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 It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]

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Min Jae PiohMessages : 45
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MessageSujet: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Lun 25 Juil - 23:27






Objectif(s) de la journée de merde numéro 2 :

• Se pendre. C'est une bonne idée.



« Monsieur Pioh, accepteriez-vous d'accompagner une seconde fois Mr. Posner ? Personne n'a envie de... enfin, j-je veux dire : tout le monde est occupé. » Le choc. Le choc, puis l'effroi, puis le vide. En une seule parole, Min Jae sentit son humeur défaillir et sombrer dans les tréfonds de ses bottes de cuir, un cri rager à l'intérieur de lui et son âme quitter son corps. Avait-il bien entendu ? Allait-il À NOUVEAU s'occuper de cette espèce de truffe ayant plus d'eau que de cervelle dans la tête et qui avait si bien traumatisé son corps et son esprit que le sommeil lui avait faussé compagnie durant deux nuits successives ? Mortellement abasourdi par cette terrible nouvelle, notre PiouPiou national voulut s'effondrer sur ses genoux et supplier son interlocuteur d'avoir pitié et de prendre sa place de damné ; mais, se rappelant soudain son titre, il n'en fit rien et accepta à contre-cœur. Après tout, ne faut-il pas faire des sacrifices pour bâtir de grands empires ? Certes, le seul sacrifice qu'il allait devoir faire, c'était celui de ses nerfs mais à ses yeux, c'était déjà beaucoup trop demander. Quittant la caserne avec la mort dans l'âme, il siffla entre ses doigts et vit galoper vers lui sa fidèle jument qui, il l'espérait, comprendrait mieux son désarroi que le reste de ses collègues, dont le sourire ne lui avait pas échappé. Ils savaient, les salauds. Ils savaient, et ils lui avaient refilé le boulet. Comment nommer pareille cruauté ?

Regrettant de ne pas avoir refusé au profit de son bon cœur, il mit son pied dans l'étrier, bascula sa jambe pour enfourcher sa monture et se laissa retomber en avant, imitant la larve qu'il avait toujours été destiné à être. Les bras pendants de chaque côté de son cheval, il soupira à pleins poumons tout en questionnant sa volonté de vivre et, après moult réflexions, pressa ses mollets contre la musculature de l'animal afin de l'inciter à avancer —  en dépit du semi-cadavre qui pesait sur son dos. Pour ceux n'ayant aucune notion de ce que représente Alexandre E. Posner aux yeux du coréen, peut-être que ce comportement pourrait paraître immature, voire exagéré. Et sûrement qu'il l'est. Mais la compagnie du Chapeauté était, pour Min Jae, aussi agréable à tolérer qu'un talon enfoncé dans ses parties génitales, la pression augmentant au fur et à mesure que les minutes passent. Ce n'était pas qu'il ne détestait... non, il le haïssait. Et s'il continuait à marcher sur ses plates-bandes, Min Jae se jurait de lui faire un nouveau trou dans sa dentition, de façon à tenir compagnie au premier. A cette pensée, son moral remonta quelque peu, de même pour le reste de son corps qui se redressa afin de ne pas alerter ceux et celles qui croisaient sa route (et qui devaient sûrement le croire endormi ou mort, ainsi allongé).

Voilà : si ce demeuré bas de plafond réitérait l'exploit d'aspirer son énergie vitale à grands renforts de salves orales, non seulement le général allait pleurer, mais en plus, il allait l'envoyer dans un endroit d'où on ne revient pas souvent — à part quand on s'appelle Jésus.


Et ce n'était pas son cas.

Tenant d'une poigne ferme les rênes de Spirit, il se surprit à ricaner dans le col de son uniforme mais s'arrêta net en voyant le bâtiment de l'administration se dessiner à l'autre bout de la rue. A croire que ses fantasmes de meurtres faisaient s'écouler plus vite le temps. Voilà une chose qu'il n'aurait pas crue, tant il avait l'habitude de vouloir la mort de quiconque entrait dans sa vie. Une fois arrivé à son objectif, il fit s'arrêter la jument mais bizarrement, ne descendit pas. S'il pouvait rester en hauteur pendant que l'autre marchait à côté (comme un gueux), ce n'était pas plus mal. D'ailleurs, il ne voyait pas encore ce dernier... Se surprenant d'un grognement de lassitude, il maudit ses lunettes jaunâtres et l'attendit, les bras croisés contre son torse et le regard fixé sur la porte d'entrée. Comment osait-il le faire attendre, lui qui avait été si gentil en acceptant de le protéger ? Vraiment, il lui arrivait quelquefois de penser qu'il était trop parfait pour ce monde. Trop de gentillesse. En le voyant arriver, tous les muscles de son corps se contractèrent, tant et si bien que le cheval s'apprêta à avancer, mais Min Jae tira sur les sangles de cuir afin de le stopper ; que non, il n'avait pas même le droit de fuir. Tendu comme jamais, il grinça des dents puis enchaîna quelques salutations de politesse dans le but d'écourter au plus vite la conversation :

Bonjour (je suppose), Posner. Je vais vous accompagner pour votre tournée. Ne perdons pas de temps, vous voulez ? Pas que je sois au bord de l'infarctus devant l'horrible crise d'épilepsie que vous portez...


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Alexandre E. PosnerGouvernementMessages : 39
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Mar 26 Juil - 2:22




It's like you're begging me to hate you !




Encore une merveilleuse journée au sein de notre belle ville de Quederla, un autre jour glorieux pour combattre le mal qui sévit au sein-même des fiches de paies de ces chers concitoyens. Et c'est, bien entendu, au cœur de l'Administration fiscale que de fiers combattants se frottent aux chiffres, aux nombres et aux dividendes pour mettre un terme à l'ignoble fraude.

Alexandre Posner se complaisait à se visualiser comme l’un de ces valeureux chevaliers, s'admirer en tant qu'As des nombres à virgules et se congratuler à la moindre irrégularité trouvée dans sa lourde paperasse. Et d'ailleurs, aujourd'hui, il ne faisait que se confondre en éloges personnelles tellement il était fier d'avoir trouvé un autre de ces hors-la-loi.

Sans attendre une seconde de plus, il avait contacté le Gouvernement afin qu'il lui fournisse l’escorte nécessaire à sa future prise. Chose qui fut acceptée sans trop de problèmes, après tout il était désormais de coutume d'accompagner des types comme Monsieur Posner. C'était bien obligé si l’on voulait éviter qu’un employé soit taillé en jolis petits cubes par un habitant en colère.

Le violet connaissait bien tout le danger que pouvait représenter la population surpuissante de sa tendre ville. Il savait bien que ces fous à pouvoirs n’attendaient certainement qu’à l’étrangler, lui faire ravaler toutes les taxes que le Gouvernement leur demandait pour ensuite organiser une guerre civile de tous les noms. Il le savait mais s’en fichait éperdument : tous les habitants, qu’ils soient Domae ou Elémentis, restaient de vrais crétins incapables de faire la différence entre le bon goût et la crasse environnante.
Qu’à cela ne tienne, il leur apprendrait les bonnes manières avec tact. Le tout en les pliants à sa propre volonté qui concordait certainement à celle de l’autorité instaurée.

Enfin, mettre à genoux une population n’excusait pas une tenue négligée ou dénué de style. Alexandre avait souvent reproché le manque certain de tenue de ses propres collègues, dénigrant leur stature vieillotte et morne. C’était certainement pour ça qu’il prenait autant de temps à parfaire son image. Il se regardait sous toutes les coutures pour être sûr qu’il puisse partir au meilleur de sa forme de star incontestée de la fiscalité.

« Monsieur Posner, v-votre escorte est arrivée depuis quelques minutes déjà… »

Cette voix agaçante sortie de nulle part était justement l’une de ces ignobles stagiaires, ennemie du bon goût. Miranda J’sais-plus-trop-quoi,  du bloc d’à côté. Dieu qu’il avait horreur que cette enquiquineuse se permette de l’interrompre en pleine préparation.

« JE SAIS, Miranda. Occupez-vous de vos propres affaires, bon sang ! »

« C-c’est…Mathilda… Monsieur Posner. »

Parce que maintenant, après l’avoir interrompu elle se permettait aussi de le rectifier ? Oh rustre, mal élevée. Le chapeauté se tourna lentement vers elle avant d’éclater.

« Parce que maintenant c’est ma faute si je ne prononce pas votre nom correctement ? Seigneur Dieu, si vos parents vous avaient appelés Miranda, vous n’auriez même pas à me faire la remarque ! Hé bien non, à la place ils ont décidé de vous refouler un nom de vieille fille obèse ! « Mathilda », non mais vraiment… Faites-vous une faveur et aller changer ce nom ridicule, Miranda. »

La gamine lui décocha à nouveau cet air de hamster effarouché qu’il avait vu un nombre incalculable de fois sur le visage de ses collègues. Puis, incapable de fournir une réponse cohérente, elle se contenta de balbutier quelques excuses avant de s'en aller en toute hâte retrouver son propre bureau. Sans doutes pour y faire une bonne grosse dépression nerveuse en s’enfilant quelques pilules. Les stagiaires, c’est vraiment plus ce que c’était.

Prenant une grande inspiration, Alexandre s’admira une dernière fois dans la glace avant d’entreprendre sa sortie. Il était parfait, le costume violet soigneusement repassé sur sa chemise de soie. Il ajusta une dernière fois ses gants et il était enfin parti.

Sa sortie du bâtiment gris avait tout d’un genre de numéro de cirque, s’avançant en grandes enjambés vers son objectif, serrant sa splendide canne en la laissant virevolter dans les airs à sa guise. Plus loin, la vue de la silhouette de son protecteur lui décocha un sourire. Rictus qui ne fit que s'agrandir quand il en reconnut sa grande tignasse mauve retombant sur un visage fermé.

Ce cher Général Pioh avait toujours l’air de transpirer la joie de vivre. Du moins, autant qu’une tartine beurrée roulée dans de la boue. Il faut dire que l’uniforme n’était pas vraiment propice à une meilleure humeur. Tout ce noir était d’un ennui mortel.

Monsieur Posner vint finalement se planter à bonne distance du jeune homme, juste assez pour ne pas avoir à sentir l’énorme bestiole sur lequel il était installé. Franchement, il aurait pu descendre. Ignorant tout commentaire désagréable, il entonna.

« Mais voilà ce bon vieux Général Pioh, comment va l’armée et toute la smala ? J’imagine que je vous manquais à vous aussi, hm ? Je suis bien content que ce soit vous, le dernier gars que vous m’avez envoyé était un vrai clown. A croire que tout bon abruti peut s’engager dans l’armée de nos jours, non mais franchement. »

Après avoir poussé le long soupir qui avait suivi cette rapide petite tirade, il acquiesça en claquant la base de sa canne sur le sol avec grand entrain.

« Bien. Allons chasser le fraudeur, haha ! Vous descendez ?»





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Dernière édition par Alexandre E. Posner le Lun 1 Aoû - 0:37, édité 1 fois
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Min Jae PiohMessages : 45
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Mar 26 Juil - 21:23






Objectif(s) de la journée de merde numéro 2 :

Se Le pendre. C'est une bonne idée.



Et voici son cauchemar qui arrivait, tout en couleurs et fier comme un paon tout juste couronné roi. De longues enjambées rapprochaient le rescapé de la gay-pride du général terrifié, tandis que sa majestueuse canne fendait l'air, tournoyant dans sa main tel le bâton d'une majorette enflammée. Et vraiment, la seule chose qui le différenciait d'une majorette à cet instant précis... c'était qu'il était receveur des impôts. C'est tout, rien de plus. Un sourire des plus joyeux aux lèvres (à l'opposé de la grimace d'horreur qui s'était installée sur les lèvres de son escorte), la créature tout de mauve vêtue se planta droit comme un piquet près du coréen qui fit reculer sa monture (au cas où il avançait de trop) avant de faire retomber sur lui une pluie de mots qui ne manqua pas de le noyer : « —  Mais voilà ce bon vieux Général Pioh, comment va l’armée et toute la smala ? J’imagine que je vous manquais à vous aussi, hm ? Je suis bien content que ce soit vous, le dernier gars que vous m’avez envoyé était un vrai clown. A croire que tout bon abruti peut s’engager dans l’armée de nos jours, non mais franchement.  » Tous les deux soupirèrent en choeur ; l'un pour reposer sa gorge après cette logorrhée intarissable, et le second pour exprimer la seule émotion qu'il était actuellement capable de ressentir : c'est-à-dire, le désespoir d'une vie non-désirée et d'une mort qui tardait à venir. S'il s'écoutait et le pouvait, il retournerait dans le passé pour lancer une assiette en travers du visage de sa mère le jour où elle s'est dit qu'un enfant serait une bonne idée. Ce n'est jamais une bonne idée.

Alors que le Général Pioh cherchait encore ses mots et surtout, à quoi répondre en premier, son protégé frappa le sol de sa canne et le coupa dans sa réflexion d'un enjoué :

« —  Bien. Allons chasser le fraudeur, haha ! Vous descendez ?  »

Lui, descendre ? Quelle question ! L'air outré des mères de famille réalisant que leur progéniture joue avec les bouseux du quartier, Min Jae cligna les yeux et les dirigea de droite à gauche, avant d'arquer un sourcil interrogateur. Est-ce que ce taré s'écoutait, parfois ?  Non seulement rester sur le dos de Spirit lui offrait la chance de ne pas le regarder du fait de son énorme chapeau qui lui bouchait la vue, mais en plus, la savoir contre lui le consolait dans son malheur infini. Non, vraiment : la seule chose qui aurait pu le faire quitter la selle de sa jument, c'était si cette dernière le chassait de sa croupe d'un cambrement brutal. Et celle-ci étant bien éduquée, Min Jae n'avait absolument pas de quoi s'inquiéter. Pour l'instant. Après un long silence pesant, le militaire rétorqua un : « — ... Non. » sec et bref puis, faisant claquer ses jambes contre la peau de son valeureux destrier, il reprit la marche tout en indiquant d'un geste de la main que le chapeauté pouvait commencer à le suivre. S'il avait été différent, le coréen aurait pu lui proposer de monter à l'arrière mais il s'agissait d'un homme. Et pas n'importe lequel ! Non, cet homme, c'était Alexandre. Et hors de question de souiller la robe de sa fille par la présence de ce pécore faible de la breloque. Tandis que l'animal frappait le sol de ses puissants sabots à chaque pas, Min Jae soupira, regarda par dessus son épaule et s'empressa de répondre aux quelques questions qu'il lui avait posées (et dont il se rappelait) :

« — Et pour votre gouverne, vous ne m'avez pas "manqué". Enfin. Vous m'avez manqué autant qu'un coup de pied dans le genou me manquerait...  »

Donc, pas du tout — parce que bon dieu, les coups dans le genou, ça fait mal. Se positionnant en amazone sur la jument, il rajouta d'un ton aussi froid que les tréfonds de son cœur :

« —En ce qui concerne l'autre clown... Il aurait sûrement été plus efficace si vous ne l'aviez pas fait fuir avec votre...  » Il hésita, tapota nerveusement ses lèvres puis se lança : « —O... riginalité. Du coup, c'est sur moi que c'est retombé. Cela mis de côté... Où allons-nous cette fois-ci ? »



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Alexandre E. PosnerGouvernementMessages : 39
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Mer 3 Aoû - 17:54




It's like you're begging me to hate you !




Les chevaux.

Ces magnifiques mammifères ayant doucement évolués pendant quelques millions d’années pour devenir les nobles créatures que l’on connait à présent. Un modèle de puissance et de raffinement auprès des plus grands, un compagnon fidèle pour les amoureux des animaux. Enfin, ça c’est l’image du cheval tel que la majore partie de la population la perçoit aujourd’hui. Mais à cet instant précis, pour notre cher Alexandre, le cheval n’était rien de plus qu’un animal honteusement imposant qui commençait doucement à le rendre mal à l’aise tellement il se sentait ridicule en comparaison.

Sérieusement, pourquoi Min Jae s’embarrassait-il d’une telle monture pour venir le retrouver, lui ? Enfin bon, ce n’était point grave, le chapeauté pouvait encore attendre quelques minutes. Histoire que son escorte aille parquer sa vache et qu’il puisse enfin le rejoindre sur la terre ferme. Enfin, le coréen aurait pu se joindre à ses côtés s’il n’avait pas joué la carte de l’insolence radicale en lui balançant un refus brutal.

Le violet en était resté un peu soufflé, dévisageant le jeune homme avant que celui-ci n’ait l’audace de continuer son chemin sans dire un mot de plus. Confus, regardant le coréen tracer sa route, il ne réalisa qu’après quelques secondes qu’il se devait de le suivre. Agrippant sa canne, il dut se résoudre à courir pathétiquement après l’équidé  pour en rattraper l’allure. C’est alors qu’il courrait que le jeune homme lui adressa à nouveau la parole, toujours aussi sarcastique.

« — Et pour votre gouverne, vous ne m'avez pas "manqué". Enfin. Vous m'avez manqué autant qu'un coup de pied dans le genou me manquerait...  »


Le chapeauté ne dit rien dans l’immédiat, préférant d’abord se concentrer sur sa marche rapide. Une fois arrivé à ses côtés, celui-ci finit par répondre doucement. Insérant dans ses paroles la même dose de sarcasme que son interlocuteur.

-«  Je ne vous savais pas masochiste, Jae. Je dois avouer que vous m’avez manqué aussi. Un peu.»

Même si ça lui faisait un peu mal au cœur de l’avouer, il était vrai que le Général Pioh ne l’avait jamais vraiment déçu dans son travail. La protection qu’il lui apportait était même impeccable et jamais il ne dut se plaindre d’une éraflure sur son magnifique ensemble. Rien que pour ça, il supporterait tout le sarcasme du monde.

Et dire que, la dernière fois, le Gouvernement  avait eu l’audace de lui envoyer une espèce de malade qui n’avait pas daigné bouger son petit doigt lorsqu’un élémentis lui avait balancé un sale crochet du droit. Alexandre en avait gardé l’œil gonflé pendant au moins une semaine, heureusement que Min Jae n’était pas pareil. Enfin, là n’était pas l’important, tout ce qui comptait à présent était de combattre la population de fraudeurs qui sévissaient dans Quederla. Le violet allait leur montrer qu’il ne fallait pas faire les malins avec lui !

« —En ce qui concerne l'autre clown... Il aurait sûrement été plus efficace si vous ne l'aviez pas fait fuir avec votre...  »

Subitement interrompu dans ses pensées justicières, Alexandre adressa un regard des plus dubitatifs au Général. Dieu qu’il détestait devoir redresser la tête pour pouvoir l’apercevoir perché sur sa monture, se sentant comme un piètre gueux à ses côtés. Frustré par la situation, il se gênerait pas le moins du monde pour reprendre sévèrement le jeune homme s’il avait l’audace de lui manquer de respect.
 
« —O... riginalité.»

Le regard de ce cher Alexandre s’éclaira soudainement. L’originalité était un trait qu’il admirait tout particulièrement et il était bien content qu’on le décrive comme original. Après tout, à quoi servirait tout ce temps de préparation et ses costumes colorés si on devait le voir comme quelqu’un de banal ? Souriant comme un bienheureux, il mit quelques secondes supplémentaires à emmagasiner le reste du message.

«…Du coup, c'est sur moi que c'est retombé. Cela mis de côté... Où allons-nous cette fois-ci ? »


C’est vrai, Min Jae n’avait pas encore été mis au courant de sa splendide découverte. Sortant un carnet de notes d’une de ses poches, il se mit à le feuilleter. La majore partie des informations qu’il contenait semblait avoir été rédigé à la va-vite sans grand ordre. Aussi, le chapeauté prit quelques minutes avant de pouvoir retrouver la page désirée. Il déclara fièrement.


« Dans ce quartier même ! Rue des caïmans n°73. Apparemment chez quelqu’un qui a du mal à déclarer l’électricité qu’il utilise… Enfin, à moins qu’il n’ait décidé de vivre dans le noir. »


Cette dernière pensée le fit ricaner tellement il avait hâte d’arriver chez le propriétaire, l’imaginant déjà bien embarrassé de devoir rendre des comptes aux autorités. Le tricheur allait comprendre sa douleur, la fraude ne paie jamais !





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Min Jae PiohMessages : 45
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Mar 23 Aoû - 2:50






Objectif(s) de la journée de merde numéro 2 :

• Le pendre. C'est une bonne idée.



Assis confortablement sur le dos de sa jument tout en tenant les rênes de cuir entre ses poings serrés, le général ne put retenir un ricanement moqueur lorsqu'il vit l'homme violet courir maladroitement après lui. Pensait-il vraiment pouvoir rivaliser avec Spirit en matière de vitesse de course alors qu'il s'exhibait avec des muscles pareils ? Ou plutôt devait-il dire « absence » de muscles. Non, c'était juste à en mourir de rire. Il pouvait s'estimer chanceux que le coréen ait suffisamment de manières et de sérieux (et d'instinct de survie !)  pour ne pas concrétiser cette image. D'autant plus que le sol lui paraissait moins accueillant et confortable que les puissantes épaules de son cheval ; raison de plus pour ne pas descendre malgré les larmoiements du haut-de-forme sur deux jambes. Y prêtant toutefois une oreille attentive malgré les apparences, délaissant ainsi la voix de son cœur haineux, il ralentit le pas afin de ne pas distancer de trop son protégé. Il ne voulait pas qu'il se blesse en trébuchant ; qu'allaient penser ses supérieurs s'ils apprenaient cela ? A cette pensée, son regard bleuté ne le quittait plus un seul instant, enjambant sans le moindre mal son épaulette pour s'abattre sur la créature colorée. Il ne lui paraissait pas spécialement endurant. Ses vêtements devaient le gêner. Et cette canne, à quoi lui servait-elle ? Il ne boitait pourtant pas... mystère. Plus il le regardait, et plus il était tenté de détourner les yeux. Trop d'informations à son goût pour qu'il n'aie pas la tête qui en tourne...

Mais hélas ! Voilà qui arriva bien vite, au grand désespoir du jeune éphèbe qui avait cru l'espace d'un instant que son cauchemar était terminé :  « — Je ne vous savais pas masochiste, Jae. Je dois avouer que vous m’avez manqué aussi. Un peu. »  Le général cligna les yeux, puis regarda de droite à gauche pour s'assurer que personne n'avait entendu les horreurs proférées par cette bouche médisante.  N'y avait qu'une vieille femme qui passait en gloussant à côté tandis qu'il s'empourprait de telle façon que ses joues commencèrent à le brûler. Consterné voire révolté des basses accusations du Posner qui le prenait (et le qualifiait) délibérément pour un dégénéré, Min Jae fit s'arrêter la jument puis le foudroya d'un regard des plus noirs, retenant tant bien que mal ses envies meurtrières.  «— Je. Ne. Suis. PAS. MASOCHISTE. Vous, en revanche... j'espère que vous aimez courir. », fit-il d'une voix enrouée par la colère, seule émotion que l'homme en uniforme semblait capable de ressentir. Pour qui se prenait cet énergumène, à lui parler sur ce ton ? Si lui pouvait se comporter comme le dernier des connards, perché du haut de son cheval comme un pigeon sur sa branche, ce n'était pas pour autant un feu vert afin qu'il en fasse de même !  Ce n'était pas comme ça que les choses fonctionnaient... du moins, pas à ses yeux. Chacun son rôle, chacun sa place dans la hiérarchie. Claquant les flancs de son bestiau pour mieux illustrer ses propos, il dépassa le chapeauté avec le même air pincé des femmes savantes  ; si l'autre ne parvenait pas à la suivre, tant pis pour lui. D'autant plus que Spirit n'avait aucune queue à laquelle se traîner... Il n'y avait pas de temps à perdre, s'il voulait rentrer chez lui au plus vite. Et Dieu sait qu'il le voulait !

Par chance, le chemin fut plus court que prévu. Bien que l'homme tout de violet vêtu leur avait fait perdre quelques Ô combien précieuses minutes à farfouiller tel un clébard après son os parmi les feuilles de son calepin, tout ceci dans le but de trouver celle concernant leur cible du jour, la réponse, ainsi qu'eux-mêmes, arrivèrent assez vite à destination. Ou du moins, c'est ce que le général comprit en entendant son collègue reprendre la parole. « — Dans ce quartier même ! Rue des caïmans n°73. Apparemment chez quelqu’un qui a du mal à déclarer l’électricité qu’il utilise… Enfin, à moins qu’il n’ait décidé de vivre dans le noir. » affirmait-il, l'air fier de pouvoir enfin faire sévir sa propre vision de la justice – car le coréen ne la partageait que très moyennement. Au plus profond de lui, Min Jae peinait presque à comprendre son utilité ; ne pouvaient-ils pas simplement envoyer les gardes chez les fraudeurs pour récupérer leur dû ? Encore une fois, il constatait avec désarroi que le temps n'était pas tant que cela de l'argent, aux yeux du Gouvernement.

Avec une pointe d'humour, le soldat finit tout de même par rajouter, se corrigeant cependant à mi-chemin :

« — … A vous entendre, on dirait que vous parlez de moi... - - - p-pour la seconde option, bien entendu. Je - enfin, ma famille déclare son électricité. Ne venez pas me voir. » Tenté de le supplier d'obéir à sa dernière demande, il se retint tout de même afin de préserver un soupçon de réputation. Ce pour quoi il souffla un simple « — Oubliez. » dans un soupir, avant de finalement descendre de sa fidèle monture. La maison n'était pas si mal pour un fraudeur... voilà donc la preuve qu'il avait de quoi payer. Chose qui rassurait quelque peu le damoiseau aux doubles katanas, puisque loin de lui était l'envie d'aller sournoisement racketter un sans-abri. Il y avait des limites à toutes les cruautés, après tout. Faisant signe à Alexandre de le suivre tout en maintenant une certaine distance de sécurité (autant pour lui que pour sa propre personne qui n'aurait pas supporté d'être trop près de cette créature), Min Jae s'approcha à pas feutrés et, une fois face à la porte, s'apprêta à la cogner de son poing. Toutefois, un bruit étrange l'en empêcha... Tressaillant de tous ses membres et la gorge brusquement serrée tel un nœud de marin, il tourna précipitamment la tête et fixa le chapeauté avec des yeux ronds comme des billes et sombres comme l'abysse :  

« — Ôtez-moi d'un doute, Posner... ce bruit, là : s'agissait-il d'un aboiement ? Ce n'était pas un aboiement, n'est-ce pas ?  »



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Alexandre E. PosnerGouvernementMessages : 39
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Sam 15 Avr - 22:40




It's like you're begging me to hate you !




Ce cher général Pioh.

Alexandre avait l’impression d’être à ses côtés depuis des mois entiers tellement il s’était intimement persuadé bien le connaitre. Enfin, ce n’était qu’un vague ressenti de la part du chapeauté. En effet, les deux bougres ne se connaissait que depuis quelques semaines tout au plus. Semaines durant lesquelles, il eut presque l’impression de tout apprendre de son protecteur. Et c’est, tout naturellement qu’il s’était façonné un rapide résumé du comportement Général : Min Jae Pioh était un Général d’une timidité maladive avec un humour laissant fortement à désirer. Rien de plus, rien de moins. Et puis, ça expliquait certainement pourquoi il s’amusait à le faire tourner en bourrique à chaque occasion. De l’humour typiquement et bizarrement coréen !

Enfin soit,  la route était encore un peu longue jusqu’à leur destination finale et Alexandre commençait doucement à se demander quand son cher JaeJae finirait par lui céder une petite place sur son canasson.  Pas que marcher l’incommodait plus que ça, marcher peut être très bon pour la santé mais… tenter de maintenir la même cadence qu’une espèce de monstre poilu n’était pas vraiment de tout repos et toute cette marche rapide commençait franchement à le fatiguer. Dans tout cet effort, il y avait tout de même une petite consolation : Au moins, ils n’étaient pas en train de faire la course jusqu’à la maison du suspect.

- «Je. Ne. Suis. PAS. MASOCHISTE. Vous, en revanche... j'espère que vous aimez courir. »

Et merde. Il avait pensé trop vite.

Se retournant vers le jeune homme avec un regard des plus ahuris, Posner se demanda furieusement si n’était pas en train de délirer. Ainsi le coréen voulait le défier ? Là ? Maintenant ? En pleine rue et en plein travail ? Il n’était pas sérieux ?

Tout à fait perplexe, il laissait le cheval le dépasser sans plus de cérémonies, ralentissant même la cadence. Non, il n’allait pas courir, c’était tout à fait ridicule. Il allait continuer tranquillement à marcher et attendre que ce cher Général ne s’arrête dans ses enfantillages pour finalement le rejoindre dans le plus grand des calmes, voilà tout. Du moins, c’est ce que le chapeauté espérait…. Espoir qui semblait déjà s’envoler aussi loin que la silhouette du jeune coréen dans le lointain.

« Et m…. PIOH ! »

Accélérant le pas pour ensuite se résigner à courir comme un bon abruti, il se bornait à rattraper son protecteur. Quoique, pour pouvoir prétendre au titre de « protecteur », il faudrait déjà être un peu plus proche de la personne qu’on est censé protéger. Non mais ! Fort heureusement, le Général s’arrêta enfin devant la maison ciblée pour être finalement rattrapé pour notre pauvre violet, hors d’haleine. Pestant intérieurement contre son cœur tambourinant dans sa poitrine, Posner  finit par fusiller du regard le coureur équestre.

« Haha… Vous êtes un marrant vous hein ? Vivre dans le noir, mais quelle idée… »

Secouant la tête en tentant reprendre un tant soit peu de sa contenance, son attention se reporta tout d’un coup vers les paroles du jeune militaire. Etrangement, il n’avait jamais envisagé la possibilité qu’il puisse avoir une famille. Tout un tas d’autres coréens à l’humour aussi bizarre et dérangé, ça devrait valoir le détour !

« Héhé, allez savoir. Peut-être que je viendrais vous voir un jour ♥ »

Enfin soit, ils n’étaient certainement pas venus faire un brin de causette aussi loin de la caserne sans une bonne raison. Revenant sur leur petite intervention, le chapeauté se concentra sur la fameuse maison dans laquelle ils s’apprêtaient à faire irruption. Suivant les indications du militaire, le Posner se glissa doucement derrière lui pour suivre ses déplacements à distance. Avec toutes ces précautions, il avait presque l’impression d’être un ninja, un brave soldat que la reine des…hm… ninjas ( ? ) envoyait régler un problème de la plus haute importance. Encore quelques petites secondes avant que lui et son acolyte ne surprennent les bandits dans leur propre misère financière. La tension était à son comble, Alexandre ne tenait plus et c’est, oubliant la distance de sécurité, qu’il s’approcha du coréen. Tout ça pour le voir paniquer inexplicablement au premier bruit un tant soit peu suspect.  

« Hm. Oui ? Je suppose ? Ça vous pose problème ? »

La mine des plus perplexes face à cette indécision soudaine, il décida de prendre les choses en main. Poussant le coréen sur le côté, il ne prit pas la peine de tambouriner à la porte qu’il empoignait déjà la poignée qui, coup de chance, n’était pas verrouillée. Ouvrant la porte à la volée pour entrer dans la maison sans aucune gêne, le chapeauté commença à clamer à l’intention de quiconque pouvait se trouver à l'intérieur.

«  Bon-jouuuuur~♪ Inspection fiscaaaale ! ♫ »

Un bref coup d’œils aux alentours et Alexandre se rendit compte que son introduction fracassante avait été vaine, le bandit n'avait pas l'air de se trouver dans cette pièce. Soupirant, il s’apprêtait à faire demi-tour pour ordonner à ce cher Général de fouiller la maison à la recherche du resquilleur  lorsqu'un petit, tout petit cri le surprit.

Un aboiement. Un minuscule aboiement qui semblait venir d’un genre de caniche qui venait de sortir d’en dessous du canapé. Mécontent d’avoir été dérangé dans sa propre maison, il grognait de toutes ses forces. La sale bête. Puis, soudainement, une dame un peu plus âgée sortit de l'ombre, s'adressant au chien.

« Attaque Kiki ! »

Et c'est ainsi que le caniche, tout crocs dehors, s'approchait dangereusement des deux pauvres bougres à l’entrée. Son objectif ? Obéir à sa maîtresse et infliger de sales morsures aux deux intrus. Mais ça, c’était sans compter ce cher Général Pioh, un animal aussi ridicule que celui-là ne serait certainement pas un problème pour un militaire surentrainé comme lui ! Aussi, faisant un pas de côté, Alexandre céda sa place au jeune homme tout en ricanant.

« Faites-vous plaisir, Jae »








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Min Jae PiohMessages : 45
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MessageSujet: Re: It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]   Mar 6 Juin - 2:50






Objectif(s) de la journée de merde numéro 2 :

• Abattre le cerbère.



« — Tu peux courir », murmura cruellement la petite voix sous le crâne du général, et courir il fit. S'accrochant tout d'abord à toute la fierté qu'un homme habillé de la sorte pouvait avoir (comprendre ici : très peu), Posner dût finalement se résoudre à doubler son allure afin de rattraper son protecteur parti quelques mètres plus loin et dont le sourire se dessinait déjà. Et pour cause ; il accéléra. Les sabots de l'étalon claquèrent le sol et répandirent dans sa course un fin nuage de poussière qui s'évaporait derrière lui. La tête et le corps tournés vers son adorable mais insupportable protégé tandis qu'il chevauchait en fière amazone (le cheval, pas Alex), Min Jae laissa s'échapper un frêle éclat de rire qu'il étouffa tout contre son poing afin de ne pas entacher sa réputation. Rire de son client, aussi drôle pouvait-il être à galoper ainsi derrière lui, était non seulement une preuve d'un manque de respect et de professionnalisme total, mais aussi incompréhensible de la part de la statue de pierre coréenne. Son jeu puéril ne dura malheureusement pas. A peine avait-il enfin l'impression de s'amuser dans son ennui de vie qu'il se devait déjà d'y mettre un terme, à défaut de vouloir continuer sa trotte jusqu'à l'autre bout de la ville - chose qui, en réalité, ne l'aurait pas tant dérangé que cela. Avec un peu de chance, peut-être même aurait-il pu se défaire de l'autre allumé ! Le cheval enfin immobilisé et le général à terre, celui-ci fixa un instant Posner qui pantelait et dût ravaler un sourire moqueur face aux gouttelettes indignes qui perlaient de son front. En voilà un qui n'était pas gracieux, tout l'inverse de l'asiatique qui se complaisait à s'en détacher.

Mais il pouvait bien se plaindre et pleurer ; après tout, il n'avait qu'à avoir son propre moyen de transport ! Un cheval ou un vélo n'était pas si coûteux, surtout pour un fainéant gringalet de la sorte. A la vue de ses "muscles" rachitiques dont la maigreur était à peine dissimulée sous ces tissus flamboyants, il n'aurait nullement rechigné à le faire courir davantage : c'était juste terriblement triste à voir, au final. Presque de la non-assistance à personne en danger de le laisser ainsi. Hélas ! Le militaire n'était pas suffisamment payé pour virer coach sportif à ses heures. Attendant patiemment que le pauvre homme repousse sa potentielle crise cardiaque en se maintenant le cœur, ce fut ensuite au tour de Min Jae de devoir en esquiver une autre lorsqu'il l'entendit parler : « — Héhé, allez savoir. Peut-être que je viendrais vous voir un jour ♥ » s'empressa-t-il de déclarer alors que le violet sombre venait tout juste d'exprimer son absence d'envie de le revoir. Tant de cruauté lui faisait presque regretter celle de la guerre - - celle-là au moins était légitime ! On y tuait des femmes et des enfants, certes, mais on trouvait toujours une raison pour s'en excuser. Pas pareil. C'était mieux. Face à cet affront, le général devint alors très pâle et se recula précipitamment, ne sachant que répondre à cela. Cet individu, sous son toit ? Comment allait-il survivre ?! Jamais sa mère ne lui permettrait de déserter le salon (au profit de ses 30 millions d'amis velus -et absolument pas baras-) en présence d'invités... ou elle le ridiculiserait en envoyant son frère le traîner par les pieds sous les yeux de cet imbécile à chapeau.

Les flammes de l'enfer commençaient déjà à se délecter de lui qu'une idée lui vint : une idée sombre comme le fond d'un chaudron, une idée des plus tordues, que pas même le pire des tortionnaires n'oserait frôler. Était-ce là sa chance de se venger de lui ? Il y croyait dur comme fer. Et dure allait être cette soirée, pour l'un comme pour l'autre :

« — ... Oh, après tout... » commença-t-il d'une voix peu assurée, avant de progressivement prendre de l'assurance - ainsi qu'un sourire radieux : « — Nous serions ravis de vous accueillir à manger un soir. Après tout, nous sommes plus ou moins collègues... ! »

Ce sourire ne lui seyait pas. Tremblant et apocryphe, son masque de fausse bonté endolorissait ses fragiles commissures qui n'étaient guère habituées à ce genre de traitements ; et c'est pour quoi le bouledogue humain reprit sa sale tronche habituelle avant de lamentablement se mettre à pleurer sous la douleur. Honneur et dignité, tel était le credo du militaire asiatique. Tout du moins, c'était ce qu'il s'évertuait à croire, jusqu'à se paralyser de nouveau d'effroi. Alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la porte de force, un aboiement avait fait son nids au sein de ses esgourdes et neutralisé chaque muscle de son corps, chaque nerf. Il eut même l'impression que son sang avait cessé de circuler - ou bien le faisait dans le sens inverse. Blanc comme un linge et sentant l'angoisse poindre dans son gosier, Min Jae ferma les yeux et retint un sanglot en remarquant que son impression était partagé. Un chien. C'était... un chien. Un ignoble cabot tout droit venu des enfers et ayant juré la mort de l'espèce humaine qui périra sous ses crocs épais et vifs si elle ne fait pas davantage attention à cette menace. Comment allait-il se battre avec cette monstruosité à quatre pattes ? Il n'était pas prêt - ni mentalement, ni physiquement... Sa lame n'était pas suffisamment affûtée, son corps et son esprit trop faibles pour contrer un ennemi de cette trempe. Il devait faire demi-tour ; il le savait. Mais alors que le général s'apprêtait à faire entendre son idée à son partenaire, une autre, bien plus douce rassurante, lui vint en tête.  Ce pouvait être un enfant – un enfant autiste particulièrement talentueux en matière d'imitations. Après tout, pourquoi les choses devaient-elles toujours être horribles pour lui ?

Quoique, il était vrai que le militaire vomissait sur la jeunesse bien avant qu'il ne s'en échappe... mais tout était mieux que les chiens. Même les femmes nues. Et venant de lui, ça signifiait quelque chose. Suivant timidement celui qu'il devait protéger, Min Jae dût se résoudre à accepter la vérité lorsqu'un second aboiement fit écho au premier. C'était décidément un chien. Chien qui ne resta pas longtemps dans l'ombre, vu l'immense bête qui s'avançait vers eux avec toute la férocité de sa race. Tant d'agressivité faisait pâlir son adversaire bipède qui tressaillait déjà à sa vue : « — U-un caniche... J-je...  » balbutia le coréen qui fit un pas en arrière par peur que cette puissante mâchoire ne se referme sur sa gorge. Il ne suffisait que d'un saut (certes grand) pour y parvenir, et il le savait. Sous-estimer ces choses ne faisaient que les rendre plus fortes qu'elles ne le sont déjà. Cherchant la porte à tâtons, le phobique canin sursauta en entendant la voix de Posner résonner et lui intimer d'exécuter ce pour quoi il était payé : c'est-à-dire, péter des bouilles et plonger ses mains dans les bourses de façon purement hétérosexuelle, comme tout bon soldat. Mais personne ne l'avait prévenu qu'il y aurait un chien ! Un ours, un tigre, un rat rayé, tout lui aurait convenu... mais pas un chien. Mais peut-être y avait-il une solution... et peut-être même se trouvait-elle devant lui, avec ses muscles rachitiques et son chapeau bien trop petit pour un si gros ego.

« — M-montrez de quoi vous êtes fait, Posner !  »

Échangeant un regard avec Alexandre avant de l'empoigner par le col, il jeta stratégiquement le poids mort sur la bête et se précipita vers la vieille femme qui fuyait déjà dans l'autre pièce. Le coréen la rattrapa sans nulle gêne et freina sa course d'une lame sous la gorge, écoutant déjà son courage lui parler et emporter sa voix dans son flot :

« — Vous devriez avoir honte d'attaquer des membres du gouvernement avec votre "Kiki" !  » clama-t-il, avant de s'attarder sur la raison de leur venue ici : « — Mais j'imagine que cela n'est rien face à votre absence de honte à l'idée de profiter de l'électricité gratuitement sur le dos de nos chers concitoy- - ARHH !  »

Quelque chose venait de lui mordre la jambe. Espérant un instant qu'il s'agissait du mari un peu fou de la vieille, le général sourcilla en voyant la petite boule de poils s'agiter et grogner tandis qu'il mâchouillait la douce gambette de l'adonis qui se sentait déjà défaillir. Mais à quoi servait Posner ? Il n'était pas même fichu de s'occuper de cette horrible chose ! Vraiment, pas plus utile qu'une plante verte. Le katana fendant le vent alors que son propriétaire vociférait des injures et sautillait sur place en essayant de se défaire de l'assaut, l'aînée en profita pour monter à l'étage - au grand dam des deux nigauds. Alexandre allait donc devoir se débrouiller seul le temps que le coréen se libère du piège à loups qui s'était épris de sa belle cuissette.

« — Posner ! Rattrapez-la pendant que je me bats contre ce démon touffu !
Vu qu'apparemment, vous n'êtes pas parvenu à vous en occuper seul !
 »


© B I G B Y



(Merci Alexouchoupinou <3)

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It's like you're begging me to hate you ! [Alexou]
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