuncture, bien que cette médecine ne devait pas être à son goût au vu du bond que la bestiole effectua. Une inespérée bouffée d'air prise en vitesse, puis le brun se noya de nouveau dans l'obscurité de sa silhouette pour se déporter plus loin. Toujours visible du duo d'agresseurs, mais à distance raisonnable pour les voir venir tout de même, de quoi lui laisser le temps de se remettre du plaquage précédent et de se relever, tout en s'essuyant la joue des dernières traces de terre, avant d'ajouter sur un ton moqueur :


« Ne t'emballe pas trop. Même si on était de ce bord-là, ça ne nous empêcherait pas d'avoir un minimum de standards. »

Non pas que la blonde était un épouvantable laideron, d'aussi loin qu'il pouvait la juger au-delà de ses propres goûts, après tout il y avait probablement quelque chose à récupérer sous cette couche de maquillage tape-à-l’œil et de sourire de clown dérangé, mais elle possédait également un incommensurable talent pour ennuyer son monde et il n'était pas certain que la vulgarité de ses accoutrements suffisent réellement à compenser un tel caractère. Une fois assuré que sa cage thoracique n'avait été complètement ratatinée par la hyène, il fit en sorte de sceller les pattes de celle-ci dans le sol avec des liens faits d'ombre, pour réserver ensuite le même traitement à sa propriétaire, avec toutefois deux liens supplémentaires au niveau de ses poignets afin de la tirer en arrière et la plaquer contre l'arbre le plus proche. Un bref moment de tranquillité au cours duquel il se décortiqua les ongles de la saleté grattée tantôt.

« On va remettre les pendules à l'heure : moi c'est Percy, pas ta lavette avec laquelle tu nettoies les sols. Et ça ne va sûrement pas te plaire, mais j'ai beaucoup trop d'ambition pour te laisser disposer du Coton-tige à ta guise. Je ne pense pas que tu ais envie de te mettre le Ténébreux à dos. »

Au diable la discrétion dont le petit chimiste s'obstinait à faire preuve, que ce soit pour le cas de l'horripilante blonde qui n'a de cesse de le tourmenter sans craindre la moindre retombée, ou pour celui du puissant employeur qui bénéficiait de la propriété intellectuelle de son naïf contractant. Le problème étant qu'il n'était pas prêt de se laisser autant marcher sur les pieds, du moins sans opposer un tant soit peu de résistance. Car enfin, il n'appartenait qu'à son ancienne ombre le droit d'embêter Wilson à volonté, à plus forte raison s'il était désormais amené à occuper le même corps. Un annulaire manquant était déjà de trop sans avoir à y laisser davantage de plumes. Dans un sursaut de confiance, le petit brun se risqua même à approcher le duo retenu sur place tout en étayant un peu plus la situation, allant jusqu'à se poster face à son interlocutrice piégée :

« Il se trouve que ce brave homme a grand besoin du scientifique, aussi je doute qu'il apprécie longtemps que tu fasses mumuse avec lui. Je sais que c'est dur mais il faut bien passer à autre chose à un moment donné. Peut-être même qu'on arriverait à repartir sur de meilleures bases... si tant est que l'Ordre ne te réduise pas en cendres à force de martyriser plus faible que toi. »


 
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