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 Nos années Lycée [PV Laelyss]

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Kira SerykMessages : 2728
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MessageSujet: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Lun 4 Juil - 0:20

Kira à 13 ans:
 




Nos années Lycée

Laelyss & Kira



A moitié endormie sur ma paillasse du cours de physique-chimie, les quelques bruits d'agitations que je distingue autour de moi se mélangent avec les rêves étranges que mon cerveau est en train de créer. Le coup de la règle en bois cognant contre ma table me fait sursauter, faisant ainsi marrer la plupart de mes camarades... La tête dans le coaltar, je regarde Mr Hewley me fusiller du regard parce que j'ai dormi dans son cours ; en même temps quelle idée de mettre un cours de physique-chimie dès 8h30 du matin ?

- Mademoiselle Seryk, vous resterez avec moi à la fin du cours.

Et merde. Encore un mot qui va finir sur mon carnet que je vais devoir faire signer à mes parents ce soir, je n'imagine pas la tête de ma mère quand elle va encore voir "s'est endormie en cours", l'entraînement de ces prochains jours risquent d'être intenses... Partant du principe que de toute façon je vais me faire engueuler à la fin du cours, je décide de me rendormir mais mon ami premier de la classe me file un petit coup de coude histoire que je reste éveillée pour éviter tout autres problèmes. Je soupire et pose ma tête dans la main... Journée de merde je le sens.

La cloche retentissant, je range mes affaires sans vraiment d'entrain laissant mes camarades sortir de classe tandis que moi, j'attends là, sur mon pauvre tabouret la sanction qu'il va m'infliger. Je m'approche du bureau, le sac sur une épaule pour écouter ce que mon professeur a à me dire ; le blablabla habituel en fait : j'ai de grandes capacités mais qu'il faut que j'arrête de partir en live. Et pour ça, j'ai le droit à une jolie punition et une heure de colle pour demain ; cette fois c'est sûr, ma mère va me tuer ce soir.

Hésitant à le remercier pour cette merveilleuse sanction, je tourne les talons sans même un au revoir et sors de cette classe où mes amis m'attendent ; le premier de classe me répète bien sûr que je n'aurais pas dû faire ça tandis que notre autre amie me demande si ça va. Entre celui qui se prend pour ma mère et l'autre qui pense que je reviens de la guerre, je ne suis pas aidée... Je préfère leur demander de me laisser tranquille quelques instants histoire que j'aille chercher mes livres pour le prochain cours ; histoire, avec un peu de chance je dormirais moins... L'odeur de clope et du café a tendance à réveiller de si bon matin.

J'avance dans la foule des élèves et me place devant mon casier où ma voisine est déjà là, la tête dans le sien. Je ne l'ai jamais vu, ni même parlé, je sais juste qu'elle est rousse ; je commence donc à m'amuser avec ma combinaison mais manque de pot celle-ci ne veut pas fonctionner... Qu'est-ce que je disais, journée de merde jusqu'au bout. Lâchant un long soupire qui en dit long sur le début de ma matinée, je donne un coup de poing dans la porte de mon casier pour me défouler mais aussi faire fonctionner ; chose réussie, je dépose mon livre de physique-chimie et prends mon livre d'histoire avant de claquer la porte sous le coup de la colère.

Casier de merde et en plus j'ai mal à la main. Force de mauviette tiens. Avançant rapidement sous le coup de la colère, je vais rejoindre mes potes qui attendent déjà devant la classe ; je lève les yeux au ciel en me disant qu'il y a tellement de choses à faire dans ce Lycée, mais eux préfèrent glander devant la classe... Le premier de la classe me demande si j'ai réussis à me calmer mais je préfère ne pas lui répondre au risque d'être trop méchante ; non vraiment pas envie. Le cours se passe lentement... Comme d'hab. L'histoire de la France est réellement ennuyante et la seule bonne nouvelle de la journée est que mon prof d'anglais est pas là. Hallejulah.

Direction la cantine maintenant. Je prends mon plateau et me sert une entrée, un plat et un dessert : concombres, frites et paupiettes, panna cota. On va dire que c'est déjà mieux que la brandade de morue qu'ils nous ont servit hier... M'essayant en face de ma pote plutôt timide de nature, le premier de la classe commence déjà à se lancer dans des conversations clichés ; parlant de physique-chimie à tout va et du cours de ce matin... Franchement, dans les trois quart de sa phrase, il dit un truc de faux mais je sais que mon amie en face le sait aussi ; alors on préfère le laisser s'enfoncer.

- Eh toi, file-moi ton assiette de frites.

Je relève la tête pour regarder le "caïd" du Lycée, un gars plus âgé que nous qui se croit tout permis parce qu'il est proche de ses dernières années de Lycée... 17 ans qu'il a, mais vu son QI je lui en donnerai plutôt 2. Un long silence règne dans la cantine et la plupart préfèrent tourner la tête ailleurs ; devinez qui il a décidé d'emmerder ? Oui nous. Sa main est tendue vers mon amie qui déglutit à l'idée de le regarder dans les yeux, et bien puisqu'elle ne veut pas dire tout haut ce qu'elle pense tout bas ; je vais le faire mois.

- Tu te trouves pas déjà assez gros ?

Les murmures autour de moi se font déjà entendre et le regard foudroyant du gars me fait comprendre qu'il a dû avoir un rendez-vous avec sa balance la veille, lui faisant ainsi comprendre que ce n'était pas son cerveau qui pesait lourd mais plutôt son énorme bedaine.

- T'as dis quoi merdeuse ?

- Parce que t'es sourd en plus d'être con ?


Là, ça a été la goutte d'eau qui fait déborder le vase puisqu'il s'approche de moi afin de me prendre par le col ; me pieds quittent complètement le sol mais ce n'est pas pourtant que je flippe. Non, je préfère lui éclater mon verre d'eau sur le haut du crâne afin qu'il me laisse tomber par terre sous le coup de la surprise ; je ne perds pas de temps pour le plaquer au sol et commencer à lui donner des coups en pleine poire sous les acclamations des autres élèves. Mais je suis rapidement stoppée par les pions qui nous séparent afin de nous emmener chacun dans le bureau du directeur.

Assise devant la salle du directeur avec un sachet de glace sur ma joue, j'attends que mes parents viennent me chercher afin d'avoir une double punition... Le p'tit caïd est en train de se prendre un savon et mon tour est déjà passé ; forcément, j'ai eu le droit à des "la violence de résout rien" mais là, je n'ai pas pu m'empêcher d'intervenir. Mes parents arrivent enfin et je n'ai même pas envie de regarder ma mère dans les yeux tellement qu'ils doivent être chargés de colère ; une Elementis de foudre... Voilà ce qu'elle aurait été si elle n'avait pas déjà le lion. Mon père quant à lui préfère s'asseoir à côté de moi pour me demander comment je vais, un vrai médecin dans l'âme... Je retire le sachet de glace pour lui montrer ma joue et son diagnostic est posé : un joli bleu durant au moins une bonne semaine.

Une fois mes affaires rassemblées, je me fais engueuler tout le long du chemin sur le fait que je ne devrais pas me battre à l'école ; ma mère me rappelant au passage que si elle m'apprend à me battre ce n'est pas pour frapper mes petits camarades. J'ai beau leur expliquer que c'était pour défendre une amie, elle ne veut toujours pas m'écouter ; têtue. Bornée et stricte, j'espère que je ne deviendrais jamais comme elle en grandissant. En entrant dans la maison, je retire mes chaussures et commence à monter les escaliers en tapant du pied avant de claquer la porte de ma chambre. Y'a des jours où il faudrait bien rester coucher chez soi...



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Laelyss ReissMessages : 834
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Lun 11 Juil - 21:00

Lae à 15 ans, avec les yeux verts mais j'ai la flemme o/:
 
Bethany comme je l'utilise souvent:
 




Les meilleures
années
de toute une vie



Comment appelle-t-on la dériver des continents ?
La Pangée, madame.
Bonne réponse mademoiselle Reiss. Comme toujours.

Je me rassois à la table en soupirant faiblement.
Voilà que les murmures à mon égard recommence.
Intello par-ci, intello par-là.
Stop ! J'en suis pas une, je fais juste l'effort de suivre en cours et de réviser chez moi. Comme techniquement chaque enfant devrait faire. Mais apparemment non. Si les autres préfère ce tourner les pouces, ce n'est pas mon problème. Et puis, les sujets qui parlent de l'histoire on toujours étaient quelques choses de passionnant à mes yeux. Un domaine dans lequel j'aime bien y prête plus attention que le reste. Mais ça, pas tout le monde le comprend. Dès qu'on commence à devenir un peu trop doué, on passe directement de la case « fille discrète dans son coin » à « Intello de service ».  Mettre une étiquette sur tout le monde, ils ne savent que faire ça.

La sonnerie résonne et en moins de tant qu'il n'en faut pour le dire, la plus grosse partie de la classe a mis les voiles. Tandis que moi, je prends mon temps. Maths. J'ai cours de Maths. Et je n'ai jamais vraiment aimé ça. Je m'en sors plus ou moins, mais ce n'est pas comme si j’excellai dans le domaine. Je me suis toujours demandé qu'est-ce qu'on aller, bien pouvoir, faire avec un théorème de Pythagore dans notre vie ? Ou bien, en quoi le fait de savoir la racine carrée de vingt-cinq aller nous être utile ? Tout le monde connaît la réponse, ok, et alors ? Est-ce que c'est ce qui nous permettra d'avoir un job, une maison, ou simplement de rentrer dans une soirée privée ? Savoir compter, d'accord, pas de soucis. Mais le reste, à moins de faire une filaire spéciale en Maths ou de devenir architecte, je pense qu'on peux aisément s'en passer.

Après avoir quitté la salle, je récupère mon cahier dans le casier. Prêtant que très attention à ma voisine, même si celle-ci est loin de passer inaperçu à la couleur de ses cheveux. Elle me fait subitement sursauter en cognant comme une tarée contre sa porte pour l'ouvrir. Je la dévisage une fraction de seconde, avant de laisser tomber. Elle m'a toujours semblé plus ou moins bizarre, quoiqu'un peu violente aussi. Mais pas le temps de débattre avec moi-même là-dessus que je sens Bethany me tirer le bras pour se dépêcher d'aller en cours. Petite yeux bleus, cheveux blanc, percé, toujours impeccable, mais avec un ego surdéveloppé. Je l'aime bien même si je ne nie pas qu'elle me casse souvent les pieds. Nous ne sommes pas de grandes amies, mais on s'apprécie suffisamment pour traîner ensemble. Elle adore les Maths, même si son air de princesse laisse bien croire le contraire. Cependant, pour être plus honnête, c'est surtout que le professeur est jeune, charmant, mademoiselle fait tout rentrer dans ses bonnes grâces. Quitte à devenir la meilleure de la classe. Je trouve ça pathétique, mais chacun son truc hein. Ce n'est pas la reine du lycée qui pète plus haut que son cul, et prend se croit au-dessus de tout le monde, elle a tout de même un minimum de limite, mais elle pourrait lui prendre sa place sans aucun souci, si seulement ce genre de jeu là l'intéressait.

Durant l'heure qui suit, je gribouille un peu sur petit carnet, laisse tout le loisir à Bet' de montrer ses talent. Quoi qu'actuellement, je ne suis pas sur que ce soit la seule chose qu'elle donne fièrement. Nierk.
Une heure après, la pause déjeuner résonne enfin, cette fois-ci c'est moi qui fait parti des premiers à sortir en vitesse. Je sais que la bouffe est juste dégueulasse, mais j'ai tellement la dalle que je mangerais n'importe quoi. Le temps déposer rapidement les cahier, de faire la queue et hop en deux trois mouvement me voilà assise à déguster les première frittes. Bon, légèrement sèche pour certaine ou trop salé pour d'autre, mais cela fera l'affaire pour le moment.

Tien regarde, Racaille rose va ce faire encore des ennemis.
L'appel pas comme ça, elle est peut-être gentille. Malgré qu'elle soit bizarre.  
Tu te fous d'ma gueule j'espère ? Cette nana c'est les emmerdes incarnées. Une fois que tu traîne avec c'est fini. C'est la déchéance assurer !

Je ne réponds pas, et hausse simplement les épaules. J'avoue que je n'en sais rien, peut-être qu'elle a raison, ou peut-être que non. Je dois bien reconnaître qu'elle n'est pas commode et que la plus grande majorité du temps quand je la croise, elle est soit en train de s'énerver sur son casier, soit en train de se disputer avec quelqu'un, soit encore en route chez le proviseur. Pourtant, les personnes qui traînent avec elle ne semblent pas être pareilles. Enfin à première vue. Mais bon, ça me passe bien vite au-dessus, ce n'est pas comme si j'avais envie d'être sa meilleure amie pour la vie. Cette idée me fait tirer une vague grimace. Simplement qu'on ne peut pas juger sans connaître. Et me retrouver avec quelqu'un qui m'enfonce dans les emmerdes n'est pas non plus ce que souhaite. Quoique... Ce serait sûrement bien plus intéressant qu'écouter Bethany débattre sur sa dernière manucure. Je préférais encore entendre le palmarès de chasse de ces messieurs que ça. Par pitié, tout sauf ça.

Bien évidemment, et ça, tout le monde devait sûrement s'en douter, c'est une bagarre qui éclate. Je n'en connais pas les raisons, mais je pense que je ne préfère pas savoir. Sûrement encore pour un truc débile. C'est sûr que je ne voudrais pas être à ça place et me prendre cette ruée de coups. On ne peut pas nier qu'elle sait cogner fort. Je plonge le nez dans mes frites en soupirant. Pas la peine de regarder, on sait tous comme va se terminer la fin de l'histoire.  

Dis-moi Lae, tu crois que je devrais changer coupe, genre faire un carrer, les colorer en rose et me mettre du vernis rose ?
Tu détestes le rose.
Ouais mais... A moi ça m'ira. Tout me vas de toute façon. Je suis une princesse.
Effectivement. Une princesse prétentieuse qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
Je t'emmerde.
Cordialement.

Après un repas a discuté... Non, pardon, à n'écouter Bethany chercher vainement qu'elle sera sa nouvelle coupe de cheveux et son nouveau vernis pour le mois, et que la tentions électrique dans le réfectoire est passé. C'est avec une joie – sarcastiquement parlant – non dissimulée qu'il faut prendre la direction en cours de SVT. Le cours pourrait être intéressant, si seulement le professeur ne donnait pas un air de pervers sur le visage dès qu'il observe ses élèves. Filles, garçon, aucune exception. En somme, les trois heures les plus longues de ma vie. Jusqu'à que cette cloche bénite sonne et nous libère enfin.

Le temps de récupérer mes affaires dans le casier et je fais une partie du chemin en compagnie de Bethany et son cher et tendre copain. Je ne l'aime pas trop, mais bon, elle fait ce qu'elle veut, tant qu'elle sait où elle met les pieds, les mains et tout le reste. On se sépare à l'entrer du quartier résidentiel, les deux prenantes une directions et moi l'autre. Je traîne un peu des pieds, la journée à être longue et particulièrement chiante. Et je vois déjà d'ici ma grand-mère qui me force à ressortir pour aller faire les quatre courses qu'elle n'a pas eu le temps de faire. C'est plus ou moins comme ça tous les soirs.


*

Depuis que je suis arrivé ce matin, je n'arrête pas d'entendre tout le monde se plaindre et dire que c'est un temps de merde aujourd'hui parce qu'il pleut. Moi ce que j'en pense c'est qu'une fois sous un parapluie il n'y a pas de quoi se plaindre, t'es à l'abri et tu la boucle. De toute façon, je n'ai jamais trouver de raison de m'en plaindre, j'aime bien la pluie. Il y a toujours une petite odeur agréable après une averse, suivit d'une petite couche de chaleur qui s’évapore dans l'air. C'est plaisant.















 


Dernière édition par Laelyss Reiss le Mer 3 Aoû - 10:08, édité 1 fois
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Kira SerykMessages : 2728
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Lun 11 Juil - 23:19




Nos années Lycée

Laelyss & Kira



Donnant un coup dans mon réveil pour qu'il s'écrase au sol, je me permets de replacer ma couette sur les oreilles histoire de me rendormir deux ou trois minutes.. Juste le temps d'émerger et après je descends me prendre un bon p'tit dej. Sauf que ma charmante mère n'a pas eu la patience d'attendre puisque c'est une lionne qui me saute sur le dos à m'en broyer les os pour me éviter que je me rendorme... Je demandais juste deux minutes.

- Allez debout ma chérie ! Sinon tu vas être en retard.

- J'suis pas en retard... Et dis à ta boule de poils de descendre de mon dos...

- Cette boule de poils s'appelle Zira !


Ouais ouais... Zira ou boule de poils, je veux qu'elle descende de mon lit !! Je tente de la faire descendre et arrive à la faire rouler hors de mon lit tandis que ma mère est partie me préparer le petit déjeuner avec amour ; mais étant aussi têtue que ma mère, je ressens d'un coup le froid du matin puisque l'énorme chat de ma mère est partie avec la couette. Je me lève aussitôt pour la poursuivre dans toute la maison sous les rires de mon père et de son chat qui ne viennent même pas m'aider... Vous verrez le jour où j'aurais mon animal.

Ma couette récupérée, je remonte les escaliers en râlant afin d'aller enfiler mes vêtements de la journée et manger le petit dej avant de partir à l'école... Il ne fait pas spécialement beau aujourd'hui mais une capuche sur la tête et voilà que mes cheveux ne seront pas mouillés, pas la peine d'en faire tout un plat pour si peu... Au pire prenez un parapluie les gens et des vêtements chauds. En arrivant ce matin, j'ai eu la chance d'apprendre qu'un de mes cours a été annulé parce que... Parce que je ne sais pas en fait, je n'ai pas eu le droit à des explications.

Deux heures à me tourner les pouces et je n'ai pas envie de les passer avec mes deux amis qui sont partis à la bibliothèque afin de réviser le contrôle de tout à l'heure... Je vais essayer de me trouver des guitaristes pour réviser avec de la musique, ça m'aide à me concentrer. Devant mon casier, je pose mon sac afin de me regarder rapidement dans la glace ; le bleu sur ma joue est bien visible et remonte presque vers mon œil. Même après toutes les engueulades auxquelles j'ai eu le droit, je ne regrette pas mon geste parce que je suis sûre que j'ai fait quelque chose de juste.

Alors que je m'apprêtais à toucher mon bleu pour voir si il me faisait réellement mal, je sens une drôle de chose se poser sur mes fesses... Comprenant aussi qu'il s'agit d'un vieux gars passant par là et pouvant se permettre ce genre de choses, je me permets à mon tour de me retourner pour lui en coller une ; mais à ma grande surprise, je ne suis pas toute seule. Ce cher Noah Mori a eu la mauvaise idée de placer sa main sur le fessier de ma voisine qui lui a réservé le même sort que le mien.

Amusée de son geste, je lui lance un sourire en constatant que je ne suis peut-être pas la seule à régler mes conflits avec des claques dans la figure... Bon d'accord, elle a l'air quand même plus douce que moi et puis Mori les a bien méritées ! D'ailleurs, ce dernier ne perd pas de temps pour déguerpir le plancher avec ses joues rougies ; à savoir maintenant laquelle lui à fait le plus mal. Je le regarde partir en rigolant et reporte mon attention sur la rouquine à mes côtés puis je finis par tendre la main ; une raclée pareil, je demande à avoir un nom.

- Jolie droite ! Je m'appelle Kira, et toi ?

Histoire qu'elle puisse mettre un nom sur la demoiselle aux cheveux roses qui donne des beignes à son casier et puis... Elle a l'air d'être sympa comme fille, bon on ne sera sûrement BFF mais on peut peut-être discuter comme ça entre deux cours ou manger ensemble ; enfin, je ne vais pas m'emballer non plus, j'ai juste partagé un punching ball avec elle. Ah et un chewing-gum ! J'ai entendu qu'elle en cherchait un ; je fouille aussitôt dans mon casier pour sortir ma petite boîte et lui tendre.

- J'ai entendu que tu en cherchais un.. Goût fruité, t'aimes bien ?



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Laelyss ReissMessages : 834
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Mer 3 Aoû - 10:33



Les meilleures
années
de toute une vie


Je farfouille dans mon casier à la recherche d'un chewing-gum. L'un de mes cours a été annulé, puisque le prof a réussi à se péter une jambe dans l'escalier. Du coup, il me reste une heure à me tourner les pouces avant de retrouver bossé. Tandis que Bet' en profite cacher on ne sait où avec son copain. J'ai refusé l'invite, tenir la chandelle n'a jamais été une partie de plaisir. En particulier si ce n’est que pour rester là bêtement à faire le guet pendant qu’ils se roulent un millier de pelles. Je pense que je vaux mieux que ça. Je lâche un soupir exaspéré, préférant ne pas y pensait. Me concentrant plutôt sur ma recherche. Mais un soudain coup peu agréable sur mes fesses me fait sursauter. Et n’appréciant pas le geste mon réflexe n’attend pas. Je me tourne vivement et ma main s’écrase sans gênant sur une joue. Sur SA joue exactement. Pourquoi Noa doit-il sans cesse se comporter comme le dernier des pourris de ce monde ? Comme si ce début de journée n’était pas assez emmerdant comme il faut qu’en plus, il rajoute son grain de sable. Et je percute alors que je n’étais pas la seule victime de ses grosses paluches dégueulasses. Puisque ma voisine de casier a eu le même traitement, mais a moins réagi de la même manière que moi. Ça me fait légèrement rire, parce que tout le monde n’aurait pas forcément eu cette réaction. Certaine en aurait pris plaisir, les allumeuses de services, tandis que d'autres n’aurait simplement rien dit par peur. Et puis il y a les personnes comme nous qui n’hésitent pas à en coller une bonne.

Pendant que lui s’en va la queue plus ou moins entre les jambes et le visage bien marquer par sa connerie – ça lui apprendra tient – je prends la main tendue de ma voisine et la serre volontiers. Si un jour, on m’avait dit que ceci pouvait engendrer une rencontre, jamais je ne l’aurais cru. Je peux au moins maintenant mettre un nom sur son visage et non plus l’appeler « la fille aux cheveux roses »

- Laelyss. La tienne été pas mal non plus.

Finalement, elle ne donne pas des claques à tout-va pour un oui ou pour un non. Celle-ci été amplement mérité et justifié. Et je suis même prête à défendre cette cause en étant concerné par la même occasion. Bref, trêve de plaisanterie, je continue de chercher dans le fond de mon casier le chewing-gum tant espérait. Grommelant entre les dents. Je sais qu’il y a une boîte, là, quelque part, fraichement achetée la semaine dernière et que je n’ai pas encore ouverte ! Il n’a pas pu avoir des jambes qui lui on poussait dans la nuit et prendre la fuite si ?

- J'ai entendu que tu en cherchais un. Goût fruité, t'aimes bien?

Je la regarde comme si elle me tendait le Graal. Non mais vraiment elle ne peut pas être aussi méchante comme tout le monde le prétend soi-disant. Dans le cas contraire, elle n'en aurait juste rien n’eus à faire de mon problème et aurait continué son chemin. À moins que cette claque de Noa y soit pour quelque chose ? Si c’est le cas, je veux bien faire l’effort de le remercier. Alors, avant qu’elle ne change d’avis, je le prends gaiment, c’est comme si elle venait de me sauver la vie.

- Oui merci ! Je n’ai pas eu le temps de manger ce matin, j’ai besoin d’un truc à mâcher.

Ma grand-mère n’étant pas d’humeur ce matin et la connaissant suffisamment bien, je ne me suis pas attardé. J’ai pris ma douche, j’ai enfilé les premières affaires qui passaient par-là et je suis partout aussi vite que possible avant de me prendre un coup de foudre en pleine dans la figure. Au sens propre comme au sens figuré. Adorable, mais, mieux vaut ne pas la contre dire. J’allais lui proposer de lui offrir un café en retour, même si l’équivalent et bien grand pour un simple petit bonbon, j’aime bien que les choses soient équitables. Mais je me fais interrompre alors que la première syllabe m’échappe à peine.

- Hey ! Lae tu… wow, euh salut.

À entendre la voix de mon amie, je peux supposer qu’elle a on ne peut plus surpris de retrouver actuellement en train de parler avec la fille qu’elle n’a pas cessé de descendre pour un rien la veille. Moi ce qui me surprend, c’est de la voir ici alors qu’elle devait être quelque part, cacher à faire surement tout un tas de cochonneries avec son copain. Ils ont déjà fini ? Je me passerais bien des détails m’enfin bon, généralement, il y en a bien pour une heure entière, ou beaucoup plus selon leurs inspirations. Puis, un jetant un petit coup d’œil sur le côté, je le vois finalement qui attend sagement sous la pluie. Bien qu’est-ce qu’ils me veulent tous les deux ? Ne manquant pas de politesse, je me permets de faire une rapide présentation entre les deux, même si quelque chose me dit que ça ne servira pas à grand-chose du côté de Beth.

- Bethany je te présente Kira. Kira, Bethany.

Bethany la regarde de la tête aux pieds sans omettre un seul détail. Elle ne l’aime pas, pas la peine de le nier et je pense que c’est suffisamment visible et à comprendre rien qu’en regardant ses yeux. Elle hoche simplement la tête comme pour un annonçait un petit « bonjour » muet avant de préférer reporter l’attention sur moi. C’est moi il y a une petite tempête qui règne au-dessus de nous de son côté ?

- Ok. Poulette, tu viens avec nous ? On compte sécher les deux prochaines heures de Bio et traîner au parc finalement. Elle ne fait que rabâcher la même chose, on connaît le cours par cœur. Elle se rapproche un peu pour me murmurer discrètement la suite : et à ce qu’il paraît, il en a de la bonne à me faire goûter, pour une fois j’veux contourner les règles et essayer.

Voilà pourquoi je n’apprécie guère son copain, parce que sous ses airs de style Bad-Boys, il a un léger passif de droguer. Et quand bien même j’essaie au mieux de ne pas laisser Beth se faire entraîner dans ce cercle vicieux, elle est grande et ne m’écoute que très rarement. En particulier quand j’ai raison. Mais qu’est-ce que je pourrais bien y faire de plus de toute façon ? Elle est grande, elle l’aime. Elle le suivrait au bout du monde si seulement il le lui demandait. Je ne suis pas sa mère, rien de plus qu’une simple « amie » et encore le mot est faible. J’ai réussi jusqu’à présent à l’en dissuader de le faire. Mais je doute que j’y arrive une fois plus. Elle semblait décider avec ou sans mon accord. Alors soit, qu’elle se lance donc saute le pas. Après tout ce n’est que moi qui devrais la ramasser à la petite cuillère. J’affiche un faible sourire, et je pense qu’elle voit bien dans mon regard ma désapprobation, mais bon. Je secoue négativement la tête avant de lui répondre :

- C’est gentil, mais non merci. En fait, j’ai… j’ai un truc de prévu là avec Kira qu’on ne peut pas reporter. Mais je compte sur toi pour tout me raconter en détail hein !

Je ne sais ni comment, ni pourquoi j’ai sorti une telle chose. Mais ça me semblait le plus plausible pour éviter qu’elle ne me supplie de la suivre. Très franchement rester en face d’eux sous un petit toit abandonné et les voir planées durant une heure très peu pour moi. Ceci ne semble pas réellement lui plaire et un air déçu traverser son visage avant qu’elle ne lassant un petit regard en biais à la fille derrière moi. Si la tension pouvait être électrique, elle ne doit certainement pas être mieux à présent.

- Oh. Ok. Très bien. On se voit plus tard alors.

J’ai droit à une petite bise sur la joue avant de la voir déguerpir aussi rapidement qu’elle est arrivé. Une part de moi se sent assez mal de la laisser ainsi comme ça. Tandis que l’autre a un peu marre d’être toujours là derrière son cul à réparer les pots cassés. Je me sens partager entre les deux et je ne sais pas si je regretterais ce choix au final ou non. Enfin, je me tourne vers cette fille aux cheveux roses un petit sourire en coin en masquant ce sentiment qui me ronge.

- Désolée de t’avoir utilisé comme ça. Mais je n’avais pas vraiment envie de les suivre et de rester là à les regarder se défoncer petit à petit.















 
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Kira SerykMessages : 2728
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Ven 5 Aoû - 2:21




Nos années Lycée

Laelyss & Kira





- J'ai entendu que tu en cherchais un.. Goût fruité, t'aimes bien ?

- Oui merci ! Je n’ai pas eu le temps de manger ce matin, j’ai besoin d’un truc à mâcher.

- Oh garde le paquet si tu veux, j'en ai d'autres.


Arf, je sais à quel point c'est dur de tenir quand on n'a pas grand chose dans le ventre et l'heure de la cantine n'arrive pas tout de suite... Un chewing-gum c'est bien, mais le goût du sucre disparaît assez rapidement donc si elle veut éviter l'hypoglycémie, autant qu'elle prenne le paquet entièrement ; je pourrais en chourer d'autres à la maison. Et puis mes parents seront content d'apprendre que je me suis faite "une amie", j'oublierai juste de parler du passage de Noah parce que je vais encore me prendre une réflexion et passer directement au passage du chewing-gum.

- Hey ! Lae tu… wow, euh salut.

Outch, ça pose les bases. Pas la peine de me faire un dessin pour comprendre que cette fille ne m'aime déjà pas et qu'elle doit faire partie de ces nombreuses personnes à cracher dans mon dos ; vous voulez savoir la meilleure ? J'fais pareil sur elle. Disons que je ne suis pas la seule à avoir une réputation mais je suis quand même plus fière de la mienne que de la sienne ; après, c'est sûrement une chouette fille, je suis bien la première à dire qu'il ne faut pas juger mais... Là elle n'aide pas non plus pour se faire aimer vu le ton employé.

- Bethany je te présente Kira. Kira, Bethany.

- Salut.


Me sentant observée de la tête aux pieds par cette Bethany, je décide finalement de plonger la tête dans mon casier pour laisser les amies discuter entre elles ; bon je dois reconnaître que mes petites oreilles ont entendu toute la conversation en ce qui concerne le cours de bio pour rester traîner au parc, je n'arrive pas à entendre la suite qui est chuchotée à Laelyss mais je me fais déjà une petite idée sur la question. Je crois que je vais y aller moi, je me sens un peu de trop ici. Je referme donc mon casier avec la bonne combinaison mais est stoppée par la phrase de Laelyss qui me surprend autant que son amie Bethany.

- C’est gentil, mais non merci. En fait, j’ai… j’ai un truc de prévu là avec Kira qu’on ne peut pas reporter. Mais je compte sur toi pour tout me raconter en détail hein !

Ok... Légèrement suspicieuse par cette excuses, j'hoche la tête pour approuver ce que vient de dire Laelyss, si ça peut lui retirer une épine du pied je ne vais pas faire ma perso'. Après un rapide bisou sur la joue, son amie s'en va nous laissant de nouveau toute seule, rejoignant son copain qui l'attendait sous la pluie ; sympa... Je n'en connais pas beaucoup qui aurait fait ça. La rouquine se tourne finalement vers moi, un sourire en coin mais je sens déjà que quelque chose la dérange ; est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?

- Désolée de t’avoir utilisé comme ça. Mais je n’avais pas vraiment envie de les suivre et de rester là à les regarder se défoncer petit à petit.

- Je me doute que tenir la chandelle et les regarder se défoncer n'est pas le programme rêvé.


Car oui, je connais quand même cette demoiselle de réputation... Oui oui oui. J'ai encore plusieurs heures devant moi avant que mon prochain cours ne reprenne et il faut que je trouve un moyen de passer le temps et bizarrement, maintenant que j'ai réussis à engager la conversation avec ma voisine de casier, j'ai bien envie de la connaître. Un silence un peu gênant s'est installé entre nous et je suis en train de me dire que je ne devrais pas faire ma timide comme mes deux intellos d'amis qui n'osent parler à personne, allez quoi ! Ce n'est pas compliqué de trouver une conversation.

- Tu veux que je te paye un café, ou un chocolat à la cafet ? Ou même un truc à manger, je t'invite, ça me fait plaisir.

Moi aussi j'ai un peu faim et comme la cafet est au bout du couloir, je peux au moins lui offrir un petit quelque chose. Nous avançons donc vers la cafet' où je la laisse commander ce qu'elle veut avant que je ne commande un chocolat chaud ainsi qu'un pain au chocolat, et non je ne bois pas encore de café... Ce truc est totalement immonde et je ne pense pas en boire un jour ! C'est amer, trop sucré, pas assez, trop noir, pas assez... Bref, je ne trouve jamais mon bonheur là-dedans ; alors je resterai au chocolat toute ma vie. Je lui propose d'aller s'asseoir sur un des bancs intérieur et commence à entamer mon pain au chocolat.

- Bethany.. C'est ta meilleure amie ? C'est vrai ce qu'on dit sur elle ?

Outch... J'ai peut-être été trop direct dans ma question... Franchement Kira, c'est à se demander comment tu fais pour que les gens te supporte plus de deux minutes. Mais en même temps c'est vrai, c'est exactement ce que je pense ! J'ai bien envie de savoir si les rumeurs sont vraies mais en même temps ça me donne une image que je n'ai pas envie de coller sur ma tronche, je suis sûre qu'elle doit être très sympa mais... Ce n'est pas l'impression qu'elle m'a donnée.

- Enfin non, je ne voulais pas le formuler ainsi... Je demandais ça comme ça, oh et puis.. ça ne me regarde pas au fond. Par contre, j'ai eu la sensation qu'elle ne m'aimait pas trop.



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Laelyss ReissMessages : 834
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Jeu 24 Nov - 18:49



Les meilleures
années
de toute une vie


Bon, est-ce que je pourrais remercier Beth et son interruption surprise ? Je ne sais pas, peut-être que oui, peut-être que non. Quoique j’aie dû inventer un mensonge énorme pour le simple fait ne pas les supporter tous les deux une fois en train de planer, alors j’opte pour l’option non. Le mensonge n’est pourtant pas si énorme que ça, et j’en remercie intérieurement cette fille pour ne pas avoir nié et m’enfoncer davantage. Voilà une raison supplémentaire, en plus du chewing-gum, de lui donner un café. Enfin, j’apprécie sa compréhension sur ce qu’il vient de se passer. En espérant secrètement qu’elle ne le criera pas sur tous les toits en guise de vengeance pour la manière dont celle-ci l'a quelque peu traité. Je pourrais le comprendre, sauf que les répercussions finiront par me retomber sur le coin de la gueule. Donc à choisir autant que ça n’arrive pas.

- Tu veux que je te paye un café, ou un chocolat à la cafet ? Ou même un truc à manger, je t'invite, ça me fait plaisir.

J’étais partie pour aller cacher mon embarras au fin fond du casier, mais coupé dans l’élan par cette proposition. Ma foi, qu’est-ce que j’ai à y perdre de toute façon ? Elle a simplement exprimé mon idée à voix haute, que j’ai en tête depuis quelques minutes, et puisque j’ai prétendu devoir passer un peu de temps avec elle, autant rendre ça le plus crédible qui soit non ? D’un autre côté, bien que son chewing-gum soit délicieux, il n’en calle pas pour autant la faim que j’ai actuellement. Une raison supplémentaire qui fait que j’accepte sa proposition d’un simple hochement de tête.

À la cafet je commande un thé et me laisse tenter par un brownie avant que ma faim ne l’emporte. La suivant ensuite encore gentiment jusqu’à un coin calme. À peine assise je commence déjà à croquer quelques morceaux de ma viennoiserie. De manière bien élevée bien sur, je suis peut-être en train de crever la dalle j’en suis pas encore au point de manger comme une morfale. Non vraiment je sais me tenir correctement.

- Bethany.. C'est ta meilleure amie ? C'est vrai ce qu'on dit sur elle ?
Ma quoi  ?


D’abord surprise de la question qui me coupe dans mon action de boire mon thé, je ne peux m’empêcher de rire au final. Celle-là c’est la plus belle de l’année. Enfin je reprends vite mes esprits, lâchant un petit “Désolée” entre deux rires. Non, vraiment elle vient de me faire la journée avec ça.

Je comprends que beaucoup de monde se pose la question, puisque au final on nous voit pratiquement toujours ensemble, on à la moitié des cours ensemble. Et il arrive souvent qu’on fasse le chemin, vous savez comment ? Ensemble. C'beau l’amitié hein. Sauf que petit bémol, nous ne sommes pas des meilleures amies. Des best friends à la vie à la mort. Si l’une plonge l’autre hésitera pas à son propre cul en priorité. Alors, c’est toujours aussi beau ? Au lieu de laisser une part de mystère sur ce détail-là, je donne finalement les grandes lignes, histoire qu’elle comprenne mieux. Ou pas d’ailleurs.

- Pour répondre… Ce n’est pas ma meilleure amie. On traîne beaucoup ensemble certes, mais notre relation n’en est pas à ce point-là. Comment dire… On ne se déteste pas loin de là, mais on ne s’adore pas non plus au point de se tomber dans les bras tu vois ? Il y a juste pleine de choses qui fait qu’on traîne toutes les deux. Et que je m’occupe de prendre soin d’elle quand il le faut. Au fond, ça ne va pas plus loin.

Et c’est très bien ainsi. Car je sais qu’au fond on est bien trop différente pour pouvoir se considérer comme des amies inséparables. On en a jamais réellement parlé, on ne sait même jamais mis d’accord pour que la relation soit ainsi, ça c’est fait naturellement et on n'a pas cherché à pousser plus loin puisque cela nous convenait parfaitement. Mais, faut croire que je suis quand même trop gentille pour aller lui donner un coup main quand il faut, même en sachant qu’elle n’en fera jamais de même si les rôles étaient inversés. Est-ce que ça m’affecte ? Franchement, non. Car je me dis qu’au final ce n’est pas moi qui pourrait être prise de remords du jour au lendemain.

- Les rumeurs restent des rumeurs, même si certaine ont une part de vérité, d’autres non. Ne le prend pas pour toi personnellement, Beth n’apprécie pas grand monde.  Rentré dans ses bonnes grâces n’est pas une chose facile. Et quand en fin de compte on y arrive.... Crois-moi mieux vaut ne pas la décevoir.

Je dis ça en connaissance de cause. Non pas pour moi, mais parce que j’en aie déjà vue défiler pas mal, qui a la première erreur fatale pouvait amèrement regretter leurs actes. À ce niveau-là on pouvait presque la qualifier de sans cœur, ce qui semble assez effrayant. Pour ce qui est des rumeurs… la seule chose que je pourrais en trouverait admirable c’est le fait de voir à quel point cela ne l’atteint pas. C’est comme du beurre fondu, cela lui glisse littéralement dessus. Et pourtant il faut bien reconnaître qu’il y en a des moches. Très moches.

- Mais je pourrais te retourner la question. Avec tout ce qu’on dit sur toi, qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? On dit que tu prends plaisir à tabasser les gens, pourtant à y regarder avec plus d’attention on pourrait définir tes actes comme si tu défendais “la veuve et l'opprimé”. C’est tellement noble de ta part. Dis-je avec un air moqueur sans pour autant vouloir être offensante.















 
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Kira SerykMessages : 2728
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Dim 27 Nov - 19:39



Nos années Lycée





B
on, je mentirais à moi-même si je disais que je n'aurais pas été déçue qu'elle accepte de m'accompagner à la cafétéria... Je sais qu'on n'achète pas les amis avec de la bouffe ou de l'argent mais sur le coup, c'était la seule proposition que j'ai pu formuler pour apprendre à la connaître un peu plus et ne pas seulement s'arrêter à un simple "Tiens mon chewing-gum, bonne journée". D'accord, je ne suis pas douée pour le relationnel et je crois que je ne le serais jamais mais rencontrer de nouvelles personnes ne fait jamais de mal en vrai.

Alors nous nous dirigeons vers la cafet' où je lui laisse choisir ce qu'elle désire tandis que je me prends un chocolat chaud et un pain au chocolat pour pouvoir tenir jusqu'à l'heure du midi ; je donne l'argent à la dame de la cafet et invite Laelyss à aller s'asseoir à une table un peu plus loin afin de parler tranquillement. Ainsi, le seul sujet qui me vient en tête est celui de sa meilleure amie... Enfin, d'ailleurs je lui demande si c'est réellement le cas. En soit, je ne vois pas trop la différence entre une amie et une meilleure amie, pour moi ça a le même statut mais peut-être que dans la symbolique ça change quelque chose ? Mais je balaie rapidement cette interrogation lorsque je la vois exploser de rire... Quand je disais que je n'étais pas douée pour le relationnel.

- Pour répondre… Ce n’est pas ma meilleure amie. On traîne beaucoup ensemble certes, mais notre relation n’en est pas à ce point-là. Comment dire… On ne se déteste pas loin de là, mais on ne s’adore pas non plus au point de se tomber dans les bras tu vois ? Il y a juste pleine de choses qui fait qu’on traîne toutes les deux. Et que je m’occupe de prendre soin d’elle quand il le faut. Au fond, ça ne va pas plus loin.

Ah... C'est étrange comme amitié. Enfin, je ne peux pas trop critiquer parce que la relation avec mes potes laissent aussi un peu à désirer, c'est aussi à se demander si on est réellement ami... Des fois j'ai l'impression qu'ils traînent avec moi histoire de pas se faire emmerder par les autres et moi simplement pour pas rester seule et qu'il n'y a qu'eux qui veulent de moi ; parce que oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, je fais mes devoirs de mathématiques toute seule et je n'ai pas besoin d'eux pour m'en sortir et que je peux avoir de bonne moyenne toute seule. Et aussi parce que si mes parents apprennent que je ne suis pas capable de m'en sortir seule, ils vont me priver de sortie et j'ai une lionne enragée qui n'attendra que les ordres de ma mère pour me bouffer.

- Les rumeurs restent des rumeurs, même si certaine ont une part de vérité, d’autres non. Ne le prend pas pour toi personnellement, Beth n’apprécie pas grand monde.  Rentré dans ses bonnes grâces n’est pas une chose facile. Et quand en fin de compte on y arrive.... Crois-moi mieux vaut ne pas la décevoir.

- Ouais, j'avais bien compris qu'elle ne m'aimait pas trop...


Elle ne pouvait pas être plus clair en fait, l'avantage est que c'est réciproque. Et vu comment elle décrit son amie, ça ne donne pas envie de faire plus ample connaissance avec cette personne ; je crois que je vais rester avec mes petits intellos comme ça on ne me retrouvera pas dans un coin du Lycée en train de cloper. Je bois une première gorgée de mon chocolat qui a le don de me réchauffer par ce mauvais temps et ça ne fait jamais de mal de boire une boisson chaude par cette fraîcheur matinale.

- Mais je pourrais te retourner la question. Avec tout ce qu’on dit sur toi, qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? On dit que tu prends plaisir à tabasser les gens, pourtant à y regarder avec plus d’attention on pourrait définir tes actes comme si tu défendais “la veuve et l'opprimé”. C’est tellement noble de ta part.

- Tu gardes ça pour toi hein.. Mais en vrai, je suis un super-héro avec des pouvoirs.


Dis-je sur un ton aussi moqueur que le sien pour me foutre allègrement de ma propre tronche ! Oui bon, je suis loin d'être un super héro qui encaisse les coups sans rechigner puisque mon œil au beurre noir est là pour me rappeler les blessures de guerre et tout ce que je dois endure pour avoir ma sale réputation. A savoir maintenant si c'est quelque chose de bien ou de mauvais ; en soit je ne me fais pas emmerder mais en même temps personne n'ose m'approcher.

- Nan en vrai je défends surtout mes amis... Je traîne avec des gens qu'on peut appeler "intello" et du coup ils se font souvent emmerder mais ils n'osent jamais dire non ou simplement envoyer chier pour avoir la paix... Bref, ça me saoul un peu qu'on les traite comme ça et comme je suis loin d'être diplomate, je préfère parler avec mes poings. Je sais, ce n'est pas franchement mieux non plus.

Mais ce ne sont pas mes parents qui sont les mieux placés pour me faire une remarque et même si ils tentent, c'est dur pour eux de se faire écouter... Mais voilà, à elle de décrire comme elle souhaite mes actions ; si c'est défendre la veuve et l'orphelin, si c'est de la provocation ou simplement l'envie de défendre ses amis. A vrai dire je m'en fiche de comment elle pourrait voir ça et je ne cherche pas non plus à expliquer mon comportement ; mon carnet de liaison est déjà suffisamment remplit de mots que foutu pour foutu je continue. Tant que je ne m'en prends pas au premier venu parce qu'il n'a voulu se pousser dans les couloirs, je pense qu'on ne peut pas trop me décrire comme une méchante fille hein ?

- Sinon t'es en quoi toi ?

Je dirais qu'elle est plus vieille que moi. Non pas que ça se voit mais plutôt que je ne l'ai jamais vu dans mes cours de sport et qu'ils sont communs à toutes les classes de même niveau ; donc elle doit sûrement être un ou deux niveaux au-dessus de moi.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia




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Laelyss ReissMessages : 834
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Dim 25 Déc - 22:33



Les meilleures
années
de toute une vie


Si moi je n’ai pas une amie comme les autres et qui sort littéralement de la norme. On ne peut pas dire que dans son cas elle est franchement mieux. Passait son temps à se battre et récolter les yeux aux beurre noirs, c’est soit parce qu’elle aime ça, soit pour une bonne raison. Et très franchement j’aimerais opter pour la deuxième option. De quoi se lier avec ma première idée si ce n’est qu’elle défend bien la veuve et l’orphelin, un vrai super-héros comme elle se dit. Mais où a-t-elle donc cacher sa cape ? Un rôle qui pourrait assez bien lui collait à la peau. Tout comme celui de la “bad girl” qui passe son temps à finir au bureau du proviseur.

Nan en vrai je défends surtout mes amis... Je traîne avec des gens qu'on peut appeler "intello" et du coup ils se font souvent emmerder mais ils n'osent jamais dire non ou simplement envoyer chier pour avoir la paix... Bref, ça me saoul un peu qu'on les traite comme ça et comme je suis loin d'être diplomate, je préfère parler avec mes poings. Je sais, ce n'est pas franchement mieux non plus.
Je comprends, les brutes font peur pour oser leur tenir tête.

Je n’aie jamais eu de problème avec ce genre de personne. Du moins à me faire charrier parce que je m’en sors bien oui, mais pas au quotidien comme ce qu’ils doivent vivre tous les jours. Alors je peux qu'imaginer ce que cela leur fait. Cependant, je préfère nettement ça à ce que Beth avait bien voulu me faire croire sur elle. Comme quoi j’avais raison, il ne suffit pas se fier à la première impression. Elle fait les dures mais ça n’en cache pas moins un grand coeur. C’est presque admirable. Même si au fond la diplomatie pourrait lui engendrait bien moins de problèmes que ces petits points. Enfin, pour les avoir vues en actions à la cafétéria, je ne peux pas nier qu’il ne cogne pas fort. Ces amies ont bien de la chance d’avoir une fille comme elle prête à prendre tous les risques pour les “sauver” si on peut dire. Sans elle, ils passeraient sûrement le plus gros de leurs temps enfermés dans les casiers, ou la tête la première dans les poubelles. Ce n'est vraiment pas une vie d’être intello au lycée. Plus une poisse qu’autre chose je dirais.

Sinon t’es en quoi toi ?
Ben, je suis en seconde. Et toi ? Tu fais hyper jeune pour une lycéenne je viens de réaliser.

Maintenant que je fais un peu attention à ça, c’est vrai qu’elle me paraît plus jeune que moi. Pas de beaucoup, quoique pour une lycéenne j’ai l’habitude d’en voir des beaucoup plus âgées. La plupart ressemblant d’un peu trop à des femmes, mais pour ça on peut clairement remarquer le maquillage. ça n’empêche pas qu’elle a bien pu sauter une ou deux classes. Peut-être qu’elle ait bien plus intelligente qu’elle ne le dit et se venge de cette façon-là ? Il y a qu’en ayant la réponse que je le saurais de toute façon.


**Quand le gars populaire rencontre une fille ordinaire **


Plusieurs semaines se sont écoulé et à ma grande surprise j’ai passé pas mal de temps en compagnie de Kira après ce fameux café improviser. Faut dire qu’une fois qu’on commence à la connaître elle est vraiment gentille. Un peu folle mais c’est ce qui me fait rire. J’avoue que ça m'a un peu perturbée au début notre différence de classe et d’âge. Mais en fin de compte elle est bien plus mature qu’il n’y paraît. En revanche, ce qui a été plus compliqué c’était d'expliquer à Beth que j’aimais bien passer du temps avec elle. Je me souviens encore dès ses deux yeux ronds qui m’ont littéralement dévisagé en me demandant si ce n’était pas une blague. Et pour son plus grand déplaisir ce n’était pas le cas. Au début elle m’a fait la tronche pendant environ deux semaines. Ça ne m’a pas plus dérangé que ça, je veux dire je peux très bien survivre sans sa présence. Puis, elle est revenue vers moi en m’offrant des excuses. Et venant de sa part c’était littéralement un exploit à un tel point qu’il aura pu neiger dans la seconde si la bonne saison était là. Du coup, elle fait un effort pour la supporter même si elle ne la porte toujours pas dans son cœur. Et pour éviter de jouer les sarcastiques en sa présence, elle squatte assez rarement avec nous. Attendant qu’elle parte dans un cours pour me rejoindre. En soi ça me passe un peu au-dessus, du moment que ça ne fait pas d’histoire et que cela n’en vient pas aux mains, la situation me convient bien.

Enfin, je me retrouve tranquillement assise en cours d’histoire. Paraît-il qu’aujourd’hui on va faire des groupes de deux pour un exposé. Si seulement Beth était avec moi le choix aurait été vite vue. Mais en plus ne pas partager mon cours d’histoire, voilà que monsieur le professeur décide de choisir lui-même les équipes. Et pour le peu de personnes présente dans son cours, faut dire que je ne suis pas forcément proche de tout le monde. Et je redoute le pire, comme tombé sur la petite princesse qui a peur de casser un ongle en ouvrant un bouquin. Ou bien le gars qui en a littéralement rien à faire, ce qui fait deux fois plus de travail pour moi. J’ai déjà eu droit à de cas similaires et ce n’est franchement pas une partie de plaisir. Au moins avec Bethany je sais toujours à quoi m’attendre. Et bien que je me dois de la secouer à chaque fois résultat final est là. Et on s’en sort toujours au-dessus de la moyenne. En cet instant alors qu’il répartit les premiers à être tirés au sort, je vois déjà la note 3,5 s’afficher sur ma copie. Et très franchement ça ne me tente pas en particulier dans une matière qui me plaît.

Croisant donc les doigts sous la table, je répète plusieurs fois, deux trois noms d’élèves qui ne seraient pas insupportables pour bosser. Mais plus les secondes passent et plus ils finissent par me glisser entre les mains en finissant avec d’autres personnes. Jusqu’à ce que l'inévitable arrive quand mon nom sort de sa bouche :

Florimet, je vous met en groupe avec Reiss
Quoi ?!
Un problème Mademoiselle ?
Non… Non, non.

À vrai dire si, j’en aie un, mais j’imagine que ma protestation alors que nous sommes les deux derniers ne servirait à rien. N’est-ce pas ? M’avouant vaincu, je libère le siègeà côté de moi en retirant mon sac, le laissant s’asseoir pour que nous puissions commencer à “discuter” de ce que nous allions présenter. La bonne blague ! Qu’est-ce que je peux bien faire avec lui ! Je veux dire, on parle de Matt Florimet. Le gars qui fait partie des plus sexy de tout le bâtiment réunit. Et y a de quoi quand on le voit, grand, châtain tirant vers le blond, des beaux yeux bleus et musclé à souhait. Que demander de plus ? Toutes les filles bavent littéralement sur lui. Je mentirais si je disais que je n’ai jamais regardé un peu, mais ça ne change pas grand-chose au fait. Qui plus est c’est le meilleur joueur de son équipe de basket. Et son père est l'entraîneur. En gros son avenir est tout tracé avec ou sans une bonne moyenne histoire. Et globalement puisque je suis avec une telle pointure et qu’on ne fait clairement pas partie de la même classe sociale, voir du même monde, c’est encore moi qui vais me taper tout le sale boulot. ô joie bonheur comme j’ai hâte. Il me regarde avec un grand sourire béat une fois assis, et avant qu’il n’ouvre la bouche pour y mettre les fameuses restrictions de notre collaboration, je prends de l’avance :

Bon. J’ai déjà fait des exposées avec des personnes dans ton genre alors que ce soit clair ; je me chargerais d’écrire ta partie et la mienne, ainsi que de la mise en page. Je ferais les recherches à la bibliothèque et tu pourras pendant ce temps-là continuer dans tes propres occupations. Je te ferais une petite carte avec les résumer de ce qu’il faut présenter dans un mois. T’auras toute de  gloire est une bonne note.

Tout ce que je viens d'argumenter semble le prendre au dépourvu. Ça va pas la peine de jouer les vierges effarouchées, on sait tous comment fonctionne le système entre les personnes populaires et bien aisées contre la classe moyenne et les intellos.

Mais ça ne serait pas équitable.
Ces que tu en as dans la cervelle finalement. Mais ça marche comme ça avec les personnes aussi populaires que toi. Après tout tu as un avenir tout tracé avec le basket. Alors tu n’as pas forcément le temps te salir les mains avec des tâches aussi ingrates. Je connais la chanson c’est bonne garde ta salive pour ce genre de discours.
Range tes griffes on se détendent. Comparer à ces jolis clichés dont tu m’accuses, je me sers de personne pour faire le travail à ma place. Et ça te surprendra peut-être mais, j’aime bien l’histoire.

Oui effectivement, ça me surprend. À un tel point que je n’en crois pas un traître mot. Et même si je reconnais que je ne l’ai jamais vue avec une mauvaise note dans cette matière ça ne veut rien. Pas question de faire berner avec ses paroles. Ce n’est pas parce qu’il a une belle gueule que ce sera aussi facile. Roulant des yeux, je sors un livre d’histoire et commence à chercher une période intéressante pour en faire un exposé. Tout en veillant à ne pas en choisir une déjà inscrit sur le tableau.

On pourrait parler de l'Égypte.
Il faut aussi une période gros mâlin. Simplement donner un pays ne marche pas.
Tu ne m’aimes pas, hein ?
Tout juste, Auguste.
Ok, si je te prouve que je suis loin d’être comme ce que tu sembles l’imaginais, et que je ne suis pas un crétin sans cervelle, tu acceptes d’être plus gentille avec moi .

Relevant la tête de mon livre, je le regarde longuement en cherchant où est le piège dans tout ça. Il y en a forcément un. Pourtant on dirait qu’il a vraiment envie d’être sincère. Pourquoi ? Pour avoir une fille de plus sur son tableau de chasse ?

Je ne coucherais pas avec toi, si c’est ce que tu penses obtenir au final.
D’accord, cette idée tombe à l’eau. Mais tu ne m’empêcheras pas d’essayer de te plaire.
Pourquoi moi ? Ce n’est franchement pas le nombre de filles qui sont raide dingues de toi qui manques.
Certes, mais elles sont trop superficielles, ou bien souhaite simplement impressionner et devenir la reine du lycée en sortant avec un gars populaire. Alors que toi, tu te comportes normalement et tu n’as pas peur de me dire le fond de ta pensée. Tu’es belle et intelligente, quasiment incollable dans cette matière. Et ça me plaît.

Je reste bouche bée en premier lieu. D’accord, j’y croirais presque. Puis finit par secouer la tête. Parce que justement c’est bien trop beau pour être vrai. Et tous les compliments du monde ne changeraient pas ça.

Bien essayer. Mais non.
Tu ne m’empêcheras pas d’essayer jusqu’à ce que tu craques. Mais un peu de sérieux. Parlons du onzième Pharaon, Toutankhamon. Je te ferai fondre avec mon savoir sur cette ancêtre.
Cours toujours.


** Une bonne semaine plus tard **


Bon, je veux bien l’admettre, Matt n’est pas si nulle que ça en histoire. Et une grande majorité de ses recherches n’ont pas été vaines. Ce qui a été le plus surprenant d’ailleurs c’est qu’il a réellement bossé dure. Au point de rester tard avec moi à la bibliothèque. Et pour ça je pourrais presque le trouver sympathique… Si seulement il ne passait l’autre moitié du temps à me faire du rentre dedans. De quoi tout gâcher à vraie disait. Il est complètement devenu inséparable à notre petit groupe de trois.

Quand on arrive il est là, nous attendant devant le portail avec ses potes, puis il nous rejoint jusqu’à la première sonnerie. La pause du matin est un moment de paix à savourer avec joie, parce que dès que midi sonne un jour sur deux il mange avec nous. Alors déjà que je me le coltine dans une grande partie du cours, l’avoir en mangeant c’est presque de trop. Et ce n’est pas vraiment tout repos. Mais il a su me décrocher des sourires quelquefois, je ne vais pas nier, même s’il reste toujours aussi lourd.

L’après-midi c’est un peu comme le midi, il va, il vient tout dépend de ce qu’il a de prévu ou non. Je sais pas à quoi il joue. Ce n’est pas stipulé dans notre exposé qu’on doit sympathiser au point de devenir les meilleures amies du monde. On doit juste se retrouver de temps en temps et avancer. Rien de plus. Mais non, monsieur a décidé qu’il n’en ferait qu’à sa tête et qu’il compte bien m’avoir. Eh bien je lui souhaite beaucoup de courage et de patience. Ce jour n’est pas près d’arriver. Beth n’arrête pas d’en profiter en me disant que je devrais sauter sur l’occasion ou sur lui directement. Mais ça ne m’aide pas des masses. C’est loin d’être ce que je veux. Au fond, j’ai juste hâte que ce soit fini et qu’une fois le dossier rendu que tout redevienne à la normale. Parce que c’est comme ça que les choses vont se passer. Il va avoir une bonne note et il n’aura plus besoin de jouer les focus envers nous. Tout le monde sera ravi. Allez, plus que trois semaines à tenir.


** Après trois mois, le dragueur devient un ami **


T’es une chochotte.
Écrase Matt. Je n'ai juste pas envie.
Bah voyons. Pourtant t’as bien essayé le week-end dernier ?
Justement et je n'ai pas aimé. Mais au moins ce n’était pas au bahut tête de pioche.
Dans ce cas surveillent les alentours.
Si elle se fait virer à cause de toi je te jure que je t’étripe.
T’inquiète je gère !

C’est justement parce qu’il “gère” que ça m’inquiète. On n'a pas tous un papa bien placé et très utile dans l’école pour nous sauver la mise dès qu’on merde. Et c’est bien la pire idée qu’il a eu jusqu’à présent.

Voilà maintenant que quatre se sont écoulés et cette espèce de grand dadet blond ne nous a toujours pas lâchées. Pire encore, j’ai fini par le considérer comme un bon ami proche après avoir réellement appris à le connaître. Si on m’avait dit ça au moment de faire équipe avec lui, j’aurais ri au nez de la personne en question. En plus d’un 20/20 pour un travail parfait. Mais jusqu’à présent je n’ai pas encore eu regret. On finit par se faire assez rapidement à sa lourdeur. Et je dois bien admettre que c’est assez plaisant de faire rager miss populaire parfaite quand elle le voit traîner avec nous. Comme quoi certain cliché sur sa personne pouvait bien être trompeur.

Cependant, faire fumer Kira alors qu’elle est bien plus petite que nous est de loin le pire choix qui a fini par lui passait par la tête. Je ne suis pas sa mère et au final elle fait bien ce qu’elle veut. Même si j’ai tenté à plusieurs reprises vainement de l’en dissuader. Qu’est-ce que je fais moi si on la prend sur le fait ? Je serais la lycéenne qui fait dériver les collégiennes du droit chemin ! Je pourrais dire au revoir à mes études, mon bac et tout ce qui s'ensuit. Ce qui aurait été bien, c’est que ces deux têtes de linotte auraient au moins pu trouver un endroit plus discret et de préférence loin de l’école. Genre une soirée regroupait chez l’un ou l’autre. J’aurais, qui plus est, certainement pas le rôle de celle qui doit prévenir quand un membre de l’établissement approche. Je n'ai pas la tête de la nana qui fait guet. Et comme Beth est malade depuis une bonne semaine, forcément je ne peux pas fuir et il ne reste plus que moi. Ce qui fait assez chier, oui.

Posté dans un coin au niveau des gradins du stade. Je vérifie donc qu’aucun adulte n'a dans l’idée de venir faire un petit tour ici. Tandis qu’eux font leur petite affaire. Il y a néanmoins un groupe d’élèves qui court en étant en sport. Alors, ce n’est pas le moment idéal pour se faire pincer. Mais j’ai un gros doute quand je vois que Mélissa - Miss reine du lycée - nous observe avec un grand sourire. Elle m’a capté, ok, et alors ? C’est quoi son sourire à la noix. Je finis par comprendre quand un peu plus loin le surveillant se ramène dangereusement dans notre direction un air peu aimable sur le visage. La salle balance. Tout ça parce qu’on passe du temps avec le seul mec qu’elle n'a jamais réussi à avoir dans sa poche. Si je le pouvais je lui ferais volontiers manger ses espèces de petit pompon rose qu’elle agite dans tout le sens. Ben oui forcément madame est pompon-girl ça marche comme les livres vous voyez ?

Blague à part, je m’empresse plutôt de prévenir les autres avant qu’on ne finisse par se faire tuer. Pas question de lui offrir un tel cadeau.

Oh putain le surveillant arrive, un coup de déo vite !














 


Dernière édition par Laelyss Reiss le Mer 22 Mar - 18:19, édité 1 fois
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Kira SerykMessages : 2728
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Mar 27 Déc - 22:45



Nos années Lycée



- Ben, je suis en seconde. Et toi ? Tu fais hyper jeune pour une lycéenne je viens de réaliser.

Je passe une main dans mes cheveux, légèrement mal à l'aise pour le coup... Euh c'est vrai que je parle à une Lycéenne, c'est cool mais l'inverse l'est beaucoup moins. Timidement, je lui avoue donc que je ne suis qu'en quatrième année et à mon grand regret je n'ai jamais sauté de classe ; j'ai une intelligence dans la norme avec des facilités et des difficultés forcément mais jamais mes professeurs n'ont parlé de me faire sauter de classe. Puis finalement nous avons discuté pendant plusieurs minutes encore, le temps du café avant de repartir en cours... De toute façon je la verrais demain près du casier comme d'habitude.

**

Ca fait déjà plusieurs semaines que je traîne avec Laelyss lorsque j'ai du temps libre, j'ai bien essayé de lui présenter mes amis mais ceux-ci préféraient passer leur temps à la Bibliothèque pour réviser... J'ai eu beau leur dire que les révisions et les cours ne faisaient pas tout, ils ne voulaient pas m'écouter. Alors j'ai arrêté de perdre mon temps en tentant de les convaincre et suis restée avec Laelyss durant mes heures de pauses ; bien sûr il y avait Beth avec nous mais je n'arrivais pas à accrocher à elle... De toute façon c'était réciproque donc pas comme si je lui brisais le cœur. Elle était bien trop différente de moi et je voyais bien que quoi que je dise, elle ne m'aimera jamais alors nous faisons simplement des efforts pour pas s'envoyer chier toutes les minutes et en venir en mains ; ce qui est déjà un effort en soit pour nous.

Laissant partir Laelyss en cours d'Histoire, je me dirige vers mon cours d'Anglais attendant impatiemment de la retrouver pour l'heure du déjeuner. Assise à côté de ma camarade qui a encore passé son temps à la Bibliothèque, c'est le seul moment où nous pouvons discuter un peu sans que son pot de colle de pote l'interrompe toutes les deux minutes pour y rajouter sa science. D'accord, ce n'est pas très poli et sérieux de parler en cours mais mon amie a des facilités et ce n'est pas une matière qui me pose problème surtout que c'est une séance de révision alors je peux me permettre de discuter un peu à côté. Terminant mon cours un peu plus tôt que prévu, je me dirige vers le bâtiment d'Histoire pour y attendre Laelyss et suis étonnée de la trouver en compagnie de Matt Florimet... D'accord, je dois reconnaître que mon cœur balance un peu pour lui. C'est ridicule hein ? Sans vraiment réfléchir, je replace une mèche de cheveux derrière l'oreille mais c'est à peine si il m'a remarquée ; en même temps, pourquoi un Lycéen voudrait traîner avec une Collégienne ?

**

L'explication de pourquoi Matt traîne souvent avec nous est très simple... Il est en duo avec Laelyss pour un exposé d'Histoire. Alors il nous attend avec son groupe d'amis et mange une fois sur deux avec nous ; je le trouve plutôt sympa et intéressant et les jours où je le vois c'est vrai que je rougis assez facilement. Ouais je sais qu'une fille comme moi ne pourra jamais sortir avec un gars comme lui mais je le trouve vraiment beau et Laelyss m'a avoué qu'il n'était pas si nul que ça en Histoire ; enfin que son exposé en Histoire avançait sans qu'elle ne soit obligée de tout faire toute seule. De toute façon, je crois qu'il a un faible pour mon amie ; vu comme il la regarde et qu'il tente, ça se voit clairement qu'il voudrait être plus qu'un ami pour elle. Boarf, ce n'est pas trop grave, ce n'est qu'un simple coup de cœur, ça va passer.

**

- Tu veux essayer ?

- Ben... Ouais pourquoi pas ?

Je m'empare d'une cigarette qu'il me tend de son paquet tandis que Laelyss me rappelle qu'il est interdit de fumer dans l'enceinte de l'établissement... Ce à quoi je réponds innocemment que nous sommes sous le stade et donc à l'extérieur. Et puis qu'est-ce que je fais de mal ? Je vais juste prendre une bouffée et la redonner à Matt. Mes parents ne veulent pas que je fume malgré le fait que mon père en prend une ou deux par jours, ils n'ont jamais voulu que je test alors je peux le faire moi-même. Les deux se disputent quant à ce qui est en train de se passer, Matt disant que Laelyss était soit-disant une chochotte... Je ne pense pas vraiment que ce soit le cas, plutôt qu'elle n'aime pas. Je tente de calmer le jeu en disant à Matt de ne pas insister tandis que ce dernier demande à Lae' de surveiller les alentours. Et puis, peut-être qu'il me verra comme une fille plus cool si je fume ?

M'asseyant donc aux côtés de Matt, je m'empare d'une cigarette que je mets dans la bouche après l'avoir senti quelques secondes... En tout cas, ce n'est vraiment pas pour l'odeur que j'ai envie de tester. Mon ami utilise le briquet pour allumer et je tente d'aspirer une première taff mais je me mets à tousser aussitôt en lui rendant sa clope, l'odeur montant dans les narines est vraiment insupportable et la sensation de fumée dans la gorge est désagréable. Matt se fou de moi quelques instants pendant que je continue de cracher mes poumons mais c'est à ce moment-là que Laelyss vient de nous informe de l'arrivée d'un surveillant ; moment de panique sous le stade, Matt écrase sa cigarette qu'il jette un peu plus loin pendant que je m'occupe de mettre coup de déo dans tous les alentours pour faire disparaître l'odeur de cigarette.

- Alors, qu'est-ce vous faîtes ici les jeunes ?

- Eh Sébastian ! On fait rien de mal, on discute juste le temps que notre prochain cours commence.


J'hoche la tête en tentant de retenir la toux qui commence à monter, je me racle la gorge plusieurs fois mais ce n'est pas suffisamment pour moi ; je suis prise d'une nouvelle quinte de toux qui étonne le surveillant. Je suis sûre qu'il nous a cramé de toute façon.

- Ça va Kira ?

- Euh oui.. Ça doit être le début d'un rhume.

- Mmmh... Ce ne serait plutôt la cigarette qui te ferait cet effet ? C'est toujours dur les premières fois tu sais.

- Euh...

- C'est bien ce que je me disais. 1 heure de colle chacun, ce soir après les cours.

- Quoi ?! Non allez Seb', c'est pas cool.

- S'il vous plait, ils n'ont rien fait... C'est moi qui ait insisté pour essayer.


Le Surveillant prend quelques instants pour réfléchir avant de donner sa décision finale : seule Matt et moi seront en retenue. Il se doute que ce n'est pas moi qui ait ramené la cigarette et il a confisqué le paquet à Matt comprenant que Laelyss était juste là pour nous couvrir ; j'aurais bien aimé éviter l'heure de colle à Matt mais je crois que c'est mort pour lui. Mes parents vont me tuer quand ils vont voir le mot sur mon carnet, déjà quand ils vont comprendre que je suis collée ça va les énerver mais en apprenant la raison je pense que je ne pourrais plus jamais revoir la lumière du jour.

**

- Seryk, Florimet, posez vos carnets sur le bureau.

Les larmes aux yeux, je dépose le carnet avant de me diriger tête baissée vers une table à laquelle Matt s'assoit à côté de moi. Je me suis excusée plusieurs fois avec la sensation que c'est de ma faute si on est ici mais il m'a répété plusieurs fois que je n'y étais pour rien ; de toute façon maintenant c'est trop tard pour revenir en arrière. Me recroquevillant sur ma chaise, j'attends que l'heure de colle se passe lentement tandis que Matt a déjà prit son sac comme oreiller pour dormir ; un garçon se trouve dans le rang d'à côté. Je ne l'ai jamais vu et il n'a pourtant pas la tête à faire des conneries, je suis quand même curieuse de savoir pourquoi il est là mais il est interdit de parler pendant les heures de colle ; pourtant le destin a décidé d'être sympa avec moi en me donnant l'occasion en or. Le Surveillant nous annonce qu'il revient dans 5 minutes et qu'on n'a pas intérêt à se faire la malle si on ne veut pas se faire exclure quelques jours.

Lorsque la porte claque derrière lui, un silence de mort règne dans la classe... En même temps trois élèves, dont un qui dort, un timide et un connaissant personne, ça n'aide pas pour faire des rencontres. Je regarde un peu partout autour de moi en me demandant quel sujet de conversation je pourrais lancer ou quelle est la meilleure manière de demander pourquoi il est là. Au bout de quelques minutes, je finis par trouver mon courage à deux mains en lui poser la fameuse question ; le garçon se tourne vers moi, sûrement étonné que je lui pose la question. A cet instant, je m'attendais à ce qu'il m'envoie balader ou qu'il me dise de me mêler de mes affaires mais le premier truc qu'il fait c'est regarder autour de lui pour savoir si c'est vraiment à lui que j'ai posé la question... Ben à qui d'autre ?

- Moi ? Oh pour un truc tout con... J'ai fait une blague sur l'nom de famille de ma prof et elle n'a pas aimé.

- Oh... Elle est susceptible ta prof.

- C'est clair. Et vous, pourquoi vous êtes là ?

- Ben... Le surveillant nous a grillé en train de fumer sous le stade...

- Ah ! J'suis sûr que c'est de sa faute hein ?, dit-il en montrant Matt du menton.

- Euh.. Eh bien...

- Je vous entends, vous savez ?


Il n'a pas l'air de l'avoir mal prit et les deux garçons se mettent à rire. Finalement, ce n'est peut-être pas si horrible que ça l'heure de colle... Je demande son nom au garçon ainsi que son niveau de classe et en comprenant qu'on allait discuter un long moment, Matt décida de relever la tête pour participer à la conversation puisque "je n'arrive pas à dormir avec tout ce bruit". Sebastian est arrivé une dizaine de minutes plus tard en imposant le silence de nouveau jusqu'à la fin de l'heure ; puis une fois terminée, il remplit nos carnets en nous disant de ne pas recommencer avant de nous souhaiter une bonne soirée. J'avance doucement dans le couloir avec les garçons pour terminer la conversation que nous avons commencer tout à l'heure jusqu'au moment où l'on doit rentrer chez nous.

- Moi je vais par-là, dit-il en pointant vers le Quartier Résidentiel.

- Oh.. Moi je vais les Quartiers Est.

- Oh bah attends-moi ! J'y vais aussi.


Benjamin m'a raccompagnée chez moi ce soir-là et j'ai pu comprendre qu'il avait un humour un peu spécial... Adepte des jeux de mots et autres histoires drôles, il reste pour le moins sympa et c'est facile de discuter avec lui. Comme nous sommes du Quartier Est tous les deux, nous avons discuté de la Famille et de nos rêves d'en faire partie ; c'est la première fois que je peux parler de ça à quelqu'un de mon âge. Je n'ai jamais osé aborder la question avec Laelyss ni même avec mes deux autres amis mais avec Benjamin c'est différent... Je peux lui expliquer mon envie et mes craintes liées aux Domae ainsi que mon impatience d'en faire partie. Puisque toutes les bonnes choses ont une fin, nous nous séparons pour rentrer chacun de notre côté et à peine ai-je passer la porte que mes parents m'attendaient déjà dans la cuisine... Comment font-ils pour être au courant de tout ?

- Papa... Maman... Avant toute chose, je tiens à dire que j'ai détesté et que je ne recommencerai plus.

*Quelques semaines plus tard*

Le lendemain matin, j'avais attendu Benjamin à l'entrée du Quartier pour aller au Lycée avec lui... Durant tout le chemin, nous avons discuté des punitions prévus par nos parents avant de repartir sur un sujet plus joyeux. Quand on est arrivé au Lycée, je lui ai présenté Laelyss et il resté un peu avec nous pour discuter ; puis les semaines ont passé et il s'est finalement fait une place rapidement dans le groupe. Comme d'hab', je suis la plus jeune du groupe mais je me sens moins à l'écart puisque Benjamin est en troisième encore nous donc ; bon il est toujours aussi sympa mais il est très curieux et nous a posé toute sorte de question pour qu'on apprenne à se connaître. La plupart du temps, on a le droit à quelques vannes alors autant des fois ça passe et des fois ça casse... Et en plus ça dépend de notre humeur souvent.

- Eh, ça ne vous dis pas de sortir ce soir ?

- Ah non, j'ai match demain et mon père me tue si je rentre tard.

- Mais ça pourrait être sympa... C'est le week-end, tu pourrais sortir et t'éclater un peu non ? Ton père a été jeune lui aussi, je suis sûre qu'il comprendrait que tu veuilles sortir avec tes amis.

- En plus j'connais un p'tit bar sympa dans le Quartier Naeviar. T'en dis quoi Lae' ?


Je relève la tête vers mon amie pour écouter attentivement ses paroles, prenant au passage une frite sur mon plateau. Cette cantine n'est vraiment pas réputée pour être un restaurant quatre étoiles et en plus de rater quelques fois les cuissons, nous n'avons pas le droit de mettre du sel dans notre repas... M'enfin, on pourra peut-être oublier ce repas pitoyable en sortant un peu ce soir.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


les couleurs:
 




Je vous grogne dessus en darkblue.





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Laelyss ReissMessages : 834
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MessageSujet: Re: Nos années Lycée [PV Laelyss]   Dim 26 Mar - 21:55



Les meilleures
années
de toute une vie


Et voilà, c'est déjà la fin de nos aventures. Le surveillant va nous réduire en miettes en moins de deux secondes et on peut dire au revoir à cette petite amitié qui était en train de naître entre nous. Bon ok, je dramatise peut-être un peu, mais clairement il ne risque pas de nous féliciter et encore moins de nous encourager pour si peu. Dire que ces deux têtes de mule pouvaient attendre la fin de la journée et faire cela en dehors du bahut… non c'était trop leur demandé bien évidemment ! Voilà où ça nous mène maintenant, qu'est-ce qu'on fait si on finit exclu hein ? Ce sera inscrit dans nos dossiers… et je pourrais dire au revoir aux grandes écoles d'histoires… C'est décidé je détesterais Matt jusqu'à la fin de ma vie !

Ok, Ok. On arrête de s'emballer et on reprend les choses calmement. Sébastian arrive après que j'ai eu le temps de les prévenir rapidement. L'odeur du déodorant masquant la cigarette est malheureusement bien trop présente pour ne pas suspecter quelque chose de louche. De toute manière, il n'y a qu'à voir la tête de Kira pour comprendre que quelque chose cloche. Le pot au rose est finalement découvert et la sentence tombe. À la fois rassurée que ce ne soit pas aussi dramatique que je l'avais imaginé, je m'en veux quand même de ne pas avoir insisté suffisamment pour l'empêcher de faire ça, ou moins ici. Après elle est assez grande je pense pour choisir ses propres décisions. Je me jure au fond de frapper Matt une fois que je le verrai plus tard. Bien que ça semble lui faire ni chaud, ni froid une heure de colle en plus ou en moins, il m'entendra quand même. Tandis que les deux s'en vont sur l'ordre du pion, je me racle légèrement à gorge pour signaler ma présence. J'aurais pu partir discrètement, mais si c'est pour qu'il me rattrape et me sermonne ou bien qu'il convoque chez le directeur, autant affronter maintenant mon sors.

Et moi je fais quoi ?
━ Tu t’en sors pour cette fois, mais la prochaine que tu les couvres tu prends deux heures de plus. Compris ?
Oui m’sieur !

Ni une ni deux, je prends mes affaires et m'en vais rapidement de là avant qu'il ne change d'avis. Puisqu'il est possible d'échapper aussi facilement à l'heure de colle, honnêtement je ne compte pas me plaindre. J'ai eu la chance cette fois-ci on dira et, ce qui est sûr c'est que je ne recommencerais pas d'aussitôt à les couvrir pour ça. L'heure sonne et je me dirige vers mon cours de l'après-midi. J'arrête de m'en faire pour Kira, puisqu'il ne s'agit que d'une heure de retenue je n'aie aucun doute sur le fait qu'elle s'en sortira indemne. J'en dirais peut-être un peu moins de Matt qui risque de se faire remonter les bretelles par son père. Mais il s'en sortira, c'est un grand garçon après tout.

Je retrouve Beth et lui raconte un peu ce qu'elle a loupé entre-temps. Bien que cela lui fasse ni chaud ni froid, elle explose quand même littéralement de rire quand j'évoque le fait qu'on s'est fait griller et que je suis la seule à m'en sortir sans rien. Ma foi, j'imagine que simplement voir Kira dans une mauvaise posture suffit à égailler sa journée. Bref, les heures sont longues, trop longues même, mais je survis jusqu'à ce que la fin de journée retentisse enfin. Comme prévu, j'attends Matt à la sortie et le sermonne en lui donnant un coup dans l'épaule, tandis que de l'autre main je fais un signe à Kira pour lui dire au revoir. Le fait de se faire gronder le fait rire plus qu'autre chose et moi ça ne fait que m'énerver davantage. J'abandonne finalement en rentrant à la maison, il est de toute manière un cas désespéré.


***


Assise sur une chaise de la cantine, malgré tout le brouhaha qui nous entoure et la conversation de notre table, je reste plongé dans mon livre d'histoire. Il faut dire que ça me dérange pas plus que cela et que je suis tellement absorbée dedans que je fais facilement abstraction au reste. De temps à autre je lève la main pour attraper une frite, mais ça ne va pas plus loin. Beaucoup de choses ont changé en quelques semaines. Nous qui n'étions que trois, voire quatre de temps à autre avec Beth, l'arrivée de Benjamin a agrandi notre petit groupe. En soi, il n'est pas méchant, je l'aime bien. Il lui arrive aussi d'être un peu lourd, mais une fois qu'on arrive à supporter Matt on peut tout supporter. C'est la devise que je suis faite après avoir appris à le connaître. Je ne sais pas trop de quoi ça parle à table, j'ai vaguement écouté un peu plus tôt quand le sujet tournait autour des examens en approche, mais j'ai rapidement décroché du sujet. Mais là, je sens des petites tapes sur mon épaule, de quoi me forcer à reprendre le fil de la conversation. En relevant la tête je suis un peu perdu, ne comprenant pas directement, Matt m'explique ce que j'ai manqué avant d'attendre mon avis. Une sortie ? Pourquoi pas, c'est vrai qu'on n'a pas encore eu l'occasion d'en faire depuis qu'on se connaît.

Ouais, y a moyen. Je n'ai rien de prévu en particulier. Quelle heure ?
14 heure devant le Fast Food et on y va ensemble ?
Azy 14 h 30, laisse-moi dormir un peu.
Mais t'es une marmotte ambulante Matt…
Je vous merde, j'suis un athlète, j'ai besoin d'un certain rythme de sommeil.
Traduction, passer quelques heures supplémentaires à me branler sous la couette.
Tu vois, Benji à compris !
Vous êtes dégueulasse.

On dira que c’est parce qu’il s’agit d’une bande de mecs. De quoi presque me regretter d’avoir dit oui.


***


Je trottine, doucement pour ne pas faire tomber la boîte que j'ai entre les mains et en même temps suffisamment vite pour ne pas être plus en retard que je ne suis déjà. Trois minutes de retard ce n'est pas la mort, pourtant je déteste cela et avec ma panne de réveil ce matin j'ai pris du retard sur tout ce que j'avais à faire avant de partir pour notre rendez-vous de cette après-midi. Je me faufile entre le monde qui profite de leur journée en marchant paisiblement, m'excusant à chaque fois pour qu'il me laisse passer. Je prends les petites ruelles pour gagner un peu de temps, puis m'enfoncer enfin dans le bon quartier. Là j'aperçois, tout le groupe déjà réuni et j'arrête de courir pour reprendre un peu mon souffle. C'est bon, j'ai faits mon sport de fin de semaine.

Je les rejoins d'un pas rapide, puis, une fois que j'ai faits la bise à tout le monde pour leur dire bonjour, je m'excuse pour mon attente :

Désolée pour le retard. Mais j’ai fait des brownies avant de partir, je me suis dit que ça pourrait être sympa.
Roh Lae, tu es belle, douce et en plus tu sais cuisiner ! Épouse-moi, je serais ton homme idéal.

Matt s'approche de moi avec les bras grands ouvert pour me faire un câlin, mais je lui donne une pichenette sur le front pour qu'il s'arrête dans son élan. Un pot de colle. Vraiment. Puisque ma grand-mère adore me faire cuisiner des bons petits plats, c'était le moment idéal pour mettre en pratique ce qu'elle m'a appris et faire des petits gâteaux. C'était plus simple que je le pensais, voire même amusant de me dire qu'ils allaient tous goûter un truc que j'ai faits. Simplement que cela a juste pris plus de temps que je ne l'imaginais. Puisque nous sommes maintenant au complet, nous suivons le guide jusqu'au bar indique la dernière fois. En fait, il n'est pas bien loin du fast food. Situé une rue derrière, on prend place sur une grande table à l'extérieur, avec le soleil c'est juste la température idéale. Un serveur prend nos commandes et je me contente d'un sirop à la menthe pour commencer, tandis que l'espèce de grand dadais à ma gauche se permet une bière. Ce qui ne m'étonne pas des masses au final, après la clope il était forcément un alcoolique.

Pouah, j'suis lessivé. J'ai dû aider ma soeur à finir son anglais, on a fini à 00 h 15. C'était horrible. Vous avez fait quoi de beau ?
Soirée en famille, c'était plutôt sympa. On a fêté l'anniversaire d'un neveu.
Mmh, je suis restée le nez plonger dans les livres jusqu'à 2, 3 heures du matin je crois avant de sombrer.
Je ne sais pas comment tu fais pour tant aimer l'histoire, franchement, c'est barbant non ?
Non, c'est super-intéressant, seulement que tu ne sais pas apprécier les bonnes choses… Et mange pas tout !
Ah s'cusez moi m’dame. Ona po l’mêmes valure. Dit-il la bouche pleine. Ch’ai trop bon j’peux pas m’arrêter ! Et toi K’ra, t’a fait quoi d’beau ?














 
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