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 Min Jae Pioh [Over]

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Min Jae PiohMessages : 45
Date d'inscription : 28/04/2016


MessageSujet: Min Jae Pioh [Over]   Ven 15 Juil - 17:33

Min Jae Pioh

« Piou ! » fit Pioh.

PETITE PRÉSENTATION
NOM : Pioh
PRÉNOM(S) : Min Jae
SURNOM : Ses amis l'appellent Min, ses ennemis appellent les renforts.*
DATE DE NAISSANCE : 12 Septembre 1990
NATIONALITÉ : Coréen (Séoul)
ÂGE :  29 ans
SEXE : Masculin
CAMP : Gouvernement, prochainement membre officieux de l'Ordre.
CAPACITÉ : Pigeons en voie d'acquisition.
SITUATION : Célibataire
MÉTIER : Général d'armée (et de Stèphen.)
PERSONNAGE AVATAR : Saito Hajime de Hakuouki
QUESTIONS

DE QUAND DATE VOTRE ENTRÉE DANS LE GOUVERNEMENT ?

Min Jae est un général avec peu d'expérience dans ses nouvelles fonctions, et est arrivé sur Quederla il y a un peu moins d'un an. Autrement, il s'est tourné vers les arts de la guerre vers ses 19 ans.

QUELS SONT VOS LIENS AVEC LUI ?

Ne s'intéressant qu'à la victoire, Min Jae n'accorde que peu d'importance au gouvernement et se contente d'exécuter les ordres - personne ne le connait vraiment, et de toute façon, il ne parle à personne alors ça n'aide pas vraiment. Nous pourrions donc qualifier ces relations de snobisme réciproque. Cependant, le coréen commence depuis un moment à douter de son utilité, à tel point qu'il a des vues sur un tout autre parti...

TATOUAGE/MARQUE ?

/

POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ? Deux katanas.
PHYSIQUE
Min Jae, il est grand, il est beau, et il sent bon le sable chaud. C'est bon, j'ai votre attention ? Parfait.  1 m 81 de sympathie à l'état pur pour  70 et quelques kilogrammes, le coréen domine la plupart des quederliens de par sa stature et attire quotidiennement les regards lorsqu'il se pavane dans les rues du fait de ses longs cheveux mauves, que la plupart des yeux ne peuvent voir qu'à demi. Attachés en une queue de cheval basse et dissimulés à l'intérieur de son col dans l'exercice de ses fonctions, il ne les défait qu'à de très rares occasions et les coiffe quelquefois de manière à ce que son œil droit soit couvert d'une longue mèche épaisse – cependant, il n'a pas un QI suffisamment négatif pour les garder tels quels en plein combat. 'Faut pas déconner non plus.  Un coup de tête sur le côté et le voilà prêt à se battre ; il fera son ténébreux plus tard, y a un temps pour tout.

Bénéficiaire d'un teint crème et de deux yeux bridés jurant d'un bleu tanzanite, ses regards sont bâtis dans de la glace et son visage aussi expressif qu'une balle de tennis crevée. Peu importe le moment de la journée : Min Jae aura tout le temps cet air de gamin à qui on aurait piqué son goûter avec ses sourcils constamment froncés saupoudré d'une moue boudeuse et de bras croisés fermement sur le torse. La panoplie du grumpy cat humain, en quelques sortes. Mais méfiance, cela dit : nous ne sommes jamais totalement à l'abri d'un sourire Colgate si la chance vous tend la main, même de la part du coréen le plus vénère que ce monde ait pu pondre.Une dentition parfaite en fait leur beauté (et surtout leur effet), bien que l'on puisse remarquer une petite cicatrice au centre de sa lèvre inférieure. Allez savoir comment il s'est fait ça – pas sûr que lui-même le sache.

S'habillant sans la moindre fantaisie, c'est-à-dire en uniforme les trois-quarts du temps, il privilégie le noir afin de se fondre davantage dans la masse tout en gardant à sa ceinture deux katanas anonymes -  et pourtant, le pauvre n'est absolument pas ambidextre, mais gaucher. Pourquoi alors s'encombre-t-il de cette arme que l'on pourrait considérer comme de trop ? Disons seulement qu'il tient à son sentiment de protection lorsqu'il se bat avec d'autres individus, ce à quoi sert son second sabre ; à parer. Lorsqu'il s'éloigne de ses fonctions pour redevenir un simple habitant dans son entière banalité, Min Jae se tourne vers le confort des kimonos traditionnels sans vraiment trahir son amour pour le noir. Dénués de motifs tout comme de couleurs vives, il reste donc aussi discret que possible afin de ne pas empirer son cas avec sa tignasse aubergine, n'aimant ni réellement attirer l'attention ni être regardé de travers. Ce qui va un peu de paire, aussi.

Enfin, en digne paranoïaque persuadé que le monde entier veut sa peau, Min Jae ne sort jamais (que dis-je, ne vit) sans avoir une cotte de mailles en acier contre lui, à défaut de pouvoir se résoudre à porter une armure entière. Ce n'est ni agréable ni forcément utile si quelqu'un souhaite un jour l'embrocher d'un stylet, mais si ça lui permet de sortir en étant plus ou moins rassuré, le coréen n'est absolument pas du genre à cracher dans la soupe. Autrement, autant prévenir : vous ne le verrez que très peu marcher. Préférant le dos de son akhal-teke doré à la crinière aussi inexistante que ses yeux sont bleus, il n'en descend que si ce dernier est mis en danger par l'environnement ou ceux qui l'entourent. Il y a bien des moments où la flemme de se déplacer sur ses propres jambes ne peut rien justifier, même pour lui.

CARACTÈRE
Min Jae, ou le plus grand des emos depuis Sasuke, un sourire aussi présent que le soleil en pleine nuit. Un exemple de joie de vivre total. Il fait la gueule non-stop, sourit tous les jeudis du mois (et encore, c'est ce qu'il dit), et lève si souvent son majeur qu'on pourrait prendre ce geste pour sa façon de dire bonjour. Bref, ce jeune homme est sympathique au possible. Célibataire sans enfant, trentenaire en approche et ayant au compteur un peu plus d'une dizaine de chats sans poils (évidemment, puisque Môssieur y est allergique), ce grand-père grincheux à la fois perfide et méprisant s'avère difficile à apprécier du fait de son caractère fourbe trouvé au fin fond d'une poubelle. Sévère avec ses soldats et maladroit autant dans ses gestes que dans ses mots avec le reste de la société, Min Jae a l'insulte facile (ne vous étonnez cependant pas s'il vous traite de pancake) et parle avec honnêteté, n'essayant jamais d'embellir ni de cacher ce qu'il pense d'autrui. Parfois même à son détriment mais le pauvre n'apprend jamais que le silence est une option qu'il faudrait privilégier selon la situation. L'avantage toutefois, c'est que si vous faites quelque chose de bien à ses yeux... eh bien, il n'hésitera pas à vous le dire. Et les compliments du général sont si rares qu'ils en deviennent presque légendaires. A ne pas sous-estimer, donc.


Au delà d'être un homme manquant cruellement de fantaisie et qui, de toute manière, ne la supporte pas, Min Jae souffre aussi d'une bien étrange phobie – si étrange que personne n'est jamais parvenu à mettre de mots sur sa raison. La chose qui fait hérisser sa tignasse mauve, grincer sa dentition et hurler son âme à pleins poumons, c'est... la joie. Étonnement, les gens heureux le débectent et il préférerait encore planter son katana dans leur gorge que de regarder plus longtemps le sourire niais des optimistes. Au moins, ils ne souriraient plus; pour lui, ça suffit. Il fuit les excités comme la Peste, vomit les amoureux de la fête et ne décoche un rictus que sur le champ de bataille, là où il sait que personne ne vivra assez longtemps pour pouvoir se vanter de l'avoir vu sourire (de toute façon, il paraît qu'il fait bien plus peur en souriant qu'en imitant un bouledogue). Mais ne le croyez pas dépressif pour autant ; il en est loin. Ses bonheurs sont certes tus mais existants : montrez-lui un chat, un joli sabre ou des trucs mignons et vous ferez sa journée ! Outre sa chérophobie galopante, il y a aussi plein d'autres choses capables de le faire trembler sur ses guibolles. Déjà, les responsabilités. Comprenez-le, il doit gérer une bande de blaireaux puants pour remporter une guerre qui ne le concerne qu'à peine tout en sachant qu'il condamnera une ville entière s'il manque son coup – franchement, y a de quoi flipper un peu. Surtout qu'il n'a que très peu d'expérience en tant que général, alors il commence tout juste à s'habituer à son nouveau rôle. Autrement, quoi d'autre ? Sans doute les chiens, puisque ces cerbères monotêtes, veulent à chaque fois lui croquer les mains – dont il a un petit peu besoin, on va pas se voiler la face.

Mais pour rester dans le domaine de la peur, le général voit dans l'amitié d'autrui une approche odieuse destinée à lui causer du tort, et  se comporte donc en conséquence, préférant ignorer voire cracher dans les mains qui se tendent vers lui avant qu'elles ne s'empoignent d'un poignard qu'elles planteront ensuite dans son cœur ouvert. Ce comportement s'est d'ailleurs empiré depuis qu'il vit à Quederla : se prendre d'attachement pour un.e Domae ou un.e Elementis fait donc partie d'une de ses plus grandes frayeurs, car capable de percer dans ses défenses et d'ainsi le blesser. Sa paranoïa redoublée, le coréen surveille d'un œil soupçonneux quiconque entre dans son entourage, prêt à dégainer au moindre geste ou dire douteux. Bref, vous l'aurez compris: avec lui, c'est l'ambiance. Mais si vous aimez vous distraire au dépend des nerfs d'autrui, alors Min Jae sera votre meilleur ami, avec la réciprocité en moins. Ce qui pourrait au passage vous donner envie de lui coller un pain dans les gencives, c'est aussi son manque flagrant de tolérance. Une forte touche d'homophobie doublée d'un racisme élitiste feront de lui un spécimen détestable à souhait mais qui, une fois bien analysé, pourrait facilement être expliqué... Ne dit-on pas que ceux qui sont en désaccord avec eux-mêmes ont la critique plus facile ? Don't ask, don't tell. Que voulez-vous, il y a des vérités qu'il préfère ne voir que du coin de l'oeil – ou dans le pire des cas, nier jusqu'à les emporter dans sa tombe. C'est qu'il tient à son autorité, tout de même !

Une chose importante aussi : Min Jae ne tient pas l'alcool. Mais vraiment pas du tout. La dernière fois qu'il a bu un verre de trop, eh bien... déjà, on ne parle pas de cette fois-là (interdit), et tous les gens présents ont eu la chance d'être menacés de ses katanas. Ce n'est pas que le général n'a pas envie que tout le monde balance le fait qu'il se soit exercé à la danse du ventre après s'être jeté sur chaque âme vivante en quête de câlins, mais si, un peu. Il aime tout ce qui respire, une fois éméché.  Vous comprendrez donc pourquoi il ne s'approche plus vraiment de l'alcool depuis. Image à tenir, tout ça tout ça... Cela dit et quand bien même il vociférerait sur le premier qui en cause, le coréen est doté d'un mental d'acier et garde un sang-froid sans pareil sur le champ de bataille, pour la simple et bonne raison qu'il ne craint pas la mort. Et qu'il est souvent à cheval, alors il peut vite faire demi-tour si les choses tournent au vinaigre. D'ailleurs, autant vous souhaiter de ne jamais croiser le fer avec lui... Rien ne le remplit plus de joie que de vaincre ses adversaires, en particulier à cause d'un léger côté sadique qu'il ne se cache pas : pas parce qu'il passe son temps à râler qu'il ne peut pas apprécier certains plaisirs de la vie ! Et surtout celui-là.  

PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !

Journées de merde du bleu :
Colère et frustration


- Longer les murs.
- Ne pas sourire, ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas crier.
- Garder le regard fixé sur mes pompes ('faut dire qu'elles sont belles).
Conclusion : Personne n'emmerde les plantes vertes.

Voilà deux mois que je me suis engagé et chaque jour passé en ces lieux me fait regretter de ne pas m'être pris une charrette en pleine face la fois où je me suis dit que ce serait une « bonne idée ». Ici, les gens sont méchants, les supérieurs encore plus, il n'y en a pas un seul qui ait quelques notions de l'hygiène mis à part moi, je n'ai aucune idée de ce que je fous là et le pourcentage de peau sur mes mains a diminué de moitié à force de manier les produits ménagers. La joie. Depuis que la rumeur circule comme quoi les anciens en ont après notre peau de bleus, je passe les trois-quarts de mon temps (si ce n'est de ma vie) à demander à être de corvée dans les toilettes, là où je sais que personne ne me prendra pour un punching-ball violet. Ils m'ont attrapé une fois. Une seule et unique fois. Eh bien, croyez-moi que ce sera la première et la dernière ; maintenant, je suis un excellent ninja. L'armée, voyez-vous, c'est comme une grande famille : dysfonctionnelle, avec des belles-mères à tous les coins, tout le monde se déteste mais on se retrouve tout de même tous ensemble lors des grandes fêtes pour faire semblant d'être heureux et soudés alors qu'on préférerait encore avoir les fesses dans les ronces plutôt que sur nos chaises.

C'est toujours mieux que de rester chez moi, il faut bien l'avouer. Adolescent bon à rien mais pas trop pourri physiquement cherche désespérément un bon terreau pour fleurir dans ce monde de chiens. Je n'ai jamais eu beaucoup d'imagination, alors j'ai suivi bêtement les pas de mon père, comme un mouton de Panurge. « Ça t'endurcira », qu'il disait. La bonne blague. Si j'entends encore leurs putains de rires de hyènes, je suis sûr que je les tuerai de mes mains, puis je boufferai leurs cadavres pour dissimuler les preuves. Déjà qu'il n'était pas très fier de moi à la base, je crois que mes essais en tant que cannibale ne vont pas me faire remonter dans son estime. Mais là, très franchement, ils abusent. J'imagine que ça devait être hilarant de faire craquer le caleçon de  dieu-sait-qui, je le conçois même tout à fait : sauf que s'ils continuent, ce n'est pas le slip de l'autre qui craquera, mais moi. Et ce sera nettement moins drôle.

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Tuer, tuer, tuer. Chair humaine. Ils jouent à la patate chaude avec mes nerfs. Cette nuit, lors de de ma ronde, on m'a baissé le froc et claqué les fesses. Je ne suis pas sûr de qui c'était car ils se sont barrés en courant, profitant que je ne puisse pas le poursuivre au risque de quitter mon poste. Il faut dire aussi que ça n'a pas aidé non plus, que mon âme ait brutalement quitté mon corps face à une telle humiliation ; je suis resté con sur le coup, la bouche grande ouverte, puis me suis rappelé que j'étais un être vivant entièrement fonctionnel et non pas un rocher incrusté dans le sol. Je vais me les faire. Je ne sais pas encore comment, mais bon dieu, je vais me les faire. Ou alors, je devrais peut-être aller me plaindre. Mais comme les supérieurs sont encore plus cons que les autres et qu'on m'a fait remarquer plusieurs fois que j'ai soi-disant une « gueule de gonzesse » (inutile donc de chercher pourquoi est-ce que je hais tout le monde équitablement) on risque surtout de se foutre de moi en apprenant que je me fais martyriser comme une jeune pucelle désemparée au beau milieu de grosses brutes velues. Nope, pas le choix.
Je vais me les faire.


• • •

Bon. Je ne me les suis pas faits, mais ma mère m'a envoyé une lettre pour me soutenir moralement, alors mon génocide pourra attendre un peu puisque je suis plus ou moins calmé. Le malheur des autres parvient à me distraire quelque peu, disons. Elle galère à joindre les deux bouts depuis son divorce avec mon père, mon frère est un raté (pour changer), toujours la même rengaine lassante et répétitive et elle a hâte de me retrouver. Moi pas vraiment – mais comme je suis un gentil fils, je vais écrire l'inverse et lui envoyer le tout. Rien contre elle, et même loin de là : juste qu'elle vit dans un endroit un peu bizarre en compagnie de ma grand-mère (d'après ce que j'ai cru comprendre de son écriture), et j'ai largement ma dose ici. Quoique. A bien y réfléchir, nous ne faisons rien de bien spécial : on nous réveille aux aurores (et je hais ce putain de coq), on enchaîne les séries d'entraînements, je me foule un muscle au vol, on court comme des clébards à qui on aurait jeté une balle, puis, si on a un peu de chance, on a une petite pause, le temps de se faire emmerder ou de lire un livre dans les chiottes. Mais comme je n'ai absolument aucun livre (car je suis tout aussi lettré qu'une brioche), je préfère user de ces instants de tranquillité pour perfectionner ma maîtrise du sabre aux côtés des anciens dont la mentalité n'est pas aussi amorphe que la cuisse d'un poulet. Comme quoi, il y a toujours quelques fruits comestibles en dépit de la pourriture grandissante.


Journées de merde du soldat :
Injustice et ambition


-  Obéir.
- Obéir.
- Obéir.
Conclusion : Désobéir.

« La fête est finie ». Les sourires ont disparu des visages et les rires se sont enfin tus. Une partie d'entre nous a été mutée en Russie, tandis que l'autre , dont je fais partie, s'est vue envoyée en Iran afin d'aider leurs troupes. Au début ravi de pouvoir enfin prouver ma valeur en combat réel et de servir en tant que soldat et non comme agent d'entretien, j'ai aussitôt déchanté au moment-même où mon pied a touché terre, après une longue virée en bateau. Ceux contre qui je dois me battre, c'est le peuple. Au profit de quoi ? Je n'en sais rien. Personne n'a envie d'en parler. La guerre civile bat son plein et partout, les gens semblent être devenus fous. On crie, on s'agite, on court dans tous les sens en ignorant autant les buts que les dangers. Les bambins trébuchent et leurs mères éplorées s'empressent d'aller les secourir, mais la main puissante et large de leur époux les entraîne au loin contre leur gré ; ne pouvant  qu'écouter les cris de ceux qu'elles ont aimés, inlassables cris brisés des enfants dont les genoux tremblants paralysent leur corps recroquevillé, elles cachent leur visage de leur main et se confondent en sanglots, rongées par la honte de n'avoir rien su faire... La révolution est là, à leurs portes. Et elles ne tiendront pas assez longtemps pour les en protéger. Ma division s'est éparpillée par delà la ville et les ordres ont été donnés, puis se  sont répandus en une nuée poudreuse : le moindre signe de rébellion doit être puni sans distinction du sexe, de l'âge et du titre de la personne. Je ne suis pas d'accord avec cette politique, mais les ordres sont les ordres. Aussi indiscutables que la parole de Dieu.

Un cheval m'a été offert afin de faciliter mes déplacements, un Akhal-Teke à la crinière courte et au pelage presque inexistant, mais dont la course me donne un avantage conséquent sur mes ennemis. Enfin. « Ennemis ». J'ai abattu un enfant sur mon retour qui nous jetait de la caillasse en jurant sur son honneur que nos têtes allaient tomber : était-ce là un de ces ennemis qu'il nous faut tuer au profit d'un gouvernement de tordus ? J'en doute. Mais revenons au cheval, je commence à me lasser d'être démoralisé. Donc, je l'ai appelé Spirit, sans trop y réfléchir. Spirit est devenu la seule chose capable de m'arracher un sourire : c'est une jument intelligente et indifférente à mes erreurs, tant et si bien que je préfère passer mon temps libre avec elle plutôt qu'avec le reste de mon affectation. Certains tirent beaucoup trop de fierté de leurs actes pour que je puisse ressentir une quelconque sympathie à leur égard. Même en me forçant, je n'arrive pas à être heureux ici. Je ne le serais certainement pas ailleurs cela dit – le bonheur est un luxe que je n'ai pas les moyens d'acheter, peu importent les richesses que j'accumule. Mais d'un côté, cela me rassure de ne pas me complaire dans les événements : je ne suis pas comme eux, et cela me suffit. Qui pourrait se vanter d'avoir assassiné autant de monde de sang-froid ? Certes, je suis au courant qu'un groupe tente de soulever la population contre le pouvoir et son armée autochtone, mais... non, vraiment. Je n'ai absolument aucune envie de leur faire du mal. Là n'est pas la justice que j'espérais servir en m'engageant...

• • •

Les choses se sont calmées dans les cris et le sang. Retour à la maison. Après moult batailles, j'ai reçu l'autorisation d'aller voir mon père demeurant seul depuis que ma génitrice l'a abandonné avec son amante (qui, de toute façon, n'a pas voulu de lui et n'est pas restée). Je crois que je ne pourrais jamais totalement décrire ma surprise au moment où je l'ai vu. Lui, dont la force n'avait d'égale que son extrême virilité machiste, était abattu dans son siège et me regardait d'un œil triste, rendu humide par les larmes du regret. Poussé par je-ne-sais quelle force démoniaque bien que la bouteille dans ses mains me paraissait coupable de ces étranges paroles, il m'avoua à quel point il était fier de moi, et tendit ses bras dans ma direction pour que je vienne l'enlacer, mais je restai interdit, incapable d'avancer. C'était à la fois décevant et terrifiant à voir. Nous sommes donc restés longtemps à nous regarder l'un l'autre comme des chiens prêts à mordre (ou à fuir, qui sait), puis, il a finalement baissé les bras, avant de retourner à ses marmonnements incompréhensibles. Jamais je n'aurais cru cet homme apte à ressentir quoi que ce soit ; toute mon enfance, je l'ai vu de la même manière. Fort et insensible. Froid et distant. Une main sans caresse mais à l'inverse, un poing fermé, prêt à frapper meubles et famille dans sa rage et son aveuglement. Malgré tout, je ne l'ai jamais détesté... mais jamais aimé non plus. Nous vivions juste au même endroit, au même moment. Au final, je ne suis pas resté longtemps chez lui, pas même une journée car je sentais peser dans l'air le miasme de sa folie naissante. Je ne veux pas assister à sa déchéance, alors que je marche actuellement sur ses pas. Terrifiant ne sera jamais un terme assez fort pour le décrire...


Journées de merde de l'homme :
Déni et humiliation


-  Conceal
- Don't feel
-  Don't let them know
Conclusion : WELL NOW, THEY KNOOOW (pardon)

Ça devait arriver un jour.
On m'avait pourtant prévenu... mais je ne pensais pas que cela arriverait aussi tôt... Je n'ai que vingt-sept ans, bon sang ! Vingt-sept ans sans rencontrer le moindre problème de ce genre... ! Mais le verdict est sans appel : tous les symptômes concordent, les herbes qui m'ont été prescrites sous le coude pour lutter contre cette fièvre n'ont eu aucun effet sur cette dernière. Plus les jours passent, et plus je défaille - mon état s'empire sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Mamma mia, je suis amoureux. Et la personne dont je le suis... est un homme. Que Dieu me vienne en aide, car je crois que je vais me pendre à une poutre si j'en trouve une à la bonne hauteur. Ce n'est tout simplement pas possible... J'ai croisé le fer avec plus d'un ennemi, regardé la mort dans le blanc des yeux si souvent que j'en ai perdu le frisson, et pourtant me voilà là, à craindre ce cœur qui bat et combat les pulsions contre-natures qui l'animent depuis cette rencontre ridicule. J'ai écrit plus de mille lettres à ma mère afin qu'elle vienne en aide, mais la honte a empêché ma main de fermer l'enveloppe, préférant jeter mes écrits dans la corbeille que sous les yeux de ma famille. Combien elle aurait honte de moi, si elle le savait... D'un côté, je pense que c'est une bonne chose, si je ne les ai pas envoyées... Qui sait ce qu'elle ferait ? Oh ! Je l'imagine déjà pleurer à ma grand-mère comme quoi ses fils ne sont que les résultats de ses nombreux échecs...

Mais je ne dois pas être pessimiste, aha.... Cela me passera comme un mauvais rhume, j'en suis persuadé. Je ne suis pas comme ça. En attendant, je vais continuer à boire mon thé à la marguerite et aux éclats de rubis. J'ai quelques doutes quant à ce dernier mais bon. On m'a dit que ça marchait. Moi j'essaie.

• • •

Ce n'est pas passé – je crois même que les choses se sont empirées. A mon retour à la caserne, il m'attendait, un sourire sur les lèvres et un éclat malicieux dans sa prunelle. Je crois qu'il est le seul véritable ami que je me suis fait depuis que je me suis engagé dans l'armée, peut-être parce qu'il n'a pas encore été corrompu par toute la cruauté et l'indifférence qui règnent dans nos rangs. Je l'ai approché à son arrivée il y a quelques mois, voyant qu'il commençait déjà à se faire taper dans les côtes par ses nouveaux collègues. Le pauvre venait tout juste d'arriver... forcément, je n'avais pas envie qu'une nouvelle recrue s'enfuit en voyant la bande de sauvages avec laquelle elle allait devoir travailler ! Son nom est Rae Soo et il est juste trop mignogentil. Il m'a offert un second sabre en disant qu'il ne comptait pas utiliser le sien à cause de sa préférence pour l'arc, et même si je ne sais pas trop quoi en faire pour le moment, je continue à le garder à ma ceinture, aux côtés du mien. Je finirai par trouver une utilité à son jumeau ! Au pire... il y a toujours moyen que je m'entraîne avec les deux. Ce n'est pas un wakizashi, certes, mais je peux toujours essayer. J'ai l'impression de ne faire que ça, ces derniers temps... des expériences, encore des expériences. Pas sûr que ça me plaise longtemps.

• • •

Demain – non, ce soir, je demande ma mutation. J'en ai plein les pattes de leurs ricanements.  Pour la première fois de ma vie, j'ai accepté de me rendre à une fête... et dieu, ce que je regrette. Je voudrais être mort, ou si cela m'est refusé, qu'ils le soient, eux. Ils l'ont fait boire jusqu'à plus soif puis lui ont ensuite payé la prostituée la plus laide qu'ils aient pu trouvée... sauf qu'au moment où il s'apprêtait à partir avec elle, je me suis plus ou moins jeté sur lui pour l'en empêcher. Ai-je précisé que j'étais plein comme un tonneau ? Non, évidemment que je ne l'ai pas fait, y a pas besoin, parce que tout le monde en parle. Je n'ai pas de souvenirs très précis de ce qu'il s'est passé ; 'faut dire que je tenais à peine sur mes jambes, mais grâce aux commentaires déplacés de mes camarades, la mémoire m'est très vite revenu. Il se chuchote de tout côté que je l'ai embrassé avant de me mettre à pleurer dans mon coin, deux choses dont je ne suis pas vraiment fier et que j'aimerais grandement gommer des esprits afin de récupérer un peu de crédibilité...  J'ai le moral à zéro, la dignité pas bien loin, et plus vite je partirai, mieux je me sentirai. Je ne tiens pas à recroiser Rae Soo...  Alors autant m'en aller. J'irai n'importe où, peu importe ce qu'on me propose.


Journées de merde du général :
Voyage et résiliation


-  Sauvages à bêtes.
- Sauvages aux éléments.
-  Sauvages tout court.
Conclusion : Cette ville a besoin d'un exorcisme.

Si j'avais su que j'aurais à vivre avec ma mère pour m'épargner la caserne, j'aurais demandé à être muté ailleurs. D'ailleurs, on peut dire qu'ils ont pris leur temps, ces queues de cerise... ! J'ai dû attendre trois mois avant d'être envoyé là-bas, histoire qu'ils puissent enfin me promouvoir général pour une raison qui ne me convainc pas ; toutefois, ils ont insisté sur ma capacité à diriger et à faire appliquer mon autorité, deux qualités nécessaires – que dis-je, cruciales pour guider l'armée quederlienne vers la victoire. Si je m'écoutais davantage, je penserais qu'il y a quelques magouilles dans l'air... Mais comme je suis vénal et que j'écoute principalement mon orgueil et mon porte-monnaie, je les ai laissés faire, et me voilà donc général. Le général Pioh, attention. J'y tiens. L'un des plus jeunes de mon titre, et je n'en ressors pas moins fier. Ni moins stressé... Il n'est pas très simple de s'imposer à des hommes bien plus vieux que vous et qui vous considèrent comme un blanc-bec étant passé sous le bureau pour récupérer ses étoiles. Mais plus que ma crédibilité en tant que général, la chose qui fait défaut à cette armée... c'est bien le pouvoir. Et je ne parle pas de puissance, loin de là, même.

Pour me montrer plus précis, Quederla est une ville qui, à mon arrivée, me laissa entièrement indifférent. Les rumeurs qui la dépeignaient comme une terre où la magie est reine ne m'intéressaient pas ; distrait, je les écoutais d'une oreille creuse et les oubliais dans la minute suivante, certain du fait de ma culture et de ma sortie de l'enfance qu'il ne s'agissait que de balivernes destinées à nous effrayer. Des magiciens... et puis quoi, encore ? Le pire pour moi, c'était que les plus crédules mordaient à l'hameçon, et ne prenaient leurs armes qu'avec des mains tremblantes, par peur de périr dans les flammes ou dévorés par des bêtes. C'était donc une armée particulièrement démoralisée que l'on me donna à redresser. Un troupeau de pintades, oui. Moi, je ne croyais que ce que je voyais...

• • •

Et puis j'ai vu. J'ai vu, et j'ai senti surtout. Des flammes sont sorties des mains d'un de ces hommes que l'on appelle Elementis, et ont fait fuir mon cheval comme mes hommes. Je suis resté un moment sous le choc, la respiration coupée. Puis, à mon tour, je me suis enfui, n'étant ni prêt à accepter cette réalité, ni à me battre contre cette dernière. J'étais comme devenu fou. La situation s'avère donc plus difficile que prévu et, pour être honnête, je ne suis pas très optimiste. Nous pouvons encore essayer, bien entendu ; mais notre désavantage pourrait très bien nous coûter la victoire, et la vie. Ce serait bien plus simple de les laisser s'entre-tuer pour ensuite réclamer le trône... en plus, je ne comprends rien à l'histoire de cette ville. Sérieusement, ils se battent à cause de deux frères en boule l'un contre l'autre ? Même avec le mien, je ne fais pas autant de drama. Mais bon, la vie m'a appris à ne pas juger même les gens les plus cinglés, alors je vais me contenter d'ignorer leur folie et de faire ce que l'on me dit... - du moins, jusqu'à ce que je trouve une meilleure idée.


• • •


J'ai pensé toute la journée, et en suis venu à cette unique conclusion : avec nos forces actuelles, nous n'avons aucune chance de vaincre. Strictement aucune. Il m'est devenu difficile d'encourager mes hommes alors que moi-même, j'ai perdu tout espoir d'une victoire. J'aimerais pourtant leur redonner de la force quand ils en sont démunis, accablés par leurs collègues et amis tombés sur le champ de bataille, parfois juste à côté d'eux. Récemment, une rumeur circule dans la ville, et un nom en particulier se répand dans toutes les bouches comme une prière : Le ténébreux. On en entend parler, mais rares sont ceux qui l'ont vu... et, aux vues de la situation, je crois que cet homme est notre dernière chance afin de mettre un terme à ces querelles de magiciens.

Et aussi parce que je voudrais savoir s'il tient son nom de ses vêtements ou de son caractère. Aussi ça.




Et en vrai ?

« Pwet ! » répondit Gaga.

PRÉNOM/SURNOM : Gaga o/ !
ÂGE : 20 ans
COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉ ICI : J'étais Volkh', puis Gaga, puis [...] et enfin Elliot. Razz
UN COMMENTAIRE ? UNE IDÉE ? : Nope
LE CODE DU RÈGLEMENT : Ok by Kira


(Merci Alexouchoupinou <3)



Dernière édition par Min Jae Pioh le Dim 17 Juil - 1:14, édité 6 fois
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Kira SerykMessages : 2773
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Ven 15 Juil - 17:36

*sourit de toutes ses dents* Re-bienvenuuuuue ♥




Je vous grogne dessus en darkblue.







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MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Ven 15 Juil - 17:59

Rebienvenue ^-^ Fourbe le petit


(manger)
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Laelyss ReissMessages : 872
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Ven 15 Juil - 18:09

Rebienvenue, blblbl o/



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MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Ven 15 Juil - 19:12

Bienvenue à mon général adoré et tant attendu. Run
Je suis tellement content de ton arrivée ! ♥
Love


Dernière édition par Stèphen Shinta le Lun 18 Juil - 5:52, édité 1 fois
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Min Jae PiohMessages : 45
Date d'inscription : 28/04/2016


MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Dim 17 Juil - 1:15

Merci à tous (sauf à toi Stèphen, mais tu me feras des pompes pour rectifier cet écart) et sinon, j'ai normalement terminé ! Run

(Je crois)


(Merci Alexouchoupinou <3)

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MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   Dim 17 Juil - 3:42

Piouh piouh.

ALORS suis fatigué donc avec le peu de lucidité qu'il me reste, je n'ai rien vu de dérangeant. Ah non non non.
Et vu que tu vois Mr Ténèbres en Rp ben tout est bon pour moi o/ Alors je te valide malgré la pression que certains me font et malgré tout l'argent qu'on m'a promis; j'suis pas un pourri moi M'sieur.

Tu connais la procédure habituelle hein donc voila. REBIENVENUE A QUEDERLA !!


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MessageSujet: Re: Min Jae Pioh [Over]   

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Min Jae Pioh [Over]
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